Commentaires fermés sur AVC : quand le cerveau droit et le cerveau gauche ne communiquent plus
Chez une personne saine, l’hémisphère droit (soit la partie droite du cerveau) commande la partie gauche de notre corps, et vice-versa.
Lorsqu’un AVC touche l’hémisphère droit, le cerveau néglige ce qui se passe sur sa gauche. La vision et les sensations tactiles sont particulièrement affectées (par exemple, il ne voit pas ce qui est situé sur sa gauche).
Cependant, il existe des phénomènes de compensation qui permet à deux tiers des patients de récupérer après un an.
Des chercheurs français de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière de l’INSERM ont étudié ce phénomène de plasticité neuronale chez 45 patients ayant subi des lésions de l’hémisphère droit suite à un AVC. L’objectif est de détecter ceux chez qui les lésions persisteront, pour leur proposer une rééducation adaptée.
Résultat : les patients dont les symptômes persistaient présentaient des problèmes de communication entre les hémisphères droit et gauche, empêchant ces phénomènes de compensation. Plus précisément, les chercheurs ont observé des lésions des fibres nerveuses du corps calleux (voir photo), une région du cerveau qui assure une bonne communication entre les deux hémisphères.
Commentaires fermés sur L’imagerie pourrait prédire certains comportements dangereux
Des chercheurs américains estiment que la technique d’imagerie par résonance magnétique (IRM), combinée à d’autres données médicales (données génétiques, tests psychologiques…), pourrait être utile pour prédire certains comportements, dont le risque d’accoutumance à boire, voire une tendance à commettre des crimes et délits.
L’imagerie prédirait les comportements dangereux
En associant les données d’imagerie IRM et psychologique notamment, les chercheurs peuvent prédire que des jeunes avaient un risque accru de conduite dangereuse suite à une consommation d’alcool.
Commentaires fermés sur Les personnes âgées diabétiques prennent-elles trop de médicaments ?
Beaucoup de personnes âgées atteintes de diabète peuvent être exposées à un danger potentiel parce que leurs médecins tentent de contrôler de manière trop stricte leurs taux de glucose sanguins.
Les chercheurs ont constaté que près des deux tiers des personnes âgées diabétiques qui sont en mauvaise santé ont été placées sur un régime strict de contrôle glycérique. Ce régime strict avait pour objectif de viser un niveau d’hémoglobine A1C cible de moins de 7% (cet indicateur donne une idée du taux de sucre lors des 2-3 derniers mois).
Cependant, ces patients atteignent cet objectif grâce à la prise de médicaments qui les exposent à un plus grand risque d’hypoglycémie, ce qui peut causer des anomalies du rythme cardiaque, des étourdissements ou une perte de conscience.
En outre, le contrôle du diabète serré ne semble pas bénéficier aux patients, puisque le pourcentage de personnes âgées atteintes de diabète et qui sont en mauvaise santé n’a pas changé depuis plus d’une décennie, bien qu’elles aient bénéficié d’un traitement visant à contrôler rigoureusement le sucre dans le sang.
« Il existe de plus en plus de preuves qu’un contrôle serré de la glycémie peut provoquer des dommages chez les personnes âgées,. En effet, les personnes âgées entre autres sont plus sensibles à l’hypoglycémie», a déclaré Dr Kasia Lipska, auteur principal de l’étude et professeur adjoint d’endocrinologie à l’École de médecine de l’Université Yale (États-Unis).
« Plus de la moitié de ces patients étaient traités avec des médicaments qui sont peu susceptibles de leur être bénéfiques et qui peuvent causer des problèmes. »
Le diabète est fréquent chez les personnes de 65 ans et plus. Mais les médecins ont du mal à trouver la meilleure façon de gérer le diabète chez les personnes âgées.
En contrôlant étroitement les niveaux de sucre dans le sang, les médecins espèrent conjurer les complications du diabète, y compris des dommages aux organes, la cécité et les amputations.
Dans cette étude parue la revue JAMA, les auteurs ont analysé les données de 1288 patients diabétiques 65 ans et plus.
Les patients ont été divisés en trois groupes en fonction de leur état de santé: environ la moitié ont été considérés comme relativement en bonne santé en dépit de leur diabète; 28% avaient une santé intermédiaire, avec notamment des difficulté à accomplir certaines activités quotidiennes de base. Environ 21% étaient en mauvaise santé et étaient soit sous dialyse, soit avaient des difficultés à effectuer les activités de la vie quotidienne.
Dans l’ensemble, 61,5 % des patients bénéficiaient d’un contrôle strict de la glycémie. Un peu plus de la moitié d’entre eux l’avait fait grâce à des médicaments qui abaissent très efficacement les niveaux de sucre dans le sang (ex. insuline et sulfamides hypoglycémiants).
Malgré ce traitement « agressif « , la proportion de diabétiques âgés en bonne et en mauvaise santé n’a pas changé de manière significative pendant la période d’étude de 10 ans, ce qui soulève la question de savoir si les médecins ne donnent pas trop de médicaments aux diabétiques sans aucun avantage réel.
« Je ne pense pas que nous devrions utiliser l’insuline ou les sulfamides hypoglycémiants chez les patients âgés, » poursuit-elle. « Cette étude montre que traiter les diabétiques en bonne santé de manière agressive avec ces médicaments ne fait aucune différence.»
Dr Alan Garber, du Baylor College of Medicine à Houston, a déclaré que l’étude remet en question l’utilisation de l’insuline ou des sulfamides pour traiter le diabète chez les personnes âgées, mais n’invalide pas nécessairement l’objectif de contrôler de manière stricte la glycémie.
« La plupart des nouveaux médicaments, qui ont fait leurs preuves dans de multiples essais cliniques en ce qui concerne le risque d’hypoglycémie, auraient dû être utilisés chez les patients à risque d’hypoglycémie.»
«Nous avons besoin d’individualiser la gestion du diabète, y compris les objectifs», a déclaré Garber.
Lipska conclut qu’il faut « encourager les gens à parler avec leurs médecins et essayer de mieux comprendre quels sont les avantages et inconvénients potentiels du traitement. Tout le monde n’a pas le même but. »
Source: : Kasia Lipska et coll. Potential Overtreatment of Diabetes Mellitus in Older Adults With Tight Glycemic Control. JAMA médecine interne, 12 janvier 2015.
Commentaires fermés sur Parkinson : existe-t-il des liens avec certaines maladies inflammatoires ?
Une équipe de chercheurs canadiens (Institut de recherche sur le cerveau et le psychisme, Université d’Ottawa) a reçu une subvention de 2,5 M$ sur cinq ans des Instituts de recherche en santé du Canada pour étudier un possible lien génétique entre la maladie de Parkinson, la maladie de Crohn et la lèpre.
Il existerait en effet des liens entre certaines maladies inflammatoires et la maladie de Parkinson. Ainsi, la mutation du gène appelé LRRK2 pourrait dérégler le système immunitaire et favoriser l’apparition de la maladie de Parkinson, de la maladie de Crohn ou de la lèpre.
Commentaires fermés sur Les autorités de santé réévaluent l’efficacité des nouveaux anticoagulants
La haute autorité de santé (HAS, France) estime que la nouvelle classe d’anticoagulants oraux (Pradaxa, Eliquis et Xarelto) n’ont pas tous la même efficacité pour prévenir les embolies pulmonaires ou les accidents vasculaires cérébraux.
Comparé aux antivitamines K, Eliquist présente une amélioration du service médical rendu mineure, alors que Pradaxa et Xarelto n’apportent pas d’amélioration.
Ces anticoagulants sont prescrits pour prévenir la formation de caillots dans la circulation sanguine. Ils occupent la deuxième place en termes de prescription après les antivitamines K –
Commentaires fermés sur L’arrêt brutal de la cigarette a un impact sur l’oxygénation du cerveau
Réduire sa consommation de tabac étape par étape serait le moyen le plus efficace pour espérer un jour arrêter la cigarette, selon une étude menée par des chercheurs en neurosciences.
Réduire progressivement la consommation de tabac serait la meilleure façon d’arrêter de fumer, selon des chercheurs danois. Ces derniers ont en effet constaté qu’un arrêt brutal produit une baisse rapide de l’oxygénation et de la circulation sanguine dans le cerveau seulement après 12 heures de sevrage, un phénomène également observé chez les patients atteints de démence.
Des études ultérieures pourront déterminer le temps dont a besoin le cerveau d’un ancien fumeur pour retrouver une circulation sanguine normale.
Gène qui se manifeste chez le descendant même s’il n’est transmis que par un seul des deux parents. Par opposition au gène récessif qui doit être transmis par les deux parents pour se manifester éventuellement.
Certains gènes impliqués dans la maladie d’Alzheimer sont dominants. Ils sont responsables de la forme précoce de la maladie.
Commentaires fermés sur Médicament : plus on pense qu’il est cher, plus il serait efficace
Le coût d’un médicament prescrit dans le traitement de la maladie de Parkinson peut avoir un impact sur l’effet placebo.
Des chercheurs américains ont injecté par deux fois une solution saline à des patients atteints de la maladie de Parkinson, en leur faisant croire qu’ils recevaient un médicament. A chaque injection, ils ont expliqué aux patients qu’ils recevaient soit la formulation bon marché (100 dollars), soit la formulation onéreuse (1500 dollars).
Résultats : les patients ont vu leurs capacités motrices réduites lorsqu’ils recevaient la solution saline: c’est l’effet placebo qui se caractérise par un effet psychologique ou physiologique qui accompagne la prise d’une substance factice, en l’occurrence une solution saline.
Fait intéressant : l’effet placebo s’est révélé encore plus important lorsque les patients pensaient recevoir le médicament onéreux. La perception du coût du traitement pourrait donc avoir un effet sur son efficacité.
Commentaires fermés sur Les médicaments anti-allergiques augmenteraient le risque dAlzheimer
Les médicaments utilisés contre le rhume des foins de 60% le risque de développer la maladie d’Alzheimer.
La raison ? Ces médicaments ont des propriétés anticholinergiques, c’est-à-dire qu’ils bloquent les effets de l’acétylcholine, un neurotransmetteur impliqué dans la mémoire et qui fait défaut dans la maladie d’Alzheimer.
Les médicaments concernés sont Nytol®, Benadryl®, Piriton® et Ditropan®. Plus de 3000 hommes et femmes âgés de 65 ans et plus ont participé à l’étude. Un quart d’entre eux ont développé une forme de démence au bout de sept ans.
Commentaires fermés sur La pneumonie augmente le risque d’accidents cardiovasculaires
Les patients âgés hospitalisés pour une pneumonie semblent avoir un risque accru de crise cardiaque, d’AVC ou de décès par maladie cardiaque. Ce risque perdure pendant des années après, révèle une nouvelle étude.
Ce risque élevé était quatre fois plus élevé dans les premiers mois suivant la pneumonie, mais reste 1,5 fois plus élevé au cours des années suivantes, déclarent les chercheurs.
« La saison hivernale, qui est propice à la grippe, est difficile pour les personnes âgées, et la pneumonie est une complication grave de la grippe, » déclare le Dr Sachin Yende, professeur agrégé de médecine à l’Université de Pittsburgh (États-Unis).
« Se faire vacciner contre la grippe et la pneumonie peut non seulement prévenir ces infections, mais peut aussi prévenir les maladies cardiaques et les AVC, » poursuit-il.
La pneumonie, qui affecte 1,2 % de la population dans l’hémisphère nord chaque année, est la cause la plus fréquente d’hospitalisation aux États-Unis.
La raison de cette association n’est pas tout à fait claire, mais les chercheurs soupçonnent que la pneumonie déclenche une inflammation dans le cœur et les vaisseaux sanguins, augmentant ainsi le risque de maladie cardiaque et d’AVC.
L’équipe du Dr Yende a recueilli les données de près de 6000 personnes âgées de 65 ans et plus qui ont participé à l’étude sur la santé cardiovasculaire et sur près de 16 000 personnes âgées de 45 à 64 ans qui se sont inscrits dans une étude sur le risque d’athérosclérose.
Après plus de 10 ans de suivi, 591 personnes des 65 ans et plus ont été hospitalisées avec une pneumonie, et 206 ont été victimes d’une crise cardiaque, d’un AVC ou sont morts de maladies cardiaques.
« Le risque de maladie cardiaque ou d’AVC après une pneumonie est semblable à celui pour tout autre facteurs de risque connus, tels que l’hypertension artérielle, le diabète, ou la consommation de cigarette », ajoute Dr Yende.
Source: Association Between Hospitalization for Pneumonia and Subsequent Risk of Cardiovascular Disease. Journal of the American Medical Association. JAMA, 2015; 313 (3): 264.