Les personnes souffrant d’obésité et qui ont subi une chirurgie pour perdre du poids ont un risque réduit de complications graves liées au COVID-19.
L’obésité est un facteur de risque des effets indésirables de l’infection par le SRAS-CoV-2. L’obésité est associée à une inflammation systémique, à un dysfonctionnement immunitaire et à un état d’hypercoagulabilité. Une mauvaise respiration ainsi que des troubles pulmonaires, cardiaques et métaboliques coexistants peuvent également jouer un rôle dans l’aggravation de l’infection au COVID-19 chez les patients obèses.
Chez les patients obèses, il a été démontré que la chirurgie entraîne une perte de poids substantielle et durable et une amélioration des facteurs de risque cardiométaboliques. De plus, les données d’études observationnelles suggèrent une augmentation de la survie, une amélioration de l’état inflammatoire lié à l’obésité et une réduction du risque d’événements indésirables cardiovasculaires et rénaux après une chirurgie bariatrique.
Bien que l’association entre l’obésité et les états aggravants liés à l’infection au COVID-19 ait été établie, une question importante reste sans réponse. On ne sait pas si la perte de poids peut améliorer les résultats de l’infection au COVID-19 chez les patients obèses.
Si l’obésité est identifiée comme un facteur de risque modifiable, l’accent mis sur la perte de poids peut être bénéfique pendant la pandémie de COVID-19.
Dans cette étude, les chercheurs ont cherché à examiner l’association entre une intervention conduisant à une perte de poids et une baisse du risque et de la gravité de l’infection au COVID-19 chez les patients obèses ayant un indice de masse corporelle de plus de 35 kg/m 2.
Les participants ont subi une chirurgie bariatrique entre 2004 et 2017. Un total de 20 212 participants ont été inclus.
Par rapport aux patients témoins, ceux appartenant au groupe ayant subi une chirurgie ont perdu plus de poids avant l’épidémie de COVID-19 et avaient une baisse de la mortalité toutes causes non liées au COVID-19 (4,7 contre 9,4 %).
Les chercheurs ont découvert que le groupe ayant subi une opération et le groupe témoin avaient des taux comparables de résultats positifs au test du coronavirus (9,1 contre 8,7 pour cent).
Cependant, les risques d’hospitalisation (-49%), de besoin d’oxygène supplémentaire (-63%) et d’infections graves (-60%) au COVID-19 étaient plus faibles chez les personnes ayant subi une chirurgie pour perdre du poids.
Les phobies sont un type d’anxiété dit primaire définies par une peur persistante d’un objet ou d’une situation, entraînant généralement un début de peur rapide et qui persistent pendant plus de six mois.
La personne affectée fera de grands efforts pour éviter la situation ou l’objet. Si l’objet ou la situation redoutée ne peut pas être évitée, la personne affectée éprouvera une détresse psychologique. L’agoraphobie est souvent associée à des attaques de panique. Généralement, une personne a des phobies à un certain nombre d’objets ou de situations.
Les phobies font rarement l’objet de demande de soins après 65 ans. On distingue deux types de phobies : celles liées à des stimuli externes (agoraphobie, phobie sociale, phobie spécifique) et celles liées à des stimuli internes (phobies des maladies).
Phobie spécifique Le sujet est confronté à une situation spécifique, par exemple un animal (araignées, insectes), un objet, du sang, une aiguille, un ascenseur ou l’environnement naturel (altitude, tonnerre). Ces phobies apparaissent durant l’enfance
Phobie sociale On parle également d’anxiété sociale. Le sujet craint de manière excessive d’être observé et jugé par quelqu’un d’autre et d’agir de manière inadéquate. L’angoisse est si marquée qu’elle peut se traduire par une attaque de panique. Ce type de phobie ne fait pas l’objet d’une demande de soin. La personne a peu d’être en contact (p.ex. dans un lieu public), de se sentir observée ou a peur de parler en public, si bien qu’elle évitera ces situations s’isolera.
Agoraphobie L’agoraphobie se caractérise par la peur de se trouver seul dans un lieu public (ex. supermarché, gare, rue, grande place, pont), ou dans des situations avec le sentiment qu’on ne peut s’en échapper. Le sujet va alors éviter les transports en commun, les grands magasins, la foule, les lieux publics. L’entourage à souvent du mal à déceler les personnes âgées agoraphobes car il paraît normal pour cette catégorie de population de rester au domicile et de limiter ses sorties.
Épidémiologie des phobies
Les études de prévalence distinguent les phobies spécifiques (4,8 % de la population des sujets âgés), l’agoraphobie (1,4 %) et la phobie sociale (0,4 %). Il existe des formes tardives de phobies.
Une étude a conclu que la prévalence de la phobie chez les sujets âgés était moins élevée que chez les sujets plus jeunes. De plus, les caractéristiques cliniques sont un peu différentes. Ainsi, les symptômes cognitifs sont plus importants chez les personnes âgées, contrairement aux symptômes physiques.
Les critères de l’agoraphobie
A. Anxiété liée au fait de se retrouver dans des endroits ou des situations d’où il pourrait être difficile de s’échapper ou dans lesquels il serait difficile d’en échapper en cas d’attaque de panique inattendue ou facilitée par des situations spécifiques. Les peurs agoraphobiques regroupent typiquement un ensemble de situations caractéristiques : par ex. le fait de se trouver seul en dehors de son domicile, être dans une foule ou une file d’attente, un pont ou un autobus, un train ou une voiture.
B. Les situations sont soit évitées (par ex restriction des voyages ou de sorties) soit subies avec une souffrance intense et la crainte d’avoir une attaque de panique. Ou bien elles nécessitent la présence d’un accompagnant.
Comme pour le trouble panique il faut voir si l’anxiété ou l’évitement phobique n’est pas mieux expliqué par un autre trouble mental, tel une phobie sociale (par ex. éviter une situation sociale par peur d’être embarrassé), une phobie spécifique (par ex. éviter un ascenseur), un trouble obsessionnel-compulsif (par ex. éviter la saleté si on a une obsession de la contamination), un état de stress post-traumatique (par ex. éviter des stimulus associés à un facteur de stress sévère) ou un trouble d’anxiété de séparation (lié au départ du domicile ou à la séparation d’avec les membres de la famille).
La communauté médicale estime que l’agoraphobie est rarement associée au trouble panique. Cependant, l’agoraphobie semble sous-estimée, car elle est volontiers déniée par la personne, en particulier la personne âgée, qui prétend éviter la foule, les lieux publics, etc. pour différentes raisons : fatigue, difficultés à marcher, à voir, peur de tomber dans la rue ou de se faire agresser, manque d’intérêt… Ce trouble passe inaperçu auprès du proche qui considère normal qu’une personne âgée restreigne ses activités extérieures et préfère rester à son domicile (ce proche peut favoriser ce confinement en la surprotégeant).
L’agoraphobie peut s’aggraver, avec pour conséquence une restriction du périmètre d’activités jusqu’au confinement à domicile. Ce profil d’individus reclus peut se retrouver chez ceux faisant appel à des services de livraison à domicile.
Une étude révèle que plusieurs personnes âgées victimes d’agoraphobie à un âge avancé attribuent les origines de leur peur à des événements traumatisants tels qu’une chute, une agression, ou a une maladie physique aiguë.
L’agoraphobie a un impact sur la santé mentale du patient, conduisant souvent à une dépression chez environ un tiers d’entre eux. Enfin, elle peut se révéler lorsque le conjoint, servant de « protecteur « , décède.
Une crise (ou attaque) de panique est une angoisse soudaine accompagnée de troubles intenses – sensation d’étouffement, palpitations cardiaques, peur de mourir.
La crise de panique est souvent accompagnée de comorbidité chez la personne âgée qui évite de se déplacer (par exemple en métro) par crainte de faire une attaque de panique.
Le trouble panique englobe en fait un ensemble de symptômes présents à travaers un large spectre d’affections diverses incluant le trouble panique mais aussi d’autres troubles anxieux (p.ex. agoraphobie, stress psot-traumatique) et psychiatriques (dépression), des abus de substances et maladies physiques (p.ex. maladies cardiaques).
Définition
La crise panique est définie comme l’apparition soudaine, et durant une période bien délimitée (rarement plus de 30 minutes) d’une appréhension, d’une peur, ou de malaises intenses, présentant au moins quatre des symptômes somatiques ou cognitifs suivants : 1. Palpitations, battements de cœur ou accélération du rythme cardiaque 2. Transpiration 3. Tremblements ou secousses musculaires 4. Sensations de « souffle coupé » ou impression d’étouffement 5. Sensation d’étranglement 6. Douleur ou gêne thoracique 7. Nausée ou gêne abdominale 8. Sensation de vertige, d’instabilité, de tête vide ou impression d’évanouissement 9. Déréalisation (sentiments d’irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi) 10. Peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou 11. Peur de mourir 12. Sensations d’engourdissement ou de picotements (paresthésies) 13. Frissons ou bouffées de chaleur
La sensation de vertige est particulièrement symptomatique chez la personne âgée, de même que la moiteur des mains, la sensation d’étouffement, les secousses musculaires, la sensation d’irréalité de l’environnement.
L’agoraphobie est un trait peu rapporté chez les personnes âgées qui paniquent, sans doute parce qu’elles évitent les lieux publics pour des raisons diverses (manque d’intérêt, fatigue)
L’attaque de panique peut masquer la présence d’autres maladies ou facteurs environnementaux telles que une hypertension artérielle non traitée, une tachycardie, une angine de poitrine non traitée, une insuffisance respiratoire ou un environnement social perçu comme anxiogène.
Si l’anxiété généralisée est le trouble anxieux prédominent chez la personne âgée – entre 5% et 15% en souffriraient- la consommation abusive d’anxiolytiques à un âge avancée est probablement liée à la crise de panique.
Lorsque les attaques de paniques sont récurrentes et inattendues, on parle de trouble panique.
Épidémiologie
Les études épidémiologiques situent la prévalence du trouble panique des attaques de panique entre 3 et 6%. Les femmes semblent trois fois plus exposées au risque de trouble panique, mais ce trouble est vraisemblablement sous-estimé chez les hommes.
Le trouble panique est plus rare chez les personnes âgées de 65 ans et plus, avec une prévalence de 0,2%. Ce pourcentage s’élève à environ 10% chez les sujets âgés hospitalisés. les attaques de panique peuvent apparaître chez un sujet âgé jusque-là sans antécédent.
Les attaques de panique peuvent apparaître chez un sujet âgé jusque-là sans antécédent. Cependant, la fréquence des attaques de panique tardives sont plutôt rares.
Ces chiffres sont cependant à prendre avec précaution du fait de l’absence d’études plus complètes réalisées dans les tranches d’âges élevés de la population. De plus, les personnes âgées ont tendance à sous-estimer ou éviter de se plaindre de ce genre de trouble, et seul un interrogatoire directif permet de retrouver des signes évoquant la panique.
Le trouble panique était considéré comme rare après 65 ans. Cependant, la présence de certaines comorbidités sous-estiment la fréquence réelle. Il existe une co-morbidité importante avec des atteintes pulmonaires obstructives, des maladies cardiovasculaires, des vertiges chroniques et des manifestations parkinsoniennes. Le trouble panique chez la personne âgée est le plus souvent associé à d’autres troubles psychiatriques tels que la phobie sociale et la dépression. Les antécédents de dépression ne sont pourtant pas plus fréquents chez les personnes qui paniquent. Un traitement avec un antidépresseur est d’ailleurs nécessaire.
Crise de panique et chutes
Les chutes et le fait de rester plus d’une heure au sol sont des événements plus fréquents chez les personnes qui paniquent. Celles-ci ont d’ailleurs plus de problèmes de troubles de la marche et de l’équilibre, ce qui les rend plus enclines à paniquer. Cette panique peut à son tour l’insécuriser et gêner la marche.
Diagnostic de la crise panique
Selon le DSM-IV (manuel américain de diagnostic des troubles mentaux) le trouble panique se définit par un double critère :
Il faut à la fois: 1. Des attaques de panique récurrentes et inattendues ET 2. qu’au moins une des attaques s’accompagne au moins de l’un des symptômes suivants : – la crainte persistante d’avoir d’autres attaques de panique; – des préoccupations à propos des implications possibles de l’attaque ou de ses conséquences (par exemple, perdre le contrôle de soi, avoir une crise cardiaque, « devenir fou »); – un changement de comportement important en relation avec des attaques.
Tels sont les critères précis du « trouble panique ».
Mais pour poser un diagnostic, il convient de vérifier que les attaques de panique: – ne sont pas dues aux effets physiologiques directs d’une substance (par exemple, médicament, abus ou sevrage d’une substance…) ou d’une affection médicale (par exemple une hyperthyroïdie); – ne sont pas liées à un autre trouble mental tel une phobie sociale, une phobie spécifique, un trouble obsessionnel-compulsif (par ex. un individu ayant une obsession de la contamination exposé à de la saleté), un état de stress post-traumatique (en réponse à des stimuli associés au stress sévère) ou à un trouble de l’anxiété de séparation (par ex. en réponse au fait d’être éloigné du domicile ou des proches.
Enfin il faut noter que des attaques de paniques peuvent être associées -ou non – à une agoraphobie.
La question de la fréquence des attaques
Il existe des divergences concernant la fréquence des crises comme critère de diagnostic.
La DSM-IV s’en tient aux critères définis plus haut et ne pose pas de fréquence minimale et requiert simplement qu’au moins une attaque de panique ait été suivie (dans le mois) de la crainte d’une nouvelle crise.
La Recherche et Développement Coopératif (RDC) estime qu’il faut six attaques de panique en six semaines pour poser un diagnostic de trouble panique.
La CIM-10 (classification internationale des maladies, 2006) fixe à trois attaques de panique en trois semaines le seuil diagnostique pour un trouble d’intensité modérée, et à quatre épisodes en quatre semaines le seuil pour un diagnostic de trouble sévère.
Crise de panique et crise cardiaque: comment faire la différence
Les
symptômes d’une crise de panique et d’une crise cardiaque peuvent être très
similaires, ce qui rend difficile de faire la différence.
Une crise cardiaque peut également provoquer la panique, ce qui peut rendre la situation plus confuse.
Connaître la différence entre une
crise de panique et une crise cardiaque peut être difficile, surtout si une
personne n’a jamais éprouvé les symptômes de l’un ou l’autre auparavant.
Une personne peut faire la
distinction entre les deux conditions en pesant plusieurs facteurs, notamment:
Caractéristiques
de la douleur
Bien que la douleur thoracique soit
commune à la fois à une crise de panique et à une crise cardiaque, les
caractéristiques de la douleur diffèrent souvent.
Lors d’une crise de panique, la
douleur thoracique est généralement vive ou lancinante et localisée au milieu
de la poitrine.
La douleur thoracique causée par une
crise cardiaque peut ressembler à une pression ou à une sensation de
compression.
La douleur thoracique qui survient en
raison d’une crise cardiaque peut également commencer au centre de la poitrine,
mais peut ensuite irradier de la poitrine vers le bras, la mâchoire ou les
omoplates.
Début
L’apparition des symptômes peut
également aider une personne à déterminer si elle a une crise de panique ou une
crise cardiaque.
Bien que les deux conditions puissent
se développer soudainement et sans avertissement, certaines crises cardiaques
surviennent en raison d’un effort physique, comme monter les escaliers.
Durée
La plupart des attaques de panique sont terminées en quelques minutes , même si elles peuvent durer plus longtemps.
Lors d’une crise cardiaque, les
symptômes ont tendance à durer plus longtemps et à s’aggraver avec le
temps. Par exemple, la douleur thoracique peut être légère au début d’une
crise cardiaque mais devenir sévère après plusieurs minutes.
Une crise de panique peut-elle provoquer une crise cardiaque?
Une crise de panique ne provoquera
pas de crise cardiaque. Un blocage dans un ou plusieurs des vaisseaux
sanguins du cœur, qui entraîne une interruption du flux sanguin vital, provoque
une crise cardiaque.
Bien qu’une crise de panique ne provoque pas de crise cardiaque, le stress et l’ anxiété peuvent jouer un rôle dans le développement de la maladie coronarienne .
Les attaques de panique peuvent
survenir comme des événements isolés ou dans le cadre d’un trouble anxieux.
Certaines recherches indiquent que les personnes souffrant de troubles anxieux peuvent avoir un risque accru de développer une maladie cardiaque en raison d’une faible variabilité de la fréquence cardiaque.
Une variabilité de la fréquence cardiaque élevée indique que la fréquence cardiaque d’une personne change efficacement tout au long de la journée, en fonction de ce qu’elle fait. C’est aussi un signe que leur système nerveux autonome fonctionne bien.
Une variabilité de la fréquence cardiaque bas signifie que le cœur d’une personne ne change pas de vitesse aussi efficacement. Certaines études associent une faible variabilité de la fréquence cardiaque à un risque accru de maladie cardiaque.
L’analyse des études menées chez les personnes diagnostiquées avec divers types de trouble anxieux, y compris le trouble panique, les résultats ont indiqué que les participants avaient une variabilité de la fréquence cardiaque plus faible que ceux sans trouble anxieux.
Il est essentiel de comprendre qu’une
crise de panique ne signifie pas que quelqu’un aura une crise
cardiaque. Une personne souffrant de trouble panique peut subir des crises
de panique répétées, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour
déterminer si le trouble panique augmente le risque de développer une maladie
cardiaque.
La tenectéplase est une forme modifiée de l’activateur tissulaire du plasminogène (rtPA), un médicament permettant de restaurer la circulation dans la partie du cerveau touchée par un AVC.
C’est un agent thrombolytique approuvé par la Food and Drug Administration pour réduire la mortalité associée à l’infarctus aigu du myocarde. Le traitement doit être instauré dès que possible après l’apparition des symptômes.
C’est donc une version dérivée de l’ADN recombinant de l’activateur tissulaire du plasminogène naturel (t-PA).
Précautions d’utilisation de la tenectéplase
La tenectéplase ne doit pas être utilisée dans les conditions suivantes en raison d’un risque accru de saignement : antécédents d’accident vasculaire cérébral, chirurgie du cerveau ou de la colonne vertébrale ou traumatisme crânien grave dans les 2 mois, tumeur au cerveau, connexion anormale entre les veines et les artères, renflement anormal dans la paroi d’une artère, problèmes de coagulation du sang et hypertension artérielle sévère non contrôlée.
L’effet secondaire le plus courant du traitement par est le saignement. Il peut s’agir d’une hémorragie interne, d’une hémorragie cérébrale, d’une hémorragie du système digestif, du système urinaire, du système reproducteur ou des poumons.
Les saignements peuvent également provenir de parties du corps où les aiguilles ont été injectées ou de parties du corps qui ont subi une intervention chirurgicale récente.
Les anticoagulants peuvent augmenter le risque de saignement s’ils sont pris avant, pendant ou après le traitement par la tenectéplase. Les patients doivent informer leur médecin de tous les médicaments sur ordonnance et en vente libre qu’ils prennent actuellement.
Un amas de cholestérol obstruant une artère (embolie de cholestérol) a été rarement rapporté chez des patients traités avec des agents dissolvant les caillots. Il s’agit d’une affection grave qui peut être mortelle et qui est également associée à des chirurgies invasives impliquant les artères et les veines.
Des battements cardiaques irréguliers peuvent également survenir avec le traitement à la tenectéplase. Chez les patients victimes d’une crise cardiaque grave, les médecins doivent choisir un traitement médicamenteux qui dissout les caillots sanguins ou un moyen mécanique pour éliminer le caillot comme stratégie de traitement principale.
La COVID-19 peut générer une légère neuropathie dans la surface oculaire, semble à ce qui apparaît avec la sécheresse oculaire et la neuropathie diabétique, selon une étude publiée dans Ocular Surface.
Pour rappel, un symptôme oculaire courant associé à la sécheresse oculaire est la douleur. Plus des deux tiers patients souffrant de sécheresse oculaire se plaignent d’un certain niveau de douleur oculaire associée, dont près de 10 % ont signalé une douleur intense.
Les chercheurs ont cherché à caractériser l’association entre l’infection par le SRAS-CoV-2 et la neuropathie des petites fibres de la cornée. L’étude rétrospective observationnelle a inclus 23 patients (18 femmes, 5 hommes) ayant attrapé la COVID-19 entre mars et décembre 2020, et 46 volontaires non infectés.
Tous les participants ont subi une microscopie confocale in vivo pour obtenir des images des fibres nerveuses cornéennes.
Les chercheurs ont utilisé le questionnaire Ocular Surface Disease Index (OSDI) et le test de déchirure de Schirmer comme indicateurs de la sécheresse oculaire.
L’équipe de recherche a découvert que 21 patients sur 23 (91,31 %) présentaient des altérations du plexus sous-basal cornéen et du tissu cornéen compatibles avec une neuropathie des petites fibres.
L’équipe de chercheurs a noté que les images des participants en bonne santé ne montraient pas de dommages importants des fibres nerveuses ou du tissu cornéen.
Au total, 8 patients ont signalé une augmentation des sensations de sécheresse oculaire suite à une infection au COVID-19.
Des anomalies des neurones ont été trouvées chez 82,60 % des patients, généralement chez ceux signalant des symptômes d’irritation oculaire.
La présence d’altérations morphologiques chez les patients jusqu’à 10 mois après la guérison d’une infection par le Sars-CoV-2 indique la nature chronique de la neuropathie », selon l’étude. « À notre connaissance, il s’agit du premier rapport de signes de neuropathie cornéenne chez des patients qui ont surmonté le COVID-19.
L’anxiété généralisée est le trouble mental le plus fréquemment rencontré, en particulier chez la personne âgée. Il est souvent associée à une dépression.
L’anxiété peut correspond à un sentiment d’appréhension d’un danger à la fois imminent et imprécis. Ce sentiment est subjectif et apparaît de manière disproportionnée.
Lorsque l’anxiété est isolée, on parle d’anxiété primaire. Le type de trouble peut être déterminé en fonction des causes et de son évolution et des circonstances durant lesquelles elle est apparue.
Lorsque l’anxiété s’accompagne d’une maladie mentale ou physique (ex. hypochondrie, dépression), elle est souvent qualifiée d’anxiété secondaire.
Les symptômes sont divers et neurovégétatifs: excitabilité générale, tachycardie, palpitations, dyspnée, sécheresse de la bouche, tremblements, sudation excessive, vertiges. Ils peuvent être aussi le signe d’une pathologie médicale. Par exemple, des palpitations peuvent être les premières manifestations d’une maladie cardiaque, alors que les tremblements peuvent évoquer un syndrome parkinsonien.
Certains troubles du comportement sont souvent associés : déambulation, errances, insomnies, alcoolisme ou abus de tranquillisants, troubles caractériels. Cette anxiété peut également s’observer de visu sous la forme d’une expression soucieuse, des modifications de la mimique, de la posture et de la mobilité.
L’anxiété généralisée est caractérisée par la présence de plusieurs symptômes d’anxiété ou de soucis excessifs survenant pendant une période d’au moins six mois.
L’anxiété généralisée représenterait à lui seul 70 % des troubles de l’anxiété primaire de la personne âgée. L’individu éprouve des difficultés à contrôler ses préoccupations, auxquelles s’associent des symptômes somatiques (par ex. irritabilité, insomnie) et une souffrance subjective.
Historique
Les termes d’anxiété et angoisse ont pour origine la racine verbal indogermanique »ankh » qui signifie «serrer», «étouffer», qui rappelle certaines signes (gorge serrée, sensation d’étouffer).
Le terme «panique» provient du Dieu grec grec des forêts et des berges Pan qui selon la légende a semé la panique parmi les Perses lors de la bataille de Marathon.
Alors que l’angoisse est associée à une cause physique (angoisse de mourir lors d’uen attaque cardiaque) entraînant des manifestations physique (p.ex palpitation), l’anxiété est associée à l’appréhension d’un événement et la peur à un danger réel externe (p.ex un bombardement).
La description de l’anxiété apparaît à la fin du XIX siècle avec les médecins allemands Bndict et Westphal, ce dernière introduisant le term «agoraphobie».
Au début du 20me siècle, Janet introduit le concept de ce qui deviendra le trouble obsessionnel compulsif.
Jusqu’au début des années 1980, les troubles anxieurs font partir des troubles non psychotiques appelés «névroses», incluant l’hystérie, la neurasthénie, la psychasténie, l’anorexie et les troubles de la personalité.
Prévalence
Les troubles anxieux ont une prévalence à vie d’environ 15%. Les troubles anxieux sotn marqués par un début précoce, avec un âge d’apparition de 11 ans. Les phobies spécifiques sont les plus précoces, soit avant 10 ans.
Plus spécifiquement, le trouble anxieux généralisé a une prévalence a vie d’environ 6% et aurait tendance à augmenter avec l’âge.
Les autres troubles de l’anxiété apparaissent plus tardivement, avec un âge médian entre 20 et 30 ans.
Un quart des troubles de l’anxiété sont considérés comme sérieux, contre près de la moitié pour les troubles de l’humeur et les troubles obsessionnels-compulsifs et 80% pour les troubles bipolaires.
Contrairement aux autres types de troubles (phobiques, obsessionnels compulsifs ou panique), ils ont tendance à persister. Les femmes sont deux plus touchées que les hommes.
Cependant, il est fort possible que le TAG soit occulté par la symptomatologie d’autres états psychiatriques.
Il coexiste très souvent avec un autre trouble mental : phobie sociale ou spécifique, trouble panique ou état dépressif.
Du fait de la présence de troubles somatiques, ces patients consultent non seulement un généraliste, mais aussi des pneumologues, gastro-entérologues ou cardiologues.
Une étude retrouve 46 % de début tardif de l’anxiété généralisée dans une population de sujets âgés. Une autre étude rapporte que les symptômes d’anxiété sont présents chez environ 25% des personnes âgées dans la communauté, atteigannt 50% chez les personnes placées en milieu médicalisé.
Critères diagnostiques du trouble anxieux généralisé
Les critères diagnostiques du manuel de psychiatrie américain DSM IV permettent de différencier le trouble anxieux généralisé de l’anxiété normale. Ces critères sont :
1. Au moins une inquiétude excessive et attente craintive durant plusieurs jours pendant au moins 6 mois, et stimulées par des événements ou par des activités (tels le travail ou la performance scolaire).
2. Anxiété difficile à contrôler, voire incontrôlable.
3. Au moins trois symptômes parmi les six suivants présents durant plus d’un jour pendant les 6 mois passés): – Agitation, surexcitation – Fatigabilité – Trouble de concentration – Irritabilité – Tension musculaire – Troubles du sommeil (difficulté de dormir ou sommeil insuffisant ou agité)
4. L’objet de l’inquiétude n’est pas limité. Si l’objet est limité (par exemple la séparation, un traumatisme), le trouble d’anxiété sera classé différemment: trouble d’anxiété de séparation, anxiété post-traumatique.
5. Souffrance et altération des activités sociales, professionnelle significative
6. Le trouble n’est pas dû à un abus de substances (drogues, ou médicaments), une affection médicale (hyperthyroïdie) ou une maladie mentale.
Signes et symptômes du trouble anxieux généralisé
Voici les principaux symptômes :
Troubles du sommeil.
Agitation.
Plaintes (ex. vertiges, douleurs, maux de tête) évoquées facilement par le sujet, et concernant son corps, qui l’amèneront à consulter souvent son médecin.
Augmentation du rythme cardiaque
Respiration rapide
Difficulté à se concentrer
Crainte de devenir autonome ou dépendant.
Solitude exprimée discrètement par la personne.
Comorbidité
L’anxiété généralisée de la personne âgée est associée à de la comorbidité. Les symptômes anxieux peut être reliés à trois types de troubles :
troubles d’ordre physique : symptômes cardiaques, urinaires, digestifs et troubles du sommeil ;
troubles cognitifs : troubles de l’attention et de la concentration ; il peut aussi exister des sensations de déréalisation, de dépersonnalisation et des pensées récurrentes ;
À long terme l’ anxiété peut augmenter la fréquence de certains symptômes et le risque de dépression.
Étiologie
La cause est méconnue et multifactorielle, regroupant à la fois une altération de certains neurotransmetteurs et des facteurs psychosociaux.
Facteurs génétiques : Les études montrent que le risque est trois fois plus élevé parmis les parents de 1er degré des patients atteints d’anxiété généralisée.
Facteurs neurochimiques. Les zones semblant être touchées dans le TAG sont le système limbique et le cortex préfrontal et plus précisemment le circuit neuronal cortico-sous-cortical qui comprend :
le cortex préfrontal qui est relié au cortex cingulaire
Les structures sous-corticales (hippocampae, amygdale et une partie du thalamus).
Il y a donc un dysfonctionnement de ce circuit coritco-sous-cortical.
Une étude de neuroimagerie (technique d’IRM fonctionnelle) indique les personnes sujettes à un trouble de l’anxiété généralisé présentent une hyperactivité de l’amygdale (structure cérébrale présente dans le système limbique) et une hypoactivité du cortex préfrontal, ce dernier ne jouant plus le rôle de modulateur sur l’activité du système limbique. La sérotonine est un neurotransmetteur vraisemblablement impliqué dans l’anxiété.
On peut émettre l’hypothèse que la baisse d’activité du système inhibiteur GABA entraîne une hyperactivation du système limbique qui est associé aux symptômes de l’anxiété. Cela expliquerait pourquoi les benzodiazépines, qui inhivent l’acitivité GABA, ont un effet anxiolytique.
Facteurs psychosociaux. Selon le modèle cognitivo-comportemental, les différents paramètres traitant l’information ne seraient pas perçus de manière équitable, favorisant la représentation négative et menaçante d’une situation anxiogène. Le développement d’un trouble anxieux peut survenir par l’apprentissage par obervation, au cours duquel une personne développe un trouble (ou une phobie) par observation d’une personne manifestant de l’anxiété (ou de la peur). Les parents peuvent jouer un rôle sur l’augmentation du risque (mère surprotectrice, parent peu chaleureux et critique envers l’enfant, séparation).
Quels sont les traitements de l’anxiété ?
Une fois que vous avez reçu un diagnostic d’anxiété, vous pouvez explorer les options de traitement avec votre médecin. Pour certaines personnes, un traitement médical n’est pas nécessaire. Les changements de mode de vie peuvent suffire à faire face aux symptômes.
Dans les cas modérés ou graves, cependant, le traitement peut vous aider à surmonter les symptômes et à mener une vie quotidienne plus gérable.
Le traitement de l’anxiété se divise en deux catégories: la psychothérapie et les médicaments. Rencontrer un thérapeute ou un psychologue peut vous aider à apprendre des outils à utiliser et des stratégies pour faire face à l’anxiété lorsqu’elle survient.
Quels remèdes naturels sont utilisés pour traiter le trouble anxieux généralisée ?
Les changements de mode de vie peuvent être un moyen efficace de lutter contre une partie du stress et de l’anxiété auxquels vous pouvez faire face chaque jour. La plupart des «remèdes» naturels consistent à prendre soin de votre corps, à participer à des activités saines et à éliminer celles qui sont malsaines.