Encéphalopathie traumatique chronique

Céréales

Rester avec le même médecin est synonyme de moins d’hospitalisation

Alzheimer : les femmes plus touchées que les hommes ?

Les benzodiazépines augmentent-elles le risque de maladie d’Alzheimer ?

L’obésité altère la mémoire des personnes âgées?

Le régime méditerranéen diminue la dépression ?

Un français sur deux ne respecte pas la prescription de leur médecin

Le diabète est la 3me cause de mortalité aux États-Unis

Sarcopénie : grande responsable de la dépendance

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Encéphalopathie traumatique chronique

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    L’encéphalopathie traumatique chronique est une dégénérescence cérébrale probablement causée par des traumatismes crâniens répétés. Elle est diagnostiquée uniquement lors de l’autopsie en étudiant le cerveau.

    L’encéphalopathie traumatique chronique (ETC) est une maladie rare qui n’est pas encore bien comprise. Elle n’est pas liée aux conséquences immédiates d’un épisode tardif de traumatisme crânien. 

    Les chercheurs essaient toujours de comprendre comment les traumatismes crâniens répétés – y compris le nombre de blessures à la tête et la gravité de ces blessures – et d’autres facteurs pourraient contribuer aux changements dans le cerveau qui entraînent une ETC.

    L’encéphalopathie traumatique chronique a été observée dans le cerveau de personnes qui jouaient au football et à d’autres sports de contact, y compris la boxe. Il peut également survenir chez le personnel militaire qui a été exposé à des explosions. 

    On pense que certains signes et symptômes de ETC incluent des troubles de cognition et de l’émotion, des problèmes physiques et d’autres comportements. On pense que ceux-ci se développent des années à des décennies après un traumatisme crânien.

    L’encéphalopathie traumatique chronique ne peut pas être posée comme diagnostic au cours de la vie, sauf chez les rares personnes exposées à un risque élevé. Les chercheurs ne connaissent pas encore sa fréquence dans la population et n’en comprennent pas les causes. Il n’y a pas de remède à l’heure actuelle. 

    Symptômes de l’encéphalopathie traumatique chronique

    Aucun symptôme spécifique n’a été clairement lié à l’encéphalopathie traumatique chronique. Certains des signes et symptômes possibles peuvent survenir dans de nombreuses autres affections. Chez les quelques personnes dont l’encéphalopathie a été diagnostiquée, les signes et les symptômes comprenaient des changements cognitifs, comportementaux, d’humeur et moteurs.

    Déficit cognitive

    • Difficulté à penser (troubles cognitifs)
    • Perte de mémoire
    • Problèmes de planification, d’organisation et d’exécution des tâches (fonction exécutive)

    Changements de comportement

    • Comportement impulsif
    • Agression

    Troubles de l’humeur

    • Dépression ou apathie
    • Instabilité émotionnelle
    • Abus de substances
    • Pensées ou comportements suicidaires

    Symptômes moteurs

    Les symptômes ne se développent pas juste après une blessure à la tête, mais les chercheurs pensent qu’ils peuvent se développer au fil des années ou des décennies après un traumatisme crânien répété. Les symptômes de l’encéphalopathie apparaissent sous deux formes. Au début de la vie, entre la fin des années 20 et le début des années 30, la première forme de peut provoquer des problèmes de santé mentale et de comportement, notamment la dépression, l’anxiété, l’impulsivité et l’agressivité. On pense que la deuxième forme provoque des symptômes plus tard dans la vie, vers l’âge de 60 ans. Ces signes et symptômes comprennent des problèmes de mémoire et de réflexion susceptibles d’évoluer vers la démence.

    Causes de l’encéphalopathie traumatique chronique

    Les traumatismes crâniens répétitifs sont probablement la cause de l’ETC. Les joueurs de football et de hockey sur glace ou les boxeurs, ainsi que le personnel militaire servant dans les zones de guerre, ont fait l’objet de la plupart des études.

    Cependant, tous les athlètes et tous ceux qui subissent des commotions cérébrales répétées, y compris le personnel militaire, ne développent pas d’encéphalopathie traumatique chronique. Certaines études n’ont montré aucune incidence accrue d’encéphalopathie chez les personnes exposées à des traumatismes crâniens répétés.

    Certaines études remettent en cause l’hypothèse d’un lien entre l’encéphalopathie traumatique chronique et traumatismes crâniens répétés.

    Les médias ont largement rapporté que l’encéphalopathie traumatique chronique est une maladie neurodégénérative touchant souvent les athlètes retraités ayant pratiqué des sports de contact (le football américain ou la boxe par exemple).

    Une étude épidémiologique remet en doute ce constat. Selon les auteurs, les résultats précédents ayant rapporté cette association seraient dû au fait que ces sportifs ont une espérance de vie plus longue, et par conséquent un risque accru de maladie d’Alzheimer. Source: Hippocampal Sclerosis in Dementia, Epilepsy, and Ischemic Injury. Journal of Neuropathology & Experimental Neurology, 2014; 73 (2): 136.

    Dans les cerveaux des personnes atteintes, les chercheurs ont découvert qu’il y avait une accumulation d’une protéine appelée tau autour des vaisseaux sanguins. On pense que l’ETC provoque l’atrophie de certaines zones du cerveau.

    Il est possible que les personnes atteintes d’ETC présentent des signes d’une autre maladie neurodégénérative, notamment la maladie d’Alzheimer, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) – également connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig – la maladie de Parkinson ou la démence frontotemporale.

    Facteurs de risque

    On pense que l’exposition répétée à une lésion cérébrale traumatique augmente le risque d’ETC.

    Prévention

    Il n’y a pas de traitement pour l’ETC mais la recommandation actuelle est de réduire les lésions cérébrales traumatiques légères et de prévenir les blessures supplémentaires après une commotion cérébrale.

    Diagnostic de l’encéphalopathie traumatique chronique

    Il n’existe actuellement aucun moyen de diagnostiquer l’ETC . Il ne peut être suspecté que chez les personnes à haut risque en raison de traumatismes crâniens répétés au fil des années. Un diagnostic nécessite des preuves de dégénérescence des tissus cérébraux et de dépôts de tau et d’autres protéines dans le cerveau qui ne peuvent être observés que lors d’une autopsie.

    TEP

    Une tomographie par émission de positrons (TEP) utilise un traceur radioactif qui est injecté dans une veine. Ensuite, un scanner suit le flux du traceur dans le cerveau et qui ciblent l’accumulation de tau.

  2. Céréales

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    Les céréales complètes sont supérieures aux céréales raffinées pour perdre du poids.




    Des chercheurs américains (Université de Tufts) ont demandé à 81 hommes et femmes e suivre au cours de deux semaines, un régime riche en céréales raffinées destiné à maintenir leur poids.

    Les céréales complètes ont la particularité de contenir l’enveloppe du grain (farine, riz, pâtes etc.) riche en nutriments, contrairement aux céréales raffinées.

    Puis la moitié d’entre eux sont passés à un régime riche en céréales complètes pendant les six semaines suivantes, alors que le restant du groupe poursuivait le régime à base de céréales raffinées contenant moins de fibres.

    Les deux régimes contenaient le même nombre de calories, de graisse, de fruits et légumes et de protéines.

    Résultats
    La concentration en acides gras dans les selles était plus importante chez les personnes consommant des céréales complètes, alors que les entérobactéries – bactéries du tube digestif – étaient moins importantes.

    Bien que la sensation de faim était semblable dans les deux groupes, les participants au régime riche en céréales complètes perdaient 100 calories par jour par rapport à l’autre groupe, l’équivalent d’une marche rapide de 30 minutes.

    Selon les chercheurs, ces résultats s’expliquent par une augmentation du métabolisme de base et à une élimination plus rapide de calories par les selles.

    Source : Roberts, S. B. et coll. Substituting whole grains for refined grains in 6-week randomized trial favorably affects energy balance parameters in healthy men and post-menopausal women. American Journal of Clinical Nutrition, février 2017.

  3. Rester avec le même médecin est synonyme de moins d’hospitalisation

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    Ceux qui ont l’habitude de consulter le même médecin ont moins de risque d’être admis à l’hôpital.

    Des chercheurs britanniques (Health Foundation de Londres) ont analysé les dossiers médicaux de plus de 230 000 patients âgés de 62 à 82 ans. Ils ont examiné à quelle fréquence les patients voyaient le même médecin généraliste et comment cela affectait leur risque d’hospitalisation.

    Comparé aux personnes qui ne bénéficiaient pas de soins continus, le taux d’hospitalisation était inférieur de 9%.




    Selon les chercheurs, cette association pourrait s’expliquer par l’établissement d’une relation de confiance entre le patient et le médecin, ce qui permet une meilleure compréhension des problèmes de santé et une pratique de soins plus appropriée.

    Source : British Medical Journal, février 2017

  4. Alzheimer : les femmes plus touchées que les hommes ?

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    Les femmes sont plus susceptibles de développer la maladie d’Alzheimer, c’est un fait. Cette observation est justifiée par le fait que l’espérance de vie est plus longue chez les femmes. Mais il existe d’autres facteurs – plus subtils – rapportés par des études qui expliqueraient cette vulnérabilité plus grande chez la femme

    Longévité

    Jusqu’à présent, la différence entre les hommes et les femmes était largement attribuée au fait que les femmes vivaient plus longtemps que les hommes. L’âge étant le principal facteur de risque de la maladie d’Alzheimer, il est logique de penser que les femmes sont plus à risque.

    Il apparaît que le risque pour un homme de 65 ans de développer la maladie d’Alzheimer est de 6 à 9 % jusqu’à sa mort, alors qu’il est de 12 à 16 % pour une femme. Si l’on prend en compte toutes les formes de démence, ce pourcentage est de 11% pour les hommes et de 19% pour les femmes.

    Plus la femme vieillit, plus la prévalence est élevée : ainsi entre 65 et 69 ans, la prévalence est quasiment identique entre les hommes (0,6%) et les femmes (0,7%), ce qui n’est pas le cas pour la tranche d’âge des 85-89 ans (8,8% pour les hommes et 14,2% pour les femmes).

    Cela rejoint d’autres études ayant montré qu’à partir de 80 ans, les femmes sont deux fois plus touchées par la maladie d’Alzheimer que les hommes et représentent environ 70% des malades d’Alzheimer.

    S’il y a donc plus de femmes que d’hommes atteintes de la maladie d’Alzheimer, c’est en partie :

    • parce qu’elles ont tendance à vivre plus longtemps que les hommes et que
    • le risque de développer la maladie d’Alzheimer augmente avec l’âge.

    Mais de nouvelles recherches suggèrent qu’il peut y avoir des raisons de nature génétique.

    Facteurs génétiques

    Il est admis que les personnes porteuses de la forme apoE4 de l’apolipoprotéine E (présente chez 10% à à 20% de la population) ont plus de risque de développer la maladie d’Alzheimer que ceux possédant les formes apoE2 or apoE3 (la forme la plus courante).

    Ce risque semble plus important chez les femmes que chez les hommes, selon une étude menée par des chercheurs américains (Université Stanford).

    Huit mille individus de 60 ans et plus ont participé à l’étude, dont 5000 sujets sains et 2200 avec un trouble cognitif léger.

    Les personnes qui possédaient la forme apoE4 avaient un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer, comme cela était prévisible.

    Fait intéressant : les femmes porteuses de la forme apoE4 étaient 2 fois plus à risque, comparées aux hommes.

    Le chercheur principal avait déjà constaté par le passé que les connections entre les neurones étaient défaillantes chez les femmes avec la forme apoE4, ce qui n’était pas le cas chez les hommes.

    Ces résultats expliqueraient pourquoi il y a plus de femmes souffrant de la maladie d’Alzheimer, l’autre raison étant le fait qu’elles vivent plus longtemps.

    Source : Sex modifies theAPOE-related risk of developing Alzheimer disease. Annals of Neurology, 2014.

    Santé cardiaque

    Une autre étude suggère que cette différence homme-femme peut être liée à la santé cardiaque. En effet, selon leurs auteurs, les hommes qui vivent après 65 ans ont une meilleure santé cardiaque qui protège leur cerveau de la maladie d’Alzheimer. La maladie d’Alzheimer et les maladies cardiaques partagent de nombreux facteurs de risque, notamment l’hypercholestérolémie, le diabète et l’obésité.

    Facteurs hormonaux

    L’hormonothérapie conduit à une augmentation des taux d’oestrogènes qui semblent avoir des effets protecteurs sur le cerveau, à condition que le traitement débute juste après la ménopause.

    En revanche, ce même traitement pourrait être délétère s’il commence plusieurs années après, ce qui entraîne une augmentation significative du risque de démence.

    Les effets de l’hormonothérapie sont donc soit protecteurs soit nocifs suivant la période à laquelle elle a été appliquée.

    Une évolution différente de la maladie d’Alzheimer plus rapide chez les femmes

    La perte des fonctions cognitives est deux fois plus rapide chez les femmes présentant des troubles cognitifs légers.

    Cette observation pourrait aider à mieux comprendre pourquoi les femmes sont plus vulnérables que les hommes.

    Elle s’expliquerait par des facteurs de risque génétique et/ou environnemental spécifiques au sexe qui agissent sur la pente de déclin.

    L’analyse du cerveau par neuroimagerie indique une évolution différente de la maladie d’Alzheimer entre les hommes et les femmes.

    Des chercheurs ont analysé pendant cinq ans le cerveau d’individus (60 hommes et 49 femmes, âgés de 75 ans environ) qui présentaient des troubles de la mémoire et qui ont par la suite été diagnostiqués Alzheimer.

    Ils ont constaté que les femmes présentaient une réduction plus importante et plus rapide du volume de l’hippocampe, région cérébrale impliquée dans la mémoire.

    La lésion de l’hippocampe survient plus tard chez les hommes, mais se dégrade plus rapidement par la suite. De plus, la réduction de la matière grise ne touche pas les mêmes zones chez les hommes et les femmes.

    Selon l’auteur principal,  « les raisons de cette sensibilité inégale à la maladie pourraient être dues à des facteurs génétiques, hormonaux et environnementaux » (Source: congrès international de radiologie de Chicago).

    La maladie d’Alzheimer moins bien décelée chez les femmes ?

    Les femmes obtiennent de meilleurs résultats que les hommes aux tests de mémoire verbale*, qui sont sont utilisés pour diagnostiquer les premiers signes de la maladie d’Alzheimer.

    * Ce test de mémoire consiste à répéter immédiatement une quinzaine de mots prononcés par l’axaminateur, puis à les répéter 30 minutes plus tard.

    Selon une étude menée par des chercheurs américains (Université de Californie) sur plus de mille participants (254 patients atteints de la maladie d’Alzheimer, 672 atteints de déficience cognitive légère et 390 sans problème de mémoire), les femmes ont obtenu de meilleurs résultats aux tests de mémoire verbale que les hommes.

    Celles-ci parvenaient à compenser les modifications qui survenaient dans leur cerveau. Autrement dit, le test de mémoire est suffisamment sensible pour détecter les premiers signes d’un déclin cognitif chez un homme, mais pas chez une femme qui pourra utiliser ces fonctions intactes pour pallier ce déficit cognitif.

  5. Les benzodiazépines augmentent-elles le risque de maladie d’Alzheimer ?

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    La prise de benzodiazépines est associée à un risque accru de maladie d’Alzheimer, ce qui ne signifie pas qu’il existe un lien de cause à effet.

    En réalité, des individus pourraient prendre ces médicaments parce qu’ils présentent déjà des symptômes de la maladie d’Alzheimer sans le savoir. À noter que ce lien a été remis en question en 2016.

    Les benzodiazépines (BZD; ex. Xanax, Valium, Lexomil) sont utiles pour traiter les troubles du sommeil et l’anxiété chez les personnes âgées. On estime que 10 % de la population canadienne utilise ces médicaments, avec un pourcentage encore plus élevé chez les personnes âgées.

    Cependant, la communauté médicale reconnaît que l’utilisation à long terme des BZD doit être évitée, car il existe un risque de tolérance et de dépendance.

    Une étude confirme en effet qu’un traitement à long terme avec des benzodiazépines (plus de trois mois) augmente jusqu’à 50% le risque de développer la maladie d’Alzheimer.

    Les chercheurs ont suivi pendant six ans 1 796 cas d’Alzheimer répertoriés et les ont comparés à plus de 7 000 personnes en bonne santé, de même âge et de même sexe.

    L’étude indique que le risque augmente chez ceux qui prenaient des benzodiazépines ayant une longue durée d’action pendant de plus longues périodes.

    Selon les auteurs franco-canadiens de l’étude (Inserm et Université de Montréal),  les résultats « renforcent l’idée d’un lien direct possible entre prise de benzodiazépines et la maladie d’Alzheimer ». Ils estiment que les traitements, bien qu’efficaces, ne doivent pas dépasser trois mois.

    Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, un tiers des femmes de plus de 65 ans consommaient une benzodiazépine contre l’anxiété et près d’une sur cinq pour dormir.

    En 2012,  une étude française portant sur 3 777 individus âgés de 65 ans et plus indiquait également que l’usage chronique (pendant deux à plus de dix ans) de benzodiazépines (BZD; ex. Xanax, Valium, Lexomil) serait responsable de 16 000 à 31 000 cas d’Alzheimer en France.

    Selon le professeur Bernard Bégaud, responsable de l’étude, « ce n’est pas tant la nature des médicaments qui est en cause que l’usage qui en est fait.

    Les recommandations de traitement de durée courte, c’est-à-dire de quatre à douze semaines, ne sont absolument pas respectées. Des patients en consomment 2 ans, 10 ans, 12 ans, 15 ans, sans jamais arrêter. Et c’est ça qui nous inquiète beaucoup.

    Les consommateurs qui les utilisent longtemps ont, plusieurs années plus tard, un risque plus élevé de développer une maladie d’Alzheimer que ceux qui ne consomment pas. Ça fait 20 à 50% de plus que le risque des non-consommateurs, déclare le médecin, qui précise cependant que « ce sont des bons médicaments, utiles, mais sur des durées courtes. »

    Selon le Pr Bégaud, 30% des plus de 65 ans consomment des BZD, ce qui est énorme, et le plus souvent de façon chronique ».

    Un lien remis en question en 2016

    Contrairement à ce qui a été montré auparavant, une nouvelle étude suggère que les benzodiazépines n’accroissent pas le risque de démence. Cependant, les experts avertissent que ces médicaments doivent encore être évités chez les patients âgés en raison du risque de chutes et de confusion.

    Les chercheurs américains (Université de Washington School of Pharmacy, Seattle) ont cependant constaté que le risque de démence était légèrement plus élevé chez les patients âgés qui ont eu une exposition aux benzodiazépines de plus de 10 ans.

    « Notre étude suggère que les benzodiazépines ne peuvent pas finalement causer de démence, mais nous conseillons toujours les professionnels de la santé de prescrire ces médicaments chez les personnes âgées en raison d’autres effets indésirables, tels que l’augmentation du risque de confusion ou de délire, les chutes, les accidents de voiture, et d’autres types de blessures », déclare le Dr Gray, l’auteur principal de l’étude.

    L’analyse a inclus 3434 participants dans la région de Seattle qui étaient sans démence au début de l’étude. L’âge médian des participants était de 74 ans.

    Les chercheurs ont calculé, sur une période de 10 ans, la dose cumulative totale qui reflète à la fois la dose et la durée des prescriptions.

    Dans l’ensemble, 30% des participants avaient au moins une prescription de benzodiazépines sur une période de 10 ans au début de l’étude. Les benzodiazépines les plus couramment utilisés étaient le témazépam (plusieurs marques), le diazépam (plusieurs marques), le clonazépam (Klonapin, Roche), le triazolam (Halcion, Pharmacia et Upjohn), et le lorazépam (plusieurs marques).

    Au cours d’une moyenne de 7,3 ans de suivi, 23,2% des participants ont développé une démence; 79,9% de ces cas ont été associés à la maladie d’Alzheimer.

    Résultats : il n’y a pas d’association entre le plus haut taux d’utilisation de benzodiazépine et la démence, par rapport ceux qui n’en prenaient pas.

    En revanche, les patients qui consommaient peu ou modéremment des benzodiazépines avaient un risque accru (+25 à 31%) de démence.

    « Nous nous attendions à trouver un risque plus élevé seulement chez les personnes qui ont eu une utilisation élevée de benzodiazépines.

    Contrairement à nos attentes, nous avons trouvé une légère augmentation du risque de maladie d’Alzheimer chez les personnes ayant une utilisation faible ou modérée de benzodiazépines. »

    Cette augmentation reflète probablement le traitement des premiers symptômes du déclin cognitif, avant un diagnostic réel de la démence.
    En effet, l’insomnie et l’anxiété sont parmi les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer qui peuvent se manifester bien avant son diagnostic.

    Il est probable que la maladie d’Alzheimer au stade précoce soit à l’origine de l’insomnie, ce qui conduit le médecin à prescrire une benzodiazépine au patient.

    En effet, avant d’être diagnostiqué, les patients pourraient avoir une période de temps pendant laquelle ils présentent des symptômes tels que l’anxiété, l’insomnie ou la dépression. Les benzodiazépines sont alors souvent utilisées pour traiter ces symptômes.




    « Ainsi, l’utilisation des benzodiazépines est une conséquence de la démence, et non la cause. »

    Cette nouvelle étude est la première à utiliser les données informatisées de pharmacie pour examiner l’utilisation des benzodiazépines sur une longue période (10 ans).

    Une autre différence est dans la façon dont les cas de démence ont été déterminés. Des recherches antérieures ont utilisé les données administratives pour identifier les cas de démence, une méthode qui n’est pas forcément précise.

    Dans cette étude, les patients ont été suivis tous les 2 ans dans le but de détecter une éventuelle démence.

    Certains médecins restent sceptiques face à ces résultats, malgré une méthodologie rigoureuse. Une des critiques est que cette étude est basée sur les prescriptions et que l’on ne sait pas exactement si les benzodiazépines ont été consommées ou non conformément à la prescription.

    Référence

    Shelly L Gray et coll. Benzodiazepine use and risk of incident dementia or cognitive decline: prospective population based study BMJ, février 2016.

    Sophie Billioti de Gage et coll. Benzodiazepine use and risk of Alzheimer’s disease: case-control study. British Medical Journal août 2014.

  6. L’obésité altère la mémoire des personnes âgées?

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    Une nouvelle étude révèle que l’obésité pouvait altérer la mémoire chez les personnes âgées, confortant l’hypothèse d’un effet délétère du surpoids sur certaines fonctions du cerveau.

    Environ 2 800 personnes, âgées en moyenne de 74 ans, ont été suivies pendant plus de 10 ans.

    En utilisant différents tests cognitifs*, les auteurs de l’étude ont observé que les participants obèses avaient une moins bonne capacité à améliorer leur mémoire verbale que les non-obèses.

    En revanche, aucune différence n’a été observée lors de tests mesurant les capacités de raisonnement et de résolution de problèmes, ou la capacité de traiter rapidement une information.




    « Ces résultats suggèrent que l’acquisition la mémoire est moins bonne chez les personnes âgées obèses, mais nous ne savons vraiment pas pourquoi », a déclaré l’auteur principal Daniel Clark, chercheur au Centre for Aging Research de l’Indiana University (États-Unis).

    L’existence d’un lien entre l’obésité et les fonctions cérébrales est de plus en plus admise. Des études de neuroimagerie ont montré que l’obésité est associée à une perte plus rapide du volume cérébral dans une zone liée à la mémoire.

    D’autres travaux ont montré que la perte de poids peut conduire à des améliorations de la mémoire, à condition de maintenir son poids de forme sur le long terme.

    Source : Does Body Mass Index Modify Memory, Reasoning, and Speed of Processing Training Effects in Older Adults. Obesity, 2016; 24 (11): 2319.

  7. Le régime méditerranéen diminue la dépression ?

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    Un régime de type méditerranéen diminue les symptômes de la dépression, selon une étude clinique menée par des chercheurs australiens (Université de Deakin).

    Cette étude a impliqué 67 participants souffrant de dépression modérée à sévère, dont la plupart étaient déjà traités (psychothérapie et/ou médicaments antidépresseurs). Au début de l’étude, tous les participants déclaraient avoir une mauvaise alimentation : consommation de bonbons, de viandes transformées, de collations salées et peu de protéines maigres, fruits, légumes et fibres alimentaires.

    Le groupe « régime alimentaire » a suivi un régime composé principalement de fruits, de légumes, de grains entiers, de légumineuses, de viandes rouges maigres, de poissons, de produits laitiers à faible teneur en matière grasse, d’oeufs, de noix et d’huile d’olive, alors que le groupe contrôle bénéficiât seulement d’un soutien social. Le régime médiaterranéen n’était pas conçu pour perdre du poids.

    Après 12 semaines, les symptômes de dépression avaient diminué significativement chez le groupe « régime alimentaire », avec environ un tiers du groupe qui était en rémission, contre seulement 8 % dans le groupe contrôle.




    Ces résultats encourageants doivent être validés sur un échantillon plus important. Cependant, les auteurs suggèrent que les cliniciens doivent dorénavant promouvoir une alimentation saine aux patients souffrant de dépression majeure, en plus d’un traitement standard.

    Source : A randomised controlled trial of dietary improvement for adults with major depression (the ‘SMILES’ trial), BMC Medicine, janvier 2017, 15:23.

  8. Un français sur deux ne respecte pas la prescription de leur médecin

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    La moitié des Français ne respecte pas la prescription de leur médecin, selon un sondage Ifop diffusé en janvier 2017.

    Ainsi, un tiers oublie parfois de prendre leur médicament, alors que 11% modifient leur prescription (en modulant la fréquence de prise ou la dose). Enfin, 3% décident d’arrêter le traitement avant la fin et de leur propre chef.

    Deux tiers (63%) de ceux ayant adapté la prescription l’ont fait parce qu’ils «n’aiment pas trop prendre de médicaments, alors que 27% ont arrêté ou adapté la médication parce que le traitement ne convenait pas à leur rythme de vie. Enfin, un quart ne comprenaient pas son utilité.

    Parmi ceux qui ne suivaient pas leur traitement, 27% oubliaient très souvent de le prendre, 12% de renouveler leur prescription chez le pharmacien et 8% de retourner voir le médecin pour un renouvellement d’ordonnance.




    Les sondés estiment d’autre part qu’ils doivent être mieux informés du rôle des médicaments prescrits (81%), de leurs effets indésirables (80%), de leur maladie (78%) et des risques encourus en cas de non suivi scrupuleux de la prescription (77%).

    Certains moyens (organisation et rappel des rendez-vous médicaux, objets connectés, SMS ou alerte courriels) sont plébicistés par les sondés pour mieux suivre leurs traitements.

  9. Le diabète est la 3me cause de mortalité aux États-Unis

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    Le diabète est la 3me cause de mortalité aux États-Unis.

    En effet, 12% des décès sont dus au diabète aux Etats-Unis, alors que ce pourcentage n’était que de 4% dans les années 1980-1990, selon les données d’une étude américaine s’appuyant sur 282 000 individus.

    C’est est la troisième cause de mortalité dans le pays après les maladies cardiovasculaires et le cancer.

    Les auteurs ont remarqué que le diabète avait été jusqu’alors occulté comme cause de décès, contrairement à la drogue, l’abus d’alcool et le suicide.

    Cela est sans soute au fait que les diabétiques souffrent souvent de complications cardiovasculaires et rénales, ce qui rend difficile de déterminer la cause exacte du décès.

    Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) estiment que le nombre de personnes diabétiques a presque quadruplé en 35 ans, atteignant 22 millions.




    Selon un des chercheurs, « il est très probable que l’obésité et le diabète ont tous les deux contribué de manière importante au ralentissement de la longévité ».

    Source : Deaths Attributable to Diabetes in the United States: Comparison of Data Sources and Estimation Approaches, PlosOne, janvier 2017.

  10. Sarcopénie : grande responsable de la dépendance

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    La  sarcopénie est la grande responsable de l’entrée en dépendance des sujets âgés, limitant leur capacité fonctionnelle et exposant aux chutes pourvoyeuses d’hospitalisations et d’immobilisation.

    Près de 20% des français ont plus de 65 ans à l’heure actuelle. Ils seront probablement plus de 30 % en 2050. L’espérance de vie à la naissance s’approche de 80 ans chez les hommes et dépasse 84 ans chez les femmes.

    Mais le vieillissement transforme progressivement l’adulte en bonne santé en un individu fragile en diminuant ses réserves physiologiques globales, en réduisant sa masse musculaire dès l’âge de 45 ans avec perte de 50% vers l’âge de 90 ans, en l’absence d’une prévention convenable par une alimentation suffisante en protéines et par une activité physique régulière.





    S’y ajoute l’ostéoporose, particulièrement redoutable chez la femme âgée: après 80 ans, 70% des femmes sont atteintes d’ostéoporose et 60% d’entre elles auront au moins une fracture en l’absence d’apport régulier de calcium et de vitamine D, essentiels à l’homéostasie osseuse.

    Lire l’article complet dans le Figaro.sante

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