Un besoin de sommeil supplémentaire est-il un signe de démence ?

Presbyacousie

Testostérone : efficace chez les personnes âgées ?

Les personnes âgées prennent-elles trop de médicaments ?

Une combinaison d’antihypertenseurs plutôt qu’un seul

Verubecestat

Encéphalopathie traumatique chronique

Céréales

Rester avec le même médecin est synonyme de moins d’hospitalisation

Alzheimer : les femmes plus touchées que les hommes ?

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Un besoin de sommeil supplémentaire est-il un signe de démence ?

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    Les seniors qui commencent à dormir plus de neuf heures par nuit ont un risque plus élevé de démence.

    Ainsi, ce risque est multiplié par 2,5 pour ceux qui avaient un besoin de sommeil supplémentaire et atteint +500 % chez les personnes sans diplôme d’études secondaires.

    Les auteurs de l’étude ont émis l’hypothèse que l’éducation pouvait en quelque sorte offrir une protection contre la démence.

    Les personnes atteintes de démence souffrent souvent d’un sommeil perturbé, « mais nous ne savons pas si ces changements sont précoces », a déclaré l’un des auteurs de l’étude et chercheur à la Faculté de médecine de l’Université de Boston (États-Unis).

    Il est à préciser que cette nouvelle étude a seulement rapporté une association entre un surplus de sommeil et la démence, et non un lien de cause à effet.

    « Cependant, si une personne âgée ressent la besoin de plus dormir, elle pourrait passer des tests d’évaluation de la mémoire », suggère-t-il.

    Près de 2 500 personnes ont été incluses dans l’étude. Leur âge moyen était de 72 ans. Cinquante-sept pour cent étaient des femmes.

    Plus de 10 ans après, 10 % des participants ont été diagnostiqués avec une démence, dont une large majorité avec une démence de type Alzheimer.

    Ainsi, ceux qui avaient commencé à dormir plus de neuf heures récemment avaient près de deux fois plus de risque de démence par rapport aux autres personnes. 20% qui devenaient récemment des grands-dormeurs ont été diagnostiqués avec une démence.




    Ces personnes semblaient également avoir des volumes de cerveau plus petits.

    Les chercheurs pensent que le besoin de sommeil supplémentaire pourrait refléter des changements chimiques qui se produisent dans le cerveau. L’autre hypothèse est  que le développement de la démence rendrait les gens plus fatigués.

    Les tests de démence peuvent être appropriés pour les personnes âgées qui remarquent qu’elles dorment plus longtemps, a déclaré le cherchuer. Mais il ne recommande pas que les gens essaient de se réveiller plus tôt.

    Source : Prolonged sleep duration as a marker of early neurodegeneration predicting incident dementia, Neurology, février 2017.

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  2. Presbyacousie

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    La presbyacousie est une perte auditive avec une incapacité progressive progressive de l’audition, en particulier des sons à haute fréquence. Elle est liée à l’âge et apparaît après 50 ans.

    La presbyacousie survient le plus souvent dans les deux oreilles, mais pas nécessairement au même moment ou au même rythme.

    Puisque la perte auditive est graduelle, les personnes atteintes peuvent ne pas se rendre compte que leur audition diminue.

    Elles peuvent avoir de la difficulté à distinguer et à comprendre la conversation dans un environnement bruyant. Les expositions environnementales (outils électriques, machines industrielles ou musique très forte) contribuent de façon significative à la presbyacousie.

    Cependant, près de la moitié des cas de presbyacousie est déterminée génétiquement.

    La presbyacousie est fréquente, touchant un tiers des personnes âgées de 65 à 75 ans et jusqu’à la moitié des personnes de 75 ans et plus.

    La perte auditive peut généralement être corrigée à l’aide d’un appareil auditif, lorsque la communication verbale est fortement compromise.

    Le traitement consiste également en un entraînement auditif et l’élimination dans la mesure du possible de facteurs délétères exogènes.



  3. Testostérone : efficace chez les personnes âgées ?

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    Un traitement avec de la testostérone peut stimuler la densité osseuse et réduire l’anémie chez les personnes âgées ayant de faibles niveaux de testostérone. Cependant, il pourrait également augmenter les risques cardiaques.

    Les essais cliniques semblent indiquer qu’une supplémentation  en testostérone diminue la fonction sexuelle chez les hommes ayant un faible taux de testostérone, selon le Dr Thomas Gill, professeur de gériatrie à l’Université de Yale aux Etats-Unis.

    Mais ces essais ont également rapporté que les hommes recevant un traitement avec de la testostérone ont connu une augmentation plus importante de plaques d’athéromes, comparée à des hommes ne prenant pas l’hormone. Cela pourrait augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral et de maladies cardiaques.

    L’utilisation de la thérapie de remplacement de la testostérone a presque doublé aux États-Unis entre 2009 et 2013 .

    Les essais de testostérone ont impliqué 790 hommes âgés de 65 ans et plus avec de faibles niveaux de testostérone provoqués par le vieillissement, avec des symptômes qui pourraient être liés à ces faibles niveaux tels que des problèmes sexuels, une fatigue, une faiblesse musculaire ou une mémoire perturbée.

    Trois essais cliniques ont été publiés récemment et se sont concentrés sur les avantages potentiels de la thérapie par la testostérone: l’amélioration de la capacité sexuelle, la vitalité et la fonction physique.

    Ces premiers rapports ont révélé que la testostérone pourrait améliorer le désir sexuel d’un homme, mais aurait un effet limité sur la vitalité et la fonction physique.

    Quels sont les principaux résultats cliniques ?

    Anémie. Environ 54 %des hommes avec une anémie inexpliquée et 52% avec une anémie ayant des causes connues ont eu un augmentation significative de leurs taux de globules rouges après une année de thérapie, comparativement à 12% et 15% dans le groupe placebo.

    Os. Après un an, les participants ont connu une densité minérale osseuse significativement plus importante, en particulier dans la colonne vertébrale.

    Plaque d’athérome. Le volume de la plaque d’athérome a augmenté significativement dans le groupe traité avec la testostérone par rapport au groupe témoin non traité.

    Cognition. Aucune amélioration n’a été observée sur la mémoire verbale, la mémoire visuelle ou la résolution de problèmes.

    L’un des auteurs de l’étude précise que la testostérone ne devrait pas être considérée comme un traitement de première ligne contre l’ostéoporose ou l’anémie car il existe déjà d’autres traitements bien établis.

    Source

    Association of Testosterone Levels With Anemia in Older Men. A Controlled Clinical Trial. JAMA Intern Med, février 2017.

    Testosterone Treatment and Cognitive Function in Older Men With Low Testosterone and Age-Associated Memory Impairment. JAMA. 2017;317(7):717-727.

    Testosterone Treatment and Coronary Artery Plaque Volume in Older Men With Low Testosterone. JAMA. 2017;317(7):708-716.

  4. Les personnes âgées prennent-elles trop de médicaments ?

    Commentaires fermés sur Les personnes âgées prennent-elles trop de médicaments ?

    medicamentDe plus en plus de personnes âgées prennent trop des médicaments qui peuvent affecter leurs fonctionnement.

    Des chercheurs américains ont évalué la prise de certains médicaments tels que les analgésiques opioïdes, les antidépresseurs, les tranquillisants et les antipsychotiques.




    L’utilisation de ces médicaments chez les personnes de plus de 65 ans a plus que doublé entre 2004 et 2013.

    La plus forte augmentation a été observée chez les personnes âgées vivant dans des zones rurales, avec une utilisation qui a plus que triplé.
    L’utilisation combinée de ces médicaments qui agissent sur le système nerveux central peut

    • conduire à des chutes suivies de blessures,
    • affecter la capacité de conduite et
    • provoquer des problèmes de mémoire et de raisonnement.

    Consommer des analgésiques opioïdes (tels que l’oxycontin) avec certains autres médicaments affectant le cerveau – y compris des benzodiazépines tels que le Valium et le Xanax – est particulièrement préoccupant en raison de l’augmentation du risque de décès.

    « L’augmentation que nous avons observée peut refléter la volonté des aînés de demander de l’aide pour soigner leurs troubles mentaux », déclare l’auteur principal de l’étude.

    Une autre conclusion inquiétante est que près de la moitié des aînés prenant ces combinaisons de médicaments n’étaient pas atteints d’un trouble mental, alors que ces médicaments sont prescrits pour des problèmes de santé mental (anxiété, dépression et troubles psychoses).

    En 2015, l’association française des consommateurs UFC-Que Choisir s’inquiétait du fait que 40% des ordonnances présentent un danger potentiel pour les personnes âgées.

    Après avoir analysé près de 350 ordonnances de patients de 75 ans et plus, elle s’est rendue compte que celles-ci contenaient près de 9 médicaments en moyenne par personne. Parmi elles, « près de quatre sur dix incluent un médicament potentiellement inapproprié aux personnes âgées ».

    Lire l’article complet sur sudouest.fr

    Source : Medicating Distress, JAMA Internal Medicine. JAMA Intern Med. 2017;177(1):42-43, février 2017.

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  5. Une combinaison d’antihypertenseurs plutôt qu’un seul

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    La combinaison de quatre antihypertenseurs – à plus faibles doses – plutôt qu’un médicament est plus efficace pour réduire la pression artérielle et avec moins d’effets secondaires.

    Ces résultats publiés dans le Lancet sont importants car l’hypertension artérielle est une maladie asymptomatique qui augmente le risque de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral (AVC).

    Les chercheurs ont évalué l’efficacité d’une combinaison de 4 antihypertenseurs (irbesartan 37,5 mg, amlodipine 1,25 mg, hydrochlorothiazide 6,25 mg et atenolol 12,5 mg), comparée à un placebo pendant 4 semaines.

    Cet essai randomisé contrôlé a été mené auprès de 21 patients légèrement hypertendus et non traités jusque-là.




    Puis ils ont comparé l’efficacité à celle d’un seul antihypertenseur prescrit sur une période d’un mois.

    La réduction de la pression artérielle systolique et diastolique a par la suite été évaluée.

    Résultats principaux
    –  15 des 18 participants bénéficiant d’une combinaison de médicaments, ont vu leur pression revenir à la normale (inférieure à 135 / 85mm Hg) contre 7 des 18 patients sous placebo.
    – Aucun effet indésirable sévère n’a été rapporté avec cette combinaison.

    Les chercheurs estiment que cette combinaison de quatre antihypertenseurs pourrait être deux fois plus efficace que les traitements existants.

    Ces résultats doivent être confirmés auprès d’un nombre de patients plus important.

    Source : Quarter-dose quadruple combination therapy for initial treatment of hypertension: placebo-controlled, crossover, randomised trial and systematic review. The Lancet, février 2017.

  6. Verubecestat

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    Le verubecestat est une molécule développée par les laboratoires Merck capable d’inhiber une enzyme (BACE1) responsable de la production de la protéine amyloïde dans le cerveau. Cette protéine serait à l’origine de la mort neuronale dans la maladie d’Alzheimer.



    En février 2017, le laboratoire a décidé d’abandonner une partie des essais cliniques de phase 3, estimant  qu’il n’y avait «pratiquement aucune chance d’obtenir un effet clinique positif».

    Le comité externe consulté a cependant recommandé que ces études se poursuivent, avec des résultats attendus début 2019.

    Un essai clinique de phase 1 portant  sur 32 patients avait pourtant montré que le verubecestat (12 mg, 40 mg et 60 mg) réduisait les niveaux d’amyloïde dans le liquide céphalorachidien.

    Les doses étaient bien tolérées.

  7. Encéphalopathie traumatique chronique

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    L’encéphalopathie traumatique chronique est une dégénérescence cérébrale probablement causée par des traumatismes crâniens répétés. Elle est diagnostiquée uniquement lors de l’autopsie en étudiant le cerveau.

    L’encéphalopathie traumatique chronique (ETC) est une maladie rare qui n’est pas encore bien comprise. Elle n’est pas liée aux conséquences immédiates d’un épisode tardif de traumatisme crânien. 

    Les chercheurs essaient toujours de comprendre comment les traumatismes crâniens répétés – y compris le nombre de blessures à la tête et la gravité de ces blessures – et d’autres facteurs pourraient contribuer aux changements dans le cerveau qui entraînent une ETC.

    L’encéphalopathie traumatique chronique a été observée dans le cerveau de personnes qui jouaient au football et à d’autres sports de contact, y compris la boxe. Il peut également survenir chez le personnel militaire qui a été exposé à des explosions. 

    On pense que certains signes et symptômes de ETC incluent des troubles de cognition et de l’émotion, des problèmes physiques et d’autres comportements. On pense que ceux-ci se développent des années à des décennies après un traumatisme crânien.

    L’encéphalopathie traumatique chronique ne peut pas être posée comme diagnostic au cours de la vie, sauf chez les rares personnes exposées à un risque élevé. Les chercheurs ne connaissent pas encore sa fréquence dans la population et n’en comprennent pas les causes. Il n’y a pas de remède à l’heure actuelle. 

    Symptômes de l’encéphalopathie traumatique chronique

    Aucun symptôme spécifique n’a été clairement lié à l’encéphalopathie traumatique chronique. Certains des signes et symptômes possibles peuvent survenir dans de nombreuses autres affections. Chez les quelques personnes dont l’encéphalopathie a été diagnostiquée, les signes et les symptômes comprenaient des changements cognitifs, comportementaux, d’humeur et moteurs.

    Déficit cognitive

    • Difficulté à penser (troubles cognitifs)
    • Perte de mémoire
    • Problèmes de planification, d’organisation et d’exécution des tâches (fonction exécutive)

    Changements de comportement

    • Comportement impulsif
    • Agression

    Troubles de l’humeur

    • Dépression ou apathie
    • Instabilité émotionnelle
    • Abus de substances
    • Pensées ou comportements suicidaires

    Symptômes moteurs

    Les symptômes ne se développent pas juste après une blessure à la tête, mais les chercheurs pensent qu’ils peuvent se développer au fil des années ou des décennies après un traumatisme crânien répété. Les symptômes de l’encéphalopathie apparaissent sous deux formes. Au début de la vie, entre la fin des années 20 et le début des années 30, la première forme de peut provoquer des problèmes de santé mentale et de comportement, notamment la dépression, l’anxiété, l’impulsivité et l’agressivité. On pense que la deuxième forme provoque des symptômes plus tard dans la vie, vers l’âge de 60 ans. Ces signes et symptômes comprennent des problèmes de mémoire et de réflexion susceptibles d’évoluer vers la démence.

    Causes de l’encéphalopathie traumatique chronique

    Les traumatismes crâniens répétitifs sont probablement la cause de l’ETC. Les joueurs de football et de hockey sur glace ou les boxeurs, ainsi que le personnel militaire servant dans les zones de guerre, ont fait l’objet de la plupart des études.

    Cependant, tous les athlètes et tous ceux qui subissent des commotions cérébrales répétées, y compris le personnel militaire, ne développent pas d’encéphalopathie traumatique chronique. Certaines études n’ont montré aucune incidence accrue d’encéphalopathie chez les personnes exposées à des traumatismes crâniens répétés.

    Certaines études remettent en cause l’hypothèse d’un lien entre l’encéphalopathie traumatique chronique et traumatismes crâniens répétés.

    Les médias ont largement rapporté que l’encéphalopathie traumatique chronique est une maladie neurodégénérative touchant souvent les athlètes retraités ayant pratiqué des sports de contact (le football américain ou la boxe par exemple).

    Une étude épidémiologique remet en doute ce constat. Selon les auteurs, les résultats précédents ayant rapporté cette association seraient dû au fait que ces sportifs ont une espérance de vie plus longue, et par conséquent un risque accru de maladie d’Alzheimer. Source: Hippocampal Sclerosis in Dementia, Epilepsy, and Ischemic Injury. Journal of Neuropathology & Experimental Neurology, 2014; 73 (2): 136.

    Dans les cerveaux des personnes atteintes, les chercheurs ont découvert qu’il y avait une accumulation d’une protéine appelée tau autour des vaisseaux sanguins. On pense que l’ETC provoque l’atrophie de certaines zones du cerveau.

    Il est possible que les personnes atteintes d’ETC présentent des signes d’une autre maladie neurodégénérative, notamment la maladie d’Alzheimer, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) – également connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig – la maladie de Parkinson ou la démence frontotemporale.

    Facteurs de risque

    On pense que l’exposition répétée à une lésion cérébrale traumatique augmente le risque d’ETC.

    Prévention

    Il n’y a pas de traitement pour l’ETC mais la recommandation actuelle est de réduire les lésions cérébrales traumatiques légères et de prévenir les blessures supplémentaires après une commotion cérébrale.

    Diagnostic de l’encéphalopathie traumatique chronique

    Il n’existe actuellement aucun moyen de diagnostiquer l’ETC . Il ne peut être suspecté que chez les personnes à haut risque en raison de traumatismes crâniens répétés au fil des années. Un diagnostic nécessite des preuves de dégénérescence des tissus cérébraux et de dépôts de tau et d’autres protéines dans le cerveau qui ne peuvent être observés que lors d’une autopsie.

    TEP

    Une tomographie par émission de positrons (TEP) utilise un traceur radioactif qui est injecté dans une veine. Ensuite, un scanner suit le flux du traceur dans le cerveau et qui ciblent l’accumulation de tau.

  8. Céréales

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    Les céréales complètes sont supérieures aux céréales raffinées pour perdre du poids.




    Des chercheurs américains (Université de Tufts) ont demandé à 81 hommes et femmes e suivre au cours de deux semaines, un régime riche en céréales raffinées destiné à maintenir leur poids.

    Les céréales complètes ont la particularité de contenir l’enveloppe du grain (farine, riz, pâtes etc.) riche en nutriments, contrairement aux céréales raffinées.

    Puis la moitié d’entre eux sont passés à un régime riche en céréales complètes pendant les six semaines suivantes, alors que le restant du groupe poursuivait le régime à base de céréales raffinées contenant moins de fibres.

    Les deux régimes contenaient le même nombre de calories, de graisse, de fruits et légumes et de protéines.

    Résultats
    La concentration en acides gras dans les selles était plus importante chez les personnes consommant des céréales complètes, alors que les entérobactéries – bactéries du tube digestif – étaient moins importantes.

    Bien que la sensation de faim était semblable dans les deux groupes, les participants au régime riche en céréales complètes perdaient 100 calories par jour par rapport à l’autre groupe, l’équivalent d’une marche rapide de 30 minutes.

    Selon les chercheurs, ces résultats s’expliquent par une augmentation du métabolisme de base et à une élimination plus rapide de calories par les selles.

    Source : Roberts, S. B. et coll. Substituting whole grains for refined grains in 6-week randomized trial favorably affects energy balance parameters in healthy men and post-menopausal women. American Journal of Clinical Nutrition, février 2017.

  9. Rester avec le même médecin est synonyme de moins d’hospitalisation

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    Ceux qui ont l’habitude de consulter le même médecin ont moins de risque d’être admis à l’hôpital.

    Des chercheurs britanniques (Health Foundation de Londres) ont analysé les dossiers médicaux de plus de 230 000 patients âgés de 62 à 82 ans. Ils ont examiné à quelle fréquence les patients voyaient le même médecin généraliste et comment cela affectait leur risque d’hospitalisation.

    Comparé aux personnes qui ne bénéficiaient pas de soins continus, le taux d’hospitalisation était inférieur de 9%.




    Selon les chercheurs, cette association pourrait s’expliquer par l’établissement d’une relation de confiance entre le patient et le médecin, ce qui permet une meilleure compréhension des problèmes de santé et une pratique de soins plus appropriée.

    Source : British Medical Journal, février 2017

  10. Alzheimer : les femmes plus touchées que les hommes ?

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    Les femmes sont plus susceptibles de développer la maladie d’Alzheimer, c’est un fait. Cette observation est justifiée par le fait que l’espérance de vie est plus longue chez les femmes. Mais il existe d’autres facteurs – plus subtils – rapportés par des études qui expliqueraient cette vulnérabilité plus grande chez la femme

    Longévité

    Jusqu’à présent, la différence entre les hommes et les femmes était largement attribuée au fait que les femmes vivaient plus longtemps que les hommes. L’âge étant le principal facteur de risque de la maladie d’Alzheimer, il est logique de penser que les femmes sont plus à risque.

    Il apparaît que le risque pour un homme de 65 ans de développer la maladie d’Alzheimer est de 6 à 9 % jusqu’à sa mort, alors qu’il est de 12 à 16 % pour une femme. Si l’on prend en compte toutes les formes de démence, ce pourcentage est de 11% pour les hommes et de 19% pour les femmes.

    Plus la femme vieillit, plus la prévalence est élevée : ainsi entre 65 et 69 ans, la prévalence est quasiment identique entre les hommes (0,6%) et les femmes (0,7%), ce qui n’est pas le cas pour la tranche d’âge des 85-89 ans (8,8% pour les hommes et 14,2% pour les femmes).

    Cela rejoint d’autres études ayant montré qu’à partir de 80 ans, les femmes sont deux fois plus touchées par la maladie d’Alzheimer que les hommes et représentent environ 70% des malades d’Alzheimer.

    S’il y a donc plus de femmes que d’hommes atteintes de la maladie d’Alzheimer, c’est en partie :

    • parce qu’elles ont tendance à vivre plus longtemps que les hommes et que
    • le risque de développer la maladie d’Alzheimer augmente avec l’âge.

    Mais de nouvelles recherches suggèrent qu’il peut y avoir des raisons de nature génétique.

    Facteurs génétiques

    Il est admis que les personnes porteuses de la forme apoE4 de l’apolipoprotéine E (présente chez 10% à à 20% de la population) ont plus de risque de développer la maladie d’Alzheimer que ceux possédant les formes apoE2 or apoE3 (la forme la plus courante).

    Ce risque semble plus important chez les femmes que chez les hommes, selon une étude menée par des chercheurs américains (Université Stanford).

    Huit mille individus de 60 ans et plus ont participé à l’étude, dont 5000 sujets sains et 2200 avec un trouble cognitif léger.

    Les personnes qui possédaient la forme apoE4 avaient un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer, comme cela était prévisible.

    Fait intéressant : les femmes porteuses de la forme apoE4 étaient 2 fois plus à risque, comparées aux hommes.

    Le chercheur principal avait déjà constaté par le passé que les connections entre les neurones étaient défaillantes chez les femmes avec la forme apoE4, ce qui n’était pas le cas chez les hommes.

    Ces résultats expliqueraient pourquoi il y a plus de femmes souffrant de la maladie d’Alzheimer, l’autre raison étant le fait qu’elles vivent plus longtemps.

    Source : Sex modifies theAPOE-related risk of developing Alzheimer disease. Annals of Neurology, 2014.

    Santé cardiaque

    Une autre étude suggère que cette différence homme-femme peut être liée à la santé cardiaque. En effet, selon leurs auteurs, les hommes qui vivent après 65 ans ont une meilleure santé cardiaque qui protège leur cerveau de la maladie d’Alzheimer. La maladie d’Alzheimer et les maladies cardiaques partagent de nombreux facteurs de risque, notamment l’hypercholestérolémie, le diabète et l’obésité.

    Facteurs hormonaux

    L’hormonothérapie conduit à une augmentation des taux d’oestrogènes qui semblent avoir des effets protecteurs sur le cerveau, à condition que le traitement débute juste après la ménopause.

    En revanche, ce même traitement pourrait être délétère s’il commence plusieurs années après, ce qui entraîne une augmentation significative du risque de démence.

    Les effets de l’hormonothérapie sont donc soit protecteurs soit nocifs suivant la période à laquelle elle a été appliquée.

    Une évolution différente de la maladie d’Alzheimer plus rapide chez les femmes

    La perte des fonctions cognitives est deux fois plus rapide chez les femmes présentant des troubles cognitifs légers.

    Cette observation pourrait aider à mieux comprendre pourquoi les femmes sont plus vulnérables que les hommes.

    Elle s’expliquerait par des facteurs de risque génétique et/ou environnemental spécifiques au sexe qui agissent sur la pente de déclin.

    L’analyse du cerveau par neuroimagerie indique une évolution différente de la maladie d’Alzheimer entre les hommes et les femmes.

    Des chercheurs ont analysé pendant cinq ans le cerveau d’individus (60 hommes et 49 femmes, âgés de 75 ans environ) qui présentaient des troubles de la mémoire et qui ont par la suite été diagnostiqués Alzheimer.

    Ils ont constaté que les femmes présentaient une réduction plus importante et plus rapide du volume de l’hippocampe, région cérébrale impliquée dans la mémoire.

    La lésion de l’hippocampe survient plus tard chez les hommes, mais se dégrade plus rapidement par la suite. De plus, la réduction de la matière grise ne touche pas les mêmes zones chez les hommes et les femmes.

    Selon l’auteur principal,  « les raisons de cette sensibilité inégale à la maladie pourraient être dues à des facteurs génétiques, hormonaux et environnementaux » (Source: congrès international de radiologie de Chicago).

    La maladie d’Alzheimer moins bien décelée chez les femmes ?

    Les femmes obtiennent de meilleurs résultats que les hommes aux tests de mémoire verbale*, qui sont sont utilisés pour diagnostiquer les premiers signes de la maladie d’Alzheimer.

    * Ce test de mémoire consiste à répéter immédiatement une quinzaine de mots prononcés par l’axaminateur, puis à les répéter 30 minutes plus tard.

    Selon une étude menée par des chercheurs américains (Université de Californie) sur plus de mille participants (254 patients atteints de la maladie d’Alzheimer, 672 atteints de déficience cognitive légère et 390 sans problème de mémoire), les femmes ont obtenu de meilleurs résultats aux tests de mémoire verbale que les hommes.

    Celles-ci parvenaient à compenser les modifications qui survenaient dans leur cerveau. Autrement dit, le test de mémoire est suffisamment sensible pour détecter les premiers signes d’un déclin cognitif chez un homme, mais pas chez une femme qui pourra utiliser ces fonctions intactes pour pallier ce déficit cognitif.