Parkinson: comment identifier la démence ?

Citalopram

Intervalle QTc

Nutrition: la carence en fer

AVC : attention à la carence en fer

Parkinson : accord entre Berg et le Parkinson’s Institute and Clinical Center

AVC hémorragique: rôle protecteur de la vitamine C ?

Une météo instable un impact sur le risque d’AVC

AVC : certains patients pourraient sortir plus rapidement des soins intensifs

AVC: les canadiens adoptent difficilement de saines habitudes

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Parkinson: comment identifier la démence ?

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    Temporal_occipital_amygdaleIl serait possible d’identifier un risque de démence chez des patients souffrant de la maladie de Parkinson, dès les premiers stades de la maladie, selon les résultats d’une étude longitudinale.

    Les chercheurs canadiens (Institut universitaire de gériatrie de Montréal), auteurs de cette étude, rappellent que la maladie de Parkinson, caractérisée par des troubles moteurs, augmente par 6 le risque de démence. 

    Cette étude a eu pour but de suivre pendant 20 mois 32 patients dès les premiers stades de leur maladie. Certains d’entre eux souffraient de légers troubles de mémoire. Les résultats ont été comparés à ceux d’un groupe contrôle en bonne santé et de même âge.

    L’imagerie par résonance magnétique a permis de constater que les patients parkinsoniens et souffrant de légers troubles de mémoire présentaient un amincissement des cortex temporal et occipital, ainsi qu’une atrophie de certaines structures cérébrales situées sous le cortex (amygdale, noyau accumbens). Ces observations, qui reflètent la présence d’une mort neuronale, seraient un moyen d’identifier une démence en voie de développement.

    Le Dr Monchi, un des auteurs de l’étude, indique « qu’il est important d’identifier cette catégorie de patients afin de leur proposer une thérapie adaptée à leur besoin, avant que la démence ne s’installe»

    Source: Mild cognitive impairment is linked with faster rate of cortical thinning in patients with Parkinson’s disease longitudinally. Brain, mars 2014.

  2. Citalopram

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    L’ antidépresseur citalopram (Celexa, Cipramil), vendu également comme générique, réduit les symptômes d’agitation chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

    Il serait plus sûr que les antipsychotiques lorsqu’il est prescrit à des doses moins élevées que celles habituellement utilisées.

    Les chercheurs de l’université Johns Hopkins  (États-Unis) ont recruté 186 patients Alzheimer qui présentent des troubles comportementaux (émotion exacerbée, hyperactivité, agressivité, désinhibition).

    «Le traitement aux antipsychotiques ne fonctionne pas forcément et présente l’inconvénient d’augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral, d’attaques cardiaques et de décès», déclare le Dr Lyketsos, auteur principal de l’étude.

    Les patients étaient séparés en deux groupes: le premier recevait des doses croissantes de citralopram (jusqu’à 30 milligrammes par jour), alors que le second était traité avec un placebo (pilule sans le principe actif).

    À la fin de l’étude, les patients sont soumis aux mêmes tests accompagnés d’électrocardiogramme, dans le but de dépister d’éventuelles anomalies cardiaques (arythmie).

    Résultats : 40% des patients traités avec l’antidépresseur étaient moins agités, contre 26% chez le groupe placebo. En outre, les familles des patients appartenant au 1er groupe étaient moins stressées.

    Cependant, cet effet bénéfique s’accompagne d’une légère aggravation des problèmes cognitifs. De plus, il apparaît un allongement des intervalles QTc, indicateur d’un trouble du rythme cardiaque. Ce dernier point est minimisé par le Dr Lyketsos qui déclare que «les antipsychotiques, utilisés dans le traitement de l’agitation, augmentent également le risque de risque cardiaque, peut-être même plus».

    Source: Effect of Citalopram on Agitation in Alzheimer Disease. JAMA, 2014; 311 (7): 682.

    Citalopram et risque cardiaque

    Une alerte relative à la prescription du citalopram a été lancée en novembre 2011. Le citalopram est un antidépresseur  appartenant à la classe des inhibiteurs spécifiques de la recapture de la sérotonine (ISRS).

    Cette alerte fait suite à des études cliniques qui rapportaient une incidence plus élevée d’accidents vasculaires cérébraux et de décès avec l’antipsychotique olanzapine, ainsi qu’un risque accru de maladie d’Alzheimer chez les personnes âgées traitées pendant une longue période avec des benzodiazépines.

    L’Agence française de sécurité sanitaire a informé qu’il existait un risque de trouble du rythme cardiaque (caractérisé par un allongement de l’intervalle QT) chez les individus recevant du citalopram. Elle recommande de ne pas dépasser la dose de 20mg par jour chez les sujets âgés de moins de 65ans. La  dose maximale autorisée est de 10mg chez les sujets âgés de plus de 65 ans qui sont plus fragiles, notamment sur le plan cardiaque.

    En décembre 2011, les laboratoires Lundbeck étendent la mise en garde à l’escitalopram (Seroplex®).



  3. Intervalle QTc

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    Donnée électrique de l’électrocardiogramme correspondant à la durée électrique de la contraction cardiaque. Un intervalle anormalement long reflète la présence d’un trouble du rythme cardiaque. Il est parfois observé lors de la prise de médicaments tels que des diurétiques ou des antidépresseurs (citalopram).

  4. AVC : attention à la carence en fer

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    plaquetteUne carence en fer peut doubler le risque d’AVC en augmentant la viscosité des cellules sanguines appelées plaquettes.

    Cette viscosité serait à l’origine de caillots sanguins qui peuvent bloquer l’arrivée de sang vers le cerveau (AVC d’origine ischémique).

    Selon Dr Claire Shovlin (Imperial College London), la prochaine étape sera de vérifier si le traitement de cette carence peut réduire le risque d’AVC chez les personnes à risque. 

    Les chercheurs ont étudié les données de près de 500 patients présentant des malformations pulmonaires artérioveineuses accompagnées d’une baisse significative des niveaux de fer (6 micromoles par litre). Les niveaux normaux de fer sont de 7 à 27 micromoles par litre.

    Source: Ischaemic Strokes in Patients with Pulmonary Arteriovenous Malformations and Hereditary Hemorrhagic Telangiectasia: Associations with Iron Deficiency and Platelets. PLoS ONE, 2014.

  5. Parkinson : accord entre Berg et le Parkinson’s Institute and Clinical Center

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    parkinsonDeux organismes américains (Berg et le Parkinson’s Institute and Clinical Center) ont signé un accord pour identifier des marqueurs biologiques permettant de diagnostiquer plus tôt la maladie de Parkinson.

    Ces marqueurs seront collectés à partir du sang et de l’urine provenant de tissus sains et de tissus de malades. Ainsi, des marqueurs spécifiques de la maladie seront isolés.

    « Grâce à cette collaboration, nous espérons identifier un certain nombre de marqueurs prédictifs de la maladie, ainsi que de nouvelles cibles aux médicaments, afin de traiter, voire stopper, la mort neuronale causée par la maladie » a déclaré l’une des directrices du Parkinson’s Institute.

  6. AVC hémorragique: rôle protecteur de la vitamine C ?

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    fruits_legumesCertains fruits et légumes présentent la particularité de protéger contre les AVC de type hémorragique, la forme la moins fréquente mais la plus mortelle d’AVC.

    Il s’agit en particulier de la fraise, de l’orange, du citron, du pamplemousse, de la papaye et du le brocoli qui ont la particularité d’être riches en vitamine C.

    Ces résultats ont été obtenus par une équipe française (Université de Rennes) qui a remarqué que les personnes victimes d’un AVC d’origine hémorragique avaient les niveaux de vitamine C les plus bas.

    Source: congrès de l’American Academy of Neurology.

  7. Une météo instable un impact sur le risque d’AVC

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    Capture d’écran 2014-03-24 à 13.05.12Une météo instable influence le risque d’être victime d’un AVC. C’est le cas notamment d’un refroidissement rapide et d’une humidité élevée. En revanche, le risque d’AVC diminue de 3% pour chaque augmentation de 2 degrés Celsius.

    Ces résultats ont été obtenus pas des chercheurs américains (Universités Harvard, Yale et Duke) et ont été présentés lors du congrès de l’Association américaine du coeur.

    Les chercheurs expliquent que le temps froid contracte les vaisseaux sanguins, ce qui fait augmenter la pression artérielle.

    De même, les fluctuations climatiques extrêmes et un taux d’humidité élevé augmentent le risque de caillots sanguins, en rendant notamment le sang plus visqueux.





    Ces chercheurs suggèrent, lors d’épisodes météorologiques extrêmes, de ne pas trop manger salé et de bien s’hydrater. Les individus souffrant de troubles cardiaques ne doivent pas trop s’exposer au froid (en hiver) et au chaud (en été).

  8. AVC : certains patients pourraient sortir plus rapidement des soins intensifs

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    soins intensifsLes patients victimes d’un AVC et traités rapidement à l’hôpital avec l’activateur tissulaire du plasminogène peuvent éviter de rester très longtemps aux soins intensifs.

    Les chercheurs de l’université  Johns Hopkins ont analysé les résultats de 153 patients admis aux urgences à l’hôpital John Hopkins entre 2010 et 2013.

    « Ce que nous avons appris est que la majorité des patients victimes d’un AVC d’intensité légère n’ont pas besoin de soins intensifs sur une longue durée », déclare Dr Urrutia, neurologue.  

    « Ils ont un risque très faible (1%) de complications lorsqu’ils sortent après une heure des soins intensifs. »

    Les patients qui quittent les soins intensifs pour se retrouver dans un service spécialisé sont moins perturbés dans leur sommeil, ce qui réduit le risque de crises délirantes ou de détresse psychologique qui accompagnent les interruptions fréquentes du sommeil. 

    En outre, ces résultats conduiraient à réaliser des économie, «car les coûts liés aux soins intensifs sont élevés. »

    Source: Predictors of Critical Care Needs after IV Thrombolysis for Acute Ischemic Stroke. PLoS ONE, 2014; 9 (2): e88652. 

  9. AVC: les canadiens adoptent difficilement de saines habitudes

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    Les canadiens ayant subi une crise cardiaque ou à un accident vasculaire cérébral (AVC) ont du mal à adopter de saines habitudes de vie, d’après la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC. C’est le cas de plus de 80% des canadiens victimes d’un AVC.

    Ils ont en effet de la difficulté à se motiver pour exercer une activité physique, à mieux gérer leur stress ou à maintenir un poids normal afin d’éviter qu’un tel événement ne se reproduise.

    La moitié de ceux qui souhaitent modifier leurs habitudes n’ont pas réussi à le faire ou n’ont pas voulu le faire. Parmi les obstacles les plus difficiles à surmonter, l’on retrouve l’absence d’informations, les problèmes financiers et le manque de temps.

    Près de 80% d’entre eux prétendent que le soutien familial favorise de meilleures habitudes de vie.