Pratique issue du bouddhisme, qui s’applique en thérapie comportementale pour réduire par exemple le stress ou les troubles de l’humeur (thérapie basée sur la pleine conscience pour le stress et la dépression).
Commentaires fermés sur Comment suivre l’évolution de la mémoire avec un simple test ?
Des chercheurs ont mis au point un outil simple pour déceler les premiers changements des fonctions cognitives chez les personnes âgées qui n’ont aucun trouble.
Lors d’une étude longitudinale, ils ont constaté que les personnes qui se plaignaient d’avoir une mémoire moins performante obtenaient par la suite de moins résultats aux tests cognitifs. Pour en arriver à ces résultats, les chercheurs ont utilisé un test appelé instrument de la fonction cognitive (en anglais Cognitive Function Instrument) qui est donc un test subjectif d’évaluation des fonctions cognitives (à ne pas confondre avec un test objectif d’évaluation que font passer les professionnels de santé).
Cet instrument consiste à poser au participant et à un de ses proches 14 questions qui couvrent les principaux aspects ayant trait au fonctionnement de la personne. Trois réponses sont possibles : « oui, non ou peut-être ».
Voici des exemple de questions posées :
« Par rapport à l’année dernière, sentez-vous que votre mémoire (ou la mémoire de votre proche) a diminué sensiblement ? ».
« Les autres vous disent-ils que vous avez tendance à répéter les mêmes questions (ou est-ce que votre proche a tendance à répéter les mêmes questions) ? ».
« Égarez-vous les choses plus souvent qu’avant (ou votre proche égare-t-il souvent les choses) ? ».
Cette étude longitudinale a porté sur 468 adultes âgés en bonne santé sur le plan cognitif qui ont rempli (ainsi que leurs proches) le questionnaire chaque année.
Lorsque l’on combine les résultats obtenus au test du Cognitive Function Instrument avec ceux obtenus avec un test standard de mesure objective des fonctions cognitives (rempli par un professionnel de santé), les chercheurs notent qu’ils peuvent prévoir de manière fiable si une personne souffrira de troubles cognitifs.
D’autres études sont nécessaires pour déterminer à partir de quel seuil une personne est considérée comme à risque.
Source : Tracking early decline in cognitive function in older individuals at risk for Alzheimer’s disease dementia: the Alzheimer’s Disease Cooperative Study Cognitive Function Instrument, JAMA Neurology, avril 2015.
Commentaires fermés sur Les « superseniors » ont des cerveaux de jeunes
Les cerveaux des « superseniors » sont très différents de ceux des personnes âgées du même âge, selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Chicago et publiée dans the Journal of Neuroscience.
Les « superseniors » sont des personnes âgées de 80 ans et plus dont les souvenirs sont aussi nets que ceux d’individus bien plus jeunes.
Apprendre davantage sur leurs cerveaux permettrait de découvrir de nouvelles façons de protéger les souvenirs des personnes âgées et de lutter contre la démence.
« Les cerveaux des superseniors ont soit des connexions neuronales plus importantes, soit des structures différentes de celles des individus sains du même âge », déclare l’auteur principal de l’étude.
« Cela peut être du à l’expression d’un gène, ou à une combinaison de facteurs protecteurs », continue-t-il.
« Identifier les facteurs qui permettent aux superseniors d’avoir des capacités mnésiques inhabituellement élevées nous permettrait d’aider les personnes âgées en bonne santé à maintenir une bonne fonction cognitive, mais aussi de développer de futures thérapies pour traiter certaines démences ».
Source : Gefen T et coll. Morphometric and histologic substrates of cingulate integrity in elders with exceptional memory capacity. J Neurosci., janvier 2015, 35:1781-91.
Commentaires fermés sur Un test cutané pour diagnostiquer les maladies neurodégénératives ?
Des échantillons de biopsie de la peau provenant de patients atteints de la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson présentent respectivement des niveaux plus élevés de protéine tau et de protéine α-synucléine, comparés aux sujets sains.
Pour rappel, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson se caractérisent respectivement par un excès de protéines tau et de α-synucléine dans le cerveau. Concernant la maladie d’Alzheimer, on observe également une accumulation de protéine amyloïde.
« Il y a maintenant un espoir pour que l’on effectue un test complémentaire pour diagnostiquer des maladies neurodégénératives chez des patients, » déclare l’auteur principal Ildefonso Rodriguez-Leyva (université de San Luis Potosi, Mexique).
Le Dr Rodriguez-Leyva espère que les neurologues demandent à faire ce type de test cutané afin d’écarter par exemple tout diagnostic de maladie d’Alzheimer ou de Parkinson.
Ces résultats seront présentés à la conférence de l’Académie américaine de neurologie à partir du 18 avril 2015.
Ces protéines, lorsqu’elles s’agrègent, ne se retrouvent pas seulement dans le cerveau, mais également à l’extérieur de celui-ci. Par exemple, des études récentes ont démontré que la protéine α-synucléine peut être détectée dans l’intestin, les terminaisons nerveuses périphériques et les glandes salivaires.
« Nous sommes partis de l’hypothèse que ces mêmes protéines peuvent également se retrouver sous la forme agrégée dans la peau, » poursuit le Dr Rodriguez-Leyva.
Pour effectuer cette étude, les chercheurs ont obtenu un échantillon de 4 mm de diamètre de peau provenant de 65 participants: 20 avec la maladie d’Alzheimer, 16 avec la maladie de Parkinson, 17 atteints de démence non-neurodégénérative et 12 contrôles apparemment en bonne santé. Les personnes étaient âgées entre 62 à 85 ans.
Les chercheurs ont soumis les échantillons de peau à l’immunohistochimie, une technique qui consiste à marquer des protéines spécifiques présentes dans un tissu avec un réactif qui les reconnaissent. Dans le cas présent, les protéines sont la protéine tau ou α-synucléine.
Coupe de cerveau d’un sujet sain. La technique d’immunohistochimie permet de constater qu’il n’y a pas d’accumulation de protéine tau
Coupe de cerveau d’un sujet Alzheimer. On constate cette fois-ci une accumulation de protéine tau, d’après la couleur brune des neurones.
« Une fois que la protéine présente dans le tissu est reconnue par le réactif, il se produit une réaction colorée qui indique l’emplacement et la quantité de protéines présentes dans le tissu ».
L’étude a révélé que les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de Parkinson avaient des niveaux de protéines tau et d’α-synucléine de 7 à 8 fois plus élevés que les sujets contrôles sains.
« Si ces résultats sont confirmés, le test cutané pourrait être une bonne option pour diagnostiquer une maladie neurodégénérative chez un patient. »
Jusqu’à présent, le diagnostic définitif d’une maladie d’Alzheimer se faisait post-mortem.
« Il reste également à déterminer à partir de quelle quantité de protéines nous pouvons affirmer que la maladie est présente. »
Source: 67ème congrès annuel de l’Académie américaine de neurologie, 18-25 Avril 2015.
Commentaires fermés sur Une approche non médicamenteuse peut stopper le délirium chez des patients hospitalisés
Pour prévenir le risque de delirium, des chercheurs préconisent de rappeler chaque matin au patient la date du jour et le lieu où il se trouve.
L’état confusionnel aigü -ou delirium- est un syndrome organique fréquemment observé chez le sujet âgé. Il se manifeste par une fluctuation du niveau de conscience, une désorientation, des idées délirantes et hallucinations, ainsi que des troubles du comportement.
C’est un facteur de risque de chutes, de déclin physique et de longs séjours à l’hôpital.
C’est un symptôme fréquent chez les patients hospitalisés gravement malades, et les médicaments sont souvent utilisés pour soulager la condition.
Mais une nouvelle étude suggère que des approches non médicamenteuses sont disponibles.
Les chercheurs de l’hôpital Brigham and Women à Boston (États-Unis) ont examiné 14 études qui ont évalué l’utilisation de stratégies n’utilisant pas de médicaments pour réduire le délirium chez des patients âgés.
Ces méthodes comprenaient une bonne nutrition et une bonne hydratation, une cure de sommeil, de l’exercice quotidien, des activités visant à améliorer la cognition (mémoire, raisonnement, demander quotidiennement au patient la date et l’heure, le lieu où il se trouve). Elles permettent de réduire les risques de délirium et de chutes, ainsi que la durée de séjour du patient.
« Le delirium est un problème majeur dans de nombreux hôpitaux et prévenir ses conséquences en aval, y compris les chutes, est une priorité », déclare le Dr Tammy Hshieh.
On estime que 29 à 64% des patients âgés hospitalisés souffrent de délirium, mais cette affection peut être sous-diagnostiquée.
« La prise de médicaments pour contrôler le comportement délirant est habituelle, mais pose d’autres problèmes pour le patient, y compris le fait d’augmenter le risque de développer d’autres maladies, », a déclaré le Dr Gayatri Devi, un neurologue spécialisé dans les troubles de la mémoire au Lenox Hill Hospital, à New York.
Un autre médecin souligne que « les interventions mentionnées dans l’étude sont déjà connues par les professionnels de la santé, mais doivent encore être mises de l’avant » et précise que les patients « peuvent réduire ce risque en ayant accès à leurs lunettes ou appareils auditifs pour atténuer leurs troubles visuels ou auditifs qui peuvent être particulièrement handicapants dans un hôpital ».
« Les membres de la famille, des amis ou des aides devraient passer du temps avec ces patients âgés hospitalisés aussi longtemps que possible pour discuter, répondre à leurs questions et les tenir proche de la réalité».
Source : Gisele Wolf-Klein et coll., JAMA Internal Medicine, février 2015
Commentaires fermés sur Une molécule potentiellement capable de retarder la maladie d’Alzheimer
Une molécule présente dans les poumons serait susceptible de bloquer les effets toxiques de l’amyloïde sur le cerveau.
L’accumulation de dépôts (ou plaques) d’amyloïdes dans le cerveau serait une des causes de la maladie d’Alzheimer. En s’attaquant aux neurones, ces dépôts seraient responsables notamment des troubles de mémoire.
Les chercheurs à l’origine de cette découverte ont montré que l’injection de cette molécule permettrait d’arrêter la formation de ces plaques et donc le développement de la maladie.
Il faudra attendre encore quelques années avant que l’on puisse tester cette molécule sur des malades Alzheimer.
Commentaires fermés sur Alzheimer : la police de Québec distribue un questionnaire pour aide à retrouver les patients fugueurs
Le services de police de la Ville de Québec (SPVQ) a crée un questionnaire en ligne destiné aux proches d’une victime de la maladie d’Alzheimer qui a disparu après une fugue.
Le questionnaire comprend la description physique de l’individu, mais aussi ses anciennes adresses, car les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer qui fuguent ont souvent tendance à retourner aux endroits où elles ont déjà habité.
Ces formulaires ont été distribués dans plusieurs résidences pour personnes âgées de la région de Québec, où près de 15 000 personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer. Lire l’article intégral sur le site de radiocanada.ca