Des chercheurs américains (Université de Caroline du Sud) ont mis en évidence une région du cerveau – appelée locus coeruleus – qui jouerait un rôle crucial dans l’apparition et le développement de la maladie d’Alzheimer.
Cette région, appelée locus coeruleus, produit le neurotransmetteur appelé la noradrénaline. Elle serait donc le lieu de départ du processus de mort neuronale, notamment avec l’accumulation précoce de protéine Tau.
Deux arguments plaident en faveur d’un rôle du locus coeruleus :
Le locus coeruleux est endommagé lors des troubles du sommeil. Or, une étude suédoise a montré que les personnes âgées souffrant de troubles du sommeil ont un risque plus élevé de développer la maladie d’Alzheimer, comparées à celles qui dorment normalement.
Durant la maladie d’Alzheimer, la production de noradrénaline baisse à mesure que le locus coeruleus diminue de volume (on parle d’atrophie).
La stimulation cognitive déclenche la production de noradrénaline, ce qui pourrait protéger les neurones.
Source : Mather M, et al. The Locus Coeruleus: Essential for Maintaining Cognitive Function and the Aging Brain. Trends in Cognitive Sciences, 2016.
Un test assisté par ordinateur pour prédire le risque le démence (mars 2016). Un nouveau test sur ordinateur pourrait être en mesure de prédire le risque d’une démence (dont la maladie d’Alzheimer) dans les cinq années qui suivent. Des chercheurs de l’University College de Londres ont mis au point un algorithme qui évalue les facteurs tels que l’âge, le sexe, l’interaction sociale, le tabagisme, l’indice de masse corporelle, la consommation d’alcool, l’hypertension artérielle, le diabète, l’accident vasculaire cérébral, l’arythmie (fibrillation auriculaire), l’utilisation de l’aspirine et la dépression.
Ils se sont basés sur les dossiers médicaux de plus de 226.000 patients âgés de 60 à 79,
«Nous avons choisi les facteurs connus pour être associés à un risque accru de démence», a déclaré Kate Walters, directeur du Centre pour le vieillissement et des études démographiques de l’University College de Londres.
«Nous avons développé un programme simple pour calculer la marque. »
Cependant, ce programme n’est pas précis pour juger le risque de démence à 80 ou au-delà, car le risque de démence est élevé dans l’ensemble à cet âge. Il est en revanche potentiellement utile pour les personnes âgées de 60 ans à 79 ans.
« La marque est particulièrement intéressante à montrer a une personne qui a un très faible risque d’être diagnostiquée avec une démence, et cela pourrait être rassurant pour les gens qui sont inquiets à ce sujet, » poursuit le chercheur.
Le Dr Walters souligne que même les personnes qui obtiennent un risque élevé ne développeront pas obligatoirement une démence.
Ce nouveau test nécessite encore un peu de travail avant qu’il ne soit prêt à être utilisé dans les cabinets médicaux.
Source: Walters K, et al. Predicting dementia risk in primary care: development and validation of the Dementia Risk Score using routinely collected data. BMC Medicine. 2016.
Un test pour prédire le risque de maladie d’Alzheimer (février 2015). Un test, comprenant 37 questions et des exercices de stimulation cérébrale permet d’évaluer son risque de développer la maladie d’Alzheimer en 20 minutes, selon des chercheurs britanniques.
Il est destiné à des personnes âgées entre 50 et 70 ans,
Les chercheurs interrogent notamment les participants sur leur hygiène alimentaire et leur demandent s’ils stimulent régulièrement leur cerveau (lecture, mots croisés…).
Puis des tests (disponibles en anglais sur le site web www.foodforthebrain.org) sont proposés aux participants.
Alzheimer : un test sur ordinateur pour identifier les personnes à risque (juillet 2014). Un test effectué sur un ordinateur portable permet de détecter, avec une grande sensibilité, le risque d’une personne à développer la maladie d’Alzheimer.
Ce test est basé sur les performances visuelles et spatiales des participants qui doivent déplacer une souris d’ordinateur dans la direction opposée à celle ou se trouve une cible visuelle sur l’écran.
Selon l’auteur principal de l’étude (Dr Sergio, York University, Toronto, Canada), il existe des différences de performance entre les groupes contrôles (composés de jeunes adultes et d’adultes plus âgés) et des personnes à risque de développer la maladie d’Alzheimer (personnes avec un trouble cognitif léger ou des antécédents de maladie d’Alzheimer).
Les résultats ont découvert que 82 % des individus à risque ont éprouvé des difficultés à effectuer ce test.
Selon les chercheurs, les mauvais résultats obtenus au test par le groupe à risque traduit une mauvaise communication entre les régions frontale, pariétale et l’hippocampe (zone du cerveau impliquée dans la mémoire l’apprentissage). Ces résultats ne permettent pas de prédire qui développera la maladie d’Alzheimer.
Source: Hawkins KM, Sergio LE. Visuomotor Impairments in Older Adults at Increased Alzheimer’s Disease Risk. J Alzheimers Dis, juin 2014.
L’AVC touche un individu sur six. Des troubles cognitifs peuvent en découler mais aussi des troubles du comportement, comme c’est le cas pour Dominique Warluzel.
Environ 25% des individus touchés sortent indemnes de leur AVC, 25% en décèdent dans les jours, les mois ou les années qui suivent et la moitié conservent un handicap.
Il peut s’agir de troubles physiques ou cognitifs (affectant la parole, la mémoire, etc.), émotionnels (dépression, anxiété) ou du comportement.
Commentaires fermés sur Chirurgie : les conséquences chez les personnes âgées
Le taux de mortalité est plus élevé chez les personnes âgées fragiles subissant une chirurgie (mars 2016).
Les patients âgés qui sont en perte d’autonomie et qui ont subi une intervention chirurgicale ont un risque de 20% de mourir dans l’année qui suit. Pour prendre une décision éclairée, les médecins, les patients et leurs familles doivent être conscients de ce risque accru, soulignent les chercheurs de l’Université d’Ottawa (Canada).
Bien que l’étude ait trouvé un lien entre la fragilité des individus et le risque de décès, il est important de noter qu’elle n’a pas pu démontrer une relation de cause à effet.
L’étude a porté sur plus de 200.000 personnes qui étaient âgées de plus de 65 ans, avec un âge moyen de 77 ans. Ils ont tous subi une chirurgie importante qui ne touche pas le cœur, telle que une chirurgie du grand côlon, l’arthroplastie ou résection hépatique (ablation d’une partie du foie). Trois pour cent des individus étaient considérés comme fragiles.
Moins d’un an après la chirurgie, 14% des patients fragiles sont morts, contre seulement 5% dans le groupe qui n’est pas considéré comme fragile. Le risque de décès plus d’un an après une intervention chirurgicale majeure est resté significativement plus élevé chez les patients fragiles.
Sources : Daniel I. McIsaac et coll. Association of Frailty and 1-Year Postoperative Mortality Following Major Elective Noncardiac Surgery. JAMA Surgery, 2016.
Jason M. Johanning et coll. Frailty and Mortality After Noncardiac Surgery in Elderly Individuals. JAMA Surgery, 2016.
Certaines catégories de patients sont plus à risque de subir un AVC après une opération cardiaque (septembre 2014).
Il s’agit bien entendu de ceux ayant déjà été victimes d’un AVC avant l’opération,
Les personnes de plus de 65 ans sont également plus fragiles que les autres, avec 2,5 % d’AVC identifiés, ainsi que celles atteintes de maladies cardiovasculaires périphériques.
Les chirurgies valvulaires entraînent en général plus de complications par la suite, avec 1,5 % d’AVC observés.
Autre facteur de risque : la fibrillation auriculaire, qui touche 18 % des personnes après une opération cardiaque.
Ces résultats proviennent de plus de 100 000 participants opérés en Ontario (Canada) pour un problème cardiaque. L’incidence des AVC a été mesurée jusqu’à 2 ans après l’opération.
Cette étude permettrait donc de mieux surveiller les patients à risque après une intervention cardiaque. Source: R. Whitlock et coll. Predictors of early and late stroke following cardiac surgery. Canadian Medical Association Journal, juin 2014.
Parkinson: la kinésithérapie sans effet sur les malades (mars 2016)
AVC : l’efficacité de la kinésithérapie doit être confirmée (février 2012)
Parkinson: la kinésithérapie sans effet sur les malades. La kinésithérapie et l’ergothérapie n’ont aucun effet bénéfique chez les patients atteints de la maladie de Parkison, et même s’ils se trouvent à un stade léger à modéré de la maladie. Les auteurs de l’étude estiment que c’est un gaspillage de temps et d’argent. 762 patients britanniques ont participé à l’étude, dont la moitié a suivi des séances de kinésithérapie ou d’ergothérapie. Tous éprouvaient des difficultés à effectuer de simples tâches de la vie quotidienne telles que boutonner une chemise.
Résultats. Aucune amélioration clinique significative n’est apparue dans le groupe ayant bénéficié des services de kinésithérapie ou d’ergothérapie, comparé au groupe contrôle.
Les chercheurs estiment que « la prescription de séances de kinésithérapie ou d’ergothérapie à des patients souffrant de Parkinson à un stade précoce ne semble pas rentable ».
Il suggèrent des séances ciblant des problèmes spcéficiques, par exemple le renforcement de la musculation des jambes afin d’améliorer l’équilibre.
En revanche des activités physiques intenses (séances d’aérobie, elliptique, marche rapide) pourraient freiner l’aggravation des troubles moteurs chez les personnes souffrant de Parkinson.
Ces activités peuvent être couplées à des exercices d’étirement et d’équilibre qui diminueront les sensations de rigidité des muscles, l’akinésie et la perte d’équilibre et de posture.
Les séances doivent être régulières (deux à trois fois par semaine) et s’accompagner d’un traitement médicamenteux (exemple carbidopa-lévodopa).
Sources : Carl E. Clarke et coll. Physiotherapy and Occupational Therapy vs No Therapy in Mild to Moderate Parkinson Disease. JAMA Neurology, 2016 et J. Eric Ahlskog. New and Appropriate Goals for Parkinson Disease Physical Therapy. JAMA Neurology, 2016.
AVC : l’efficacité de la kinésithérapie doit être confirmée. Une méta-analyse a évalué l’efficacité de la kinésithérapie chez les patients victimes d’un AVC et qui doivent récupérer leur fonction motrice le plus rapidement possible. Elle inclut plus de 700 patients (âge moyen de 70 ans), dont plus de la moitié sont des hommes. Les auteurs de cette méta-analyse concluent que la kinésithérapie améliore les fonctions motrices, même lorsque ces soins ne sont pas prodigués tout de suite après l’AVC.
Cependant, certaines études comportent un faible nombre de patients, de sorte qu’il est difficile de porter une conclusion définitive. Source : Efficacy of physiotherapy interventions late after stroke: a meta-analysis. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2011;82:136-43.
Les personnes âgées en bonne santé ont un plus grand risque de décès prématuré si leur niveau sanguin de bicarbonates est trop faible.
Les bicarbonates jouent un rôle important dans le maintien de l’équilibre du pH de l’organisme (ce qui fait que l’organisme est acide ou basique). Fruits et légumes sont une source de bicarbonate.
Les chercheurs ont examiné près de 2300 Américains, âgés de 70 à 97, qui ont été suivis pendant un peu plus de 10 ans en moyenne. Pendant ce temps, ceux qui étaient en bonne santé et avaient des niveaux de bicarbonate normaux (23.0-27.9 mEq/L) ou élevées (≥28.0 mEq/L) avaient un risque similaire de mourir, alors que ceux qui ont de faibles niveaux de bicarbonate (<23.0 mEq/L) avaient 24% plus de risque de décès.
Selon les chercheurs, les résultats suggèrent que les taux de bicarbonates dans le sang sont un indicateur important de santé et que les études futures devraient examiner si l’augmentation des niveaux de bicarbonate pourrait prolonger la vie.
Bien que l’étude ait trouvé un lien entre les niveaux de bicarbonate et le risque de décès prématuré, elle n’a pas démontré de lien de cause à effet.
Source : Raphael KL et coll. Bicarbonate Concentration, Acid-Base Status, and Mortality in the Health, Aging, and Body Composition Study. Clin J Am Soc Nephrol. 2016 Jan 14.
L’acide urique protège-t-il de la maladie de Parkinson? (février 2016). Des hommes qui possèdent les taux sanguins d’acide urique les plus élevés (6,3 à 9 mg/dL) ont 40 % moins de risques de développer la maladie de Parkinson.
L’acide urique, qui est produite dans les urines, est considéré comme un antioxydant qui détruit les radicaux libres. Les niveaux normaux se situent entre 3,5 et 7,2 mg/dL.
Les chercheurs émettent l’hypothèse que l’on pourrait freiner la progression de la maladie en augmentant la quantité d’acide urique chez des personnes récemment diagnostiquées.
Une étude clinique a rapproté que l’inosine – une substance naturelle impliquée dans la production d’énergie – augmentait les niveaux d’acide urique chez des parkinsoniens, sans produire d’effets secondaires graves.
Plus de 1550 sujets ont participé à l’étude, avec un total de 388 personnes qui ont développé la maladie de Parkinson.
L’acide urique facilite la récupération des femmes victimes d’un accident vasculaire cérébral d’origine ischémique (septembre 2013). Selon l’auteur principal de l’étude (Dr Ange Chamorro, Centre d’études sur l’AVC de Barcelone), l’acide urique contrecarrerait la production excessive de radicaux libres faisant suite à un AVC d’origine ischémique, la forme la plus courante d’AVC.
Lors de l’AVC ischémique, un caillot obstrue une des artères, ce qui empêche l’oxygénation du cerveau. Bien que la suppression du caillot permet à l’oxygène d’irriguer de nouveau le cerveau, ce phénomène se traduit par une production anormalement élevée de radicaux libres, ce qui a pour conséquence de tuer les neurones situés aux alentours de la zone touchée. Cet effet paradoxal de la restauration de l’oxygénation, qui se traduit par une agression du tissu cérébral, s’appelle le syndrome de reperfusion (en anglais « Reperfusion injury »). Les AVC sont souvent très handicapantes : des paralysies, une difficulté pour parler, une perte de la mobilité, etc.
206 femmes et 205 hommes victimes d’un AVC ont participé à cette étude et reçu un traitement pour éliminer les caillots (ex. tPA) . La moitié d’entre eux ont reçu par la suite une injection intraveineuse de 1000 mg d’acide urique et l’autre moitié un placebo.
Résultats : trois mois après l’AVC, les chercheurs ont observé que 42% des femmes ayant reçu de l’acide urique avaient récupéré sans séquelles contre seulement 29% des femmes ayant reçu le placebo. En revanche, aucune différence n’était notable chez les hommes.
Selon le Dr Chamorro, l’acide urique est plus efficace chez les femmes car celles-ci en possèdent moins dans le corps que les hommes. Il a été précédemment montré que l’acide urique est un antioxydant, c’est-à-dire une molécule capable de bloquer les effets des radicaux libres dans les cellules, en particulier les neurones.
Source: Angel Chamorro et alii., Uric Acid Therapy Improves Clinical Outcome in Women With Acute Ischemic Stroke, août 46(8):2162-7, 2015.
Une société suisse (AC Immune) va démarrer une deuxième étude clinique avec son vaccin
« baptisé ACI-24» sur une vingtaine de personnes atteintes de trisomie 21 (syndrome de Down). Ce même vaccin avait été préalablement testé en phase 1 chez des patients Alzheimer (évaluation de la tolérance et des effets secondaires) Les personnes trisomiques sont très enclines de développer des plaques amyloide t par conséquent les symptômes de la maladie d’Alzheimer, surtout après 60 ans.
Le ACI-24 vise à combattre l’amyloïde, l’une des deux protéines en cause dans le développement de la maladie d’Alzheimer.
L’étude LUDIM – lancée par l’Institut du Bien Vieillir Korian – a reçu le premier prix de la catégorie « Autonomie, Soins, Service » du concours national de la Ville des Aînés (Lyon). Ce prix récompense cette étude qui a démontré l’efficacité du jeu en tant qu’approche thérapeutique alternative aux médicaments dans la prise en charge des troubles du comportement chez les résidents atteints de la maladie d’Alzheimer. La recherche a expérimenté des séances de jeu spécifiques proposées aux résidents atteints de la maladie d’Alzheimer et vivant dans six établissements de soins de longue durée en France (Ehpad). Pendant quatre mois, 54 résidents atteints d’Alzheimer ont suivi deux séances de jeu par semaine sous le suivi d’animateurs des Ehpad. L’étude a rapporté une amélioration du bien-être des patients, une réduction des troubles du comportement et un renforcement des interactions sociales entre les résidents.