Cynique ? Cela peut nuire à votre cerveau

Alzheimer : comment réduire le risque ?

Activité physique : il n’est jamais trop tard pour commencer

Jeu de mémoire 51

Un test pour différencier le vieillissement normal de la maladie d’Alzheimer

AVC : une nouvelle technique pour prédire l’efficacité des anticoagulants

Une forme atypique de la maladie d’Alzheimer mise en évidence

Équithérapie

Apport modeste des vitamines B dans la prévention des AVC

Quel mode de vie pour ralentir le déclin cognitif des seniors ?

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Cynique ? Cela peut nuire à votre cerveau

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    cyniqueLes personnes ayant une méfiance cynique seraient  plus susceptibles de développer une démence, selon une étude parue dans la revue Neurology publiée par l’American Academy of Neurology.

    « Ces résultats confirment que la façon de percevoir la vie peut avoir un impact sur la santé mentale », souligne le chercheur de l’Université de Eastern Finland.

    Les 1,449 personnes âgées (moyenne d’âge = 71 ans) ayant participé à l’étude ont été suivies pendant 10 ans. Elles ont passé des tests cognitifs en début et fin d’étude et rempli un questionnaire mesurant leur niveau de cynisme (le « Cynical Distrust Scale »)  composé de 8 items, tels que :

    « Il est plus sûr de ne pas faire confiance aux gens »,

    « La plupart des gens se font des amis parce que ces derniers sont susceptibles de leur être utiles »,

    « La plupart des gens vont utiliser des moyens plutôt injustes pour obtenir un profit ou un avantage plutôt que de le perdre ».

    622 personnes ont complété les deux tests de démence, dont 46 avaient reçu un diagnostic de démence.

    Les personnes ayant des niveaux élevés de méfiance cynique étaient 3 fois plus susceptibles de développer une démence.

    Il est à préciser que les personnes les plus cyniques ne mouraient pas plut tôt que les moins cyniques.

    Le lien entre cynisme et démence pourrait s’expliquer par le fait que les personnes cyniques ont plus de problèmes physique (maladies cardiovasculaires…) et  psychologiques (stress, difficultés relationnelles…).

    Cependant, même si les auteurs ont exclu les personnes âgées avec un diagnostic de démence au début de l’étude, ils ne peuvent pas totalement exclure l’hypothèse que la méfiance cynique serait la conséquence d’une démence au stade précoce de la maladie.

    Source : Late-life cynical distrust, risk of incident dementia, and mortality in a population-based cohort. Neurology, 2014.

  2. Alzheimer : comment réduire le risque ?

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    facteurs-de-risqueDe récentes études ont déjà mises en évidence les bénéfices d’une activité physique, en particulier lorsqu’il elle pratiquée régulièrement dès la quarantaine. L’exercice permet entre autres de réduire la sédentarité qui peut jouer pour 20 % du risque de développer la maladie d’Alzheimer. Une nouvelle étude a examiné les 7 facteurs de risque qui, s’ils étaient réduits grâce à des changements de mode de vie, pourrait réduire d’un tiers le développement de la maladie d’Alzheimer.  Ces 7 facteurs de risque sont : le diabète, le tabagisme, l’hypertension artérielle, la sédentarité, l’obésité, la dépression et le faible niveau d’études. La combinaison de ces facteurs est lié à 30% du risque d’Alzheimer.

    Résultats

    La sédentarité. Elle augmente le risque d’Alzheimer de 82%. Sa part attribuable dans l’Alzheimer se monte à 20%. Sa réduction de 25% préviendrait 1 million de cas d’Alzheimer.

    L’hypertension artérielle. Elle  augmente le risque de maladie d’Alzheimer de 61%. Son risque attribuable dans la maladie d’Alzheimer est de 7%. La réduction de la prévalence de l’HTA de 25% réduirait le nombre de malades d’Alzheimer de 100 000.

    Le tabagisme. Il augmente le risque d’Alzheimer de 59%. Sa part attribuable en population est de 14%. Sa réduction de 25% se solderait par un million de cas d’Alzheimer évités.

    Le niveau d’étude. Sa part attribuable dans la maladie d’Alzheimer est de 14%, à égalité avec le tabac.

    L’obésité.  Elle augmente le risque d’Alzheimer de 60%. Sa part attribuable est de 4%. Sa réduction de 25% éviterait 203 000 cas d’Alzheimer.

    Le diabète. Il augmente de 46% le risque d’Alzheimer ultérieur. Sa part attribuable dans l’Alzheimer, est de 3%. Sa réduction de 25% éviterait 203 000 cas d’Alzheimer.

    Conclusion

    La sédentarité est donc le facteur de risque qui a le poids le plus important puisqu’on estime qu’il est corrélé à plus de 20% des cas de maladie d’Alzheimer. Suivent ensuite le niveau d’études (12%), le tabagisme: 11%. Le diabète, l’hypertension, l’obésité à la quarantaine et la dépression sont les facteurs les moins important (de 2% à 8%).

    Source: Norton S et coll. Potential for primary prevention of Alzheimer’s disease: an analysis of population-based data. Lancet Neurol. 2014 Aug;13(8):788-94.

     

  3. Activité physique : il n’est jamais trop tard pour commencer

    1 Comment

    activite-physiqueLes hommes qui pratiquent un exercice d’endurance après l’âge de 40 ans ont les mêmes effets bénéfiques à long terme sur le cœur que ceux qui commencent avant l’âge de 30 ans.

    Tels sont les résultats d’une étude menée sur 40 hommes en bonne santé âgés entre 55 et 70 ans et qui n’avaient aucun facteur de risque cardiaque. Dix d’entre eux n’avaient jamais fait de l’exercice pendant plus de deux heures par semaine. Les 30 restants pratiquaient un exercice (vélo, course à pied) au moins sept heures par semaine pendant plus de cinq ans, qu’ils aient commencé avant 30 ans ou après 40 ans.
    Les battements cardiaques au repos étaient de 57 par minute chez les deux groupes de sportifs alors qu’ils étaient de 70 battements par minute chez ceux qui ne pratiquaient aucun exercice. De plus les sportifs ont une meilleure meilleure consommation maximale d’oxygène que les inactifs.

    Selon l’auteur principal de l’étude, « que vous commenciez tôt ou plus tard à faire de l’exercice, les effets bénéfiques cardiaques semblent être les mêmes ».
    Cependant les exercices d’endurance sont aussi bénéfiques pour la densité osseuse, la masse musculaire et le stress oxydatif. Or ces bénéfices sont connus pour être plus importants si l’entraînement commence plus tôt dans la vie.

    La conclusion est qu’il n’est jamais trop tard pour être actif physiquement et qu’ il n’est pas nécessaire d’avoir un d’entraînement intensif de plusieurs heures par semaine. Il suffit simplement par exemple d’utiliser des escaliers plutôt qu’un ascenseur ou bien de jardiner de manière régulière.

    Source: : European Society of Cardiology, Mai 2014.

  4. Jeu de mémoire 51

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    Exercice 1 (mémoire)

    Regardez attentivement cette image

    fig51a

    Exercice 2 (compréhension)

    Trouvez le mot intrus:

    NÉON – HUBLOT – LUCARNE – PALISSADE – VASISTAS

    Question relative à l’exercice 1

    Quels sont les deux animaux manquants ?

    fig51c

    Exercice 3 (attention)

    Combien il y a-t-il de formes différentes ?

    fig51b

    Solution du test en bas de page

    Solution

    Exercice 1. Le lapin et le cheval (3 points par animal trouvé)

    Exercice 2. Palissade car c’est le seul qui ne représente pas une ouverture (2 points)

    Exercice 3. 10 formes (2 points)

    Barème

    Le score maximum est de 10 points
    8-10: très bon
    5-7: bon
    0-4: vous ferez mieux la prochaine fois !

  5. Un test pour différencier le vieillissement normal de la maladie d’Alzheimer

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    Capture d’écran 2014-03-03 à 13.39.13Des chercheurs ont développé un test cognitif qui permet de déterminer si les troubles de mémoire sont dus à une maladie d’Alzheimer ou bien à un processus normal du vieillissement.

    Rappelons que les troubles de mémoire et autres symptômes précoces sont observés dans la maladie d’Alzheimer mais également, dans une moindre mesure, dans le vieillissement cérébral normal,  ce qui rend difficile pour les médecins de poser un diagnostic et de recommander un traitement.

    Le test

    L’examinateur montre aux participants un cercle divisé en trois parties, chacune des parties ayant un dessin unique.

    Par la suite, les participants doivent reconnaître le cercle parmi une série de 10 cercles présentés par l’examinateur.

    Résultat: les personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer à un stade léger ont un score moins bon que les personnes âgées sans problème cognitif. Ces dernières sont quant à elles moins performantes que les jeunes adultes.

    D’autres études sont nécessaires pour affiner ce test avant que celui-ci soit éventuellement utilisé en pratique clinique.

    « Nous aimerions utiliser des populations qui souffrent de troubles encore plus légers et analyser en parallèle leur cerveau par technique de neuroimagerie pour mieux comprendre comment se font les changements dans le cerveau», conclut l’auteur principal de l’étude.

    Source: Very mild Alzheimer׳s disease is characterized by increased sensitivity to mnemonic interference. Neuropsychologia, 2014; 59: 47.

  6. AVC : une nouvelle technique pour prédire l’efficacité des anticoagulants

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    stimulation_cerebrale_profondeUne nouvelle technique permet de prédire avec une fiabilité de 95 % si une personne victime d’un AVC peut bénéficier d’un traitement anticoagulant, ou au contraire si ce traitement peut s’avérer dangereux, voire létal en provoquant une hémorragie cérébrale

    Des chercheurs ont utilisé la technique d’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour évaluer les dommages de la barrière hématoencéphalique (BHE) qui protège le cerveau de l’exposition de médicaments. Ils ont

    combiné l’IRM avec un programme informatique qui mesure la quantité de gadolinium, une molécule injectée dans la veine du patient durant l’IRM et qui se propage dans le tissu cérébral. Lorsque la propagation de la molécule devient trop importante et qu’elle dépasse un seuil, elle indique que la BHE est endommagée.

    La BHE  limite le passage de molécules de la circulation générale vers le cerveau. Sans cette barrière, le cerveau serait vulnérable aux infections, inflammations et aux hémorragies. Les patients victimes d’ischémie sont à risque d’hémorragie cérébrale quand leur BHE est touchée.

    Quand le patient atteint d’AVC est hospitalisé, il reçoit un traitement anticoagulant (tPA) par intraveineuse, un traitement qui permet de dissoudre le caillots. Chez environ 30 % des patients, le traitement produit des effets bénéfiques s’il est injecté à temps, alors que dans 6% des cas, il endommage la barrière hématoencéphalique, entraînant une hémorragie cérébrale, des complication graves, et parfois la mort.

    C’est pour cette raison qu’il faut connaître avec précision si le traitement sera efficace ou dangereux en estimant les dommages de la BHE.

    Un petit bémol: une IRM prend plus de temps qu’une tomodensitométrie.

    Source:  Pretreatment Blood-Brain Barrier Damage and Post-Treatment Intracranial Hemorrhage in Patients Receiving Intravenous Tissue-Type Plasminogen Activator. Stroke, 2014

  7. Une forme atypique de la maladie d’Alzheimer mise en évidence

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    alzheimer-diagnosticDes chercheurs américains de la clinique Mayo en Floride ont identifié une forme de maladie d’Alzheimer qui ne serait pas traitée de manière appropriée.

    Cette variante représenterait, selon l’échantillon de la clinique, 11% des 1820 cerveaux provenant de patients chez qui un diagnostic d’Alzheimer a été posé.

    Les symptômes sont différents de ceux observés dans la forme commune de la maladie d’Alzheimer et se caractérise notamment par des troubles comportementaux (accès de colère, désinhibition, modification du comportement social, sensation d’avoir un membre contrôlé par une force extérieure…) et des troubles de la vision en l’absence de problème de vue. On y retrouve également des troubles du langage bien que les patients n’ont aucun déficit auditif ou de parole.

    Ces symptômes apparaissent plus tôt et ont tendance à décliner de manière plus rapide que ceux des patients qui ont la forme commune de la maladie d’Alzheimer. La plupart de ces patients ont cependant une mémoire qui est à peu près normale, ce qui explique pourquoi ils reçoivent souvent un mauvais diagnostic.

    Les deux lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, caractérisées par une accumulation des protéines amyloïdes et tau, sont retrouvées dans le cerveau de ces patients présentant la forme atypique. Cependant les protéines tau sont présentes en grande quantité dans les régions corticales, alors que l’hippocampe est plutôt épargné, contrairement à la forme commune de la maladie d’Alzheimer.

    Source: Mayo Clinic. « Atypical form of Alzheimer’s disease may be present in more widespread number of patients than thought. » ScienceDaily. Mai 2014.

    A lire aussi:

    Maladie d’Alzheimer et maladies apparentées : annonce et accompagnement du diagnostic

     

  8. Équithérapie

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    chevalPasser du temps avec un cheval diminue l’intensité des symptômes de la maladie d’Alzheimer.

    Cette expérience a été possible grâce à la collaboration de chercheurs de l’université de l’État de l’Ohio et d’un centre médicalisé pour personnes Alzheimer.

    Les résultats ont montré que les symptômes dépressifs ont diminué, ainsi que certains comportements négatifs tels que la colère et l’agressivité. 

    Cette forme de thérapie – que l’on pourrait qualifier d’équithérapie –  est également utilisée chez les enfants qui présentent des troubles comportementaux et neurodéveloppementaux.

    Seize patients – neuf femmes et sept hommes – se sont portés volontaires pour casser leur routine quotidienne une fois par semaine pendant un mois. Ils se sont rendus dans une ferme dans le but de s’occuper de chevaux sous la supervision de professionnels. Ce travail consistait à  les brosser, à marcher avec eux ainsi qu’à les nourrir. 

    En utilisant une échelle comportementale, les chercheurs ont remarqué que les participants étaient beaucoup plus calmes et  répondaient plus facilement aux consignes. 

    De plus, cette thérapie favorise l’activité physique car les participants sont plus motivés pour bouger.

    Un autre facteur positif était certainement l’environnement. Les chercheurs pensent en effet que la quiétude et les odeurs de la campagne ont un effet relaxant sur le patient.  

    « Il est difficile de savoir quels facteurs sont à l’origine de ces résultats positifs mais nous pensons qu’il s’agit vraisemblablement d’une combinaison de facteurs », conclut l’auteur principal de l’étude.

    Source: Equine-Assisted Intervention for People with Dementia. Anthrozoos: A Multidisciplinary Journal of The Interactions of People & Animals, 2014; 27 (1).

    A lire aussi:

    Les symptômes comportementaux et psychologiques de la démence

    La maladie d’Alzheimer

  9. Apport modeste des vitamines B dans la prévention des AVC

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    Contexte : De précédentes études épidémiologique avaient rapporté une association entre une augmentation dans le sang d’homocystéine et un risque accru de maladies cardiovasculaires et d’AVC. Cette augmentation d’homocystéine peut être réduite par un apport quotidien en vitamines B.

    Objectif de l’étude : déterminer si un cocktail de vitamines B réduit le risque de récidives chez des patients victimes d’un AVC.

    L’étude (appelée Vitatops pour The VITAmins TO Prevent Stroke) a été menée sur 8164 ayant souffert récemment d’un AVC ou d’une attaque cérébrale d’ischémie transitoire (lors des sept derniers mois) répartis en deux groupes : un groupe placebo (n=4089) et un groupe (n=4075) ayant recu des comprimés de vitamines (acide folique ou vitamine B9 2mg, vitamine B6 25mg et vitamine B12 0,5 mg), tout en bénéficiant par ailleurs des traitements standards Les patients ont été suivis en moyenne pendant 3 ans et demi, aucune différence significative n’a été observée entre les deux groupes qui ont enregistré un pourcentage équivalent de nouvelles complications vasculaires sévères, soit respectivement 17% et 15 % et dans les groupes placebo et vitamines B.

    Les collaborateurs de l’étude VITATOPS ont évalué en parallèle si un supplément en vitamines B diminuait le risque de dépression chez ces mêmes patients (un AVC s’accompagne d’un risque élevé de dépression).

    Résultats: un cocktail de vitamines B (acide folique (2 mg), vitamine B6 (25 mg), et vitamine B12 (0.5 mg)) réduit d’environ 20% le risque de dépression. 273 patients ont été suivis durant 7 ans. Le diagnostic de dépression a été posé selon les critères du manuel DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, 4th edition major).

    Conclusion: un apport quotidien en vitamines B pourrait réduire les risque de dépression qui accompagne un AVC.

    Sources
    VITATOPS Trial Study Group. B vitamins in patients with recent transient ischaemic attack or stroke in the VITAmins TO Prevent Stroke (VITATOPS) trial: a randomised, double-blind, parallel, placebo-controlled trial. Lancet Neurol. 2010 9:855-65.
    Almeida OP et al. B-vitamins reduce the long-term risk of depression after stroke: The VITATOPS-DEP trial. Ann Neurol. 2010 Oct;68(4):503-10.

    D’autre part, une méta-analyse** a étudié l’efficacité d’une supplémentation vitamines B* sur l’incidence des AVC.

    Résultats : L’apport quotidien d’acide folique (de 0,5 mg à 40 mg) diminue modestement de 7% le risque d’AVC. En revanche, l’acide folique diminuait le risque d’AVC de 13% lorsque la baisse de l’homocystéinémie dépassait les 20% ou bien lorsque le traitement avait duré au moins 3 ans. L’effet bénéfique de l’acide folique était plus marqué (-17%) lorsque les patients consommaient également des vitamines B6 et B12. Cet effet était plus marqué chez les hommes.

    Le bénéfice apporté par une supplémentation en acide folique seul apparaît donc relativement modeste bien qu’il semble plus marqué chez les hommes et légèrement renforcé en présence de vitamines B6 et B12.

    * L’acide folique (ou vitamine B9) et la vitamine B12 sont impliqués dans le métabolisme de l’homocystéine.

    **La méta-analyse regroupant 13 essais cliniques porte sur 39 005 participants suivis sur une période allant de 12 à 78 mois.

    Source: Lee M et al. Efficacy of homocysteine-lowering therapy with folic Acid in stroke prevention: a meta-analysis. Stroke. 2010 Jun;41(6):1205-12.

  10. Quel mode de vie pour ralentir le déclin cognitif des seniors ?

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    insomnie-sommeilDormir moins 6 heures et plus 8 heures favorise le développement de trouble cognitif chez les personnes de plus de 65 ans, avec une risque accru de 160%. L’insomnie chronique et la somnolence diurne constituent des facteurs de risque important.

    C’est la principale conclusion d’une étude effectuée par des chercheurs espagnols (Université de Herrera, Espagne).

    En Espagne la proportion de personnes souffrant de trouble cognitif varie entre 10% et 27 % de la population de plus de 65 ans.

    Les chercheurs ont également étudié d’autres facteurs susceptibles de modifier le risque de problèmes cognitifs: facteurs génétiques, exercice physique, stimulation intellectuelle.

    Concernant l’âge, l’étude a constaté que la prévalence de troubles cognitifs augmente de 9% pour chaque années supplémentaire, ce qui revient à dire que ce risque double tous les dix ans.

    L’étude a également montré que le fait de ne pas lire régulièrement  multiplie par 3,7 ce risque, alors que la lecture occasionnelle est associée à un risque multiplié par 2,5.

    L’équipe de recherche a commencé la deuxième phase du projet visant à améliorer la fonction cognitive et les modes de vie de ces patients. 42% d’entre eux ont accepté de participer à ce programme éducatif.

    Source: Estilos de vida asociados a deterioro cognitivo. Rev Invest Clin, 2013; 65(6) 500-509

     

    A lire:

    Un sommeil de mauvaise qualité augmente le risque de déclin mental

    Le manque de sommeil peut conduire à une perte de neurones

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    Syndrome d’apnée du sommeil