Un test cutané pour diagnostiquer les maladies neurodégénératives ?

Une approche non médicamenteuse peut stopper le délirium chez des patients hospitalisés

Une molécule potentiellement capable de retarder la maladie d’Alzheimer

Alzheimer : la police de Québec distribue un questionnaire pour aide à retrouver les patients fugueurs

Dépression majeure : l’agomélatine efficace ?

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Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Un test cutané pour diagnostiquer les maladies neurodégénératives ?

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    Des échantillons de biopsie de la peau provenant de patients atteints de la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson présentent respectivement des niveaux plus élevés de protéine tau et de protéine α-synucléine, comparés aux sujets sains.


    Pour rappel, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson se caractérisent respectivement par un excès de protéines tau et de α-synucléine dans le cerveau. Concernant la maladie d’Alzheimer, on observe également une accumulation de protéine amyloïde.


    « Il y a maintenant un espoir pour que l’on effectue un test complémentaire pour diagnostiquer des maladies neurodégénératives chez des patients, » déclare l’auteur principal Ildefonso Rodriguez-Leyva (université de San Luis Potosi, Mexique).

    Le Dr Rodriguez-Leyva espère que les neurologues demandent à faire ce type de test cutané afin d’écarter par exemple tout diagnostic de maladie d’Alzheimer ou de Parkinson.

    Ces résultats seront présentés à la conférence de l’Académie américaine de neurologie à partir du 18 avril 2015.

    Ces protéines, lorsqu’elles s’agrègent, ne se retrouvent pas seulement dans le cerveau, mais également à l’extérieur de celui-ci. Par exemple, des études récentes ont démontré que la protéine α-synucléine peut être détectée dans l’intestin, les terminaisons nerveuses périphériques et les glandes salivaires.

    « Nous sommes partis de l’hypothèse que ces mêmes protéines peuvent également se retrouver sous la forme agrégée dans la peau, » poursuit le Dr Rodriguez-Leyva.

    Pour effectuer cette étude, les chercheurs ont obtenu un échantillon de 4 mm de diamètre de peau provenant de 65 participants: 20 avec la maladie d’Alzheimer, 16 avec la maladie de Parkinson, 17 atteints de démence non-neurodégénérative et 12 contrôles apparemment en bonne santé. Les personnes étaient âgées entre 62 à 85 ans.

    Les chercheurs ont soumis les échantillons de peau à l’immunohistochimie, une technique qui consiste à marquer des protéines spécifiques présentes dans un tissu avec un réactif qui les reconnaissent. Dans le cas présent, les protéines sont la protéine tau ou α-synucléine.

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    Coupe de cerveau d’un sujet sain. La technique d’immunohistochimie permet de constater qu’il n’y a pas d’accumulation de protéine tau

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    Coupe de cerveau d’un sujet Alzheimer. On constate cette fois-ci une accumulation de protéine tau, d’après la couleur brune des neurones.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    « Une fois que la protéine présente dans le tissu est reconnue par le réactif, il se produit une réaction colorée qui indique l’emplacement et la quantité de protéines présentes dans le tissu ».

    L’étude a révélé que les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de Parkinson avaient des niveaux de protéines tau et d’α-synucléine de 7 à 8 fois plus élevés que les sujets contrôles sains.

    « Si ces résultats sont confirmés, le test cutané pourrait être une bonne option pour diagnostiquer une maladie neurodégénérative chez un patient. »

    Jusqu’à présent, le diagnostic définitif d’une maladie d’Alzheimer se faisait post-mortem.

    « Il reste également à déterminer à partir de quelle quantité de protéines nous pouvons affirmer que la maladie est présente. »

    Source: 67ème congrès annuel de l’Académie américaine de neurologie, 18-25 Avril 2015.

  2. Une approche non médicamenteuse peut stopper le délirium chez des patients hospitalisés

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    Pour prévenir le risque de delirium, des chercheurs préconisent de rappeler chaque matin au patient la date du jour et le lieu où il se trouve.

    L’état confusionnel aigü -ou delirium- est un syndrome organique fréquemment observé chez le sujet âgé. Il se manifeste par une fluctuation du niveau de conscience, une désorientation, des idées délirantes et hallucinations, ainsi que des troubles du comportement.

    C’est un facteur de risque de chutes, de déclin physique et de longs séjours à l’hôpital.

    C’est un symptôme fréquent chez les patients hospitalisés gravement malades, et les médicaments sont souvent utilisés pour soulager la condition.

    Mais une nouvelle étude suggère que des approches non médicamenteuses sont disponibles.

    Les chercheurs de l’hôpital Brigham and Women à Boston (États-Unis) ont examiné 14 études qui ont évalué l’utilisation de stratégies n’utilisant pas de médicaments pour réduire le délirium chez des patients âgés.

    Ces méthodes comprenaient une bonne nutrition et une bonne hydratation, une cure de sommeil, de l’exercice quotidien, des activités visant à améliorer la cognition (mémoire, raisonnement, demander quotidiennement au patient la date et l’heure, le lieu où il se trouve). Elles permettent de réduire les risques de délirium et de chutes, ainsi que la durée de séjour du patient.

    « Le delirium est un problème majeur dans de nombreux hôpitaux et prévenir ses conséquences en aval, y compris les chutes, est une priorité », déclare le Dr Tammy Hshieh.

    On estime que 29 à 64% des patients âgés hospitalisés souffrent de délirium, mais cette affection peut être sous-diagnostiquée.

    « La prise de médicaments pour contrôler le comportement délirant est habituelle, mais pose d’autres problèmes pour le patient, y compris le fait d’augmenter le risque de développer d’autres maladies, », a déclaré le Dr Gayatri Devi, un neurologue spécialisé dans les troubles de la mémoire au Lenox Hill Hospital, à New York.

    Un autre médecin souligne que « les interventions mentionnées dans l’étude sont déjà connues par les professionnels de la santé, mais doivent encore être mises de l’avant » et précise que les patients « peuvent réduire ce risque en ayant accès à leurs lunettes ou appareils auditifs pour atténuer leurs troubles visuels ou auditifs qui peuvent être particulièrement handicapants dans un hôpital ».

    « Les membres de la famille, des amis ou des aides devraient passer du temps avec ces patients âgés hospitalisés aussi longtemps que possible pour discuter, répondre à leurs questions et les tenir proche de la réalité».

    Source : Gisele Wolf-Klein et coll., JAMA Internal Medicine, février 2015

     

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  3. Une molécule potentiellement capable de retarder la maladie d’Alzheimer

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    Une molécule présente dans les poumons serait susceptible de bloquer les effets toxiques de l’amyloïde sur le cerveau.

    L’accumulation de dépôts (ou plaques) d’amyloïdes dans le cerveau serait une des causes de la maladie d’Alzheimer. En s’attaquant aux neurones, ces dépôts seraient responsables notamment des troubles de mémoire.

    Les chercheurs à l’origine de cette découverte ont montré que l’injection de cette molécule permettrait d’arrêter la formation de ces plaques et donc le développement de la maladie.

    Il faudra attendre encore quelques années avant que l’on puisse tester cette molécule sur des malades Alzheimer.

    Lire l’article intégral sur le site de la rtbf.be

     

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  4. Alzheimer : la police de Québec distribue un questionnaire pour aide à retrouver les patients fugueurs

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    Le services de police de la Ville de Québec (SPVQ) a crée un questionnaire en ligne destiné aux proches d’une victime de la maladie d’Alzheimer qui a disparu après une fugue.
    Le questionnaire comprend la description physique de l’individu, mais aussi ses anciennes adresses, car les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer qui fuguent ont souvent tendance à retourner aux endroits où elles ont déjà habité.
    Ces formulaires ont été distribués dans plusieurs résidences pour personnes âgées de la région de Québec, où près de 15 000 personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer.
    Lire l’article intégral sur le site de radiocanada.ca

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  5. Dépression majeure : l’agomélatine efficace ?

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    Une méta-analyse portant sur 20 études conclut que l’efficacité de l’agomélatine (Valdoxan®), 25-50 mg) est très incertaine dans le traitement de la dépression d’intensité modérée à sévère.

    Bien que l’efficacité du médicament soit supérieure à celle du placebo, l’effet est minime et sous le seuil de pertinence clinique.

    Bien que l’agomélatine soit bien tolérée, des cas de toxicité hépatique ont été signalés après sa mise sur le marché.

    L’agomélatine est déconseillée chez les personnes âgées de plus de 75 ans.

    Source : Taylor D et coll. Antidepressant efficacy of agomelatine: meta-analysis of published and unpublished studies. BMJ 2014;348:g1888.

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  6. Un programme en ligne pour réduire son stress au travail

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    Stress_et_compagnieDes chercheurs canadiens (Centre d’études sur le stress humain, Institut universitaire en santé mentale de Montréal) ont mis au point un programme en ligne dans le but d’identifier la source de son stress et de fournir un plan personnalisé sur les moyens de réduire votre stress au travail.

    Ce programme, appelé Stress et Compagnie© est un programme en ligne basé sur des connaissances scientifiques. Il est disponible au prix de 9,90CAD

    Grâce à une série d’exercices interactifs et hautement éducatifs sur le web, les personnes apprennent à identifier les sources de leur stress et à élaborer des stratégies pour prendre le contrôle et réduire leur stress au travail.

    Stress et Compagnie© est facile à suivre, et guidant étape par étape l’individu tout au long du programme. En moins de deux heures, on découvre ce qui déclenche son stress, un plan d’action personnalisé ainsi que des techniques pour réduire son stress et contrôler sa fréquence.




    Le Centre d’études sur le stress humain a une réputation internationale dans le domaine du stress et détient une expertise dans la production et la validation d’outils scientifiques de prévention du stress chronique.

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  7. Pourquoi il est important de dormir quand on est jeune

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    Les personnes d’âge mûr qui dorment bien ont de meilleures capacités intellectuelles des années plus tard, par rapport à celles qui dorment moins bien.

    Il est connu que le sommeil stimule la mémoire et l’apprentissage chez les adolescents et les jeunes adultes, mais beaucoup d’individus commencent à avoir des problèmes de sommeil lorsqu’ils vieillissent, commentent les auteurs de l’étude.

    « Si le sommeil a un effet bénéfique sur la mémoire et le raisonnement chez les jeunes, alors la question est de savoir si un bon sommeil peut retarder les effets de l’âge sur ces fonctions cognitives », déclare Michael Scullin, directeur du laboratoire de Neurosciences à l’Université Baylor à Waco, au Texas (Etats-Unis).

    « Nous avons remarqué que bien dormir entre 30 et 60 ans nous permet de mieux fonctionner mentalement des décennies plus tard ».

    Bien que les chercheurs aient constaté une association entre une bonne qualité de sommeil à l’âge mûr et un bon fonctionnement mental lors de la vieillesse, l’étude n’a pas démontré de lien de cause à effet.

    « Les gens qui vivent jusqu’à 85 ans peuvent avoir dormi près de 250000 heures, soit plus de 10 000 journées complètes », dit Scullin.

    « Ils dénigrent parfois le sommeil car ils estiment que c’est du temps perdu. »

    « Bien dormir améliore notre santé mentale et cardiovasculaire, et nous préserve de maladies de toutes sortes qui sont moins sévères », conclut-il.

    Source : Scullin et Bliwise. Sleep, Cognition, and Normal Aging. Integrating a Half Century of Multidisciplinary Research. Perspectives on Psychological Science, janvier 2015.

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  9. Les aînés qui chutent se gardent souvent de le dire

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    Beaucoup de personnes âgées ne rapportent pas à leurs médecins leurs chutes, de peur qu’on leur dise qu’elles ne peuvent plus vivre seules.

    Des millions d’Américains âgés de 65 ans et plus tombent chaque année, selon l’organisme de santé américain Centers for Disease Control and Prevention. Cependant, moins de la moitié en informent leur médecin, selon les résultats d’une étude.

    « Ces personnes deviennent préoccupées par les questions de sécurité à domicile et craignent de devoir déménager pour aller vivre dans un établissement de soins », déclare le Dr Nicole Osevala, un spécialiste en médecine interne à l’Université Penn State (Etats-Unis).

    « Les aînés ne veulent pas que les autres s’inquiètent pour eux.  S’ils tombent sans gravité, ils ne vont pas déranger leurs enfants ou leurs proches », poursuit-elle.

    Cependant, le chercheur encourage fortement ces personnes à raconter à leur médecin les détails de leurs chutes afin de détecter les causes et de les corriger.

    Certaines maladies chroniques exposent les personnes âgées au risque de chute : arthrose, neuropathie périphérique (lésions nerveuses des extrémités telles que les pieds), mais aussi des infections  (infections des voies urinaires, pneumonie, infections de la peau) qui affaiblissent les personnes âgées.

    « Les médicaments, tels que les antidépresseurs et anxiolytiques, peuvent affecter l’équilibre, ainsi que les médicaments qui abaissent la pression artérielle », déclare le Dr Osevala.

    L’environnement peut également accroître le risque de chutes, selon les chercheurs. Il faut faire attention aux tapis glissants, au mauvais éclairage, aux objets qui traînent sur les planchers et aux surfaces inégales ou glissantes.

    Il est également important – bien que parfois difficile – pour les personnes âgées de connaître leurs limites, expliquent les auteurs de l’étude.

    Enfin, les résultats de cette étude indiquent qu’une personne ayant fait une chute est encore plus à risque de tomber une deuxième fois.

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  10. La faiblesse musculaire touche un octogénaire sur cinq

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    Près d’un américain sur cinq âgé de 80 ans et plus souffre d’une réduction de la force musculaire, selon une nouvelle étude de l’organisme de santé américain Centers for Disease Control and Prevention.

    Ce pourcentage n’est que de 2% chez les américains âgés de 60 à 79 ans.

    Une perte de la force musculaire est fréquente lors du vieillissement et peut altérer les activités de la vie quotidienne. Par exemple, plus de la moitié (55 %) des personnes âgées de plus de 60 ans ont de la difficulté à se lever d’une chaise qui n’a pas d’accoudoirs, selon les auteurs de l’étude.

    Les femmes octogénaires sont plus affectées par ce problème que les hommes.

    Toutefois, un expert souligne que vieillir ne signifie pas forcément avoir une faiblesse musculaire. Cette enquête conclut en effet que « 82 % des personnes âgées ont une force musculaire normale », a déclaré le Dr Gisele Wolf-Klein, directeur du centre de recherche à New Hyde Park (New York, Etats-Unis).

    « Cette constatation englobe d’autres études ayant montré que les personnes âgées peuvent réussir à maintenir une condition physique optimale grâce à une prise en charge préventive, une bonne hygiène alimentaire et une activité physique régulière. »