La schizophrénie augmenterait le risque de démence

Plaintes mnésiques : une mauvaise santé et des mauvaises habitudes de vie en cause

Démence : mise au point d’un nouvel outil diagnostique

Capillaire

Artériole

Méfiance cynique

Cynique ? Cela peut nuire à votre cerveau

Alzheimer : comment réduire le risque ?

Activité physique : il n’est jamais trop tard pour commencer

Jeu de mémoire 51

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. La schizophrénie augmenterait le risque de démence

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    schizophrenie

    Les personnes âgées souffrant de schizophrénie auraient deux fois plus de risque de développer une démence, comparées à celles qui ne le sont pas.

    Elles s’exposeraient également à plus de problèmes de santé mais auraient en revanche moins de risque de développer un cancer.

    Ces conclusions ont été tirées à partir de données médicales provenant de plus de 30 000 personnes âgées de 70 ans en moyenne.

    La schizophrénie est une maladie mentale caractérisée par des hallucinations et des idées délirantes qui apparaissent en général à l’adolescence. Un pour cent de la population est affecté en moyenne dans les pays industrialisés.

    Selon l’auteur principal de l’étude (Indiana University Center for Aging Research, États-Unis), la bonne nouvelle est que les personnes souffrant de schizophrénie vivent plus longtemps. En revanche, elles ont tendance à avoir plus de problèmes physiques que le reste de la population.

    Comment expliquer ces résultats ?

    Selon le chercheur, quand un médecin a du mal à comprendre ce que dit son patient âgé, le médecin pense que la personne souffre d’une forme de démence et que ce problème de communication est à l’origine de la pathologie. L’autre possibilité, poursuit le chercheur, est qu’il existe une forme unique de démence qui se développe chez un patient schizophrène.

    Le fait que les patients schizophrènes souffrent moins de cancer peut s’expliquer par une action préventive des antipsychotiques.

    Source: American Journal of Geriatric Psychiatry, mai 2014. 

  2. Plaintes mnésiques : une mauvaise santé et des mauvaises habitudes de vie en cause

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    depressionUne proportion importante de la population (environ un cinquième) a tendance à se plaindre de troubles de mémoire.

    Selon des chercheurs américains (Université de Californie, Los Angeles), il existe des facteurs qui augmentent le risque de plaintes mnésiques.

    Ces facteurs de risques sont la dépression, un faible niveau d’éducation, un manque d’activité physique, une haute pression sanguine, le diabète, l’obésité et la consommation de cigarettes.

    Les résultats de cette recherche ont été obtenus à partir de données provenant de 18 000 personnes interrogées par les chercheurs.

    La dépression apparaît comme le facteur de risque le plus important.

    Les plaintes de mémoire ont tendance à augmenter avec le nombre de facteurs de risques.  Vingt pour cent des participants se sont plaints de troubles de mémoire, dont 14 % chez le groupe des 18-39 ans, 22 % chez les personnes d’âge mûr (40-59 ans) et 26 % chez les personnes de 60 ans et plus.

    Source: University of California, Los Angeles (UCLA), Health Sciences. Poor health, lifestyle factors linked to memory complaints, even among younger adults.

     

  3. Démence : mise au point d’un nouvel outil diagnostique

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    diagnosticUn nouvel outil diagnostique de a été mis au point par des cliniciens finlandais dans le but de distinguer les différentes formes de démence, en particulier la maladie d’Alzheimer et la démence fronto-temporale. C’est également un outil qui permettrait d’identifier les personnes souffrant de trouble cognitif léger.

    Pour cela, les chercheurs ont mis au point un logiciel qui compile des données provenant à la fois des résultats de tests neuropsychologiques et d’examens de neuroimagerie (imagerie par résonance magnétique).

    A partir de ces résultats, un index est attribué à chacun des patients avec une notation allant de 0 (pour une personne saine) à 1 (pour une personne atteinte de démence).

    Les cliniciens pourraient savoir si le patient souffre d’un trouble cognitif léger ou si ces troubles cognitifs et comportementaux reflètent une démence fronto-temporale ou une maladie d’Alzheimer.

    Ainsi lors de la première visite d’évaluation, le médecin pourrait faire un premier diagnostic et débuter un traitement approprié en fonction du type de démence dont souffre le patient.

    Source: Disease Fingerprint in frontotemporal degeneration with reference to Alzheimer’s disease and mild cognitive impairment. J Alzheimers Dis. Janvier 2014.

  4. Capillaire

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    Vaisseau sanguin de très petit diamètre (10 µM) reliant les artérioles aux veinules. Les capillaires font partie de la microcirculation et apportent des nutriments aux tissus.

  5. Artériole

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    Petit vaisseau sanguin qui relie une artère à un capillaire. Les artérioles sont de faible diamètre (30 μM)  et jouent un rôle important dans le contrôle du flux sanguin.

  6. Méfiance cynique

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    Croyance selon laquelle les autres sont principalement guidés par des motivations égoïstes.

    Elle a été associée à d’autres problèmes de santé comme les maladies cardiovasculaire.

    Synonyme: hostilité cynique.

  7. Cynique ? Cela peut nuire à votre cerveau

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    cyniqueLes personnes ayant une méfiance cynique seraient  plus susceptibles de développer une démence, selon une étude parue dans la revue Neurology publiée par l’American Academy of Neurology.

    « Ces résultats confirment que la façon de percevoir la vie peut avoir un impact sur la santé mentale », souligne le chercheur de l’Université de Eastern Finland.

    Les 1,449 personnes âgées (moyenne d’âge = 71 ans) ayant participé à l’étude ont été suivies pendant 10 ans. Elles ont passé des tests cognitifs en début et fin d’étude et rempli un questionnaire mesurant leur niveau de cynisme (le « Cynical Distrust Scale »)  composé de 8 items, tels que :

    « Il est plus sûr de ne pas faire confiance aux gens »,

    « La plupart des gens se font des amis parce que ces derniers sont susceptibles de leur être utiles »,

    « La plupart des gens vont utiliser des moyens plutôt injustes pour obtenir un profit ou un avantage plutôt que de le perdre ».

    622 personnes ont complété les deux tests de démence, dont 46 avaient reçu un diagnostic de démence.

    Les personnes ayant des niveaux élevés de méfiance cynique étaient 3 fois plus susceptibles de développer une démence.

    Il est à préciser que les personnes les plus cyniques ne mouraient pas plut tôt que les moins cyniques.

    Le lien entre cynisme et démence pourrait s’expliquer par le fait que les personnes cyniques ont plus de problèmes physique (maladies cardiovasculaires…) et  psychologiques (stress, difficultés relationnelles…).

    Cependant, même si les auteurs ont exclu les personnes âgées avec un diagnostic de démence au début de l’étude, ils ne peuvent pas totalement exclure l’hypothèse que la méfiance cynique serait la conséquence d’une démence au stade précoce de la maladie.

    Source : Late-life cynical distrust, risk of incident dementia, and mortality in a population-based cohort. Neurology, 2014.

  8. Alzheimer : comment réduire le risque ?

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    facteurs-de-risqueDe récentes études ont déjà mises en évidence les bénéfices d’une activité physique, en particulier lorsqu’il elle pratiquée régulièrement dès la quarantaine. L’exercice permet entre autres de réduire la sédentarité qui peut jouer pour 20 % du risque de développer la maladie d’Alzheimer. Une nouvelle étude a examiné les 7 facteurs de risque qui, s’ils étaient réduits grâce à des changements de mode de vie, pourrait réduire d’un tiers le développement de la maladie d’Alzheimer.  Ces 7 facteurs de risque sont : le diabète, le tabagisme, l’hypertension artérielle, la sédentarité, l’obésité, la dépression et le faible niveau d’études. La combinaison de ces facteurs est lié à 30% du risque d’Alzheimer.

    Résultats

    La sédentarité. Elle augmente le risque d’Alzheimer de 82%. Sa part attribuable dans l’Alzheimer se monte à 20%. Sa réduction de 25% préviendrait 1 million de cas d’Alzheimer.

    L’hypertension artérielle. Elle  augmente le risque de maladie d’Alzheimer de 61%. Son risque attribuable dans la maladie d’Alzheimer est de 7%. La réduction de la prévalence de l’HTA de 25% réduirait le nombre de malades d’Alzheimer de 100 000.

    Le tabagisme. Il augmente le risque d’Alzheimer de 59%. Sa part attribuable en population est de 14%. Sa réduction de 25% se solderait par un million de cas d’Alzheimer évités.

    Le niveau d’étude. Sa part attribuable dans la maladie d’Alzheimer est de 14%, à égalité avec le tabac.

    L’obésité.  Elle augmente le risque d’Alzheimer de 60%. Sa part attribuable est de 4%. Sa réduction de 25% éviterait 203 000 cas d’Alzheimer.

    Le diabète. Il augmente de 46% le risque d’Alzheimer ultérieur. Sa part attribuable dans l’Alzheimer, est de 3%. Sa réduction de 25% éviterait 203 000 cas d’Alzheimer.

    Conclusion

    La sédentarité est donc le facteur de risque qui a le poids le plus important puisqu’on estime qu’il est corrélé à plus de 20% des cas de maladie d’Alzheimer. Suivent ensuite le niveau d’études (12%), le tabagisme: 11%. Le diabète, l’hypertension, l’obésité à la quarantaine et la dépression sont les facteurs les moins important (de 2% à 8%).

    Source: Norton S et coll. Potential for primary prevention of Alzheimer’s disease: an analysis of population-based data. Lancet Neurol. 2014 Aug;13(8):788-94.

     

  9. Activité physique : il n’est jamais trop tard pour commencer

    1 Comment

    activite-physiqueLes hommes qui pratiquent un exercice d’endurance après l’âge de 40 ans ont les mêmes effets bénéfiques à long terme sur le cœur que ceux qui commencent avant l’âge de 30 ans.

    Tels sont les résultats d’une étude menée sur 40 hommes en bonne santé âgés entre 55 et 70 ans et qui n’avaient aucun facteur de risque cardiaque. Dix d’entre eux n’avaient jamais fait de l’exercice pendant plus de deux heures par semaine. Les 30 restants pratiquaient un exercice (vélo, course à pied) au moins sept heures par semaine pendant plus de cinq ans, qu’ils aient commencé avant 30 ans ou après 40 ans.
    Les battements cardiaques au repos étaient de 57 par minute chez les deux groupes de sportifs alors qu’ils étaient de 70 battements par minute chez ceux qui ne pratiquaient aucun exercice. De plus les sportifs ont une meilleure meilleure consommation maximale d’oxygène que les inactifs.

    Selon l’auteur principal de l’étude, « que vous commenciez tôt ou plus tard à faire de l’exercice, les effets bénéfiques cardiaques semblent être les mêmes ».
    Cependant les exercices d’endurance sont aussi bénéfiques pour la densité osseuse, la masse musculaire et le stress oxydatif. Or ces bénéfices sont connus pour être plus importants si l’entraînement commence plus tôt dans la vie.

    La conclusion est qu’il n’est jamais trop tard pour être actif physiquement et qu’ il n’est pas nécessaire d’avoir un d’entraînement intensif de plusieurs heures par semaine. Il suffit simplement par exemple d’utiliser des escaliers plutôt qu’un ascenseur ou bien de jardiner de manière régulière.

    Source: : European Society of Cardiology, Mai 2014.

  10. Jeu de mémoire 51

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    Exercice 1 (mémoire)

    Regardez attentivement cette image

    fig51a

    Exercice 2 (compréhension)

    Trouvez le mot intrus:

    NÉON – HUBLOT – LUCARNE – PALISSADE – VASISTAS

    Question relative à l’exercice 1

    Quels sont les deux animaux manquants ?

    fig51c

    Exercice 3 (attention)

    Combien il y a-t-il de formes différentes ?

    fig51b

    Solution du test en bas de page

    Solution

    Exercice 1. Le lapin et le cheval (3 points par animal trouvé)

    Exercice 2. Palissade car c’est le seul qui ne représente pas une ouverture (2 points)

    Exercice 3. 10 formes (2 points)

    Barème

    Le score maximum est de 10 points
    8-10: très bon
    5-7: bon
    0-4: vous ferez mieux la prochaine fois !