Une mauvaise circulation observée dans la maladie d’Alzheimer

Les caillots à l’origine de l’évanouissement de certains aînés

Marche : les bienfaits sur le diabète

Alzheimer : les médicaments bientôt totalement déremboursés ?

Certains antihypertenseurs associés à un risque accru de dépression

Québec : beaucoup d’obésité et de détresse psychologique

Hypothermie thérapeutique et AVC

Hypertension : un traitement par le son

Parkinson : un logiciel pour détecter la maladie

Obésité: les gènes jouent-ils un si grand rôle ?

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Une mauvaise circulation observée dans la maladie d’Alzheimer

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    Des chercheurs ont mis en évidence des problèmes de circulation sanguine dans le cerveau de patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

    Actuellement, on estime à 30 % la baisse du débit sanguin cérébral chez les malades situés à un stade avancé de la maladie.

    Cela concerne en particulier les centaines de milliards de petits vaisseaux – appelés capillaires sanguins – qui sont dix fois plus fins que le diamètre d’un cheveu et qui irriguent les neurones du cerveau.

    Ainsi, ces capillaires finiraient par se boucher dès le stade initial de la maladie et « étouffer » les neurones.

    Cette diminution du débit sanguin serait en fait une des causes possibles de la maladie et non une conséquence de la mort des neurones observée dans la maladie.

    Cette découverte permettrait en outre diagnostiquer le plus tôt possible la maladie et, pourquoi pas, de trouver de nouvelles pistes de traitement.




    Comment observer cette diminution ?

    La technique de neuroimagerie ne permet pas d’observer l’état de ces capillaires. Pour pallier cet obstacle, des chercheurs français (Unité Inserm, Toulouse) ont mis au point en laboratoire un modèle qui simule la micro-circulation sanguine et qui permet d’évaluer le débit sanguin, en calculant la concentration et la vitesse des globules rouges.

    Ce modèle sera par la suite transposé chez l’humain, avec pour objectif de pouvoir détecter puis corriger les anomalies dans les vaisseaux capillaires.

    Des animalies de la circulation dans la maladie d’Alzheimer

    En 2013, une autre équipe de chercheur vient de montrer qu’il existe des anomalies de la circulation sanguine en dehors de celui-ci.

    Les résultats ont rapporté un reflux sanguin dans la veine jugulaire interne chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

    Ce reflux est caractérisé par une circulation sanguine dont le sens est opposé à celui normalement observé.

    Il se produit dans certaines situations physiologiques, lorsque les valves des veines jugulaires internes ne s’ouvrent et ne se ferment correctement, ce qui se produit plus fréquemment chez les personnes âgées.

    Ce reflux est associé à l’apparition de lésions de la substance blanche dans le cerveau, un phénomène observé chez les les patients Alzheimer.

    Cette étude pilote a porté sur 12 patients atteints de la maladie d’Alzheimer, 24 avec un déficit cognitif léger et 17 sujets sains . Les participants ont subi des échographies Doppler et des examens d’imagerie par résonance magnétique.

    Source: Jugular Venous Reflux and White Matter Abnormalities in Alzheimer’s Disease: A Pilot Study.Journal of Alzheimer’s Disease, November 2013.

  2. Les caillots à l’origine de l’évanouissement de certains aînés

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    Un caillot de sang dans les poumons pourrait être la cause d’un évanouissement chez les aînes.

    Des chercheurs italiens ont découvert que parmi les 560 patients hospitalisés pour un premier épisode d’évanouissement, un sur six avait une embolie pulmonaire – un caillot sanguin présent dans une artère pulmonaire et potentiellement mortel.

    Cela ne signifie pas que tout le monde qui s’évanouit subit une éventuelle embolie pulmonaire, souligne l’auteur principal de l’étude.

    Une embolie pulmonaire est causée le plus souvent par un caillot sanguin dans les jambes qui se déloge et se déplace vers les poumons. Les symptômes les plus courants sont la douleur thoracique, la toux et des difficultés respiratoires. Mais, l’embolie pulmonaire provoque occasionnellement des évanouissements. Le caillot est suffisament grand pour brusquement couper le flux sanguin vers le cerveau et causer une perte de conscience.

    Les chercheurs de 11 hôpitaux en Italie ont effectué un « traitement systématique » de l’embolie pulmonaire chez 560 patients admis pour un premier évanouissement. Les patients étaient âgés de 76 ans en moyenne, et avaient été admis à l’urgence pour diverses raisons.




    En fin de compte, une embolie pulmonaire a été diagnostiquée chez un peu plus de 17 % des patients s’étant évanouis.

    Il existait dans certains cas d’autres causes à l’origine de leur évanouissement, telles qu’une baisse de tension artérielle (due à une déshydratation ou un passage trop rapide à la station debout) ou à des troubles du rythme cardiaque.

    Chez les patients âgés présentant un évanouissement, le médecin devrait considérer l’embolie pulmonaire comme un diagnostic différentiel possible, en particulier lorsqu’aucune autre explication n’est trouvée.

    Source : Prevalence of Pulmonary Embolism among Patients Hospitalized for Syncope. New England Journal of Medicine, octobre 2016.

  3. Marche : les bienfaits sur le diabète

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    Une marche de 10 min effectuée après un repas fait baisser la glycémie et le risque de diabète, selon une étude néozélandaise.

    Les chercheurs de l’Université d’Otago ont demandé à 71 diabétiques de type 2 de marcher soit trente minutes par jour, à n’importe quel moment de la journée, ou dix minutes après chaque repas.

    Résultat. La marche courte était plus efficace pour abaisser le taux de glucose sanguin qu’une marche de trente minutes à n’importe quel moment de la journée.




    marcheEn effet, ceux qui marchaient dix minutes après le repas présentaient une réduction de la glycémie de 12%. La marche courte est encore plus efficace quand elle est effectuée après le repas du soir (- 22%).

    Les diabétiques devraient changer leurs habitudes de vie, en marchant le soir, surtout, après un repas riche en glucides (pâtes, pomme de terre, pain, gâteaux). Cette petite marche leur permettrait de diminuer leur prise d’insuline.

    Source: Advice to walk after meals is more effective for lowering postprandial glycaemia in type 2 diabetes mellitus than advice that does not specify timing: a randomised crossover study, Diabetologia, décembre 2016.

  4. Alzheimer : les médicaments bientôt totalement déremboursés ?

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    La Haute autorité de santé (HAS) en France recommande le déremboursement  des quatre médicaments (donépezil, galantamine, rivastigmine, mémantine) prescrits dans le traitement des symptômes de la maladie d’Alzheimer, les jugeant peu ou pas efficace.

    « La Commission de la Transparence a conclu à un intérêt médical insuffisant de ces médicaments pour justifier leur prise en charge par la solidarité nationale », a indiqué la HAS.

    Si le « service médical rendu » (SMR) des médicaments est jugé insuffisamment efficace par la HAS, les médicaments devraient être totalement déremboursés. En 2011, leur SMR avait déjà été déclassé d’ « important » à « faible » par le même organisme, faisant déjà passer leur taux de remboursement de 65% à 15%.

    Toutefois, les avis de la Commission sont consultatifs et c’est in fine le ministère de la Santé qui prendre la décision.




    Selon l’association France Alzheimer, ce déremboursement aurait « un impact financier limité sur la Sécurité sociale puisque ce  sont des médicaments génériques depuis 2016 ».

    L’association estime que « Sans aucun traitement médicamenteux spécifique, l’intérêt du diagnostic pourrait apparaître sans grand intérêt et le parcours diagnostic serait alors moins encadré ».

    En effet, selon l’association, «  la perspective d’un médicament incite les personnes à consulter et à se faire diagnostiquer ».

    En outre ces médicaments peuvent améliorer les troubles comportementaux du patient même s’ils ont un effet limité sur les fonctions cognitives.

    L’avis de deux gériatres

    En 2015, le débat avait été relancé par une alerte de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui signalait des réactions cutanées graves chez des patients traités par galantamine. Cette molécule est prescrite pour traiter la maladie d’Alzheimer dans ses formes légères à modérément sévères, mais son utilité pose question.

    Comme tous les matins à l’hôpital Paul-Brousse, à Paris, le Dr Christophe Trivalle sort les dossiers de ses patients pour faire un point sur les prescriptions. Dans ce service de gériatrie, 61 patients sont hospitalisés. Tous souffrent de troubles de la mémoire, pour la plupart liés à la maladie d’Alzheimer.

    Lire l’article complet sur Francetvinfo

    Un autre gériatre français (Dr Olivier Saint-Jean, hôpital européen Georges-Pompidou, Paris) s’est également montré sceptique quant à l’efficacité des médicaments prescrits dans le traitement des symptômes de la maladie d’Alzheimer.

    Selon lui, ces médicaments ont été de plus en plus prescrits, alors que les études cliniques n’ont rapporté aucune efficacité et que le coût annuel à la collectivité atteint 300 millions d’euros. « Ils pourraient même être toxiques », selon lui.

    Après avoir analysé les études, il en conclut que « le niveau de preuve de leur efficacité est nul.»

    En 2007, les experts de la Haute Autorité de santé (HAS), estiment que l’effet est très limité. Le taux de remboursement tombe à 15 % en 2011 lorsque d’autres experts de la même agence concluent que les médicaments ont des effets modestes à court terme, accompagnés d’effets secondaires dangereux en raison de l’interaction avec d’autres médicaments dans une population âgée qui en prend déjà beaucoup. Cependant, les patients sont en maladie longue durée, ce qui leur permet d’être pris en charge à 100%. L’arrivée de médicaments génériques pourrait changer la donne.
    Lire l’article complet dans Libération.fr
    En 2011, HAS avait jugé que les médicaments* prescrits dans la maladie d’Alzheimer présentaient une faible efficacité.

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  5. Certains antihypertenseurs associés à un risque accru de dépression

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    Certains antihypertenseurs augmentent le risque de dépression et de trouble bipolaire, selon une étude rétrospective portant sur près de 150 000.

    Les checheurs écossais (Université de Glasgow) ont constaté que le taux d’hospitalisation pour des troubles dépressifs était deux fois plus élevé chez les individus traités avec des antihypertenseurs, comparés à ceux qui n’en prenaient pas.

    Ces médicaments font partie de la classe des bêta-bloquants et des inhibiteurs calciques, et dans une moindre mesure de la classe des antagonistes de l’angiotensine.




    Enfin, celles traitées aux diurétiques thiazidiques avaient le même risque que celles ne prenant aucun médicament antihypertenseur.

    L’impact de ces médicaments sur des formes les plus légères de troubles de l’humeur n’est en revanche pas connu.

    Source: Monotherapy With Major Antihypertensive Drug Classes and Risk of Hospital Admissions for Mood Disorders, Hypertension, octobre 2016.

  6. Québec : beaucoup d’obésité et de détresse psychologique

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    L’Institut de la statistique du Québec rapporte qu’il y a plus de plus en plus de personnes obèses et que la détresse psychologique reste élevée. Si le tabagisme est en baisse, le nombre de consommateurs de drogues, lui, est en hausse. Ce sondage a été réalisé auprès de 45 760 Québécois de 15 ans et plus.

    Ainsi, un tiers des Québécois admettent être sédentaires, en particulier les personnes peu scolarisées ou à faible revenu.

    Un québécois sur cinq consomme des boissons sucrées ou énergisantes quotidiennement, en particulier les hommes (24 %).

    Un québécois sur cinq (19 %) est obèse, ce qui représente une augmentation de 3 % depuis 2008. L’obésité touche aussi bien les hommes que les femmes et concerne surtout la tranche des 45-64 ans et les personnes moins scolarisées.

    On retrouve la même proportion de fumeurs au Québec, ce qui représente une diminution par rapport à 2008 (24%). Les québécois à faible revenu fument davantage que les plus riches.




    Dix sept % des Québécois de 15 ans et plus (dont 40% des 15-24 ans ont fumée du cannabis) ont déclaré avoir consommé de la drogue au cours de la dernière année, ce qui est en augmentation par rapport à 2008 (13 %). La consommation de drogues diminue avec l’âge, passant de 40 % chez les 15 à 24 ans à 1,9 % chez les 65 ans et plus.

    58% des personnes âgées de 65 ans se déclarent très satisfaites de leur vie sociale. 22 % se situent cependant à un niveau élevé de l’échelle de détresse psychologique, un pourcentage qui est moins élevé que celui de la tranche des 15 à 24 ans (36 %).

  7. Hypothermie thérapeutique et AVC

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    Une étude clinique européenne de phase 3 (baptisée EuroHYP-1) rapporte que le refroidissement modéré du cerveau (hypothermie thérapeutique) dans les 6 heures suivant un AVC ischémique est un traitement sûr, efficace et bien toléré.

    62 patients ont été inclus dans l’essai clinique mené dans plusieurs pays européens.

    L’hypothermie thérapeutique est déjà utilisée efficacement dans la réduction des lésions cérébrales ischémiques suite à un arrêt cardiaque.

    L’effet neuroprotecteur serait en partie dû à une réduction du besoin d’oxygène de la part du cerveau.

    Pour rapppel, sur 85 médicaments testés, seulement deux ont des effets protecteurs : l’aspirine, et l’activateur tissulaire du plasminogène.

  8. Hypertension : un traitement par le son

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    Un traitement basé sur le son a été mis au point par des chercheurs américains pour réduire l’hypertension artérielle et soulager les douleurs de la migraine.

    Cette technique –baptisée HIRREM- consiste à utiliser des capteurs situés sur le cuir chevelu qui mesurent l’activité électrique et les déséquilibres entre le cerveau gauche et droit.

    Selon les chercheurs de l’École de médecine de Caroline du Nord

    un déséquilibre de l’activité électrique entre le cerveau droit et le cerveau gauche du cerveau est le reflet d’un dérèglement associé aux effets du stress chronique associés à l’apparition de migraines, d’insomnie, de dépression ou d’hypertension artérielle.

    Ce traitement permet de corriger ce déséquilibre.

    Dix participants souffrant d’hypertension ont été traités avec succès après avoir suivi en moyenne 18 sessions pendant environ 10 jours. La baisse de leur tension est comparable à celle obtenue avec un antihypertenseur.

    Des effets bénéfiques ont également été rapportés chez 52 migraineux patients après 16 séances suivies pendant 9 jours, avec une amélioration du sommeil.

    Des études précédentes avaient déjà montré qu’HIRREM pouvait atténuer les symptômes dépressifs ou d’anxiété.

  9. Parkinson : un logiciel pour détecter la maladie

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    clavier

    Un logiciel a été mis au point par des chercheurs américains et espagnols afin de reconnaître de manière précoce certains symptômes de la maladie de Parkinson, afin d’en ralentir sa progression.

    Ce logiciel se base sur le suivi de la saisie du texte sur le clavier puis à son analyse.




    Deux cliniques espagnoles ont testé ce logiciel sur 42 patients souffrant de la maladie de Parkinson au stade précoce, ainsi que sur 43 volontaires sains.

    Les participants ont saisi un texte pendant 10-15 minutes sur des ordinateurs équipés de ce logiciel.

    Le résultat a montré que le temps se saisi est très hétérogène, contrairement à celui des volontaires sains.

    Ces résultats préliminaires doivent être confirmés sur une plus grande échelle. Il est en effet possible qu’une personne fatiguée ou souffrant d’une douleur à la main présente le même type de comportement face à un clavier d’ordinateur.

    En 2015, le groupe américain du Massachusetts Institute of Technology (Boston) avait obtenu des résultats préliminaires sur 21 patients parkinsoniens et 15 sujets contrôles, suggèrant que l’algorithme permettait d’identifier les premiers signes avant-coureurs de la maladie de Parkinson

    L’algorithme, installé sur l’ordinateur, s’intéresse à la durée de pression des touches qui reflète les capacités motrices de la personne. En effet, un individu qui serait en train de développer la maladie aurait tendance à appuyer plus longuement sur les touches de son clavier. Les scientifiques travaillent également sur des applications pour smartphones.

    La maladie de Parkinson est parfois diagnostiquée de 5 à 10 ans après le début des mécanismes de neurodégénérescence. Selon les chercheurs, cet algorithme pourrait s’appliquer à n’importe quelle maladie associée à un trouble moteur.

    Source: Giancardo et alii. Psychomotor Impairment Detection via Finger Interactions with a Computer Keyboard During Natural Typing. Scientific Reports 5, avril 2015.

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  10. Obésité: les gènes jouent-ils un si grand rôle ?

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    Les personnes porteuses d’une mutation d’un gène (appelée FTO) associée à l’obésité sont autant capables que les autres de perdre du poids.

    Des individus ayant une prédisposition génétique à devenir obèses ont été soumis à un régime basé sur une alimentation saine, de l’activité physique ou un traitement médicamenteux.

    Les chercheurs, qui ont analysé huit études portant sur environ 10 000 personnes, ont montré que les personnes génétiquement prédisposées à l’obésité arrivent aussi bien que les autres à perdre du poids.
    Un traitement basé sur le son a été mis au point par des chercheurs américains pour réduire l’hypertension artérielle et soulager les douleurs de la migraine.




    Cela signifie qu’un régime peut contrecarrer la prédisposition génétique à l’obésité dont le rôle ne serait pas si central. Autrement dit, une mauvaise alimentaire riche en sucre et en gras et un manque d’exercice pourraient être plus déterminants que les facteurs génétiques.

    Source: FTO genotype and weight loss: systematic review and meta-analysis of 9563 individual participant data from eight randomised controlled trials. British Medical Journal, septembre 2016.