7 Plantes Médicinales Bénéfiques pour la Santé Cérébrale

Hippocampe : son rôle dans le cerveau

Les neurones et leurs différents types et morphologies

Figure de Rey (mémoire visuo-spatiale)

Cerveau : anatomie et divisons

Notre cerveau à tous les niveaux

Ventricules du cerveau

Spasmes musculaires : quelles sont les causes ?

Cervelet : anatomie, fonctions et troubles associés

Benefits of Memory Games on your cognition

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. 7 Plantes Médicinales Bénéfiques pour la Santé Cérébrale

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    Selon le rapport mondial sur la maladie d’Alzheimer publié en 2015, il y avait 46,8 millions de patients atteints de cette maladie dans le monde en 2015. Ce chiffre devrait atteindre 130 millions d’ici 2050. Ces données soulignent l’importance de prendre soin de notre santé cérébrale.

    En réalité, certaines plantes médicinales sont considérées comme bénéfiques pour le cerveau, notamment en protégeant les neurones, en renforçant la mémoire, en améliorant l’attention et en atténuant les troubles émotionnels. Voici quelques plantes reconnues pour leurs bienfaits selon les recherches scientifiques.

    Ginkgo Biloba

    Le Ginkgo biloba est réputé pour stimuler la circulation sanguine et améliorer l’apport de sang au cerveau, ce qui pourrait améliorer les fonctions cognitives. Certaines études montrent que cette plante peut renforcer les fonctions cognitives chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles cognitifs légers.
    Une revue publiée en 2015 dans le Journal of Alzheimer’s Disease a indiqué qu’un extrait de Ginkgo biloba, nommé EGb761, pourrait être particulièrement utile pour ralentir le déclin cognitif chez les patients présentant des symptômes neuropsychiatriques liés à des troubles cognitifs et à la démence.

    Ginseng

    Le ginseng contient des ginsénosides, des composés anti-inflammatoires. Des études préliminaires en laboratoire ont observé que les ginsénosides pourraient contribuer à réduire le niveau de plaques bêta-amyloïdes dans le cerveau.
    Une étude clinique randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo (sur une durée de six mois et impliquant 90 volontaires présentant des troubles cognitifs légers), a montré que la prise de gélules de poudre de ginseng (3 g par jour) améliorait les résultats des tests de rappel immédiat et de rappel différé après 20 minutes.
    Remarque : Bien que le ginseng semble prometteur pour améliorer les fonctions cognitives chez les personnes atteintes de troubles légers, des études de plus grande envergure sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

    Curcuma

    Le curcuma contient un composé appelé curcumine, qui possède des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, bénéfiques pour la santé cérébrale et globale. Des études préliminaires suggèrent que le curcuma pourrait promouvoir la santé cérébrale en éliminant les plaques bêta-amyloïdes (des fragments de protéines) dans le cerveau et en retardant l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

    Romarin (Rosemary)

    Le romarin est réputé pour améliorer la circulation sanguine au niveau du cerveau et ses effets antioxydants, renforçant ainsi la mémoire et la concentration. Des recherches montrent que les composés volatils du romarin, comme l’acide rosmarinique et le bornéol, peuvent stimuler la vigilance et les fonctions cognitives.
    Une étude publiée en 2012 dans le Therapeutic Advances in Psychopharmacology a révélé que l’odeur du romarin avait un effet positif sur la mémoire de travail et la vitesse de traitement des informations, en particulier dans l’amélioration de la mémoire à court terme.

    Millepertuis (St. John’s Wort)

    Une revue systématique publiée dans le Journal of Psychopharmacology a montré que le millepertuis pouvait améliorer les symptômes de la dépression légère à modérée, avec des effets comparables à certains antidépresseurs mais avec moins d’effets secondaires.
    Le millepertuis est considéré comme capable d’atténuer la dépression et l’anxiété, tout en favorisant la stabilité émotionnelle. Les composés actifs, notamment des flavonoïdes, semblent réguler les niveaux de sérotonine et de dopamine dans le cerveau.

    Huperzine A

    L’Huperzine A agit en inhibant l’acétylcholinestérase, augmentant ainsi le niveau d’acétylcholine dans le cerveau, ce qui peut améliorer l’apprentissage et la mémoire. Des études ont montré son potentiel dans l’amélioration des troubles cognitifs chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.
    Une étude publiée en 2008 dans le Journal of Neuroscience a indiqué que l’Huperzine A pouvait ralentir le déclin cognitif et protéger les neurones, particulièrement en cas de maladies neurodégénératives.

    Thé Vert (Green Tea)

    Riche en composés polyphénoliques et en caféine, le thé vert est connu pour améliorer l’attention, renforcer la mémoire et protéger les neurones cérébraux. L’épigallocatéchine gallate (EGCG), un puissant antioxydant présent dans le thé vert, réduit le stress oxydatif dans le cerveau.
    Une étude publiée en 2014 dans l’American Journal of Clinical Nutrition a montré que les personnes âgées qui consommaient régulièrement du thé vert obtenaient de meilleurs résultats aux tests de mémoire, probablement en raison de ses effets anti-inflammatoires et neuroprotecteurs.

    Remarque Importante

    Bien que certaines extrait de plantes puissent avoir des effets bénéfiques sur le cerveau, elles ne doivent jamais être utilisées comme substitut à des traitements médicaux standards pour les maladies affectant la santé cérébrale. De plus, bien que l’utilisation de petites quantités de plantes et d’épices en cuisine puisse être saine, leur usage excessif est déconseillé.

  2. Hippocampe : son rôle dans le cerveau

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    L’hippocampe est une structure du cerveau jouant un rôle fondamental dans l’apprentissage et la mémoire. Il est endommagé dans la maladie d’Alzheimer.

    Connaître l’hippocampe a aidé les chercheurs à comprendre le fonctionnement de la mémoire.

    Localisation

    L’hippocampe est une structure du cerveau faisant partie du lobe temporal du cortex cérébral.

    Le nom vient des mots grecs hippo, signifiant cheval, et kampo, signifiant monstre, car sa forme ressemble à celle d’un cheval de mer. Il a une forme en C.

    L’hippocampe est une structure cérébrale située dans le lobe temporal.  Il joue un rôle majeur dans l’apprentissage et la mémoire. 

    L’hippocampe fait partie du système limbique. Il se trouve sous le cortex.

    Le système limbique est considéré comme un « cerveau primitif », situé en profondeur dans le cerveau. Il est impliqué dans la faim, la motivation, la libido, l’humeur, la douleur, le plaisir, l’appétit et la mémoire, etc.

    L’hippocampe est la partie du cerveau qui est l’une des plus largement étudiées. Son atrophie a des conséquences cliniques.

    C’est la structure la plus précocement et la plus gravement touchée dans plusieurs troubles neurologiques tels que la maladie d’Alzheimer ou l’épilepsie.

    Chez l’adulte, le volume de l’hippocampe de chaque côté du cerveau est d’environ 3-3,5 cm3  alors que le volume du cortex cérébral est d’environ 320-420 cm3 .

    Ainsi, l’hippocampe est 100 fois plus petit que le cortex cérébral.

    Papez (1930) a proposé que la réaction émotionnelle s’organise dans l’hippocampe et s’exprime dans le gyrus cingulaire. Il est également impliqué dans le rappel d’expérience passée et la manière d’imaginer l’avenir.

    Mais son rôle le plus connu est celui dans l’apprentissage et la mémoire à court terme.

    Anatomie

    L’hippocampe contient deux parties : le Cornu ammonis ou corne d’Ammon (avec ses régions CA1, CA2, CA3 et CA4) et le gyrus denté. Ces deux parties sont séparées par le sulcus. Il y a enfin la région entorhinale (EC). 

    L’ensemble est appelé formation hippocampique.

    L’hippocampe est divisé en une tête, un corps et une queue; la tête étant une partie élargie tandis que la queue est une partie mince.

    Juste en face de CA1, se trouve le subiculum qui relie l’hippocampe au cortex entorhinal.

    L’hippocampe est alimenté en sang par l’artère cérébrale postérieure, qui a trois branches: antérieure, moyenne et postérieure. Les veines de l’hippocampe se dirigent dans la veine basale.

    Hippocampe : le siège de la mémoire dans le cerveau

    L’hippocampe permet de traiter et récupérer deux types de mémoire, la mémoire épisodique et la mémoire spatiale.

    La mémoire épisodique est liée aux faits et aux événements. 

    La mémoire spatiale implique des chemins ou des itinéraires. Par exemple, lorsqu’un chauffeur de taxi apprend un itinéraire à travers une ville, il utilise la mémoire spatiale. 

    L’hippocampe est également l’endroit où les souvenirs à court terme sont transformés en souvenirs à long terme. Ces derniers sont ensuite stockés ailleurs dans le cerveau.

    La recherche a montré que les neurones continuent de se développer tout au long de l’âge adulte. L’hippocampe est l’un des rares endroits du cerveau à générer de nouvelles cellules nerveuses : c’est la neurogénèse.

    Le cas H.M.

    Le rôle de l’hippocampe dans la mémoire s’est notamment révélé à l’occasion du cas de Henry Gustav Molaison (appelé H.M.). Une amnésie antérograde et rétrograde partielle s’est développée chez ce patient suite à l’ablation de  son hippocampe à cause d’une épilepsie réfractaire. HM n’a pas pu former de nouveaux souvenirs épisodiques après cette chirurgie. En d’autres termes, il n’apprenait plus de nouvelles choses et ne se souvenait plus de ce qu’il avait appris avant l’opération. En sciences médicales, H.M. est peut-être le patient le plus étudié. 

    Des études ultérieures ont montré que les dommages à l’hippocampe provoquent une amnésie antérograde et souvent une amnésie rétrograde également. La mémoire implicite est épargnée suite à des dommages à l’hippocampe.

    Chez les rongeurs, des lésions bilatérales de l’hippocampe (il y a un hippocampe par hémisphère) entraînent des problèmes d’apprentissage quand ils sont placés dans un labyrinthe.

    L’hippocampe est maintenant connu non seulement pour être important dans l’apprentissage et la mémoire, mais aussi dans:

    • L’orientation dans l’espace
    • Le comportement émotionnel.

    Hippocampe et perte de mémoire

    L’amnésie globale transitoire est une forme spécifique de perte de mémoire qui se développe soudainement, apparemment d’elle-même, puis disparaît assez rapidement.

    La plupart des personnes atteintes d’amnésie globale transitoire finissent par retrouver leurs souvenirs, mais les raisons pour lesquelles le problème survient et pourquoi il se résout ne sont pas claires. Il se peut que des dommages à l’hippocampe soient impliqués.

    Les dommages à l’hippocampe peuvent rendre difficile la mémorisation de la façon de se rendre d’un endroit à un autre. La personne peut être en mesure de dessiner une carte du quartier dans lequel elle vivait lorsqu’elle était enfant, mais il peut être difficile pour elle d’aller dans un magasin situé dans un nouveau quartier.

    Il a également été lié à des maladies telles que la schizophrénie et le trouble de stress post-traumatique.

    Les lésions de l’hippocampe associées à des maladies du cerveau

    L’hippocampe est une partie sensible du cerveau. Un éventail de maladies peut négativement l’ affecter, y compris une exposition à long terme à des niveaux élevés de stress.

    Plusieurs maladies et facteurs sont connus pour nuire à la capacité de l’hippocampe à fonctionner normalement.

    Maladie d’Alzheimer

    L’atrophie de la région de l’hippocampe dans le cerveau est l’une des caractéristiques les plus constantes de la maladie d’Alzheimer. C’est la région du cerveau la plus gravement touchée. 

    Une hypothèse a proposé que les lésions précoces de l’hippocampe provoquent une «  dissociation  » entre l’hippocampe et le cortex cérébral, conduisant à l’échec de l’enregistrement des informations émanant de l’hippocampe. 

    L’atrophie de l’hippocampe est utilisée autant comme marqueur diagnostique que pronostique dans les essais cliniques sur la maladie d’Alzheimer. Il a été observé que les patients ayant un déficit cognitif léger ont 10 à 15% de perte de volume de l’hippocampe tandis que chez ceux atteints de la maladie d’Alzheimer précoce, cette perte est d’environ 15 à 30%. Chez ceux atteints de la maladie d’Alzheimer au stade modéré, il peut atteindre 50%.

    Dépression

    Il est de plus en plus admis qu’une dépression prolongée peut entraîner une perte de volume de l’hippocampe. De plus, la durée de la dépression a été corrélée à la gravité de l’atrophie de l’hippocampe. Les preuves suggèrent que l’atrophie ainsi produite peut être permanente et persister longtemps même s’il y a une rémission. Chez les personnes souffrant de dépression, l’hippocampe peut rétrécir jusqu’à 20%, selon certains chercheurs. On a émis l’hypothèse que cela pourrait résulter d’un stress prolongé généré par la dépression. La suppression de la neurogénèse (production de nouveaux neurones) dans l’hippocampe pourrait être la cause. Des études scientifiques ont rapporté un déficit de la mémoire à court terme chez les patients, alors que ce déficit disparaît chez les individus en rémission. Les neuroanatomistes ont par ailleurs observé un volume plus important des amygdales et une légère atrophie de l’hippocampe., qui pourraient expliquer ce déficit de mémoire.

    Schizophrénie

    La réduction du volume hippocampique est l’une des découvertes observées par IRM chez des patients schizophrènes.  Elle est moins marquée que celle observée dans la maladie d’Alzheimer. 

    Épilepsie

    Jusqu’à 50% à 75% des patients atteints d’épilepsie peuvent avoir une atrophie de l’hippocampe lors de l’analyse post-mortem. Cependant, on ne sait pas réellement si l’épilepsie apparaît à la suite d’une sclérose hippocampique ou de crises répétées endommageant l’hippocampe. Cela signifie qu’il n’est pas encore clair si les lésions de l’hippocampe soit une cause ou une conséquence de crises récurrentes.

    On pense que l’hippocampe a un effet inhibiteur sur le seuil de crise (c’est-à-dire qu’il maintient le seuil élevé). Une fois qu’il est endommagé, les crises deviennent plus incontrôlables.

    Maladie de Cushing

    La maladie de Cushing présente un certain nombre de symptômes liés à des niveaux élevés de cortisol, une hormone produite lorsque les personnes sont stressées. 

    Une perte de volume de l’hippocampe a été observée dans la maladie de Cushing.  Des indices suggèrent que si la maladie de Cushing est traitée, l’atrophie de l’hippocampe pourrait être réversible.

    Recherches en cours

    En 2016, des scientifiques ont publié une revue d’études sur les effets de l’exercice sur le déclin cognitif et le vieillissement du cérébral.

    Les résultats suggèrent que l’exercice peut renforcer la capacité de cette structure à générer de nouvelles cellules nerveuses (neurogénèse). Cela préserverait et améliorerait potentiellement la mémoire. Cette hypothèse reste à confirmer.

    The hippocampus is a critical brain structure involved in spatial memory, which refers to the ability to navigate and remember the spatial environment. Below are key roles of the hippocampus in spatial memory, along with scientific sources that provide evidence for these functions:

    Le rôle de l’hippocampe dans la mémoire spatiale

    L’hippocampe participe à la création et au stockage des cartes cognitives, qui sont des représentations mentales des environnements spatiaux. Les cellules situées dans l’hippocampe se déclenchent sélectivement lorsqu’un individu se trouve à un endroit spécifique, fournissant ainsi une base neuronale pour la navigation spatiale. Il permet donc d’avoir une mémoire spatiale.

    O’Keefe et Dostrovsky (1971) ont découvert des cellules spécialisées dans la localisation dans l’hippocampe des rats, ce qui a permis de comprendre leur rôle dans la navigation spatiale. Ekstrom et coll. (2003) ont identifié une activité semblable dans l’hippocampe humain grâce à l’IRM fonctionnelle. Ce rôle est confirmé par le fait que les lésions ou les dommages à l’hippocampe altèrent la capacité à se souvenir des dispositions spatiales et à naviguer efficacement.

    L’hippocampe interagit avec le cortex entorhinal, qui abrite les cellules de la grille. Ensemble, ils fournissent des coordonnées spatiales pour une navigation précise. Il s’interface également avec le cortex préfrontal pour une navigation orientée vers un but.

    Conclusion : l’hippocampe est la zone centrale du cerveau impliquée dans la mémoire

    L’hippocampe, situé dans le lobe temporal, joue un rôle central dans la mémoire. C’est une structure vulnérable et plastique qui peut se modifier. Son atrophie est un des marqueurs du déclin cognitif et du diagnostic de la maladie d’Alzheimer.

  3. Les neurones et leurs différents types et morphologies

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    Les neurones (ou cellules nerveuses), unités fondamentales du cerveau et du système nerveux, présentent différents types et morphologies.

    Les neurones sont à la base du fonctionnement du cerveau.  Ils sont entourés de cellules-non neuronales appelées cellules gliales.

    Les différentes parties des neurones

    Les neurones sont formés de trois parties.

    Un corps cellulaire, également appelé soma (du grec somâ signifiant corps): C’est « la tête pensante » du neurone contenant un noyau et un « appareil » (composé par exemple de mitochondries qui fournissent l’énergie à la cellule) nécessaire à son bon fonctionnement. Il assure également la plupart des besoins nutritionnels pour le maintien en vie du neurone. Le dérèglement de cet appareil entraîne la mort du neurone ; il est à l’origine de maladies neurologiques telles que la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson qui sont qualifiées de maladies neurodégénératives.

    Un axone (du grec axôn signifiant axe) : c’est un bras unique qui part du corps cellulaire et se ramifie à son extrémité. il est également appelé fibre nerveuse. Sa longueur varie de quelques millimètres, comme c’est le cas des petits neurones du cerveau, jusqu’à un mètre dans le cas d’axones qui partent de la moelle épinière pour innerver les pieds.

    Des dendrites (du grec dendron signifiant arbre): de fines et courtes extensions formant une arborescence autour du corps cellulaire. La plupart des signaux transmis par les neurones pénètrent par les dendrites, alors que les autres signaux arrivent sur le corps cellulaire. Les signaux provenant des neurones et se projetant sur d’autres neurones se font via des points de contacts appelés synapses. Il n’y a donc pas de contact direct entre neurones.

    Photo d’un neurone avec ses différentes parties
    Photo d’un neurone avec ses différentes parties

    Ainsi, le neurone peut recevoir une information, la stocker et la transmettre aux autres neurones.

    Le fonctionnement d’un neurone dépend de sa capacité à communiquer avec ses semblables. Cette communication se fait à l’aide de points de contact appelés synapses (du grec sun et aptein signifiant respectivement avec et joindre). Un neurone possède plusieurs milliers de synapses situées majoritairement entre l’axone d’une cellule et les dendrites d’une autre cellule.

    Lors du vieillissement normal, les synapses changent de morphologie, mais restent relativement intactes, tandis que leur nombre diminue significativement dans le cerveau de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

    Les différents types

    Il existe différents types de neurones suivant la taille et la forme du soma, la densité des dendrites, ainsi que la longueur et la ramification de l’axone.

    1. Interneurones

    Les interneurones se retrouvent dans tout le corps humain. Les interneurones permettent la communication entre les neurones sensoriels ou moteurs et le système nerveux central.

    Contrairement au système nerveux périphérique, le système nerveux central – qui comprend le cerveau et la moelle épinière – contient de nombreux interneurones. Dans le néocortex, qui représente environ 80% du cerveau humain, 20% à 30% des neurones sont des interneurones.

    2. Motoneurones

    Ils ont un corps cellulaire situé dans le tronc cérébral, le cortex moteur ou la moelle épinière du corps. Son axone, ou fibre, fait saillie soit sur la moelle épinière, soit à l’extérieur de la moelle épinière afin de contrôler directement ou même indirectement les organes effecteurs ; en d’autres termes, les glandes et les muscles.

    Un seul neurone moteur peut innerver de nombreuses fibres musculaires.

    2. Neurones sensoriels

    Ils sont des cellules nerveuses situées dans le système nerveux et responsables de la conversion des stimuli externes de l’environnement de l’organisme en impulsions électriques internes.

    Ce processus fait partie des fonctions qui incluent des contractions musculaires et même des comportements involontaires tels que l’évitement de la douleur. Ces circuits réflexes se trouvent généralement dans la moelle épinière chez l’homme.

    Aussi connus sous le nom de neurones afférents, les neurones sensoriels convertissent un type particulier de stimulus en potentiels d’action via leurs récepteurs.

    Les informations circulent du nerf sensoriel au cerveau via la moelle épinière. Les stimuli peuvent provenir de l’extérieur du corps, y compris le son et la lumière ; ou à l’intérieur du corps, y compris la pression artérielle ou le sens de la position du corps. Différents types de neurones sensoriels ont des récepteurs différents qui répondent à différents types de stimuli.

    Les différents types de neurones sensoriels et fonctions incluent :

    • Goût : trouvé dans les récepteurs gustatifs des papilles
      gustatives.
    • Odeur : neurones récepteurs olfactifs qui sont activés par des molécules d’odeur présentes dans l’air.
    • Vision : utilisation de cellules photoréceptrices qui convertissent la lumière en signaux électriques.
    • Auditif : responsable de la conversion des ondes de pression provenant des molécules d’air ou du son en signaux qui peuvent ensuite être interprétés par le cerveau.
    • Température : récepteurs sensoriels qui réagissent à des températures variables.
    • Mécanorécepteurs : ce sont des récepteurs sensoriels qui répondent aux forces mécaniques, y compris la distorsion ou la pression.

    Les neurones ont-ils la même morphologie ?

    Non. Les neurones, éléments premiers du cerveau, ont une morphologie très variable. Ils se distinguent entre autres par :

    • la forme de leur corps cellulaire ;
    • l’organisation et la morphologie des prolongements (c’est-à-dire des dendrites et de leur axone) émergeant du corps cellulaire.

    Voici schématiquement les quatre types de neurones que l’on trouve dans le système nerveux central (ensemble composant le cerveau et la moelle épinière) :

    Les neurones unipolaires se retrouvent surtout chez les insectes, avec le corps cellulaire situé à l’extérieur du cerveau. Ces neurones ne présentent qu’un seul long prolongement (l’axone) s’étendant à partir du corps cellulaire (C).

    Les neurones pseudo-unipolaires sont des neurones sensoriels situés dans le ganglion spinal. Ils captent par ses dendrites les informations des récepteurs sensoriels (ex. récepteurs de la douleur) et les communiquent via son axone vers la racine dorsale du nerf spinal vers la moelle épinière. Le dendrite (D) unique et l’axone (A) sont accolés près du corps cellulaire avant de se séparer.

    Les neurones bipolaires sont des neurones sensoriels plutôt rares spécialisés dans la transmission des sens (odorat, vue, goût, ouïe) et des fonctions vestibulaires (équilibre, détection de mouvement). On les retrouve notamment dans la rétine et la muqueuse olfactive. L’axone et l’unique dendrite sont opposés au corps cellulaire.

    Le neurone multipolaire (4) n’est pas unimorphe; il se distingue aussi bien par la forme de son corps cellulaire……que par la forme de son axone ou de ses dendrites. Le neurone multipolaire possède un seul axone et d’imposantes dendrites (on parle « d’arbre dendritique »). Les neurones multipolaires constituent la majorité des neurones du cerveau.

    Différents types de neurones multipolaires

    • L’axone d’un neurone peut être long (d’une longueur de quelques centimètres à quelques dizaines de centimètres): c’est le neurone de type I de Golgi. Ce peut être par exemple, une cellule pyramidale, dont le corps cellulaire, situé dans le cortex cérébral, peut se prolonger jusqu’à la moelle épinière.
    • Le neurone peut avoir un court axone (de quelques centièmes de millimètres) qui se divise rapidement pour donner une arborisation complexe. Ce type de neurone reste dans les limites de la structure dans laquelle il se trouve : c’est le neurone de type II de Golgi. Ce peut être par exemple, une cellule neuronale en corbeille ou en étoile.
    • Pour certains d’entre eux, l’axone et ses collatérales présentent le long de leur trajet des renflements appelés « varicosités ». Pour d’autres neurones, les dendrites présentent des contours irréguliers (appelés « épines dendritiques »).

    Les neurones multipolaires sont par exemple, des neurones moteurs responsables de la commande motrice du cortex à la moelle épinière ou de la moelle aux muscles, mais également des interneurones qui conduisent les influx à l’intérieur du système nerveux central. Les neurones multipolaires représentent la majorité des neurones du cerveau.

    En résumé, il existe différents types de neurones qui se présentent sous des formes très diverses. Ce polymorphisme a un impact sur la capacité du neurone à recevoir et à traiter l’information qu’il reçoit d’un autre neurone.

  4. Figure de Rey (mémoire visuo-spatiale)

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    Le test des figures complexes de Rey-Osterrieth, développé par psychologue suisse André Rey en 1941 et normalisé par Osterrieth en 1944, est un test neuropsychologique largement utilisé pour évaluer la capacité de construction visuospatiale et la mémoire visuelle.

    Le test de la figure de Rey s’est avéré un outil utile pour mesurer les fonctions exécutives impliquant le lobe préfrontal. Le test comprend trois conditions de test : Copie, Rappel immédiat et Rappel différé. Dans un premier temps, les sujets reçoivent le dessin, puis sont invités à dessiner la même figure. Ensuite, on leur demande de dessiner ce dont ils se souviennent.

    Puis, après un délai de 30 minutes, ils doivent à nouveau dessiner la même figure. Les résultats attendus varient en fonction du système de notation utilisé, mais comprennent généralement des scores liés à la localisation, à la précision et à l’organisation. Chaque partie du test prend 10 minutes et le temps total de réalisation est d’environ 30 minutes.

    Le test de la figure de Rey (ou Rey-Osterrieth) est un test rapide consistant à reproduire de mémoire une figure géométrique complexe n’évoquant aucun objet déterminé.

    Le dysfonctionnement neuropsychologique d’un sujet peut être évalué par les performances de dessin, y compris l’attention et la concentration, la coordination de la motricité fine, la perception visuo-spatiale, la mémoire non-verbale, la planification et de l’organisation et l’orientation spatiale.

    Les impressions graphiques sont le produit d’une cognition, d’une perception et d’une motricité complexes. De plus, le rendu graphique rend la tâche plus compliquée, ce qui implique d’organiser les graphiques en unités perceptives significatives. 

    Par conséquent, ce test est largement utilisé pour étudier la capacité des fonctions chez les individus en bonne santé et l’intensité des troubles des patients atteints de démence et d’autres maladies du cerveau.

    Si l’examinateur estime qu’il existe un déficit, il complétera le bilan par la passation d’épreuves plus complexes et précises.

    Voici la figure à reproduire : c’est un assemblage arbitraire d’éléments géométriques (carré, rectangle, rond etc.).

    figure_de_rey

    L’épreuve se divise en deux parties:

    1re partie : le patient doit recopier la figure de Rey.
    L’examinateur présente la figure au patient et lui demande de la redessiner, afin de s’assurer que son attention s’est bien portée sur celle-ci. Il lui demande de faire attention aux proportions et de ne rien oublier.

    Après une pause qui n’excédera pas trois minutes, l’examinateur passe à la seconde partie de l’épreuve consistant à reproduire de mémoire la figure copiée.

    2me partie: l’examinateur enlève la figure et lui demande de la reproduire de mémoire.

    Dessin de la figure de Rey reproduit par un patient de la maladie d’Alzheimer dans l’heure qui suit.

    Référence concernant le test de figure de Rey. Rey A. L’examen psychologique dans les cas d’encéphalopathie traumatique. Archives de Psychologie 28: 215–285 (1941).

  5. Cerveau : anatomie et divisons

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    L’anatomie du cerveau est importante pour mieux saisir la progression des troubles et des maladies survenant lors de son vieillissement.

    L’étude de l’anatomie du cerveau s’appelle la neuroanatomie, tandis que l’étude de sa fonction est la neuroscience.

    Une visite du cerveau s’impose, en commençant par sa partie visible.

    Le cerveau fait partie du système nerveux central

    Le système nerveux central se compose du cerveau et de la moelle épinière. Il est qualifié de «central» car il combine des informations provenant de tout le corps et coordonne l’activité dans tout l’organisme.

    Le système nerveux central est continuellement étudié par les scientifiques anatomistes et physiologistes. Il contrôle nos pensées, nos mouvements, nos émotions et nos désirs. Il contrôle également notre respiration, notre fréquence cardiaque, la libération de certaines hormones, la température corporelle.

    La rétine, le nerf optique et les nerfs olfactifs sont parfois considérés comme faisant partie du système nerveux central aux côtés du cerveau et de la moelle épinière. En effet, ils se connectent directement au tissu cérébral sans l’intermédiaire de fibres nerveuses.

    Le cerveau est protégé par le crâne (la boîte crânienne) et la moelle épinière qui se déplace de l’arrière du cerveau vers le centre de la colonne vertébrale, s’arrêtant dans la région lombaire du bas du dos.

    Le cerveau et la moelle épinière sont tous deux logés dans une membrane protectrice à trois couches appelée méninges.

    systeme_nerveux
    Reproduit avec la permission du Dr. S. Senger, National Library of Medicine’s The Visible Human Project
    • 1. La boite crânienne (du grec kranion signifiant « casque »)
    • 2. Le cerveau (poids: 1,3 – 1,4 kg; longeur = 17 cm; largeur = 14 cm; hauteur = 9 cm; 2% du poids du corps humain; également appelé encéphale (du grec egkephalos – « qui est dans la tête »); en réalité, le cerveau ne représente qu’une partie de l’encéphale.
    • 3. La moelle épinière
      – Longeur: 43 – 45 cm; poids = 35 g
      – Représente 2% du système nerveux central
      – Lieu de passage de l’information entre les organes du corps et le cerveau

    Le cerveau est l’organe le plus complexe du corps humain; le cortex cérébral (la partie la plus externe du cerveau et la plus grande partie en volume) contient environ 15 à 33 milliards de neurones, chacun étant connecté à des milliers d’autres neurones.

    Au total, environ 80 à 100 milliards de neurones et 1 000 milliards de cellules gliales (cellules de soutien) composent le cerveau humain. Notre cerveau utilise environ un quart de l’énergie totale de notre corps.

    Le cerveau est le module de contrôle central du corps et coordonne l’activité. Du mouvement physique à la sécrétion d’hormones, à la création de souvenirs et à la sensation d’émotion.

    Pour remplir ces fonctions, certaines sections du cerveau ont des rôles dédiés. Cependant, de nombreuses fonctions supérieures – raisonnement, résolution de problèmes, créativité – impliquent différents domaines travaillant ensemble dans des réseaux.

    Le cerveau apparaît à l’oeil nu comme un organe à la surface plissée et formé de deux parties identiques: les hémisphères cérébraux. Il forme avec la moelle épinière le système nerveux central.

    Notions de neuroanatomie

    Les neuroscientifiques utilisent des termes neuroanatomiques courants pour désigner l’emplacement, l’organisation et la fonction. Vous trouverez ci-dessous un ensemble standard de termes directionnels anatomiques utilisés pour décrire l’emplacement des différentes régions.

    Antérieur Devant de
    Postérieur Derrière
    Supérieur Au dessus de
    Inférieur Au dessous de

    Ces 4 premiers termes sont utiles pour expliquer les positions relatives. c’est-à-dire que le cortex cérébral est supérieur au mésencéphale.

    Rostral Vers le bec (vers l’avant du cerveau)
    Du latin rsotrum signifiant bec ou museau (cétacés)
    Caudal Vers le bas de la moelle épinière (vers l’arrière du cerveau)
    Du latin cauda signifiant queue
    Ventral Vers le ventre
    Dorsal Vers l’arrière

    La signification de ces quatre termes a plus de sens pour les animaux comme les lézards avec un système nerveux central horizontal. Alors que les humains marchent debout, la tête penchée vers l’avant, le système de coordonnées se plie également. Cela signifie que la direction caudale peut signifier vers la colonne vertébrale mais peut également signifier vers l’arrière de la tête.

    Brève histoire de l’anatomique

    L’histoire de l’anatomie du cerveau s’étend sur des millénaires et est marquée par des découvertes majeures qui ont transformé notre compréhension du système nerveux central. Voici les grandes dates et étapes clés :

    Antiquité

    • Vers 3000 av. J.-C. (Égypte antique) : Les Égyptiens décrivent le cerveau dans des papyrus médicaux (Papyrus Edwin Smith), mais ils considèrent le cœur comme le siège de l’esprit et des émotions.
    • 5e siècle av. J.-C. (Hippocrate) : Hippocrate attribue au cerveau le rôle de siège de la pensée et des émotions, contredisant la vision cardiaque dominante.
    • 4e siècle av. J.-C. (Aristote) : Aristote pense que le cerveau sert principalement à refroidir le sang, plaçant à nouveau le cœur comme siège de l’âme.

    Époque romaine et Moyen Âge

    • 2e siècle (Galien) : Le médecin grec Galien réalise des dissections sur des animaux et établit que le cerveau contrôle les mouvements et les sensations via les nerfs. Il décrit les ventricules cérébraux comme des réservoirs de fluides.
    • 7e-15e siècles : la recherche stagne en Europe en raison des restrictions religieuses. Les travaux de Galien restent l’autorité principale.

    Renaissance (15e-16e siècles)

    • 1543 (André Vésale) : Vésale publie De Humani Corporis Fabrica, qui contient des illustrations détaillées du cerveau humain, basées sur des dissections humaines.
    • 17e siècle (Thomas Willis) : Willis, considéré comme le père de la neurologie, publie Cerebri Anatome (1664), où il décrit les structures du cerveau et introduit des termes encore utilisés aujourd’hui (comme « corps calleux »).

    18e siècle : début de la neuroanatomie scientifique

    • 1750-1800 : Les chercheurs identifient les distinctions entre matière grise (corps cellulaires) et matière blanche (axones).
    • Franz Joseph Gall (1758-1828) : Gall développe la phrénologie, théorie aujourd’hui discréditée, qui associe les bosses du crâne à des facultés mentales spécifiques. Ses travaux popularisent néanmoins l’idée de la localisation cérébrale des fonctions.

    19e siècle : avancées majeures

    • 1861 (Paul Broca) : Broca identifie une région du cerveau (aire de Broca) liée à la production du langage, établissant la première preuve de la spécialisation fonctionnelle.
    • 1874 (Carl Wernicke) : Wernicke décrit une région du cerveau impliquée dans la compréhension du langage (aire de Wernicke).
    • 1870 (Gustav Fritsch et Eduard Hitzig) : Découverte du cortex moteur en stimulant électriquement des zones du cerveau.
    • 1890 (Santiago Ramón y Cajal et Camillo Golgi) : Ramón y Cajal utilise des techniques de coloration (développées par Golgi) pour démontrer que le cerveau est composé de cellules individuelles, les neurones, posant les bases de la théorie neuronale.

    20e siècle

    • 1930 (Hans Berger) : Invention de l’électroencéphalogramme (EEG), permettant d’enregistrer l’activité électrique du cerveau.
    • 1950 (James Olds et Peter Milner) : Découverte des centres du plaisir dans le cerveau (système limbique).
    • 1970 (Tomodensitométrie et IRM) : Développement des techniques d’imagerie médicale permettant une visualisation précise du cerveau in vivo.
    • 1980 : L’IRM fonctionnelle (IRMf) révolutionne la cartographie des fonctions cérébrales.

    21e siècle

    • À partir de 2010 : Le Human Connectome Project cartographie les réseaux neuronaux du cerveau humain.
    • À partir de 2020 : Les projets utilisant l’intelligence artificielle et les interfaces cerveau-machine progressent rapidement, élargissant les connaissances sur le fonctionnement du cerveau et ses interactions avec la technologie.

    Les divisions du cerveau

    Le cerveau est divisé en trois parties : le cerveau antérieur, le mésencéphale et le cerveau postérieur.

    Cerveau antérieur

    Le cerveau antérieur est la partie la plus grande et la plus complexe du cerveau. 

    Il se compose du télencéphale (cortex cérébral, hippocampe, noyaux gris centraux, amygdale) et du diencéphale (thalamus, hypothalamus, glande pinéale ou épiphyse). 

    Il comprend également les noyaux gris centraux impliqués dans la modulation du mouvement moteur.

    En plus du troisième ventricule du cerveau, le diencéphale contient un certain nombre de structures:

    Hypothalamus

    L’hypothalamus contrôle les activités du système nerveux autonome, régule les neurohormones et influence les hormones hypophysaires, et contrôle la température corporelle, la fatigue, le sommeil, les rythmes circadiens, la faim et la soif.

    Thalamus

    Le thalamus transporte les messages sensoriels provenant des yeux, des oreilles et des récepteurs tactiles de tout le corps. L’olfaction est le seul sens qui contourne directement le thalamus vers le cortex.

    Glande pituitaire

    L’hypophyse sécrète des hormones qui contrôlent les glandes thyroïdiennes et le métabolisme, la pression artérielle, certaines fonctions des organes sexuels, ainsi que certains aspects de la grossesse et de la croissance, de l’accouchement, de l’allaitement, de la concentration en eau / sel au niveau des reins, de la régulation de la température et du soulagement de la douleur.

    Cerveau moyen

    Le mésencéphale, considéré comme faisant partie du tronc cérébral, est situé dans la partie caudale du cerveau antérieur et a de nombreuses fonctions différentes. Notamment, les neurones du cerveau antérieur peuvent produire le neurotransmetteur dopamine qui se trouve dans les noyaux gris centraux, une région impliquée dans la motricité volontaire et l’apprentissage basé sur la récompense.

    Il est impliqué dans les réflexes visuels et auditifs, la modulation du contrôle moteur, ainsi que des cycles sommeil / éveil, de la vigilance, de la motivation, de l’accoutumance et de la régulation de la température corporelle. Le mésencéphale humain partage l’architecture générale avec le plus ancien des vertébrés.

    Le mésencéphale comprend la substance noire, l’aire tegmentale ventrale et une partie du noyau du raphé)

    Cerveau postérieur

    Le cerveau postérieur est la partie la plus caudale du cerveau et comprend le cervelet, le pont et le bulbe rachidien. 

    Le cervelet (latin pour «petit cerveau») porte ce nom parce qu’il ressemble à une petite version du cerveau. Il est responsable de l’équilibre, du mouvement et de la coordination.

    Le pont (ou protubérance) a de nombreuses régions différentes qui sont spécialisées pour diverses fonctions, notamment: le sommeil, la déglutition, le contrôle de la vessie, l’audition, l’équilibre, le goût, les mouvements oculaires, les expressions faciales et la posture. 

    Enfin, le bulbe rachidien, qui fait également partie du tronc cérébral, est la région la plus caudale du cerveau postérieur. 

    Il est également impliqué dans le contrôle de nombreuses fonctions autonomes, notamment: la respiration, la pression artérielle et les réflexes de toux / éternuements. Le centre cardiovasculaire, qui régule les battements cardiaques pendant l’exercice ou un traumatisme, se trouve également ici.

    Le cerveau et ses deux hémisphères

    Le cerveau est divisé en hémisphères droit et gauche. Chaque hémisphère traite généralement les informations sensorielles et motrices des membres controlatéraux (du côté opposé). 

    Une bande de fibres nerveuses appelée corps calleux , ainsi que des voies plus petites, relient les deux hémisphères et permet la communication entre eux. Une callosotomie corpusienne (déconnexion des deux hémisphères en coupant le corps calleux) est parfois réalisée en dernier recours pour les patients atteints d’épilepsie réfractaire. 

    cerveau_entier_haut2

    Figure représentant un cerveau humain vu d’en haut. Hémisphère gauche (1); hémisphère droit (2); sillon séparant les deux hémisphères appelé scissure interhémisphérique (3); plis séparant les lobes. Par exemple, le pli indiqué dans la figure (4) sépare le lobe frontal du lobe pariétal. Reproduit avec la permission de Jeff Miller, © The Board of Regents of the University of Wisconsin system

    Le cortex cérébral développe des bosses ( gyri ) et des sillons ( sulci ), permettant au cerveau d’avoir plus de surface et plus de neurones stockés dans le crâne. Aucun cortex cérébral n’est plié de la même manière mais plusieurs de ces plis sont suffisamment grands et prononcés pour être nommés de manière spécifique.

    Par exemple, le sulcus latéral est le pli interne qui sépare le lobe temporal du lobe frontal. Adjacent au sulcus latéral se trouve le gyrus temporal . Ce pli abritent le cortex auditif primaire, où le cerveau traite les informations sonores. La région de Wernicke, la région du cerveau essentielle au traitement du langage, réside également sur le gyrus temporal.

    Les quatre lobes du cerveau

    A la surface des deux hémisphères se trouve le cortex cérébral (cortex est un mot latin signifiant écorce), la partie la plus imposante du cerveau. En effet, il représente les trois quarts du volume du cerveau.

    Le cortex cérébral effectue une multitude de tâches tels que raisonner, stocker des souvenirs, acquérir des habiletés motrices, interpréter le sens des mots écrits et parlés, contrôler la parole…

    À chaque tâche est associée une surface du cortex appelée aire corticale (c’est-à-dire une aire relative au cortex). Il existe ainsi une aire responsable du langage, de la vision, de la mémoire etc.

    Tel qu’expliqué plus haut, on retrouve à surface du cortex de profonds sillons appelés scissures qui délimitent les quatre lobes : lobe frontal, lobe pariétal, lobe occipital et lobe temporal.

    Lobe frontal : positionné à l’avant du cerveau, le lobe frontal contient la majorité des neurones sensibles à la dopamine et est impliqué dans l’attention, la récompense, la mémoire à court terme, la motivation et la planification.

    Lobe pariétal : le lobe pariétal intègre des informations sensorielles telles que le toucher, la conscience spatiale et la navigation. La stimulation tactile de la peau est finalement envoyée au lobe pariétal. Il joue également un rôle dans le traitement du langage.

    Lobe occipital : région de traitement visuel du cerveau, abritant le cortex visuel.

    Lobe temporal : important pour traiter les entrées sensorielles et leur attribuer une signification émotionnelle. Il participe également à la création de souvenirs à long terme. Certains aspects de la perception du langage sont également présents dans le lobe temporal.

    Le cerveau et ses quatre lobes. Les plis (scissures) séparent les lobes.

    Maladies du système nerveux central

    Voici les principales causes des troubles qui affectent le système nerveux central :

    Infections: certains micro-organismes et virus peuvent envahir le système nerveux central ; ces micro-organismes sont des champignons (méningite cryptococcique),  des protozoaires (paludisme), des bactéries (lèpre) ou des virus.

    Défauts de structures: les exemples les plus courants sont les malformations congénitales; y compris l’anencéphalie, où des parties du crâne, du cerveau et du cuir chevelu manquent à la naissance.

    Tumeurs: les tumeurs cancéreuses et non cancéreuses peuvent avoir un impact sur certaines parties du système nerveux central. Les deux types peuvent causer des dommages et produire un éventail de symptômes en fonction de l’endroit où ils se développent.

    Troubles auto-immunes: dans certains cas, le système immunitaire d’un individu peut lancer une attaque contre des cellules saines. Par exemple, l’encéphalomyélite aiguë est caractérisée par une réponse immunitaire contre le cerveau et la moelle épinière, attaquant la myéline (l’isolation des nerfs) et, par conséquent, détruisant la substance blanche.

    Traumatisme: selon le site de la blessure, les symptômes peuvent varier considérablement de la paralysie aux troubles de l’humeur.

    Accident vasculaire cérébral: un accident vasculaire cérébral est une interruption de l’apport sanguin au cerveau. Le manque d’oxygène qui en résulte entraîne la mort des tissus dans la zone touchée.

    Neurodégénérescence: dans certains cas, la moelle épinière ou le cerveau peuvent dégénérer. Un exemple est la maladie de Parkinson qui implique la dégénérescence progressive des cellules productrices de dopamine dans les noyaux gris centraux.

    Un autre exemple est la maladie d’Alzheimer ou le trouble cognitif léger caractérisés par une baisse de l‘activité et du volume de certaines aires corticales – en particulier celles se trouvant dans le lobe temporal.

    Une baisse de l’activité et du volume du lobe temporal reflète une perte de neurones qui est à l’origine des pertes de mémoire.

    En effet, il existe dans le lobe temporal, une structure impliquée dans la mémoire et l’apprentissage qui s’appelle l’hippocampe et qui est connue pour être endommagée dans la maladie d’Alzheimer.

    En revanche, le volume des aires corticales n’est pas significativement réduit chez les personnes âgées saines, c’est-à-dire ne souffrant d’aucun trouble cognitif.

  6. Ventricules du cerveau

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    Les ventricules du cerveau sont des cavités qui produisent et stockent le liquide céphalo-rachidien (LCR). 

    Ce liquide entoure le cerveau et la moelle épinière, les amortissant et les protégeant des traumatismes. Il est également responsable de l’élimination des déchets et de l’apport de nutriments à votre cerveau.

    Le cerveau humain est enfermé dans une voûte osseuse afin de le protéger des traumatismes. Pour ajouter encore plus de protection, le cerveau est enveloppé de trois couches méningées : la dure-mère, l’arachnoïde et la pie-mère. 

    Cependant, même avec toutes ces couches, il y a toujours un espace autour du cerveau qui le rend vulnérable aux blessures.

    Il existe quatre espaces creux dans le cerveau qui abritent le liquide céphalo-rachidien (LCR) et qui le protègent encore plus : deux ventricules latéraux, un troisième ventricule et un quatrième ventricule.

    Ces quatre ventricules du cerveau sont responsables de l’élimination des déchets et de l’apport de nutriments à votre cerveau.

    Anatomie des ventricules du cerveau

    Le système ventriculaire de votre cerveau est composé de quatre ventricules ainsi que de petites structures qui relient chaque ventricule appelées foramens.

    Les premier et deuxième ventricules du cerveau sont des ventricules latéraux. Ces structures en forme de C sont situées de chaque côté de votre cortex cérébral. Il y a donc un ventricule latéral par hémisphère.

    Le troisième ventricule est une structure étroite en forme d’entonnoir située entre les thalamus droit et gauche, situés au-dessus du tronc cérébral.

    Le quatrième ventricule est une structure en forme de losange qui longe le tronc cérébral. Il a quatre ouvertures à travers lesquelles le liquide céphalo-rachidien s’écoule dans une zone entourant le cerveau (espace sous-arachnoïdien) et le canal central de la moelle épinière.

    Le quatrième ventricule est relié au troisième ventricule par l’aqueduc cérébral (ou aqueduc de Sylvius ou aqueduc du mésencéphale)

    Le LCR emprunte le chemin suivant à travers les quatre ventricules : 

    1. Les parois des ventricules latéraux du cerveau et la partie haute (antérieure) des troisième et quatrième ventricules sont tapissés d’une couche de tissu spécialisé connu sous le nom de plexus choroïde. C’est dans le plexus choroïde que le LCR est produit.
    2. Le LCR passe des ventricules latéraux, à travers deux trous appelés foramens interventriculaires, et dans le troisième ventricule.
    3. De là, le LCR pénètre dans le quatrième ventricule.
    4. Le LCR sort du quatrième ventricule et s’écoule dans l’espace sous-arachnoïdien. 

    L’adulte moyen a environ 150 millilitres (mL) de LCR circulant dans ses ventricules et son espace sous-arachnoïdien à un moment donné.

    Fonctions des ventricules du cerveau

    Leur seule fonction est de produire et de sécréter du liquide céphalo-rachidien pour protéger et maintenir votre système nerveux central.

    Le liquide céphalorachidien (LCR) baigne constamment dans le cerveau et la colonne vertébrale, éliminant les toxines et les déchets libérés par les neurone. L’un de ces déchets, l’amyloïde, augmente le risque de maladie d’Alzheimer s’il s’accumule trop dans le cerveau.

    De plus, le liquide céphalo-rachidien remplit un certain nombre d’autres fonctions importantes :

    • Absorption des chocs : lorsque vous tombez, avez un accident de voiture ou vous cognez la tête d’une autre manière, le liquide céphalorachidien enveloppant votre cerveau absorbe le choc afin que votre cerveau ne heurte pas votre crâne.
    • Nutrition : le LCR contient des substances essentielles comme le glucose, les acides aminés, les vitamines et les ions nécessaires au fonctionnement des neurones et des cellules gliales. Ces nutriments diffusent depuis les capillaires sanguins au niveau des plexus choroïdes, où le LCR est produit, vers le cerveau. En résumé, le LCR ne nourrit pas directement les cellules cérébrales comme le fait le sang, mais il joue un rôle indirect et essentiel en facilitant l’apport de nutriments, en éliminant les déchets et en maintenant un environnement optimal pour les cellules nerveuses.
    • Pression intracrânienne : un flux constant de liquide céphalorachidien maintient la pression autour de votre cerveau. Trop de LCR peut-être provoqué par une lésion cérébrale traumatique ou d’une tumeur cérébrale, augmentant la pression intracrânienne.
    • Élimination des déchets : le LCR transporte les déchets produits par l’activité métabolique des neurones et des cellules gliales vers le système circulatoire, où ils sont éliminés par les organes excréteurs comme les reins et le foie.
    • Température : la circulation du LCR maintient la température de votre cerveau et de votre colonne vertébrale stable.
    • Fonction immunitaire : le LCR contient de nombreuses cellules immunitaires qui surveillent votre système nerveux central à la recherche d’agents étrangers qui pourraient endommager vos organes vitaux.

    Affections des ventricules du cerveau

    Une infection, un traumatisme crânien et un saignement dans le cerveau peuvent provoquer une inflammation des ventricules et de l’espace sous-arachnoïdien. Cette inflammation bloque l’écoulement du liquide céphalo-rachidien, provoquant un gonflement des ventricules et une pression sur le cerveau.

    Les affections des ventricules du cerveau sont dangereuses.

    Hydrocéphalie

    L’hydrocéphalie est une condition médicale potentiellement mortelle dans laquelle le liquide céphalo-rachidien se bloque et s’accumule dans les ventricules ou l’espace sous-arachnoïdien. En conséquence, la pression dans le crâne augmente et les ventricules s’agrandissent.

    L’hydrocéphalie peut être présente à la naissance en raison d’une anomalie génétique ou développementale. Il peut également se développer à cause d’une tumeur au cerveau ou à la moelle épinière, d’un accident vasculaire cérébral ou d’un traumatisme crânien qui provoque une hémorragie cérébrale, ou d’une infection comme la méningite bactérienne.

    Toute personne de tout âge peut contracter l’hydrocéphalie, mais elle est plus fréquente chez les nourrissons et les adultes de 60 ans et plus. Les symptômes de l’hydrocéphalie varient légèrement selon les groupes d’âge.

    Chez les nourrissons, les symptômes de l’hydrocéphalie comprennent : 

    • La tête du nourrisson grossit rapidement
    • Ils ont du mal à téter ou à s’alimenter
    • Envie de dormir
    • Irritabilité
    • Épilepsie

    Chez les personnes âgées, les symptômes comprennent :

    • Difficulté à marcher, à équilibrer ou à lever les pieds
    • Démence ou troubles cognitifs
    • Incontinence

    Dans tous les autres groupes d’âges, les symptômes de l’hydrocéphalie peuvent inclure :

    • Mal de tête
    • Changements de vision
    • Difficulté à marcher ou à parler
    • Difficulté à rester éveillé
    • Changements de personnalité
    • Perte de mémoire

    Méningite

    L’espace sous-arachnoïdien est tapissé de membranes appelées méninges. La méningite se développe lorsque cette muqueuse, ainsi que le liquide céphalo-rachidien, s’infecte et s’enflamme.

    La méningite peut être causée par des infections bactériennes, virales, parasitaires ou fongiques, mais la forme la plus grave est la méningite bactérienne.

    La méningite bactérienne peut bloquer l’écoulement du LCR dans l’espace sous-arachnoïdien et dans les ventricules, entraînant finalement une hydrocéphalie.

    Les symptômes de la méningite ont tendance à apparaître très rapidement et peuvent inclure :

    • Fièvre et frissons
    • Mal de tête
    • Torticolis
    • Sensibilité à la lumière
    • Nausées ou vomissements
    • Confusion
    • Saisies

    Ventriculite

    Le plexus choroïde des ventricules du cerveau contient une couche de tissu. La ventriculite survient lorsque cette muqueuse devient enflammée en raison d’une méningite, d’un traumatisme crânien ou d’une complication d’une chirurgie cérébrale.

    Les symptômes de la ventriculite imitent la méningite et peuvent inclure : 

    • Fièvre et frissons
    • Mal de tête
    • Torticolis
    • Confusion
    • Saisies

    Hémorragie cérébrale

    Un accident vasculaire cérébral, une rupture d’anévrisme ou une lésion cérébrale traumatique peuvent provoquer des saignements dans l’espace sous-arachnoïdien ou les ventricules. Ces blessures sont respectivement appelées hémorragie sous-arachnoïdienne ou hémorragie intraventriculaire.

    Les deux types d’hémorragie cérébrale peuvent entraîner une hydrocéphalie, car des caillots sanguins se forment et bloquent l’écoulement du liquide céphalo-rachidien dans et autour des ventricules cérébraux.

    Les symptômes d’hémorragie cérébrale apparaissent soudainement et peuvent inclure : 

    • Un mal de tête sévère qui culmine en quelques secondes
    • Torticolis
    • Vision floue ou double
    • Troubles de l’élocution
    • Faiblesse d’un côté de votre corps
    • Sensibilité à la lumière
    • Nausées ou vomissements
    • Perte de conscience
  7. Spasmes musculaires : quelles sont les causes ?

    1 Comment

    Les spasmes musculaires sont des mouvements soudains et involontaires d’un ou plusieurs muscles de n’importe quelle partie du corps.

    Les spasmes musculaires surviennent souvent à la suite du stress, de l’exercice ou de la déshydratation. Ils ne sont généralement pas préoccupants.

    Les causes

    Les spasmes musculaires sont très courants. Ils peuvent survenir dans n’importe quelle partie du corps. Cependant, ils ont tendance à affecter :

    • pieds
    • mains
    • bras
    • cuisses
    • abdomen
    • muscles intercostaux, qui sont autour de la cage thoracique

    Les douleurs musculaires, la fatigue et une sollicitation excessive du muscle sont les causes les plus courantes. D’autres causes incluent le stress ou l’anxiété, qui peuvent entraîner des contractions musculaires du visage. 

    Les sportifs qui ne s’échauffent pas avant de faire de l’exercice ou qui font de l’exercice dans des températures très chaudes peuvent également souffrir de spasmes musculaires. Ne pas boire assez d’eau avant l’exercice peut également provoquer des spasmes musculaires.

    Certaines personnes sont plus vulnérables que d’autres aux spasmes musculaires, notamment :

    • personnes âgés
    • athlètes
    • personnes en surpoids ou obèses
    • femmes enceintes

    Les personnes qui ont des problèmes de santé, tels que des troubles nerveux ou des problèmes liés à la thyroïde, ont également tendance à présenter une fréquence de spasmes musculaires supérieure à la moyenne.

    Ces spasmes ne sont généralement pas inquiétants, mais dans certains cas, ils peuvent être le signe d’un problème de santé neurologique sous-jacent. Les conditions de santé neurologiques affectent le cerveau, qui est responsable du mouvement des muscles.

    Symptômes de spasmes musculaires

    Tous les spasmes musculaires ne sont pas douloureux, mais certains peuvent provoquer une douleur. On peut avoir l’impression que le muscle saute ou bouge de lui-même, cette sensation ne durant généralement que quelques secondes. Certaines personnes pourraient même voir leurs contractions musculaires.

    Parfois, on peut avoir l’impression que tout le muscle s’est contracté et ne peut pas bouger. Cet effet se produit le plus souvent dans les jambes et peut être assez douloureux. Le muscle peut être dur au toucher. Alors que la sensation de crampes a tendance à passer en quelques minutes environ, le muscle peut continuer à faire mal pendant un certain temps par la suite.

    Si un spasme musculaire fait partie d’un problème de santé neurologique, la personne présentera généralement d’autres symptômes tels que :

    • douleur dans le dos, le cou ou la tête
    • faiblesse des muscles
    • engourdissement de la peau
    • sensation de picotements
    • tremblement
    • paralysie
    • mauvaise coordination
    • mouvements lents
    • vision double
    • problèmes de sommeil
    Les spasmes musculaires sont très courants et les individus n’ont généralement pas à s’en soucier. Trop d’exercice, la déshydratation et le stress sont les causes les plus courantes.

    Traitement

    Les spasmes musculaires disparaissent généralement d’eux-mêmes. Cela peut prendre quelques secondes ou même plusieurs minutes pour qu’ils s’arrêtent, mais ils n’ont souvent pas besoin de traitement. Boire beaucoup d’eau peut aider à soulager les crampes musculaires liées à la déshydratation.

    Si quelqu’un a une crampe douloureuse, il peut essayer quelques méthodes pour atténuer les symptômes.

    • arrêter toute activité qui a conduit à la crampe – courir, par exemple
    • masser doucement les crampes musculaires
    • étirer doucement les crampes musculaires
    • utiliser un coussin chauffant pour détendre les muscles tendus
    • appliquer un sac de glace pour apaiser les muscles endoloris

    Si la douleur se situe dans le muscle du mollet, la personne peut essayer de mettre son poids sur la jambe affectée et de plier légèrement le genou. Faire cela étirera le muscle.

    Si les crampes affectent les quadriceps – les muscles à l’avant de la cuisse – la personne peut essayer de tenir le pied de la jambe affectée derrière elle et de la tirer doucement vers ses fesses, en gardant les genoux ensemble.

    Dans les cas où une affection neurologique sous-jacente est à l’origine des spasmes musculaires, les médecins peuvent recommander un médicament antispasmodique.

    Prévention des spasmes musculaires

    Pour prévenir ces spasmes, il faut agir sur différents facteurs, notamment l’hydratation, l’équilibre électrolytique, le conditionnement musculaire et l’état de santé général. Voici des stratégies fondées sur des données probantes pour aider à prévenir les spasmes musculaires :

    1. Maintenir une hydratation et un équilibre électrolytique adéquats :
      • L’hydratation : La déshydratation peut contribuer à l’apparition de crampes musculaires. Il est essentiel de boire suffisamment, en particulier pendant et après l’exercice. Toutefois, certaines études suggèrent que la déshydratation n’est peut-être pas la seule cause des crampes musculaires associées à l’exercice.
      • Electrolytes : les déséquilibres électrolytiques, notamment concernant le sodium, le potassium et le calcium, ont été associés aux crampes musculaires. La consommation d’une alimentation équilibrée et riche en ces minéraux peut contribuer à maintenir un bon fonctionnement musculaire. Par exemple, les bananes sont souvent consommées par les athlètes pour prévenir les crampes grâce à leur teneur en potassium, bien que les preuves directes soient limitées.
    2. Exercices réguliers d’étirement et de renforcement :
      • Étirements : l’incorporation de routines d’étirement régulières peut améliorer la flexibilité musculaire et réduire la probabilité de spasmes. Stretching avant et après l’activité physique est particulièrement bénéfique.
      • Exercices de renforcement : les exercices de renforcement améliorent l’endurance musculaire et réduisent la fatigue, qui est associée à l’apparition de crampes musculaires. Un muscle bien conditionné est moins sujet aux contractions involontaires.
    3. Échauffement et récupération appropriés :
      • La pratique d’exercices d’échauffement appropriés avant l’activité physique prépare les muscles à l’effort, tandis que les exercices de récupération aident à une récupération progressive, ce qui permet de prévenir les spasmes.
    4. Traiter les affections sous-jacentes :
      • Certaines affections, telles que le diabète, les troubles rénaux et les problèmes de thyroïde, peuvent prédisposer les individus aux spasmes musculaires. La prise en charge de ces affections sous surveillance médicale est essentielle pour réduire l’apparition des spasmes.
    5. Rôle de certains médicaments :
      • Certains médicaments, y compris les diurétiques et les statines, peuvent augmenter le risque de crampes musculaires. Il peut être utile de consulter un professionnel de la santé pour connaître les effets secondaires potentiels et les solutions de remplacement.
    6. Utilisation des relaxants musculaires : dans les cas où les spasmes musculaires sont fréquents et graves, les professionnels de la santé peuvent prescrire des relaxants musculaires. Ces médicaments doivent être utilisés sous surveillance médicale en raison des effets secondaires potentiels et du risque de dépendance.

    La mise en œuvre de ces stratégies peut contribuer à réduire la fréquence et la gravité des spasmes musculaires. Toutefois, si les spasmes persistent ou s’ils sont particulièrement gênants, il est conseillé de consulter un médecin afin d’exclure toute affection sous-jacente et de discuter des interventions appropriées.

    Quand voir un médecin

    Les spasmes musculaires, les contractions et les crampes ne sont généralement pas préoccupants. Ils sont parfaitement normaux, en particulier chez les athlètes et autres personnes qui font de l’exercice régulièrement.

    Dans certains cas, cependant, ils peuvent indiquer un problème de santé sous-jacent, comme la sclérose en plaques , une maladie thyroïdienne ou une cirrhose du foie. Ils peuvent également suggérer des problèmes de :

    • nutrition
    • circulation
    • métabolisme
    • nerfs
    • hormones

    Toute personne qui présente régulièrement des spasmes musculaires sévères ou douloureux doit consulter un médecin.

  8. Cervelet : anatomie, fonctions et troubles associés

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    Le cervelet («petit cerveau») est une structure située à l’arrière du cerveau, sous les lobes occipital et temporal du cortex cérébral. 

    Bien que le cervelet représente environ 10% du volume du cerveau, il contient plus de 50% du nombre total de neurones dans le cerveau. 

    Historiquement, le cervelet a été considéré comme une structure motrice, car les dommages cérébelleux entraînent des altérations du contrôle moteur et de la posture et parce que la majorité des sorties du cervelet sont dirigées vers des parties du système moteur. 

    Les commandes motrices ne sont pas initiées dans le cervelet; plutôt, le cervelet modifie les commandes motrices des voies descendantes provenant du cortex pour rendre les mouvements plus adaptatifs et précis.

    Anatomie du cervelet

    Les noyaux cérébelleux sont enfermés dans le cortex cérébelleux, qui contient presque tous les neurones du cervelet. Toutes les sorties du cervelet proviennent des noyaux cérébelleux. Ainsi, une lésion des noyaux cérébelleux a le même effet qu’une lésion complète de l’ensemble du cervelet. 

    1. Le noyau fastigial est le noyau le plus médian du cervelet. Il reçoit des informations du vermis et des afférents cérébelleux qui transportent des informations vestibulaires, somatosensorielles proximales, auditives et visuelles. Il se projette sur les noyaux vestibulaires et la formation réticulaire.
    2. Les noyaux interposés. Ils reçoivent des afférents cérébelleux qui véhiculent des informations vertébrales, somatosensorielles proximales, auditives et visuelles. Ils se projettent sur le noyau rouge controlatéral.
    3. Le noyau dentelé est le plus grand des noyaux cérébelleux. Il reçoit une entrée de l’hémisphère latéral et des afférents cérébelleux qui transportent des informations du cortex cérébral (via les noyaux pontins). Il projette vers le noyau rouge controlatéral et le thalamus dans sa partie ventrolatérale.
    4. Les noyaux vestibulaires sont situés à l’extérieur du cervelet, dans la moelle épinière. Par conséquent, ils ne sont pas strictement des noyaux cérébelleux, mais ils sont considérés comme fonctionnellement équivalents aux noyaux cérébelleux.

    Pédoncules cérébelleux. Trois faisceaux de fibres véhiculent les entrées (cad les neurones qui entrent) et sorties (cad les neurones qui sortent) du cervelet. C’est au niveau des pédoncules que les échanges se font avec le cervelet.

    1. Le pédoncule cérébelleux inférieur contient principalement des fibres afférentes de la moelle épinière, ainsi que des fibres efférents vers les noyaux vestibulaires du tronc cérébral.
    2. Le pédoncule cérébelleux moyen contient principalement des fibres  afférentes des noyaux pontins situés dans le bulbe rachidien.
    3. Le pédoncule cérébelleux supérieur contient principalement des fibres efférentes vers le thalamus puis le cortex, ainsi que certains afférents du noyau rouge (petite structure impliquée dans la motricité).

    Ainsi, les entrées vers le cervelet sont acheminées principalement par les pédoncules cérébelleux inférieurs et moyens, tandis que les sorties sont principalement transmises par le pédoncule cérébelleux supérieur. 

    Le cervelet avec
    Représentation des entrées (afférences) et sorties (efférences) des neurones du cervelet. C’est à travers les pédoncules que les signaux sont échangés avec le cervelet.

    Les couches du cortex cérébelleux

    Le cortex cérébelleux est divisé en trois couches. 

    La couche la plus interne, la couche de cellules granulaires, est constituée de 5 x 10 10 petites cellules granulaires compactes. 

    La couche intermédiaire, la couche cellulaire de Purkinje, n’a qu’une épaisseur d’une cellule. 

    La couche externe, la couche moléculaire, est constituée des axones des cellules granulaires et des dendrites des cellules de Purkinje.

    Fonctions

    Maintien de l’équilibre et de la posture

    Le cervelet est important pour faire des ajustements posturaux afin de maintenir l’équilibre.  Il module les commandes des motoneurones pour compenser les changements de position du corps ou les changements de force sur les muscles. Les patients présentant des lésions cérébelleuses souffrent de troubles de l’équilibre et développent souvent des stratégies posturales stéréotypées pour compenser ce problème.

    Coordination des mouvements volontaires 

    La plupart des mouvements sont composés d’un certain nombre de groupes musculaires différents agissant ensemble de manière coordonnée dans le temps. Une fonction majeure du cervelet est de coordonner le rythme et la force de ces différents groupes musculaires pour produire des mouvements fluides des membres ou du corps.

    Apprentissage moteur

    Le cervelet est important pour l’apprentissage moteur. Le cervelet joue un rôle majeur dans l’adaptation et le réglage fin pour la réalisation de mouvements précis,  grâce à un processus d’essais et d’erreurs (par exemple, apprendre à frapper une balle de tennis).

    Fonctions cognitives

    Il est également impliqué dans certaines fonctions cognitives, comme le langage. Ainsi, comme les noyaux gris centraux, le cervelet est historiquement considéré comme faisant partie du système moteur, mais ses fonctions vont au-delà du contrôle moteur.

    Les dommages du cervelet produisent des troubles du mouvement

    D’une manière générale, les patients ayant des lésions du cervelet présentent des mouvements volontaires non coordonnés et des problèmes de maintien de l’équilibre et de la posture. Voici quelques symptômes de lésions cérébelleuses :

    Perte de fluidité du mouvement

    La plupart de nos mouvements impliquent l’activité coordonnée de nombreux groupes musculaires et de différentes articulations pour produire une trajectoire fluide de la partie du corps à travers l’espace. Les patients souffrant de dysfonctionnement cérébelleux sont incapables de produire ces mouvements coordonnés et fluides. Au lieu de cela, ils décomposent souvent les mouvements en leurs composants afin d’exécuter la trajectoire souhaitée. Par exemple, toucher son doigt à son nez nécessite une activité coordonnée des articulations de l’épaule, du coude et du poignet. Les patients doivent d’abord effectuer le mouvement de l’épaule, puis le mouvement du coude et enfin le mouvement du poignet dans l’ordre, plutôt qu’un mouvement uniforme.

    Tremblement intentionnel

    Lors d’un mouvement vers une cible, les patients atteints de troubles du cervelet produisent souvent un tremblement involontaire qui augmente au fur et à mesure qu’ils se rapprochent de la cible. Par exemple, si vous prenez une tasse, la main commence en ligne directe vers la tasse; à mesure qu’elle se rapproche, cependant, la main commence à bouger d’avant en arrière lorsqu’elle tente d’entrer en contact avec la tasse.

    Les patients ont de la difficulté à effectuer des mouvements alternés rapidement, tels que frapper une surface rapidement et à plusieurs reprises avec la paume et le dos de la main.

    Déficits de l’apprentissage moteur

    Des études expérimentales ont démontré que les dommages du cervelet entraînent des déficits d’apprentissage moteur chez les patients humains et les animaux de laboratoire. 

    Efficacité de la stimulation cérébrale profonde du cervelet après un accident vasculaire cérébral 

    La stimulation cérébrale profonde (SCP) du cervelet est apparue comme une intervention prometteuse pour améliorer la récupération motrice chez les personnes souffrant de déficiences chroniques après un accident vasculaire cérébral. Un essai clinique de phase I mené à la Cleveland Clinic a étudié l’innocuité et l’efficacité potentielle du ciblage du noyau denté du cervelet chez des patients souffrant d’une déficience modérée à sévère des membres supérieurs à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC). National Institutes of Health (NIH).

    Dans cette étude, 12 participants ont reçu un DBS continu en conjonction avec une thérapie physique sur une période allant de quatre à huit mois. L’objectif principal était d’évaluer la sécurité et la faisabilité de cette approche thérapeutique combinée.

    Les résultats ont été encourageants, aucun événement indésirable grave ni aucune défaillance de l’appareil n’ayant été signalés, ce qui indique que la DBS cérébelleuse est une intervention sûre et réalisable dans ce contexte.

    Les résultats secondaires se sont concentrés sur l’amélioration de la fonction motrice. Neuf des 12 participants ont présenté des améliorations de leurs capacités motrices, qui ont persisté même après la désactivation de la DBS. Il est important de noter que le temps écoulé depuis l’accident vasculaire cérébral n’a pas eu d’influence significative sur le potentiel d’amélioration, ce qui suggère que la DBS cérébelleuse pourrait être bénéfique même des années après l’accident vasculaire cérébral initial.

    Les participants qui ont conservé un certain niveau de fonction motrice de la main ont connu une récupération cliniquement significative.

    Bien que ces résultats préliminaires soient prometteurs, ils soulignent la nécessité de mener des essais contrôlés randomisés de plus grande envergure afin d’évaluer de manière exhaustive l’efficacité de la stimulation magnétique transcrânienne du cervelet dans la rééducation motrice après un accident vasculaire cérébral.

  9. Benefits of Memory Games on your cognition

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    Have you ever wondered how memory games can sharpen your mind? As we navigate through our busy lives, taking a moment to engage in enjoyable activities like memory games could provide more than just entertainment. These fun exercises challenge your brain and enhance your cognitive abilities. In a world filled with distractions, nurturing our mental agility is becoming increasingly important. Let’s dive into the fascinating benefits of memory games and discover how they can elevate your cognition!


    Scientific background

    Cognition refers to the mental processes involved in gaining knowledge and understanding. This includes perception, memory, judgment, and reasoning. Among these processes, memory plays a crucial role in our everyday functioning.

    Research has shown that engaging in memory games can stimulate neural connections. When we challenge our brains with tasks requiring recall or recognition, we encourage neuroplasticity—the brain’s ability to reorganize itself by forming new connections.

    Studies indicate that consistent practice of cognitive exercises can lead to improvements in working memory and problem-solving skills. These enhancements may benefit individuals not only academically but also socially and professionally.

    Understanding how our brain works allows us to appreciate the profound impact of simple activities like playing memory games on overall cognition. Embracing such challenges is essential for maintaining mental acuity as we age.

    Example of memory games

    Memory games come in many forms, each designed to challenge and enhance cognitive skills. One popular example is the classic card-matching game. Players flip over cards, trying to find pairs that match. This simple yet effective format sharpens recall abilities.

    Another engaging option is online memory puzzles, where participants must remember the sequence of colors or shapes before they disappear. These digital challenges can be played solo or against others, adding a competitive edge.

    For those who enjoy physical activity, memory-based scavenger hunts mix movement with mental tasks. Participants might need to memorize a list of items while racing against time.

    Even mobile apps focused on brain training offer unique twists on traditional formats. Many feature levels that adapt as players improve, keeping the experience fresh and stimulating for all ages.

    What the science says

    Research shows that engaging in memory games can significantly enhance cognitive function. Various studies have demonstrated how these activities stimulate different areas of the brain. For instance, a study published in the journal « Cognitive Psychology » found that participants who regularly played memory games exhibited improved working memory and increased brain efficiency.

    Additionally, neuroscience research has shown that practicing tasks requiring recall helps build neural pathways. This is akin to exercising a muscle; the more you work on it, the stronger it becomes. Memory games also promote neuroplasticity—the brain’s ability to adapt and reorganize itself—which is crucial as we age.

    Moreover, other studies indicate improvements not just in short-term memory, but also in problem-solving skills and even emotional regulation. By challenging our brains with these fun exercises, we might be able to stave off cognitive decline over time.

    So when considering activities to boost your mental acuity, incorporating various types of memory games could be an excellent strategy for enhancing cognition while enjoying yourself at the same time. The evidence speaks volumes about their effectiveness and importance for maintaining strong cognitive health throughout life.