La dysarthrie est un trouble de l’élocution ayant pour origine une dégénérescence d’un muscle ou de certaines structures cérébrales.
Dans ce dernier cas, ces structures touchées sont le bulbe rachidien ou le cortex.
Ces dysrathries surviennent suite à une sclérose en plaques (une maladie neurologique) ou un accident vasculaire cérébral.
Il existe d’autres maladies neurologiques caractérisées par des troubles moteurs (ex maladie de Parkinson, maladie de Huntington) et qui entraînent une dysarthrie. Seule l’expression est altérée.
La dysarthrie n’est pas due à une atteinte des organes de la phonation (langue, lèvres, palais) et doit être différenciée de l’aphasie, qui est un trouble du langage oral et/ou écrit affectant l’expression et la compréhension du langage (l’aphasie se rencontre notamment dans la maladie d’Alzheimer).
Les patients atteints de dysarthrie ont une faiblesse, une lenteur ou une incoordination au niveau de la respiration, de l’articulation, de la phonation, du débit, et/ou de la prosodie (intensité et durée du son).
La maladie se caractérise souvent par un discours brouillon ou lent qui peut être difficile à comprendre.
Les différentes formes de dysarthrie
Voici la classification des dysarthries avec entre parenthèses les pathologies. 1. La dysarthrie spastique (AVC). 2. La dysarthrie flasque (neuropathies innervant les muscles effecteurs de la face par exemple). 3. La dysarthrie ataxique (atteinte du cervelet). 4. La dysarthrie hypokinétique (maladie de Parkinson). 5. La dysarthrie hyperkinétique (maladie de Huntington). 6. Les dysarthries mixtes (traumatismes crâniens, sclérose en plaques, sclérose latérale amyotrophique).
Comment évalue-t-on les dysarthries ?
Echelle GBRAS
GRBAS est l’acronyme anglais de Grade, Breathness, Roughness, Asthenicity et Strain.
G (pour Grade) : quelle est l’impression générale de la qualité de la voix? R (pour Roughness) : la voix est-elle raucailleuse?. B (pour Breathness) : un souffle est-il audible quand le patient parle? A (asthenicity) : il y a-t-il une impression d’asthénie? S (strain) : il y a-t-il une impression quel le patient ?
Ces cinq paramètres sont notés de 0 (voix normale) à 3 (altération maximale de la voix). La cotation est relativement aisée sur la raucité et le souffle, mais elle s’avère difficile pour ce qui concerne l’asthénie et le forçage.
Evaluation perceptive de la dysarthrie
Elle regroupe 32 critères relatifs au volume et au timbre de la voix, la respiration etc. Une échelle note la sévérité du critère (0 : pas d’anomalie, 4 : anomalie sévère).
Mesure de l’intelligibilité
Plusieurs tests traduits de l’anglais ont été mis au point pour évaluer si le message est audible: le Frenchay Dysarthria Assessment (FDA), l’Assessment of Intelligibility in Dysarthric Speakers (AIDS), l’Evaluation Clinique de la Dysarthrie (ECD), ou le Test Lillois de Communication (TLD).
Examens complémentaires
Il existe des instruments qui effectuent des mesures acoustiques et aérodynamiques de la parole. Par exemple, l’appareil d’Evaluation Vocale Assistée enregistre certains paramètres physiologiques de la voix et de la parole (intensité, hauteur, débits d’air, pression)..
L’échelle d’Hachinski, élaborée en 1975 par le médecin Hachinski, permet de déterminer si une détérioration mentale est d’origine vasculaire (en particulier provoquée par des petits infarctus cérébraux) ou neurodégénérative (caractérisée par une mort progressive des neurones).
L’échelle d’Hachinski comporte 13 items une note (1 ou 2 points) en fonction des données cliniques, sans l’aide du malade.
Items
Points attribuées si l’item est présent
Début brutal
2
Aggravation par paliers
1
Évolution fluctuante
2
Confusion nocturne
1
Personnalité relativement préservée
1
Dépression
1
Plaintes somatiques
1
Labilité émotionnelle
1
Antécédents ou présence d’hypertension artérielle
1
Antécédents d’accident vasculaire cérébral
2
Signes d’athérosclérose
1
Symptômes neurologiques focaux*
2
Signes neurologiques focaux à l’examen*
2
Score (maximum 18 points)
* Hémiparésie, paralysie faciale centrale, exagération des réflexes ostéo- tendineux, signe de Babinski, déficit sensitif, hémianopsie, dysarthrie.
Une
note de 1 ou 2 points est affectée à chaque item. La note totale est calculée
en additionnant les notes obtenues aux 13 items. Le barème est le suivant:
de 0 à 4 points: présence d’une démence de type Alzheimer.
À partir de 7 points: présence d’une démence vasculaire.
D’après les données cliniques et anatomiques, le score de l’échelle d’Hachinski permet de séparer la démence vasculaire des autres formes de démences avec une sensibilité de 42% et une spécificité de 84%.
Sources :Hachinski V. C. et coll. (1975). Cerebral blood flow in dementia. Arch Neurol, 32, 632–637.
L’agoraphobie est une forme de trouble anxieux au cours duquel vous craignez et évitez les endroits qui pourraient vous faire paniquer et vous faire sentir pris au piège.
L’anxiété est provoquée par la
peur qu’il n’y ait pas de moyen facile de s’échapper ou d’obtenir de l’aide si
l’anxiété s’intensifie.
La plupart des personnes
atteintes d’agoraphobie la développent après avoir eu une ou plusieurs crises
de panique, ce qui les fait craindre d’avoir une autre crise.
Les personnes atteintes
d’agoraphobie ont souvent du mal à se sentir en sécurité dans n’importe quel
lieu public, en particulier là où les foules se rassemblent.
Le traitement de l’agoraphobie
peut être difficile car il signifie généralement affronter ses peurs. Mais
avec la psychothérapie et les médicaments, vous pouvez échapper au piège de
l’agoraphobie et vivre une vie plus agréable.
Les personnes souffrant d’agoraphobie évitent les transport en commun , les espaces ouverts (p. ex. parcs), les espaces clos (p. ex. ascenseurs) et les foules.
Symptômes
Les symptômes typiques de l’agoraphobie
comprennent la peur de:
Faire la
queue
Des espaces
fermés, tels que cinémas, ascenseurs ou petits magasins
Des espaces
ouverts, tels que parkings, ponts ou centres commerciaux
Utiliser
les transports en commun (bus, avion ou train).
Ces situations provoquent de
l’anxiété parce que vous craignez de ne pas pouvoir vous échapper ou de ne pas
trouver de l’aide si vous commencez à vous sentir paniqué.
En outre:
La peur
ou l’anxiété résulte presque toujours de l’exposition à la situation
Votre
peur ou votre anxiété est hors de proportion avec le danger réel de la
situation
Vous
évitez la situation, vous avez besoin d’un compagnon pour vous accompagner ou
vous supportez la situation mais vous vous sentez en détresse
Votre
phobie et votre évitement durent généralement six mois ou plus
Exemple d’agoraphobie
Une personne a peur de s’éloigner de chez elle et doit être accompagnée pour se rendre plus loin que son état lui permet. Elle peut appeler un proche pour la prévenir qu’elle va sortir seule. Cet évitement a un impact négatif sur le fonctionnement professionnel.
Les
causes
La biologie, le stress et les
expériences d’apprentissage peuvent tous jouer un rôle dans le développement de
l’agoraphobie.
Facteurs
de risque
L’agoraphobie peut commencer dans
l’enfance, mais commence généralement à la fin de l’adolescence ou au début de
l’âge adulte – généralement avant l’âge de 35 ans. Les adultes plus âgés
peuvent également la développer. Les femmes reçoivent un diagnostic
d’agoraphobie plus souvent que les hommes.
Les facteurs de risque
d’agoraphobie incluent :
Avoir un
trouble panique ou d’autres phobies
Répondre
aux crises de panique avec une peur excessive et l’évitement
Vivre des
événements de la vie stressants, tels que des abus, la mort d’un parent ou une
agression.
Avoir un tempérament
anxieux ou nerveux
Avoir un
parent d’atteint d’agoraphobie
Complications
L’agoraphobie peut grandement
limiter les activités de votre vie. Si votre agoraphobie est sévère, vous
ne pourrez peut-être même pas quitter votre domicile.
Sans traitement, certaines
personnes restent confinées à la maison pendant des années.
Vous ne pourrez peut-être pas
rendre visite à votre famille et vos amis, aller à l’école ou au travail, faire
des courses ou participer à d’autres activités quotidiennes normales.
L’agoraphobie peut également
entraîner ou être associée à:
Une dépression
D’un abus
d’alcool ou de drogues
D’autres
troubles de santé mentale, y compris d’autres troubles anxieux ou troubles de
la personnalité
Prévention
Il n’y a aucun moyen sûr de prévenir
l’agoraphobie. Cependant, l’anxiété a tendance à augmenter à mesure que
vous évitez les situations que vous craignez.
Si vous commencez à avoir de
légères craintes de vous rendre dans des endroits sûrs, essayez de vous
entraîner à y aller encore et encore avant que votre peur ne devienne
écrasante.
Si cela est trop difficile de le
faire vous-même, demandez à un membre de votre famille ou à un ami de vous
accompagner ou demandez de l’aide d’un professionnel.
Si vous ressentez de l’anxiété ou si vous avez des
crises de panique, obtenez un traitement dès que possible. Obtenez de
l’aide tôt pour éviter que les symptômes ne s’aggravent. L’anxiété, comme
de nombreux autres problèmes de santé mentale, peut être plus difficile à
traiter si vous attendez.
Diagnostic
L’agoraphobie est diagnostiquée sur la base:
Signes et symptômes
Entretien approfondi avec votre médecin ou un professionnel de la santé mentale
Examen physique pour exclure d’autres maladies qui pourraient être à l’origine de vos symptômes
Critères d’agoraphobie répertoriés dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5), publié par l’American Psychiatric Association
Traitement
Le traitement de l’agoraphobie comprend généralement à la fois une
psychothérapie et des médicaments. Cela peut prendre un certain temps,
mais le traitement peut vous aider à aller mieux.
Psychothérapie
La psychothérapie consiste à travailler avec un thérapeute pour fixer
des objectifs et acquérir des compétences pratiques pour réduire vos symptômes
d’anxiété. La thérapie cognitivo-comportementale est l’une des formes les
plus efficaces de psychothérapie contre les troubles anxieux, y compris
l’agoraphobie.
Médicaments
Certains types d’antidépresseurs sont souvent utilisés pour traiter l’agoraphobie, et parfois des benzodiazépines sont utilisées sur une base limitée.
Les médicaments peuvent prendre des semaines pour soulager les
symptômes.
Médecine douce
Certains compléments alimentaires et à base de plantes prétendent avoir
des bienfaits calmants et anxiolytiques. Avant de prendre l’un de ces
médicaments pour l’agoraphobie, parlez-en à votre médecin. Bien que ces
suppléments soient disponibles sans ordonnance, ils présentent toujours des
risques pour la santé.
Pour accompagner une personne faisant face à la maladie d’Alzheimer, il est nécessaire de réaliser certains aménagements, d’avoir du temps à consacrer à la prise en charge des tâches quotidiennes, mais aussi de savoir lorsqu’il est temps de demander de l’aide et de confier cet accompagnement dans la dépendance à un professionnel qualifié.
Ainsi, si vous souhaitez accueillir une personne souffrant de cette maladie neurodégénérative voici quelques conseils.
Proposer une prise en charge adaptée
Lorsque l’on souhaite accueillir une personne touchée par la maladie d’Alzheimer, il est important de garder en tête qu’il ne s’agit pas d’une simple colocation.
Les personnes âgées atteintes par cette maladie auront des besoins bien spécifiques pour effectuer des tâches du quotidien, mais aussi pour être soutenues et accompagnées dans la maladie. Cela demande de réaliser des ajustements pratiques au quotidien, mais aussi de disposer de temps pour la personne que l’on accompagne.
Qui plus est, s’agissant d’une maladie neurodégénérative, il faut aussi être en mesure d’évaluer lorsque l’intervention régulière d’un personnel formé et professionnel est nécessaire pour éviter de mettre en danger la personne que l’on accompagne.
Il peut donc être envisagé d’accueillir une personne Alzheimer chez soi dans les premiers temps de la maladie, mais lorsque la situation deviendra trop difficile, il est recommandé d’envisager un accueil en EHPAD ou en famille d’accueil pour senior.
Qu’est-ce que la famille d’accueil pour senior ?
La famille d’accueil pour senior est une famille d’accueil pour personnes âgées touchées par la maladie d’Alzheimer ou plus généralement en perte d’autonomie.
La famille d’accueil pour senior comprend obligatoirement un professionnel agréé et formé et peut accueillir jusqu’à trois personnes âgées. Il s’agit donc d’un professionnel (et de sa famille) qui accueillera une personne âgée dépendante ou en perte d’autonomie à son domicile pour une prise en charge complète.
La famille d’accueil pour seniors a la particularité, par comparaison à l’EHPAD, de proposer un cadre de vie plus chaleureux et accueillant. La personne accueillie en famille d’accueil pour senior va ainsi pouvoir partager du temps avec d’autres personnes accueillies, mais aussi avec les membres de la famille.
Cela permet de profiter d’un environnement plus agréable, mais aussi plus vivant qui permet le maintien du lien social et humain ce qui est particulièrement pertinent dans l’accompagnement des personnes touchées par une maladie neurodégénérative ou en perte d’autonomie (plus d’informations sur l’accompagnement des personnes âgées sur le blog Astuce Santé).
Comment trouver une famille d’accueil pour personne âgée ?
La famille d’accueil pour senior peut être proposée par un organisme spécifique comme par exemple CetteFamille (découvrez la chaine YouTube de CetteFamille).
Ce type d’organisme permet de s’assurer que les personnes se proposant comme famille d’accueil pour senior disposent bien des qualifications requises, mais aussi d’un environnement de vie adapté aux besoins des personnes âgées rencontrant une dépendance pour les gestes du quotidien.
L’organisme va pouvoir effectuer un diagnostic des besoins en matière de dépendance, mais aussi des attentes de la famille de la personne âgée à accueillir puis effectuer des recherches pour proposer trois familles d’accueil différentes.
Il sera ainsi possible de faire un choix en fonction de ses critères puis d’être accompagné pour l’installation dans ce nouveau lieu de vie. L’organisme accompagnera également le suivi des démarches administratives pour mettre en place le contrat et la rémunération, mais aussi les demandes d’aides comme l’APA par exemple.
Bien évidemment, un suivi est effectué de façon régulière pour s’assurer que tout se passe dans les meilleures conditions possible pour les deux parties et mettre en place les changements adaptés si nécessaire.
Il s’agit donc d’une prise en charge complète pour permettre à une personne âgée d’être accueillie dans une famille avec un professionnel formé et agréé.
Avez-vous de la difficulté à vous
endormir ? Votre sommeil est-il souvent interrompu ? Vous réveillez-vous la
nuit et avez-vous de la difficulté à vous rendormir ? Ou peut-être avez-vous
quitté votre horaire de sommeil habituel ?
La pandémie a bouleversé le monde.
Pour beaucoup d’entre nous, le fait de ne pas suivre nos routines normales de
travail et de repos a radicalement changé notre façon de vivre. Nous mangeons
trop tard, dormons quand nous voulons et faisons rarement de l’exercice.
Cette situation crée un paradoxe : nous devons rester nous-mêmes les plus sains et les plus optimaux possibles pour réduire notre risque d’infection – ou, en cas d’infection, pour en minimiser la gravité.
Pourtant, rester socialement distants, être privés d’activité physique et manger un peu trop nuisent tous à notre sommeil et à notre santé.
Comment retrouver son équilibre ?
Adopter un mode de vie sain est la
meilleure façon de prendre en charge votre situation, que vous deviez rester à
la maison ou que vous puissiez profiter de la nouvelle définition du luxe : le
pouvoir de vivre relativement normalement.
L’exercice, bien manger et bien dormir font tous partie d’une vie saine, mais l’exercice peut être difficile à faire si vous êtes confiné à la maison et en proie à l’inquiétude.
Le yoga est une excellente alternative à l’allégement du stress au même titre que l’exercice dans une salle de gym ou aller pour une course à travers le parc.
La recherche montre que le yoga peut aider à réduire l’anxiété et à augmenter votre niveau d’énergie.
Une pratique régulière du yoga peut vous aider à améliorer votre flexibilité et votre mobilité, à corriger votre posture et même à stimuler votre système immunitaire.
Bien sûr, le yoga peut aussi vous aider à mieux dormir.
Vous n’avez besoin d’aucun équipement spécial pour faire du yoga, sauf peut-être d’un tapis. Vous n’avez même pas besoin d’un professeur !
Plusieurs canaux en ligne diffusent en direct ou proposent des vidéos d’enseignement du yoga. Vous n’avez qu’ à en essayer plusieurs et sélectionner celui qui vous convient le mieux.
Pour améliorer votre horaire de sommeil, évitez les styles de yoga plus vigoureux – Bikram et Ashtanga, par exemple.
Au lieu de cela, concentrez-vous sur les types de yoga les plus détendus, tels que le vinyasa ou le yin yoga, surtout si vous préférez faire du yoga à la fin de la journée.
Les personnes qui pratiquent la méditation sont plus enclines d’être plus calmes et d’avoir une posture plus uniforme.
Vous devriez aussi envisager de méditer
Les gens qui pratiquent la méditation sont mieux en mesure de laisser aller le stress et l’inquiétude. Ils ont tendance à être plus calmes et ont une disposition plus uniforme ont une posture plus uniforme.
Tout comme le yoga, la méditation a
fait ses preuves pour améliorer le sommeil, alors le pratiquer en tandem est
une façon sûre de rejoindre le pays des rêves à l’heure prévue.
Avant d’aller au lit, déployez votre
tapis de yoga pour quelques poses douces. Après avoir parcouru vos asanas, asseyez-vous
sur votre tapis, complètement immobile, et concentrez-vous vers l’intérieur. Idéalement, passez une douce musique
de méditation en arrière-plan.
Avant de commencer votre routine de
yoga au coucher, pensez à régler une alarme pour 30 minutes ; une qui vous
sortira doucement de votre état méditatif.
Ensuite, possédé d’un esprit et d’un
cœur calmes, vous découvrirez qu’au lieu d’avoir à chasser le sommeil, il vous
attendra.
Atteignant de plus en plus de personnes âgées, la démence est un triste phénomène qui est malheureusement impossible à soigner efficacement à l’heure actuelle.
Les symptômes révélateurs de personnes qui en sont victimes sont multiples : il peut s’agir d’une perte de mémoire brutale, un changement soudain de personnalité, un comportement assez perturbateur ou inapproprié, des problèmes dans l’utilisation du langage lors d’une discussion ou bien encore des soucis dans la résolution de tâches dans la vie de tous les jours.
Si les personnes n’en sont pas conscientes dans la majorité des cas, ce sont plutôt leurs proches qui voient leurs capacités mentales affectées et décroître au fur et à mesure du temps qui passe.
Afin d’espérer ralentir la dégradation de l’état émotionnel, il existe des solutions qui ont plus ou moins fait leurs preuves. L’une d’entre elles consiste à effectuer du bricolage de temps en temps. Le matériel nécessaire à cette activité est simple et peu contraignant. Vous avez seulement besoin de quelques matières premières ou d’un produit fini ainsi que d’un spray adhésif. Un objet facile à construire ou à réparer, et constitué à base de bois ou de plastique, est parfait pour débuter.
Néanmoins, il est conseillé de ne pas bricoler dans un environnement où les températures sont trop chaudes. Il a effectivement été scientifiquement prouvé que la chaleur provoque des nuisances sur la santé mentale. Les yeux de la personne pouvant également être défaillants, ou moins performants avec l’âge, une pièce lumineuse est nécessaire pour réaliser des travaux légers. S’il est bien éclairé avec des lumières et pas trop humide, un garage peut parfaitement faire l’affaire.
Bien entendu, un individu malade doit toujours être régulièrement suivi par un médecin spécialiste.
Si aucune personne de leur famille ou de leur entourage ne peut en prendre la charge partielle ou intégrale pour n’importe quelle raison, les personnes âgées souffrant de démence peuvent être placées en maison de retraite, où un personnel soignant les assistent au quotidien.
Cela peut rendre le bricolage plus compliqué mais pas impossible si les médecins jugent une personne apte à des travaux manuels de base.
De toute évidence, un proche attentionné, patient et compréhensif va absolument devoir encadrer et accompagner le malade dans son activité.
Une personne atteinte d’une maladie mentale et incurable étant la plupart du temps inactive, ce qui en outre n’améliore en rien son état, va ainsi être stimulée physiquement et mentalement. Cela ne peut lui faire que du bien.
En conclusion, il faut toujours veiller à ne pas bousculer une personne atteinte de démence afin de ne pas provoquer un choc encore plus profond chez elle.
En prendre soin du mieux possible et la stimuler semble être la meilleure option pour ralentir les dégâts déjà établis.
Le bricolage est une possibilité, à condition que l’activité soit bien régulée.
Quoi qu’il en soit, même si cela peut être parfois difficile émotionnellement, l’accompagnement par un ou plusieurs proches est primordial pour que le malade ne se sente pas isolé ni délaissé par les personnes qui l’aiment.
La bradykinésie se caractérise par un mouvement lent et une capacité réduite à déplacer le corps rapidement.
La bradykinésie est le plus souvent causée par la maladie de Parkinson et peut être liée à une faiblesse musculaire, des muscles rigides ou des tremblements.
La bradykinésie peut également
être due à un effet secondaire des médicaments ou un symptôme d’autres
problèmes neurologiques. Elle est liée à l’akinésie, qui se produit
lorsqu’une personne a du mal à effectuer des mouvements volontaires.
Qu’est-ce que la bradykinésie?
La bradykinésie est caractérisée par des mouvements
corporels lents ou difficiles.
Il existe différents degrés de bradykinésie. Les mouvements
quotidiens, tels que lever les bras ou les jambes, prennent beaucoup plus de
temps.
La maladie de Parkinson est la
principale cause de bradykinésie. Au fur et à mesure que la maladie
s’aggrave, la capacité d’une personne à bouger et à réagir diminue rapidement.
Symptômes
En plus des mouvements lents et
des réflexes, une personne peut avoir :
Des muscles immobiles.
Une expression faciale limitée.
Une marche lente, en traînant les pieds.
Une difficulté avec les tâches répétitives.
Une difficulté à prendre soin de soi et à accomplir les
activités quotidiennes.
Les personnes atteintes de la
maladie de Parkinson peuvent également avoir des difficultés à parler
clairement. À mesure que la maladie s’aggrave, la parole devient plus
faible et beaucoup plus difficile à comprendre pour les autres.
Diagnostic de la bradykinésie
Il existe un test spécifique
utilisé pour diagnostiquer la bradykinésie.
Pendant le test, une personne
tapote rapidement sur un clavier avec ses doigts – en alternance – pendant une minute.
Un médecin note ensuite le test
pour aider à déterminer le diagnostic. Le score du test est basé sur:
le nombre de touches correctement frappées
le nombre de touches incorrectement tapées
le temps pour frapper les touches
le temps séparant chaque frappe
Ce test est considéré comme un
outil très fiable. Les résultats sont utilisés pour déterminer si une personne
est atteinte de bradykinésie et la sévérité de la maladie de Parkinson.
Traitement
Des exercices légers, comme la natation, peuvent être
recommandés pour soulager la bradykinésie.
Dans de nombreux cas, il est
possible de traiter avec succès certains des symptômes associés à la
bradykinésie.
Un médecin peut d’abord
recommander qu’une personne essaie de modifier son mode de vie pour atténuer
les symptômes.
Une personne peut généralement
voir des résultats positifs lors de ces changements. Cependant, il est
important pour eux de consulter leur médecin avant de modifier leur routine
quotidienne.
Certains changements à discuter
avec un médecin incluent :
une alimentation plus saine
plus de marche
la natation
des mesures de prévention pour éviter de tomber, telles qu’utiliser
une canne ou une marchette
consommation de fibres dans l’alimentation
De nombreux médecins recommandent
également des médicaments en combinaison avec des changements de style de
vie. Un médecin est susceptible de prescrire un médicament qui augmente le
niveau de dopamine dans l’organisme.
La production de la dopamine peut
être produite à partir de :
Un médecin doit souvent essayer plusieurs
médicaments avant de trouver celui qui convient le mieux.
Cependant, la plupart des
médicaments perdent leur efficacité avec le temps. Cela signifie qu’un
médecin doit fréquemment changer de médicament ou de dose pour aider une
personne à atteindre les résultats souhaités.
Mis à part la maladie de
Parkinson, certains médicaments peuvent provoquer une bradykinésie.
Les antipsychotiques et autres médicaments utilisés pour traiter les troubles neurologiques sont des médicaments qui peuvent amener une personne à ressentir des symptômes de bradykinésie.
Les scientifiques ne savent pas
pourquoi cela se produit, car il n’y a pas suffisamment de recherche disponible
pour déterminer la cause sous-jacente.
Un abcès cérébral est
une maladie potentiellement mortelle qui se développe en réponse à une
infection ou à un traumatisme.
L’abcès cérébral est plus susceptible de toucher les hommes adultes âgés de moins de 30 ans.
Les effets varient en fonction de la
taille de l’abcès et de l’endroit où il se forme dans le cerveau.
Chez les enfants, ils se développent
le plus souvent chez ceux âgés de 4 à 7 ans. Les programmes de vaccination ont
réduit l’incidence des abcès cérébraux chez les jeunes enfants.
L’abcès cérébral (point blanc) est une infection rare, grave et potentiellement mortelle. La présence de fièvre, céphalées et de troubles neurologiques localisés peut suggérer la présence d’un abcès cérébral, bien qu’il ne se produise que chez environ 2 à 34% des patients.
Symptômes de l’abcès cérébral
Les signes et symptômes d’un abcès
cérébral sont les suivants:
Les maux de tête sont un symptôme
courant d’un abcès cérébral.
un mal de tête (70% des cas)
une fièvre (50%)
épilepsies (30%)
nausées et vomissements (40%)
La douleur commence généralement du
côté de l’abcès et peut commencer lentement ou soudainement.
Des changements de l’état mental
surviennent dans 65% des cas et peuvent entraîner:
Les difficultés neurologiques
affectent 50 à 65% des personnes atteintes d’abcès cérébral. Ces problèmes
font souvent suite à un mal de tête, apparaissant en quelques jours ou
semaines, et ils peuvent inclure:
faiblesse musculaire
faiblesse ou paralysie d’un côté du corps
troubles de l’élocution
mauvaise coordination
D’autres symptômes peuvent inclure:
une raideur de la nuque, du dos ou des épaules
vision floue, double.
Les symptômes d’un abcès cérébral
résultent d’une combinaison d’infection, de lésions des tissus cérébraux et de
pression sur le cerveau, car l’abcès se développe et prend plus de place dans
le cerveau.
Si le mal de tête s’aggrave soudainement,
cela signifie que l’abcès a peut-être éclaté.
Dans les deux tiers des cas, les
symptômes durent jusqu’à 2 semaines. En moyenne, les médecins
diagnostiquent la maladie 8 jours après le début des symptômes.
Les causes de l’abcès cérébral
Un abcès cérébral est le plus
susceptible de résulter d’une infection bactérienne ou fongique dans une partie
du cerveau. Les parasites peuvent également provoquer un abcès.
Lorsque les bactéries, les champignons ou les parasites infectent une partie du cerveau, une inflammation et un gonflement se produisent. Dans ces cas, l’abcès sera constitué de cellules cérébrales infectées.
Au fur et à mesure que les cellules
s’accumulent, une paroi ou une membrane se développe autour de
l’abcès. Cela permet d’isoler l’infection et d’empêcher de se propager aux
tissus sains.
Si un abcès gonfle, il exerce une
pression croissante sur les tissus cérébraux environnants.
Le crâne n’est pas flexible et ne
peut pas se dilater. La pression de l’abcès peut bloquer les vaisseaux
sanguins, empêchant l’oxygène d’atteindre le cerveau, ce qui endommage ou détruit
les tissus cérébraux vulnérables.
Comment l’infection pénètre dans le cerveau
Les infections cérébrales sont assez
rares pour plusieurs raisons.
Une des raisons est la barrière hémato-encéphalique, un réseau protecteur de vaisseaux sanguins et de cellules. Il bloque certains composants du sang qui s’écoulent vers le cerveau.
Parfois, une infection peut traverser
la barrière hémato-encéphalique. Cela peut se produire lorsque l’inflammation
endommage la barrière.
L’infection pénètre dans le cerveau
par trois voies principales.
Cela pourrait:
par le sang;
à partir d’un site voisin, par exemple l’oreille;
résulter d’une blessure traumatique ou d’une intervention chirurgicale
Infection provenant d’une autre zone du corps
Si une infection survient ailleurs
dans le corps, les organismes infectieux peuvent contourner la barrière
hémato-encéphalique et entrer et infecter le cerveau.
De nombreux abcès cérébraux
bactériens proviennent d’une lésion située dans le corps.
Une personne dont le système
immunitaire est affaibli (par exemple provoqué par une chimiothérapie ou une
transplantation d’organe) a un risque plus élevé de développer un abcès
cérébral à la suite d’une infection transmise par le sang.
Les infections les plus courantes
connues pour provoquer des abcès cérébraux sont:
une endocardite, une infection de la valve cardiaque
une pneumonie , bronchectasie et autres infections pulmonaires
une infection abdominale telle que la péritonite,
une cystite ou inflammation de la vessie.
Contagion directe
Une infection de
l’oreille moyenne non traitée peut entraîner un abcès cérébral.
Si une infection commence à
l’intérieur du crâne, par exemple dans le nez ou l’oreille, elle peut se propager
au cerveau.
Les infections qui peuvent déclencher
un abcès cérébral incluent :
une otite moyenne ou une infection de l’oreille moyenne;
une sinusite;
une mastoïdite, une infection de l’os derrière l’oreille.
L’emplacement de l’abcès peut
dépendre du site et du type de l’infection d’origine.
Traumatisme direct
Un abcès cérébral peut résulter d’une
chirurgie neurologique ou d’une lésion cérébrale.
Un abcès peut résulter de:
un coup à la tête qui provoque une fracture du crâne,
une complication de la chirurgie, dans de rares cas.
Diagnostic de l’abcès cérébral
Pour diagnostiquer un abcès cérébral,
le médecin évaluera les signes et les symptômes et examinera les antécédents
médicaux et les déplacements récents du patient.
Les symptômes peuvent être similaires
à ceux d’autres maladies et affections, de sorte que la confirmation d’un
diagnostic peut prendre du temps. Le diagnostic sera plus simple si le
médecin peut déterminer exactement quand les symptômes ont commencé et comment
ils ont progressé.
Les tests peuvent inclure :
un test sanguin pour vérifier les taux élevés de globules blancs, ce qui peut indiquer une infection
des scans d’imagerie, comme une IRM ou un scanner,
biopsie qui consiste à prélever un échantillon de pus pour analyse.
Le nombre de décès par abcès cérébral
a diminué au cours des dernières décennies, en raison de l’utilisation de plus
en plus courante de la neuroimagerie.
Traitement de l’abcès cérébral
Le traitement impliquera généralement
une intervention chirurgicale et des médicaments.
PLes développements de la médecine et de la technologie ont permis d’avoir
des chances de guérison beaucoup plus élevées aujourd’hui que par le passé.
Habituellement, si un médecin
soupçonne un abcès cérébral, il prescrira immédiatement des antibiotiques à large
spectre.
Si les tests montrent qu’une
infection est virale plutôt que bactérienne, le médecin modifiera le traitement
en conséquence.
L’efficacité du traitement dépendra
de :
la taille de l’abcès
nombre d’abcès
la cause de l’abcès
l’état général de santé de la personne
Si l’abcès mesure moins de 2,5 cm de
diamètre, la personne ne recevra probablement que des antibiotiques, des
antifongiques ou des antiviraux par voie intraveineuse.
Chirurgie
Une personne peut avoir besoin d’une
intervention chirurgicale si:
la pression dans le cerveau continue de monter
l’abcès ne répond pas aux médicaments
il y a un risque que l’abcès éclate
Une craniotomie est une procédure au
cours de laquelle le chirurgien fait une ouverture dans le crâne.
Médicament
Une courte cure de corticostéroïdes à
forte dose peut aider en cas d’augmentation de la pression intracrânienne et de
risque de complications, telles que la méningite.
Cependant, les médecins ne prescrivent pas
de corticostéroïdes de manière routinière.
Un médecin peut prescrire des
anticonvulsivants pour prévenir les crises. Une personne qui a eu un abcès
cérébral peut avoir besoin de prendre des anticonvulsivants jusqu’à 5 ans.
Perspectives
L’abcès peut y avoir des effets durables,
en fonction de l’ampleur des dommages. Il peut entraîner des problèmes
neurologiques à long terme, impliquant des problèmes physiques, des changements
de personnalité et des convulsions.
Il est important de reconnaître les
symptômes possibles d’un abcès cérébral et de demander de l’aide immédiatement
s’ils surviennent. Plus tôt une personne reçoit un traitement, plus il a
de chances d’être efficace et plus les chances de survie sont élevées.
Les perspectives dépendent également
des caractéristiques de l’abcès. Les abcès multiples et ceux situés au
plus profond du cerveau sont plus difficiles à traiter.
Le médecin surveillera une personne
pendant sa convalescence, car un abcès peut récidiver. Cela peut impliquer
de subir un scanner hebdomadaire pendant au moins 2 semaines . De
plus, un abcès peut réapparaître après des mois ou des années. Une surveillance
à long terme est donc essentielle.
Commentaires fermés sur Déshydratation : symptômes et recommandations
Les personnes âgées sont plus sujettes à la déshydratation pour plusieurs raisons : diminution du liquide corporel total, sensation de soif réduite, diminution de la fonction rénale, problèmes de santé et prise de médicaments.
Les personnes âgées sont plus sujettes à la déshydratation. Il existe de nombreuses raisons à cela: diminution de la réponse à la soif, prise de médicaments ou problèmes de santé sous-jacents.
Les personnes âgées à risque
Les pertes d’eau augmentent avec le vieillissement, soit directement par le rein, soit indirectement à cause d’une régulation thermique moins efficace qui accroît les pertes cutanées.
La déshydratation peut être due à une augmentation accrue des pertes d’eau (par ex. diarrhée, vomissements, diurétiques, fugues et errements chez les personnes âgées souffrant de démence) ou à une baisse de l’apport en liquide (en particulier chez les personnes avec facultés affaiblies ou avec des troubles de déglutition).
Les personnes âgées sont donc les plus à risque de souffrir de déshydratation, en particulier celles souffrant de maladies chroniques (maladies cardiaques, diabète) ou qui sont en perte d’autonomie.
Le coup de chaleur chez les personnes âgées survient le plus souvent l’été, avec les fortes chaleurs ou aux périodes de remise en route de chauffage, mais aussi en cas de température excessive des locaux.
La fatigue et les étourdissements liés à la chaleur, des troubles de la vigilance, les crampes de chaleur, l’épuisement par la chaleur et les coups de chaleur sont autant de signes d’hyperthermies.
La confusion est souvent le premier signe d’alerte de déshydratation.
Ces signes surviennent lorsque le corps est incapable de contrôler sa température.
Ceux qui n’ont pas accès à la climatisation, qui ne peuvent pas se déplacer, qui porte trop de vêtements ou qui visite des endroits bondés peuvent être plus vulnérables.
Les autres facteurs qui augmentent le risque d’hyperthermie sont : 1. La déshydratation. 2. Une mauvaise circulation sanguine. 3. Une production moins élevée de sueur en raison du vieillissement. 4. La prise de plusieurs médicaments. 5. L’hypertension artérielle ou autres maladies qui nécessitent un régime faible en sel. 6. Les maladies cardiaques, pulmonaires et rénales, ou d’autres affections qui provoquent une faiblesse générale ou de la fièvre. 7. La surcharge pondérale ou au contraire un poids trop faible. 8. La consommation d’alcool.
Lorsque la température, la pollution atmosphérique et l’humidité augmentent, les personnes âgées ayant des problèmes de santé chroniques doivent rester à la maison.
Celles qui n’ont pas l’air conditionné devraient se rendre dans un centre commercial, un centre pour personnes âgées, une bibliothèque ou tout autre endroit qui dispose d’un air conditionné.
Les signes de déshydratation
Les signes d’alerte comprennent :
La fièvre (généralement supérieure à 40C).
État confus (généralement le premier signe)
Un pouls fort rapide
Une peau sèche
Le manque de transpiration
Une faiblesse
État chancelant
Baisse de la pression artérielle
Diminution de la pression veineuse
Constipation
Ces signes peuvent aller dans les cas les plus graves au coma
Recommandations pour réduire l’impact de la déshydratation chez les personnes âgées
Boire de petites quantités d’eau tout au long de la journée, ne pas attendre d’avoir soif.
Porter des vêtements légers, de préférence en coton, pour favoriser l’évaporation de la sueur.
En cas de déshydratation avérée, il est indispensable d’appliquer une réhydratation par voie sous-cutanée et d’envisager des suppléments protéiques en cas de dénutrition importante.
Le personnel soignant doit vérifier la disparition des signes critiques de déshydratation et l’amélioration générale du patient âgé.
Pour les personnes âgées qui travaillent
Ajuster le rythme de travail en fonction des conditions.
Déplacer le travail lourd aux heures les plus fraîches de la journée, généralement tôt le matin.
Prendre ses pauses dans un endroit frais ou, si possible, un endroit climatisé.
Pour le personnel soignant
Ouvrir les fenêtres des chambres de patients en période plus fraîche, lorsqu’elles ne sont plus exposées au soleil, ainsi qu’en période plus fraîche (le matin, le soir et la nuit, si possible).
Garder les fenêtres des chambres de patients fermés lorsqu’elles sont exposées au soleil.
Tirer les rideaux et fermer les stores des fenêtres exposées au soleil.
Diminuer l’éclairage.
Déplacer les patients, lorsque c’est possible, vers des espaces frais ou climatisés.
Des ventilateurs peuvent être utilisés avec une surveillance accrue, car ils peuvent déshydrater les personnes qui s’en servent.
Il faut toujours laisser les fenêtres ouvertes lorsque l’on utilise un ventilateur et son utilisation n’est pas recommandée le jour lorsque la température extérieure est supérieure à 32°C.
Le meilleur moment pour utiliser un ventilateur est pendant la soirée ou la nuit lorsque l’air extérieur est plus frais que l’air intérieur.
Réduire le niveau d’activité physique des patients, ajuster vos activités prévues avec les patients dans les prochains jours.
Annuler les sorties à l’extérieur. Si impossible, porter un chapeau et des vêtements légers.
Augmenter et surveiller la consommation de breuvages frais, variés et agréables au goût des patients, en tenant compte des restrictions médicales qui s’imposent (Exemple : maladie rénale, cardiaque).
Surveiller la température corporelle et la diurèse. Si la température passe de 37°C à 38°C, la personne doit consommer 0.5 litre d’eau supplémentaire par jour, sauf s’il existe une contre-indication.
Augmenter la fréquence de tournée des collations et breuvages et laisser ceux-ci à la portée de la main, mais avec surveillance pour les patients diabétiques et ceux avec restriction liquidienne.
Augmenter la fréquence des douches et des bains, si nécessaire.
Appliquer sur le visage des débarbouillettes mouillées rafraîchies au réfrigérateur.
Humidifier la bouche : Rinçage, pulvérisation d’eau.
Alterner les positions des personnes alitées de façon plus fréquente.
Avoir des serviettes et débarbouillettes supplémentaires, en réserve.
Effectuer des changements de literie plus fréquents.
Faire porter des vêtements légers, amples, en coton si possible et de couleur pâle.
Surveiller les signes de déshydratation, rapporter à l’infirmière tout indice ou signe observé :
Trouble du sommeil
Trouble du comportement (par rapport à son comportement habituel)
Agitation
Confusion
Épuisement ou fatigue
Vérifier avec l’infirmière si la prise de certains médicaments réduit la capacité d’adaptation des patients à la chaleur (Exemple: diurétiques, psychotropes, tranquillisants, anticholinergiques, etc.).
Vérifier avec l’infirmière si certaines restrictions s’appliquent concernant l’hydratation des personnes (Exemple : Patients qui ont une prescription).