Hypothermie thérapeutique et AVC

Hypertension : un traitement par le son

Parkinson : un logiciel pour détecter la maladie

Obésité: les gènes jouent-ils un si grand rôle ?

Alzheimer : le microbiote intestinal en cause ?

Infections virales et bactériennes

Jeu de mémoire 74

CAGE et MAST-G (consommation d’alcool)

La sieste bénéfique pour la santé jusqu’à un certain point ?

Diabète : comment gérer la glycémie

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Hypothermie thérapeutique et AVC

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    Une étude clinique européenne de phase 3 (baptisée EuroHYP-1) rapporte que le refroidissement modéré du cerveau (hypothermie thérapeutique) dans les 6 heures suivant un AVC ischémique est un traitement sûr, efficace et bien toléré.

    62 patients ont été inclus dans l’essai clinique mené dans plusieurs pays européens.

    L’hypothermie thérapeutique est déjà utilisée efficacement dans la réduction des lésions cérébrales ischémiques suite à un arrêt cardiaque.

    L’effet neuroprotecteur serait en partie dû à une réduction du besoin d’oxygène de la part du cerveau.

    Pour rapppel, sur 85 médicaments testés, seulement deux ont des effets protecteurs : l’aspirine, et l’activateur tissulaire du plasminogène.

  2. Hypertension : un traitement par le son

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    Un traitement basé sur le son a été mis au point par des chercheurs américains pour réduire l’hypertension artérielle et soulager les douleurs de la migraine.

    Cette technique –baptisée HIRREM- consiste à utiliser des capteurs situés sur le cuir chevelu qui mesurent l’activité électrique et les déséquilibres entre le cerveau gauche et droit.

    Selon les chercheurs de l’École de médecine de Caroline du Nord

    un déséquilibre de l’activité électrique entre le cerveau droit et le cerveau gauche du cerveau est le reflet d’un dérèglement associé aux effets du stress chronique associés à l’apparition de migraines, d’insomnie, de dépression ou d’hypertension artérielle.

    Ce traitement permet de corriger ce déséquilibre.

    Dix participants souffrant d’hypertension ont été traités avec succès après avoir suivi en moyenne 18 sessions pendant environ 10 jours. La baisse de leur tension est comparable à celle obtenue avec un antihypertenseur.

    Des effets bénéfiques ont également été rapportés chez 52 migraineux patients après 16 séances suivies pendant 9 jours, avec une amélioration du sommeil.

    Des études précédentes avaient déjà montré qu’HIRREM pouvait atténuer les symptômes dépressifs ou d’anxiété.

  3. Parkinson : un logiciel pour détecter la maladie

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    clavier

    Un logiciel a été mis au point par des chercheurs américains et espagnols afin de reconnaître de manière précoce certains symptômes de la maladie de Parkinson, afin d’en ralentir sa progression.

    Ce logiciel se base sur le suivi de la saisie du texte sur le clavier puis à son analyse.




    Deux cliniques espagnoles ont testé ce logiciel sur 42 patients souffrant de la maladie de Parkinson au stade précoce, ainsi que sur 43 volontaires sains.

    Les participants ont saisi un texte pendant 10-15 minutes sur des ordinateurs équipés de ce logiciel.

    Le résultat a montré que le temps se saisi est très hétérogène, contrairement à celui des volontaires sains.

    Ces résultats préliminaires doivent être confirmés sur une plus grande échelle. Il est en effet possible qu’une personne fatiguée ou souffrant d’une douleur à la main présente le même type de comportement face à un clavier d’ordinateur.

    En 2015, le groupe américain du Massachusetts Institute of Technology (Boston) avait obtenu des résultats préliminaires sur 21 patients parkinsoniens et 15 sujets contrôles, suggèrant que l’algorithme permettait d’identifier les premiers signes avant-coureurs de la maladie de Parkinson

    L’algorithme, installé sur l’ordinateur, s’intéresse à la durée de pression des touches qui reflète les capacités motrices de la personne. En effet, un individu qui serait en train de développer la maladie aurait tendance à appuyer plus longuement sur les touches de son clavier. Les scientifiques travaillent également sur des applications pour smartphones.

    La maladie de Parkinson est parfois diagnostiquée de 5 à 10 ans après le début des mécanismes de neurodégénérescence. Selon les chercheurs, cet algorithme pourrait s’appliquer à n’importe quelle maladie associée à un trouble moteur.

    Source: Giancardo et alii. Psychomotor Impairment Detection via Finger Interactions with a Computer Keyboard During Natural Typing. Scientific Reports 5, avril 2015.

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  4. Obésité: les gènes jouent-ils un si grand rôle ?

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    Les personnes porteuses d’une mutation d’un gène (appelée FTO) associée à l’obésité sont autant capables que les autres de perdre du poids.

    Des individus ayant une prédisposition génétique à devenir obèses ont été soumis à un régime basé sur une alimentation saine, de l’activité physique ou un traitement médicamenteux.

    Les chercheurs, qui ont analysé huit études portant sur environ 10 000 personnes, ont montré que les personnes génétiquement prédisposées à l’obésité arrivent aussi bien que les autres à perdre du poids.
    Un traitement basé sur le son a été mis au point par des chercheurs américains pour réduire l’hypertension artérielle et soulager les douleurs de la migraine.




    Cela signifie qu’un régime peut contrecarrer la prédisposition génétique à l’obésité dont le rôle ne serait pas si central. Autrement dit, une mauvaise alimentaire riche en sucre et en gras et un manque d’exercice pourraient être plus déterminants que les facteurs génétiques.

    Source: FTO genotype and weight loss: systematic review and meta-analysis of 9563 individual participant data from eight randomised controlled trials. British Medical Journal, septembre 2016.

  5. Alzheimer : le microbiote intestinal en cause ?

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    L’accumulation de bactéries inflammatoires dans le microbiote intestinal serait liée au dépôt de plaques amyloïdes, dont l’accumulation serait à l’origine de la mort neuronale dans la maladie d’Alzheimer.

    Bactéries intestinales

    Les chercheurs suisses à l’origine de l’étude (Université de Genève) ont constaté que les patients Alzheimer qui présentaient des quantités importantes de lésions sous forme de plaques amyloide- avaient des niveaux élevés de bactéries inflammatoires dans le microbiote intestinale et des niveaux faibles de bactéries anti-inflammatoires, comparés à ceux qui n’étaient pas ces lésions.

    Ces bactéries aux propriétés inflammatoires sont Escherichia/Shigella et Pseudomonas aeruginosa, alors que les bactéries anti- inflammatoires sont Eubacterium rectale, Eubacterium hallii, Faecalibacterium prausnitzii et Bacteroides fragili.

    Aucun lien causal entre Alzheimer et certaines bactéries du microbiote 

    « Aucun lien de cause à effet ne peut être établi entre la maladie d’Alzheimer et la présence de ces bactéries intestinales », tient à souligner le chercheur.

    «Cependant, l’interaction entre les microbes de l’intestin et le cerveau est une piste de recherche qui mérite d’être poursuivie».




    Source : Giovanni Frisoni,  Neurobiology of Aging

  6. Infections virales et bactériennes

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    Les infections du système nerveux central (SNC) sont une maladie grave et potentiellement mortelle. Ils peuvent survenir lorsque des bactéries ou des virus pénètrent dans le cerveau ou la moelle épinière, provoquant une inflammation et des dommages aux tissus.

    Les symptômes d’une infection du SNC peuvent inclure des maux de tête, de la fièvre, une raideur du cou ou du dos, des convulsions, de la confusion et une perte de conscience. Un diagnostic et un traitement précoces sont essentiels pour prévenir les complications graves d’une infection du SNC.


    Coronavirus HCoV-0C43

    virus

    Novembre 2016. Des chercheurs ont mis en évidence un virus humain (HCoV-0C43) capable de pénétrer dans  le système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Ce virus serait d’environ 20 % des rhumes et d’affections respiratoires chez certaines personnes vulnérables, et pourrait être à l’origine de certaines maladies neurologiques telles que l’encéphalite sclérose en plaques, la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson. Il est à l’origine de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) aprau au Canada il y a quelques années.

    Cette hypothèse vient du fait que les chercheurs ont identifié cette souche dans le cerveau d’un jeune patient décédé à la suite d’une encéphalite, qui présentait un déficit immunitaire important. Les expériences menées chez la souris ont montré que ce virus peut provoquer une forme de sclérose en plaques.

    En 2014 , des chercheurs avaient émis l’hypothèse que les maladies infectieuses pouvaient affecter les performances cognitives telles que la mémoire, le raisonnement et les pensées abstraites.

    Ces résultats de cette étude présentée lors d’une conférence confirment l’effet délétère que pourraient jouer des bactéries et virus (Chlamydia pneumoniae, Helicobacter pylori, cytomegalovirus et virus de l’herpes) sur le cerveau.

    Pour en arriver à cette conclusion, des chercheurs américains (Université de Miami) ont fait passer des tests et effectué des prises de sang à 588 individus. La moitié d’entre eux ont de nouveau effectué les mêmes tests 5 ans plus tard.

    L’étude n’explique pas pourquoi ces infections aggravent la performance cognitive.  «Il se peut que que la réponse du système immunitaire aux infections ou les infections elles-mêmes entraînent un dommage au cerveau», déclare Dr Wright, auteur principal de l’étude.

    « Il est cependant impossible de prédire qu’un traitement anti-viral ou antibactérien puisse des années plus tard empêcher cette aggravation», conclut-il. Source: American Stroke Association’s International Stroke Conference 2014.


    Hépatite C

    L’hépatite C pourrait augmenter de 30% le risque de développer des infections du système nerveux central, en particulier la maladie de Parkinson.

    Aucune association n’a été rapportée entre l’hépatite B et Parkinson.

    L’on savait déjà que les personnes porteuses chroniques du virus de l’hépatite ont un risque accru de maladies hépatiques.

    Les chercheurs ont analysé les données médicales de près de 50 000 atteintes de l’hépatite B et/ou C et suivies pendant 12 ans.

    Source : Tsai HH et coll. Hepatitis C virus infection as a risk factor for Parkinson disease. Neurology, décembre 2015.


    Herpès

    L’herpès est également dans le viseur des chercheurs qui étudient la piste des virus et des bactéries pour comprendre le développement de la maladie d’Alzheimer.

    Malgré plusieurs centaines d’essais cliniques, Alzheimer reste invincible. C’est notamment ce constat qui a poussé un groupe de 31 chercheurs du monde entier à signer une tribune dans le « Journal of Alzheimer’s Disease » pour appeler à investiguer de toute urgence une piste qu’ils estiment jusqu’ici « négligée ». Leur regard accusateur se dirige droit vers un lien probable entre Alzheimer et les virus et les bactéries.

    Un virus en particulier retient leur attention : celui de l’herpès. Selon eux, ce virus, ainsi que les bactéries chlamydia et spirochètes, sont les principaux coupables dans le développement de la maladie dégénérative.

    Lire l’article complet sur le site des échos.fr

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  7. CAGE et MAST-G (consommation d’alcool)

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    Ces tests sont constitués de questions qui permettent d’estimer rapidement si votre consommation d’alcool pose un problème ou pas.

    CAGE (Cut-down, Annoyed, Guilty, Eye-opener)

    Ce test de 4 questions permet d’estimer rapidement si votre consommation d’alcool pose un problème ou pas. Il est considéré par plusieurs groupes de recherche (mais pas par tous) comme un des plus fiables chez les hommes âgés pour évaluer la dépendance à l’alcool.

    1. Vous êtes-vous déjà senti coupable au sujet de votre consommation d’alcool ?
    2. Avez-vous déjà ressenti le besoin de consommer de l’alcool le matin pour vous sentir mieux ?
    3. Avez-vous déjà subi des critiques de la part de vos proches au sujet de votre consommation d’alcool ?
    4. Avez-vous déjà ressenti le besoin de diminuer votre consommation d’alcool ?

    Si vous avez répondu « Oui » à au moins 2 questions, il est très probable que votre consommation d’alcool pose problème.

    MAST-G (Michigan Alcoholism Screening Test)

    Ce test reprend certaines questions du MAST-G et permet d’apprécier le niveau de consommation  d’alcool:

    1. En parlant avec d’autres, ne pensez-vous pas que vous sous-estimez votre consommation ?
    2. Adoptez-vous des règles afin de ne pas boire avant une certaine heure dans la journée ?
    3. Adoptez-vous déjà des règles pour gérer votre consom-mation d’alcool ?
    4. Dormez-vous mieux après avoir bu un verre ?
  8. La sieste bénéfique pour la santé jusqu’à un certain point ?

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    La sieste est souvent considérée bénéfique pour la santé et en particulier pour le cœur…mais elle pourrait augmenter (+ 45%) le risque de diabète de type 2 si elle dure plus d’une heure, selon des chercheurs japonais de l’université de Tokyo.

    Les auteurs de l’étude ont rassemblé 21 études portant sur plus de 300 000 personnes au total.

    Ces résultats ont été accueillis avec circonspection par d’autres collègues qui estiment qu’il pourrait avoir un biais. Ainsi, les individus qui en surpoids ou obèses – et donc moins actifs – ont sans doute plus tendance à faire de longues siestes. Or, cette catégorie de personnes a plus de risque à développer un diabète.
    Actualités




    Source : congrès de l’Association européenne pour l’étude du diabète, Allemagne.

  9. Diabète : comment gérer la glycémie

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    Sommaire




     

    Un objet connecté pour contrôler sa glycémie

    Google et Sanofi créent des objets connectés pour lutter contre le diabète
    Google et le laboratoire Sanofi s’unissent pour mettre au point un objet connecté qui permettra de contrôler de manière permanente le taux de glycémie du patient, afin de simplifier la vie de ce dernier.

     

    Un pancréas artificiel développé pour les diabétiques de type 1

    Septembre 2016. Un « pancréas artificiel » a été mis sur pied par des diabétologues strasbourgeois afin d’injecter, à la place des patients diabétiques de type 1 (insulino-dépendants), la bonne dose d’insuline.

    Ainsi les patients n’auront plus à déterminer leur dose d’insuline, qui varie notamment suivant la prise des repas, l’activité physique et le stress. Ils ne devraient ainsi plus être sujets à des épisodes d’hypo ou d’hyperglycémie.

    Baptisé Diabeloop, le système associe trois appareils reliés entre eux par Bluetooth : une pompe à insuline, un capteur de glycémie sous cutané et un téléphone intelligent Android équipé d’une application propre au système Diabeloop. À terme, le téléphone pourra transmettre en permanence les données du patient à un centre de télé-médecine.

    Lire l’article complet sur Ouest-France.fr

     

    Un patch à insuline mis au point pour réguler sa glycémie de manière autonome

    Août 2015. Un patch à insuline a été mis au point par des chercheurs afin de permettre au malade de réguler sa glycémie de manière autonome.

    Appliqué sur la peau, il libère de l’insuline en quantité proportionnelle à l’hyperglycémie, par l’intermédiaire d’aiguilles de très petits diamètres placées sous la patch

    En utilisant un modèle de souris diabétiques, les chercheurs ont pu montrer que ce patch a insuline pouvait réguler la glycémie pendant 9 heures.

    Il reste néanmoins du temps avant de valider ce patch chez l’homme. Ainsi, les auteurs de l’etude publiée dans la revue américaine PNAS ne connaissent pas la vitesse à laquelle l’insuline est délivrée en cas d’hyperglycémie. L’un des auteurs suggère qu’il pourrait y avoir un patch  « adapté au patient qui prendrait en compte son poids et sa sensibilité à l’insuline ».

    Les essais chez les animaux devraient se poursuivre, avant que le patch soit testé chez l’homme d’ici 3 à 5 ans.

    Source : Jicheng Yu et alii. Microneedle-array patches loaded with hypoxia-sensitive vesicles provide fast glucose-responsive insulin delivery. PNAS, Juin 2015.

    Source: Sante Figaro

     

    Les personnes âgées diabétiques ont plus de risque d’être hospitalisées

    Mai 2014. Les personnes âgées diabétiques ont cinq fois plus de risque d’être hospitalisées que les plus jeunes

    La raison : un risque élevé d’hypoglycémie.

    Les chercheurs à l’origine de ces résultats mettent l’accent sur les conséquences d’une hypoglycémie qui peuvent être très sérieuses.

    Les personnes âgées présentent des handicaps qui rendent plus compliquée l’injection d’insuline : une moins bonne vision, de l’arthrite et des problèmes de motricité fine.

    Celles qui présentent des troubles mentaux peuvent avoir des difficultés à exprimer ce qu’elles ressentent lorsqu’elles souffrent de symptômes d’hypoglycémie.

    L’insuline est une hormone normalement produite par le corps qui aide les cellules à transformer le sucre provenant des aliments en énergie.  

    Les personnes qui souffrent du diabète de type 1 produisent peu ou pas d’insuline. Elles doivent par conséquent prendre de l’insuline. 

    Les patients souffrant du diabète de type 2 continuent à produire de l’insuline mais celle-ci n’est pas utilisée de manière efficace par les cellules du corps. Beaucoup de ces patients sont alors obligés de prendre de l’insuline.

    « C’est une question d’équilibre. Les gens qui prennent de l’insuline doivent faire attention à la dose qu’ils s’injectent en fonction de l’importance des repas, de leur activité physique ainsi que d’autres facteurs », déclare un médecin de l’U.S. Centers for Disease Control and Prevention.

    « Une quantité trop faible d’insuline conduit à des niveaux de sucre sanguins trop élevés, entraînant de possibles complications : maladies cardiaques, insuffisance rénale ou problèmes de vision.  En revanche, une quantité trop élevée d’insuline injectée peut également être dangereuse, en provoquant une baisse anormale de sucre dans le sang ».

    De faibles taux de sucre peuvent causer des symptômes tels que l’irritabilité, une faim ou une transpiration. Si ces niveaux continuent de baisser, ils peuvent provoquer un évanouissement et des crises d’épilepsie. Dans les cas extrêmes, ils entraînent la mort.

    Traiter l’hypoglycémie est généralement simple : boire des jus de fruits, des sodas, manger des bonbons ou des nourritures riches en hydrates de carbones peuvent faire monter les taux de sucre rapidement.

    Le problème est que parfois le corps n’alerte pas la personne en hypoglycémie alors qu’elle est en train de dormir.

    Un autre problème peut survenir lorsque le taux de glucose est très faible et que la personne âgée n’est pas nécessairement en mesure de se traiter. En effet,  le cerveau, premier consommateur de glucose, n’a plus assez d’énergie pour fonctionner correctement, ce qui entraîne une confusion et d’autres troubles de comportements.

    Certains individus ayant de très faibles niveaux de glucose peuvent recevoir par injection du glucagon, une hormone qui, à l’inverse de l’insuline, augmente le glucose dans le sang.

    Les chercheurs ont analysé les complications sérieuses suite à une hypoglycémie survenue chez des patients admis aux urgences :

    • 30 % des personnes qui sont arrivées aux urgences suite à une hypoglycémiques ont été hospitalisées.
    • 60 % de ces patients ont présenté des complications neurologiques telles que des troubles mentaux et des crises épileptiques

    Pour les patients qui reçoivent une dose d’insuline, planifier ses repas est une des choses les plus importantes. Pour ceux qui s’injectent plus d’une dose d’insuline par jour, il faut se sentir prêt à traiter les symptômes d’hypoglycémie avec des tablettes de glucose ou des jus.

    Selon un autre chercheur impliqué dans l’étude, les bénéfices d’une gestion très serrée des niveaux de glucose prennent au moins 10 ans avant d’en observer les effets bénéfiques (c’est-à-dire diminution des maladies rénales et autres risques cardiaques). Pour cette raison, il recommande que la plupart des personnes qui ont plus de 80 ans et qui sont diabétiques de type 2 ne soient pas sous insuline.

    « Je ne dis pas qu’un octogénaire ne peut bénéficier de l’insuline, mais chaque docteur doit réfléchir à deux fois avant de prescrire de l’insuline à une personne de cet âge. En effet,  un contrôle très strict de la glycémie peut conduire à une hypoglycémie avec les complications neurologiques décrites ci-dessus.»

    Il est important de préciser que les personnes souffrant de diabète de type 1 doivent toujours prendre de l’insuline, selon le chercheur. Pour celles qui sont de type 2,  d’autres médicaments sont disponibles.

    Sources: Andrew Geller, M.D., medical epidemiologist, U.S. Centers for Disease Control and Prevention; Sei Lee, M.D., associate professor, division of geriatrics, University of California, San Francisco; March 10, 2014, JAMA Internal Medicine, mars 2014.