Entraîner ses facultés cognitives a un impact positif sur le long terme

Parkinson: l’entraînement intensif bénéfique pour les patients

Une enzyme identifiée dans la maladie d’Alzheimer

Alzheimer : le pesticide DDT dangereux ?

Un lien entre vitamine D et certains symptômes dans la maladie de Parkinson

Parkinson : la thérapie génique est-il le traitement d’avenir ?

La télémédecine pourrait accélérer le traitement de l’AVC

Des cellules souches à partir de cerveaux de patients Alzheimer

Parkinson: l’inosine élève les niveaux d’acide urique

Un test à domicile pour repérer les troubles cognitifs

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Entraîner ses facultés cognitives a un impact positif sur le long terme

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    Les effets bénéfiques d’un programme d’entraînement des facultés cognitives ont un impact positif sur le long terme.

    Capture d’écran 2014-03-03 à 13.39.13Les effets bénéfiques d’un programme d’entraînement des facultés cognitives ont perduré 10 ans après le début du programme, selon une étude qui a porté sur plus de 2000 volontaires septuagénaires.

    Les fonctions cognitives qui bénéficient le plus de cet entraînement sont le raisonnement et le traitement de l’information, alors que les effets sur la mémoire ne sont significatifs qu’après 5 ans d’entraînement. Ces effets ont été comparés à un groupe contrôle n’ayant pas bénéficié d’entraînement. L’âge moyen des personnes qui ont été suivies au cours des 10 dernières années était de 82 ans à la fin de l’étude. 

    De plus, le programme a un impact sur les activités et l’exécution de tâches complexes de la vie quotidienne : préparer des repas, faire des travaux domestiques, suivre ses finances, santé, utiliser un téléphone, faire des achats etc…

    « Le programme ACTIVE (Advanced Cognitive Training for Independent and Vital Elderly) est un exemple important de recherche d’intervention visant à maintenir actives les capacités cognitives des personnes âgées », a déclaré l’auteur de l’étude.  




    « Les améliorations rapportées sur le fonctionnement cognitif sont intéressantes, mais nous ne savons pas encore si elles permettraient vraiment à des personnes plus âgées de rester autonomes plus longtemps ; si tel était le cas, même un léger effet serait important, non seulement pour les personnes elles-mêmes, mais également pour les membres de la famille et les professionnels de santé. »

    Source: Rebok, G.W., et al.: Ten-Year Effects of the Advanced Cognitive Training for Independent and Vital Elderly Cognitive Training Trial on Cognition and Everyday Functioning in Older Adults. Journal of the American Geriatrics Society 2014; DOI: 10.1111/jgs.12607.

  2. Parkinson: l’entraînement intensif bénéfique pour les patients

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    Capture d’écran 2014-03-03 à 13.42.04Des chercheurs américains (Université de l’Alabama) ont montré qu’un programme intensif améliore la qualité de vie, l’humeur et la motricité de patients atteints de la maladie de Parkinson.

    Quinze patients ont pratiqué pendant 16 semaines des exercices pour renforcer à la fois leur force musculaire, leur équilibre et leur mobilité. Les individus étaient comparés au groupe contrôle de même âge qui n’était pas atteint de la maladie et qui n’avait effectué d’entraînement.

    « Nous avons vu des améliorations sur la force musculaire, mais également sur le contrôle de l’équilibre », déclare Mr Bamman, auteur de l’étude. « Nous avons également observé une amélioration dans la cognition, l’humeur et le bien-être. »

    Les séances se composaient trois séries de huit à 12 répétitions d’un grand choix d’exercices d’entraînement (poids, pompes etc.).

     Source.  Novel, high-intensity exercise prescription improves muscle mass, mitochondrial function, and physical capacity in individuals with parkinson’s disease. Journal of Applied Physiology, janvier 2014.

  3. Une enzyme identifiée dans la maladie d’Alzheimer

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    Des chercheurs ont mis en évidence une enzyme qui pourrait jouer une rôle important dans la maladie d’Alzheimer.

    Cette enzyme, appelée ITPKB, est en effet fortement présente dans le cerveau de beaucoup de patients atteints de la maladie d’Alzheimer, en particulier au niveau des neurones entourés par des dépôts d’amyloïdes.

    En utilisant des souris, ces chercheurs ont remarqué qu’une activité anormale de cette enzyme aggrave les lésions caractéristiques de la maladie, alors que le phénomène inverse est observé lorsque l’enzyme est inactivée.

    Les chercheurs s’intéressent maintenant à la manière dont l’enzyme est suractivée dans la maladie.





    Source: Inositol trisphosphate 3-kinase B is increased in human Alzheimer brain and exacerbates mouse Alzheimer pathology.  Brain. 2014 Feb;137(Pt 2):537-52.

  4. Alzheimer : le pesticide DDT dangereux ?

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    Capture d’écran 2014-03-03 à 13.45.48L’exposition au pesticide DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane) augmenterait le risque et la gravité de la maladie d’Alzheimer.

    Il est admis depuis des décennies que le DDT est nuisible aux oiseaux et présente un danger pour l’environnement. Il pourrait également présenter un danger pour les hommes.

    Des chercheurs ont effectivement montré que les niveaux de DDE, le mélabolite obtenu après dégradation du DDT, étaient plus élevés dans le sang des patients atteints de la maladie d’Alzheimer, à des niveaux 4 fois supérieurs par rapport aux sujets sains.

    « Je pense que ces résultats démontrent qu’il faut porter plus d’attention sur les facteurs environnementaux potentiellement nuisibles et leur interaction avec le bagage génétique», déclare J. Richardson, un des auteurs de l’étude. « Nos données peuvent aider à identifier ceux qui sont à risque et pourraient potentiellement mener à un diagnostic plus précoce. »

    Bien que les niveaux du DDT et du DDE aient diminué sensiblement aux Etats-Unis pendant les trois dernières décennies, le pesticide est encore retrouvé dans trois quarts des prises de sang collectées.
    Les scientifiques soulignent que le produit chimique met des décennies avant de disparaître. En outre, les gens peuvent être exposés au pesticide en consommant les fruits, les légumes et les grains importés où le DDT est utilisé et peuvent manger des poissons provenant d’eaux contaminées.




    Enfin, les patients présentant à la fois une version du gène d’apoE (ApoE4), qui augmente considérablement le risque de développer Alzheimer, et des taux sanguins élevés de DDE, présentent un déficit cognitif bien plus sévère que les patients qui ne sont pas porteurs du gène à risque ApoE4.

    Source: Expositions à un environnement et le risque pour la maladie d’Alzheimer. JAMA Neurology, janvier 2014.

  5. Un lien entre vitamine D et certains symptômes dans la maladie de Parkinson

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    vitamine DDes nivaux élevés de vitamine D sont associés à une diminution des symptômes chez les patients parkinsoniens: réduction des symptômes dépressifs et amélioration de la cognition (mémoire, langage).

    Cette association est encore plus forte chez ceux ne souffrant pas de démence.

    Cette étude a porté sur 286 patients atteints de la maladie de Parkinson (MP), dont environ 30% souffraient de troubles cognitifs et de démence. Sur les 286 sujets, 61 ont été considérés comme atteints d’une démence.

    Les auteurs soulignent qu’une étude transversale ne peut pas déterminer le lien de causalité: le faible taux de vitamine D peut-il affecter les performances cognitives, ou bien les personnes atteintes de MP accompagnée de trouble cognitif ont plus de difficulté à se mouvoir et sont par conséquent moins exposées au soleil (pour rappel le soleil est source de vitamine D).

    L’étude n’a pas rapporté si les patients prenaient des suppléments de vitamine D.

    Source: Memory, Mood, and Vitamin D in Persons with Parkinson’s Disease. Journal of Parkinson’s Disease, Volume 3/Issue 4, janvier 2014.

  6. Parkinson : la thérapie génique est-il le traitement d’avenir ?

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    Capture d’écran 2014-03-03 à 13.55.33Des essais conduits sur une quinzaine de patients atteints de Parkinson indiquent que la thérapie génique améliore leur motricité, sans présenter de risques pour leur santé.

    Cette thérapie consiste à reprogrammer les neurones de façon à rétablir la production de dopamine qui fait défaut dans le cerveau des malades parkinsoniens. 

    Les chercheurs français de l’Inserm et du CEA ont travaillé pour cela avec la société britannique Oxford Biomedica, qui a fabriqué une molécule (appelée vecteur) sur laquelle sont accrochés trois gènes spécifiques. En injectant ce vecteur dans le striatum – structure cérébrale produisant la dopamine et qui est détruite dans la maladie  – les chercheurs espèrent reproduire de la dopamine. Quinze patients ont été opérés dont douze à l’hôpital Henri-Mondor (Paris) et trois dans un hôpital britannique (Cambridge).

    Les chercheurs ont observé une amélioration «significative» de la motricité des malades un an après l’intervention, amélioration pouvant s’étendre sur une période de quatre ans.




    Il faut toutefois préciser que la thérapie génique ne stoppe la progression de la maladie. Les chercheurs travaillent sur la manière d’améliorer le vecteur afin de prolonger le bénéfice de la thérapie. Cette dernière devrait fait l’objet de nouveaux essais cliniques vers la fin 2014.

    Source: Long-term safety and tolerability of ProSavin, a lentiviral vector-based gene therapy for Parkinson’s disease: a dose escalation, open-label, phase 1/2 trial. The Lancet, janvier 2014.

  7. La télémédecine pourrait accélérer le traitement de l’AVC

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    Une équipe américaine (Université de Virginia) a mis au point un système de télémédecine permettant de diagnostiquer des patients victimes d’AVC avant qu’ils se rendent à l’hôpital, et ainsi de recevoir rapidement un traitement.

    Pour cela, le groupe de chercheurs s’est équipé de deux ambulances avec un kit de télémédecine appelé iTREAT. Le principe consiste à se connecter par vidéo avec des neurologues et urgentologues, qui peuvent diagnostiquer les victimes alors qu’ils sont dans l’ambulance et de commencer le traitement dès qu’ils arrivent à l’hôpital.

    « Le retard pris n’est pas une fois qu’ils sont à l’hôpital, mais avant d’arriver à l’hôpital « , a déclaré Dr Southerland, un des neurologues impliqués dans le projet.

    Pourquoi un diagnostic rapide est important ?

    Le diagnostic et un traitement rapide sont essentiels parce que le traitement le plus efficace pour les patients victimes d’un AVC d’origine ischémique – en l’occurrence le médicament tPA – n’est sûr et efficace que s’il est administré dans les trois heures suivant l’apparition des symptômes. Ce retard pris a une conséquence: moins de 5 % des patients victimes d’AVC reçoivent le tPA . Cela est surtout le cas dans les zones rurales.




    Southerland estime qu’il coûtera environ 5000 $ pour équiper chaque ambulance avec l’équipement iTREAT .

    Source: Using Tablets, Telemedicine to Speed Stroke Treatment. University of Virginia Health System, janvier 2014.

  8. Des cellules souches à partir de cerveaux de patients Alzheimer

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    Des chercheurs du New York Stem Cell Foundation ont pour la première fois produit des cellules souches pluripotentes à partir de tissu cérébral congelé de patients atteints de la maladie d’Alzheimer.  Ces tissus congelés avaient été conservés pendant onze ans à la Banque de cerveaux de New York de l’Université Columbia.

    Ces nouvelles lignées de cellules souches permettront aux chercheurs de  » revenir en arrière  » et d’observer au niveau cellulaire la manière dont la maladie d’Alzheimer se développe dans le cerveau.

    Jusqu’à présent, la seule méthode disponible pour diagnostiquer définitivement la maladie d’Alzheimer est d’examiner le cerveau de patients décédés.

    Source: Generation of iPSC lines from archived non-cryoprotected biobanked dura mater. Acta Neuropathologica Communications, janvier 2014; 2: 4.

  9. Parkinson: l’inosine élève les niveaux d’acide urique

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    Un essai clinique révèle que l’inosine – une substance naturelle impliquée dans la production d’énergie – augmente les niveaux d’acide urique chez des parkinsoniens, sans produire d’effets secondaires graves. L’acide urique est considéré comme un antioxydant.

    L’inosine n’a pas d’effets secondaires dans la maladie de Parkinson

    « Cette étude a montré que le traitement avec l’inosine peut élever sans danger les niveaux d’acide urique dans le sang et le liquide céphalo-rachidien pendant des mois ou des années», a déclaré Michael Schwarzschild, auteur principal de l’étude.

    «Nous savons que l’acide urique a des propriétés neuroprotectrices sur des modèles animaux, et un nombre croissant d’études chez l’humain suggère sa possible utilisation dans la maladie de Parkinson. Ces résultats sont très encourageants. »

    Caractérisée par des tremblements, une rigidité, une difficulté à marcher, la maladie de Parkinson est provoquée par la destruction des neurones qui produisent de la dopamine. Bien que les traitements actuels soulagent partiellement les symptômes, aucun d’entre eux peut arrêter la progression de la maladie.
    Des études menées par l’équipe de Schwarzschild ont montré que les personnes en bonne santé avec des niveaux élevés d’acide urique dans le sang semblent avoir un risque réduit de développer la maladie de Parkinson.
    De plus, la maladie semble progresser plus lentement chez ceux dont les niveaux d’acide urique sont élevés.

    Cette étude de phase 2 – menée par un consortium américain dirigé par des chercheurs de l’Hôpital général du Massachusetts, du Harvard School of Public Health et de l’Université de Rochester – a été réalisée sur 75 patients. Elle a été principalement financée par la Fondation Michael J. Fox.




    L’inosine est encore un traitement non prouvé dans la maladie de Parkinson

    Un neurologue américain (Harvard Medical School, États-Unis) met cependant en garde les malades et leurs aidants contre toute tentative de traitement avec l’inosine. Bien qu’il existe des preuves soutenant le potentiel de cette thérapie, l’inosine est encore un traitement non prouvé dans la maladie de Parkinson. Selon ce médecin, des niveaux trop élevés d’acide urique peut conduire à des calculs rénaux et à la goutte.

    Source: Inosine to Increase Serum and Cerebrospinal Fluid Urate in Parkinson Disease: A Randomized Clinical Trial. JAMA Neurology, December 2013.

  10. Un test à domicile pour repérer les troubles cognitifs

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    Le premier test à domicile SAGE (pour Self-Administered Gerocognitive Examination) pour repérer les premiers signes de troubles cognitifs  a été développé par des chercheurs américains (Université de l’État de l’Ohio). Il semble efficace pour détecter les premiers signes, permettant aux médecins d’intervenir le plus tôt possible.

    Ce test est effectué par la personne elle-même et demande moins de 15 minutes de son temps. Il nécessite du papier et un stylo.

    Sur les 1 047 personnes âgées de 50 ans et plus qui ont passé le test, 28% ont été identifiées avec des troubles cognitifs, a déclaré le Dr Scharre, qui a développé le test avec son équipe.

    « Nous avons constaté que ce test auto-administré SAGE (pour Self-Administered Gerocognitive Examination) est très bien corrélé avec des tests cognitifs détaillés », a déclaré Scharre.

    Bien que le test ne diagnostique pas la maladie d’Alzheimer, il permet aux médecins de suivre les performances cognitives au fil du temps, et d’observer d’éventuels changements.

    «Nous pouvons faire passer ce test périodiquement, et dès que l’on remarque une détériorations des fonctions cognitives, nous pouvons intervenir beaucoup plus rapidement», a déclaré Scharre.

    Des recherches antérieures ont montré que quatre personnes sur cinq ayant des problèmes cognitifs seront détectées par ce test, et que 95% des individus sans problèmes auront des scores dans les normes.




    Le test couvre l’orientation spatiale et temporelle (mois + jour + année), le langage (fluidité verbale + image et dénomination), le raisonnement et le calcul (abstraction + calcul), les capacités visuo-spatiales (construction en 3 D + dessin d’horloge), les fonctions exécutives (résolution de problèmes) et la capacité de mémoire

    Un score inférieur à 16 sur 22 garantit généralement un suivi supplémentaire par le médecin.

    Source:  Community Cognitive Screening Using the Self-Administered Gerocognitive Examination (SAGE). Journal of Neuropsychiatry, 2014.