Commentaires fermés sur Découverte d’un gène commun entre l’autisme et Alzheimer
Une équipe israélienne pensent avoir découvert la clé pour résoudre de problèmes médicaux différents, et qui affectent deux catégories différentes de la population, à savoir les autistes et les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer.
Un gène nommé ADNP pourrait être le gène responsable du nombre élevé de cas d’autisme chez les garçons – qui en souffrent beaucoup plus que les filles – ainsi que du nombre de cas élevés de la maladie d’Alzheimer chez les femmes âgées.
Ce gène produit une protéine appelée ADNP (dans le jargon scientifique, on parle du gène ADNP) qui a la propriété de protéger les neurones.
Dans les études effectuées ces 15 dernières années, les chercheurs ont découvert que les mutations de l’ADPN peuvent provoquer non seulement l’autisme mais aussi la maladie d’Alzheimer.
Commentaires fermés sur Peut-on perdre sa langue maternelle après un AVC ?
Une chinoise de 94 ans victime d’un AVC s’est réveillée après deux semaines de coma incapable de parler sa langue maternelle. Au lieu de cela, c’est un anglais parfait qui sortait de sa bouche.
« Where am I ? What is happening ? » (Où suis-je ? Que se passe-t-il ?). Tels sont les premiers mots sortis de sa bouche.
Selon les neurologues, la région du cerveau impliquée dans sa capacité de parler le chinois a été endommagée. Une autre région du cerveau a pris le relais pour lui permettre de parler une autre langue, en l’occurrence l’anglais. Cela ne signifie pas pour autant qu’elle ne comprend plus le chinois.
Commentaires fermés sur Asthmatiques : attention à l’apnée du sommeil
Les individus asthmatiques ont un risque augmenté de 40% de développer une apnée du sommeil, comparés à ceux qui ne le sont pas.
Le syndrome d’apnée du sommeil est un trouble du sommeil qui a des retombées sur la mortalité et la morbidité. Une apnée du sommeil se caractérise par la survenue de 10 apnées d’une durée supérieure ou égale à 10 secondes par heure.
Elle est associée avec l’obésité, le diabète et l’hypertension artérielle.
Seule explication du lien retrouvé entre asthme et apnée, selon les spécialistes: il s’agit de patients en surpoids ou obèses.
Commentaires fermés sur Technologie : un prototype mis au point pour détecter un AVC
Une équipe de chercheurs (C Lab, Samsung) au mis au point un prototype de casque capable de détecter un AVC. Ce casque comprend des capteurs qui enregistrent les ondes électriques du cerveau qui sont envoyées sur une application mobile installée sur un téléphone intelligent (smartphone) ou une tablette.
L’application sera alors capable d’évaluer la probabilité de risque d’un AVC.
Les capteurs pourraient s’intégrer à des objets discrets tels que des épingles à cheveux ou des branches de lunettes, suggère Samsung.
Commentaires fermés sur Un nouveau test pour détecter et suivre les symptômes cognitifs
Un nouvel outil a été mis au point par des chercheurs pour détecter et suivre les symptômes cognitifs, fonctionnels et psychologiques chez les personnes âgées.
Cet outil a été baptisé « The Healthy Aging Brain Care (HABC) » par leurs auteurs, chercheurs au Eskenazi Health Healthy Aging Brain Center à Indianapolis (États-Unis).
Il « aide les médecins à mesurer et surveiller la gravité des symptômes, fournissant des informations précieuses pour l’équipe en charge du patient, » déclare le Dr Boustani, MD, directeur médical du Centre de recherche.
« Nous avons utilisé cet outil à chaque fois qu’un patient venait à la clinique. Je peux comparer les résultats avec ceux obtenus lors de la dernière visite, et décider si mon programme fonctionne bien ou si je dois apporter des modifications », poursuit-il.
Un test rapide et facile à remplir
L’ HABC comprend 27 items sur une échelle de 4 points pour évaluer les symptômes cognitifs, fonctionnels et psychologiques. Il y a des versions destinées au patient (auto-évaluation) et à l’aidant qui peuvent être complétées en ligne ou avec un papier et un crayon en 2 à 3 minutes.
Exemples de questions : au cours des 2 dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous rencontré les problèmes suivant:
• Répéter les mêmes questions ou les mêmes histoires
• Oublier le mois ou ne pas être capable de nommer l’année
• Manipuler des données financières complexes (impôts sur le revenu, paiement des factures)
• Planifier, préparer ou servir des repas
• Prendre ses médicaments à la dose correcte et au bon moment
• Marcher ou déambuler
• Prendre moins d’intérêt ou de plaisir à faire les choses
• Se sentir anxieux, nerveux, tendu, craintif, ou pris de panique
• Entendre des voix, voir des choses, ou parler à des gens qui ne sont pas là
• Errer ou effectuer des choses de manière répétitive.
Dr Boustani et ses collègues avait précédemment validé la version remplie par le soignant (Monahan et al, Clin Interv Aging. 2012;7:143-157). Dans un article publié en décembre 2014, les chercheurs ont validé la version de l’outil destiné au patient (c’est-à-dire rempli par le patient lui-même).
Pour obtenir cette validation scientifique, les chercheurs ont demandé à 291 adultes âgés de 65 ans et plus de participer à l’étude.
Les chercheurs ont noté que cette version du test destinée à être remplie par le patient démontre une bonne fiabilité. Toutefois, si un patient rapporte un résultat parfait sur le plan cognitif, les chercheurs estiment que d’autres tests doit être effectués afin d’exclure la possibilité que le patient nie ou ignore ses éventuels symptômes cognitifs.
L’étude a été financée par l’Institut national de la santé mentale et l’Institut national sur le vieillissement. L’outil HABC est protégé par copyright.
Source: Monahan et coll. The Healthy Aging Brain Care (HABC) Monitor: validation of the Patient Self-Report Version of the clinical tool designed to measure and monitor cognitive, functional, and psychological health. Clin Interv vieillissement. 2014; 9: 2123-2132.
Commentaires fermés sur AVC : quand le cerveau droit et le cerveau gauche ne communiquent plus
Chez une personne saine, l’hémisphère droit (soit la partie droite du cerveau) commande la partie gauche de notre corps, et vice-versa.
Lorsqu’un AVC touche l’hémisphère droit, le cerveau néglige ce qui se passe sur sa gauche. La vision et les sensations tactiles sont particulièrement affectées (par exemple, il ne voit pas ce qui est situé sur sa gauche).
Cependant, il existe des phénomènes de compensation qui permet à deux tiers des patients de récupérer après un an.
Des chercheurs français de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière de l’INSERM ont étudié ce phénomène de plasticité neuronale chez 45 patients ayant subi des lésions de l’hémisphère droit suite à un AVC. L’objectif est de détecter ceux chez qui les lésions persisteront, pour leur proposer une rééducation adaptée.
Résultat : les patients dont les symptômes persistaient présentaient des problèmes de communication entre les hémisphères droit et gauche, empêchant ces phénomènes de compensation. Plus précisément, les chercheurs ont observé des lésions des fibres nerveuses du corps calleux (voir photo), une région du cerveau qui assure une bonne communication entre les deux hémisphères.
Commentaires fermés sur L’imagerie pourrait prédire certains comportements dangereux
Des chercheurs américains estiment que la technique d’imagerie par résonance magnétique (IRM), combinée à d’autres données médicales (données génétiques, tests psychologiques…), pourrait être utile pour prédire certains comportements, dont le risque d’accoutumance à boire, voire une tendance à commettre des crimes et délits.
L’imagerie prédirait les comportements dangereux
En associant les données d’imagerie IRM et psychologique notamment, les chercheurs peuvent prédire que des jeunes avaient un risque accru de conduite dangereuse suite à une consommation d’alcool.
Commentaires fermés sur Les personnes âgées diabétiques prennent-elles trop de médicaments ?
Beaucoup de personnes âgées atteintes de diabète peuvent être exposées à un danger potentiel parce que leurs médecins tentent de contrôler de manière trop stricte leurs taux de glucose sanguins.
Les chercheurs ont constaté que près des deux tiers des personnes âgées diabétiques qui sont en mauvaise santé ont été placées sur un régime strict de contrôle glycérique. Ce régime strict avait pour objectif de viser un niveau d’hémoglobine A1C cible de moins de 7% (cet indicateur donne une idée du taux de sucre lors des 2-3 derniers mois).
Cependant, ces patients atteignent cet objectif grâce à la prise de médicaments qui les exposent à un plus grand risque d’hypoglycémie, ce qui peut causer des anomalies du rythme cardiaque, des étourdissements ou une perte de conscience.
En outre, le contrôle du diabète serré ne semble pas bénéficier aux patients, puisque le pourcentage de personnes âgées atteintes de diabète et qui sont en mauvaise santé n’a pas changé depuis plus d’une décennie, bien qu’elles aient bénéficié d’un traitement visant à contrôler rigoureusement le sucre dans le sang.
« Il existe de plus en plus de preuves qu’un contrôle serré de la glycémie peut provoquer des dommages chez les personnes âgées,. En effet, les personnes âgées entre autres sont plus sensibles à l’hypoglycémie», a déclaré Dr Kasia Lipska, auteur principal de l’étude et professeur adjoint d’endocrinologie à l’École de médecine de l’Université Yale (États-Unis).
« Plus de la moitié de ces patients étaient traités avec des médicaments qui sont peu susceptibles de leur être bénéfiques et qui peuvent causer des problèmes. »
Le diabète est fréquent chez les personnes de 65 ans et plus. Mais les médecins ont du mal à trouver la meilleure façon de gérer le diabète chez les personnes âgées.
En contrôlant étroitement les niveaux de sucre dans le sang, les médecins espèrent conjurer les complications du diabète, y compris des dommages aux organes, la cécité et les amputations.
Dans cette étude parue la revue JAMA, les auteurs ont analysé les données de 1288 patients diabétiques 65 ans et plus.
Les patients ont été divisés en trois groupes en fonction de leur état de santé: environ la moitié ont été considérés comme relativement en bonne santé en dépit de leur diabète; 28% avaient une santé intermédiaire, avec notamment des difficulté à accomplir certaines activités quotidiennes de base. Environ 21% étaient en mauvaise santé et étaient soit sous dialyse, soit avaient des difficultés à effectuer les activités de la vie quotidienne.
Dans l’ensemble, 61,5 % des patients bénéficiaient d’un contrôle strict de la glycémie. Un peu plus de la moitié d’entre eux l’avait fait grâce à des médicaments qui abaissent très efficacement les niveaux de sucre dans le sang (ex. insuline et sulfamides hypoglycémiants).
Malgré ce traitement « agressif « , la proportion de diabétiques âgés en bonne et en mauvaise santé n’a pas changé de manière significative pendant la période d’étude de 10 ans, ce qui soulève la question de savoir si les médecins ne donnent pas trop de médicaments aux diabétiques sans aucun avantage réel.
« Je ne pense pas que nous devrions utiliser l’insuline ou les sulfamides hypoglycémiants chez les patients âgés, » poursuit-elle. « Cette étude montre que traiter les diabétiques en bonne santé de manière agressive avec ces médicaments ne fait aucune différence.»
Dr Alan Garber, du Baylor College of Medicine à Houston, a déclaré que l’étude remet en question l’utilisation de l’insuline ou des sulfamides pour traiter le diabète chez les personnes âgées, mais n’invalide pas nécessairement l’objectif de contrôler de manière stricte la glycémie.
« La plupart des nouveaux médicaments, qui ont fait leurs preuves dans de multiples essais cliniques en ce qui concerne le risque d’hypoglycémie, auraient dû être utilisés chez les patients à risque d’hypoglycémie.»
«Nous avons besoin d’individualiser la gestion du diabète, y compris les objectifs», a déclaré Garber.
Lipska conclut qu’il faut « encourager les gens à parler avec leurs médecins et essayer de mieux comprendre quels sont les avantages et inconvénients potentiels du traitement. Tout le monde n’a pas le même but. »
Source: : Kasia Lipska et coll. Potential Overtreatment of Diabetes Mellitus in Older Adults With Tight Glycemic Control. JAMA médecine interne, 12 janvier 2015.
Commentaires fermés sur Parkinson : existe-t-il des liens avec certaines maladies inflammatoires ?
Une équipe de chercheurs canadiens (Institut de recherche sur le cerveau et le psychisme, Université d’Ottawa) a reçu une subvention de 2,5 M$ sur cinq ans des Instituts de recherche en santé du Canada pour étudier un possible lien génétique entre la maladie de Parkinson, la maladie de Crohn et la lèpre.
Il existerait en effet des liens entre certaines maladies inflammatoires et la maladie de Parkinson. Ainsi, la mutation du gène appelé LRRK2 pourrait dérégler le système immunitaire et favoriser l’apparition de la maladie de Parkinson, de la maladie de Crohn ou de la lèpre.