De nouvelles recherches suggèrent que l’analphabétisme peut multiplier par deux ou trois les risques de développer une démence.
Selon le ministère de l’Éducation des États-Unis, 1 adulte sur 5 dans le pays ne possède pas certaines compétences en lecture et en écriture.
Dans l’ensemble, 43 millions d’adultes américains ont un faible niveau d’alphabétisation. Les résultats d’une enquête que le département a menée entre 2011 et 2014 indiquent que plus de 40 millions de personnes ont peu ou pas de compétences en lecture.
De nouvelles recherches suggèrent que les personnes qui ne savent ni lire ni écrire peuvent avoir un risque plus élevé de démence .
Jennifer J. Manly, Ph.D. (Université Columbia à New York), l’auteur
principal de l’article, qui est publié dans la revue Neurology, explique le
lien entre la littératie et la santé du cerveau, en disant: « Être capable de
lire et d’écrire permet aux gens de s’engager dans plus d’activités qui
utilisent le cerveau, comme lire des journaux et aider les enfants et
petits-enfants à faire leurs devoirs.»
« Des recherches antérieures ont montré que de telles activités peuvent réduire le risque de démence », ajoute-t-elle. En effet, la théorie de la réserve cognitive suggère que la flexibilité et la capacité du cerveau à trouver des solutions alternatives aux problèmes peuvent compenser les symptômes de la maladie d’Alzheimer.
« Notre nouvelle étude fournit davantage de preuves que la lecture et l’écriture peuvent être des facteurs importants pour aider à maintenir un cerveau en bonne santé. »
Dans la nouvelle étude, Manly et ses collègues ont interrogé
et testé 983 personnes à faible niveau d’éducation formelle qui vivaient à
Manhattan. La plupart des participants étaient nés et avaient grandi dans les
régions rurales de la République dominicaine, où l’accès à l’éducation était
limité.
En moyenne, les participants à l’étude avaient 77 ans et
étaient allés à l’école pendant un maximum de 4 ans.
Sur la base des réponses des participants à la question:
«Avez-vous déjà appris à lire ou à écrire?» les chercheurs les ont séparés en
groupes, constatant que 237 participants étaient analphabètes et 746
alphabétisés.
Les participants ont d’abord subi des examens médicaux et
ont participé à des tests de mémoire et de raisonnement. Ensuite, ils ont
repris les tests tous les 18 mois à 2 ans pendant une moyenne de 4 ans.
La lecture de livres et de magazines, la rédaction et la participation à d’autres activités stimulantes mentalement, quel que soit votre âge, peuvent aider à garder intactes la mémoire et la réflexion.
La lecture peut aider à prévenir la démence
Au début de l’étude, 83 des 237 personnes qui ne savaient ni
lire ni écrire – soit 35% de ce groupe – étaient déjà atteintes de démence,
alors que 134 personnes du groupe de 746 participants alphabétisés, soit 18%,
avaient cette maladie.
La prise en compte de l’âge, du statut socio-économique et
des maladies cardiovasculaires a révélé que les participants analphabètes
étaient trois fois plus susceptibles de souffrir de démence au début de
l’étude.
À la fin de l’étude, 114 des 237 personnes qui ne savaient
ni lire ni écrire, soit 48%, avaient développé une démence. En revanche, seulement
201 des 746 personnes alphabétisées – soit 27% – avaient développé la maladie.
L’analyse statistique a révélé que les participants analphabètes avaient deux
fois plus de chances de développer une démence pendant l’étude, par rapport à
ceux qui savaient lire et écrire.
«Notre étude a également révélé que la lecture était liée à des scores plus élevés aux tests de mémoire et de réflexion en général, et pas seulement aux scores en lecture et en langue», dit Manly.
« Ces résultats suggèrent que la lecture peut réduire le risque de démence en protégeant le cerveau de plusieurs façons. »
Commentaires fermés sur Maladie d’Alzheimer : tout ce qu’il faut savoir
Une vue d’ensemble sur la maladie d’Alzheimer : quels sont les facteurs de risque et de protection, signes et symptômes, diagnostic, évaluation, causes et dépistage.
SOMMAIRE
Le nombre de cas augmente avec l’âge
Les facteurs qui augmentent le risque
Facteurs protecteurs
Signes et symptômes
Les signes qui doivent nous inquiéter ?
Diagnostic
Évaluation
Étiologie
Dépistage
La maladie d’Alzheimer est la plus fréquente des démences avec 60% des cas de démences.
95% des cas sont sporadiques, atteignant les individus de manière isolée et irrégulière à un âge tardif (plus de 65 ans).
Les formes héréditaires (qui se caractérisent par la transmission de ‘mauvais gènes’) ne représentent qu’environ 5% des cas totaux. Les gènes impliqués dans les formes familiales sont les gènes de la préséniline 1 et 2 (PSEN), conduisant à l’apparition de la maladie à l’âge mûr (vers 30 à 40 ans suivant le gène muté). La mutation étant dominante, et puisque chaque parent transmet un allèle (variante du gène), un enfant a 50% de développer la maladie.
Il existe également des prédispositions génétiques provoquées par la mutation de certains gènes, en particulier le gène de l’apolipoprotéine E, (APP) qui augmente le risque de développer la maladie. La mutation n’est pas dominante.
Certains cas de maladie d’Alzheimer à début précoce sont causés par des mutations génétiques qui peuvent être transmises de parent à enfant. Les chercheurs ont découvert que cette forme peut résulter de mutations dans les gènes APP et PSEN.
Le nombre de cas d’Alzheimer augmente avec l’âge
Cinq pour cent (5%) des personnes de 65 ans et plus sont touchées par la maladie (8% souffrent de démence) dans les pays industrialisés. Le taux de prévalence (nombre de cas totaux) augmente de manière exponentielle avec l’âge, avec environ un doublement tous les 5 ans. Quinze pour cent des malades ont moins de 75 ans. Selon un rapport publié en 2012 par l’Organisation mondiale de la santé, la maladie d’Alzheimer touche à partir de 65 ans 2,3 % des hommes et 3 % des femmes et atteint 33 % des hommes de plus de 90 ans et 48 % des femmes du même âge. Le tableau ci-dessous résume le taux de prévalence par tranches d’âge et en fonction du sexe, ce qui démontre que l’âge est donc le principal facteur de risque et que les femmes sont plus touchées que les hommes.
Les tableaux ci-dessous résument l’incidence (nombre de nouveaux cas) et la prévalence en fonction de l’âge et du sexe.
Age
Taux de prévalence
Incidence
Hommes
65-69 ans
1
0,6
70-74 ans
3
1,5
75-79 ans
6
1,8
80-84 ans
12
6,3
>85 ans
20
8,8
Femmes
65-69 ans
1
0,7
70-74 ans
3
2,3
75-79 ans
6
4,3
80-84 ans
14
8,4
>85 ans
31
14,2
Sources: EUROMED, Paquid (France) Le tableau ci-dessous résume l’incidence (nombre de nouveaux cas) en fonction de l’âge et du sexe.
Les facteurs qui augmentent le risque de la maladie d’Alzheimer
Les facteurs génétiques : dans les formes sporadiques de la maladie d’Alzheimer, un facteur de susceptibilité a été mis en évidence (la forme Epsilon 4 de l’apolipoprotéine E).
Substances toxiques (hypothèse controversée à l’heure actuelle).
Des études montrent que les personnes physiquement actives sont moins susceptibles de subir un déclin de leur fonction mentale,et ont un risque réduit de développer la maladie d’Alzheimer.
La multiplicité de ces facteurs (vraisemblablement interdépendants) expliquerait pourquoi cette maladie se présente sous des aspects très divers et affecte inégalement les personnes: ainsi elle peut toucher une personne âgée de 40 ans ou de 80 ans et sa durée moyenne après diagnostic varie de 5 à 8 ans.
Les signes et symptômes
Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer éprouvent souvent des difficultés mémoriser les événements récents, ce qui interfère avec leurs activités quotidiennes. Cette perte de mémoire est souvent due à des dommages dans une partie du cerveau appelée l’hippocampe, qui joue un rôle très important dans la mémoire quotidienne
Les stades de la maladie
Il existe différentes stades de la maladie d’Alzheimer en fonction de la gravité des symptômes :
Stade modéré
La maladie se caractérise par l’apparition insidieuse de troubles de mémoire (souvent niés par le patient) qui évoluent de manière très progressive. Ces troubles peuvent s’accompagner d’un état dépressif et/ou d’une anxiété. Les troubles de mémoire s’aggravent progressivement, et d’autres fonctions cognitives (ex. planification, calcul) commencent à être touchées, entraînant une incapacité (partielle) à exercer certaines activités de la vie quotidienne (téléphoner, prendre le bus, gérer son budget).
Stade modéré à sévère
Le patient souffre au stade évolué d’anosognosie (il n’est plus conscient de ses troubles), est désorienté dans l’espace et le temps. Il a du mal à communiquer avec son entourage du fait de troubles du langage, gnosiques, praxiques et d’attention. La perte d’autonomie touche maintenant les activités de base de la vie quotidienne (habillage, hygiène personnelle, déplacement, toilettes). Des troubles du comportement peuvent survenir à ce stade et incluent une agitation, des hallucinations, une agressivité envers l’entourage, des manifestations délirantes, des troubles du sommeil, une apathie, une déambulation, une vocalisation et des comportements stéréotypés.
Stade sévère
Le patient a totalement perdu son autonomie. Il s’alimente de moins en moins, s’affaiblit, facilitant l’apparition d’autres troubles mentaux tels qu’une confusion, une dépression ou un syndrome de glissement (le malade se laisse mourir en refusant de s’alimenter). D’autres complications apparaissent: chutes avec fractures, escarres… Le décès du patient se produit entre 5 et 10 après la date des premiers symptômes. Le profil des manifestations cliniques est donné à titre indicatif, car elles sont hétérogènes. Chez certains patients, les symptômes débutent de manière brutale alors que chez d’autres, le diagnostic de démence peut être posé par exemple suite à une opération chirurgicale (une opération entraîne parfois une confusion mentale chez une personne âgée; il est fort probable que les symptômes de démence étaient présents avant l’intervention chirurgicale).
en 1984, un groupe de chercheurs du NINCDS-ADRDA (National Institute of
Neurological and Communicative Disorders and Stroke et Alzheimer’s Disease and
Related Disorders Association) établit des critères diagnostiques. Il
existe trois niveaux diagnostiques : possible (diagnostic pre-mortem), probable
(diagnostic pre-mortem) et définitif (diagnostic post-mortem après biopsie).
Ces critères sont:
– Troubles cognitifs (mémoire, langage, jugement, raisonnement…)
généralement accompagnés de troubles comportementaux et psychologiques
(agitation, dépression, agressivité, errance, insomnie…) pouvant affecter les
activités de la vie quotidienne.
Les symptômes de la démence ont deux caractéristiques principales:
Les symptômes apparaissent à l’âge adulte (les retards mentaux n’en font pas parti).
Les symptômes sont dans la plupart des cas progressifs et irréversibles (les états confusionnels et dépressifs de la personne âgée n’en font pas partie).
En 2010, les Instituts de santé américains (National Institute of
Health) ont adopté de nouveaux critères diagnostiques de la maladie
d’Alzheimer. Ils prennent désormais en compte les percées faites en
neurosciences qui ont permis une meilleure compréhension de la maladie.
Alors que les critères cliniques utilisés depuis lors décrivaient le
dernier stade de l’évolution de la maladie (alors que les symptômes de la
démence s’étaient déjà manifestés), les nouvelles directives considèrent toutes
les étapes connues du développement de la maladie, qui évolue graduellement et
peut provoquer des changements cérébraux plus d’une décennie avant qu’elle ne
devienne apparente.
Les nouveaux critères incluent trois phases :
1. La première phase dite préclinique. Elle décrit des
changements dans le cerveau, notamment la formation et l’accumulation de
plaques séniles formées d’agrégats de béta-amyloïde. Ces plaques
seraient responsables de la mort des neurones. L’utilisation de techniques de
neuroimagerie cérébrale et de biomarqueurs* aide maintenant à
déterminer si les changements dans le cerveau sont des signes avant-coureurs la
maladie.
2. La seconde phase. Elle correspond à des épisodes de perte
de mémoire suffisamment évidents pour être mesurés et notés par l’entourage. En
revanche, ils ne sont pas suffisamment prononcés pour entraîner la perte
d’autonomie.
3. La troisième et dernière phase. C’est la phase de la
démence décrite actuellement par la communauté médicale.
* Les neurologues recourent de plus en plus à des biomarqueurs pour
observer l’évolution de la pathologie. Toutefois, ils ne peuvent pas être
utilisés couramment pour poser un diagnostic clinique.
Les examens complémentaires (en particulier les examens de
neuroimagerie) ne contribuent pas au diagnostic de la maladie d’Alzheimer. Ils
indiquent le plus souvent un élargissement des ventricules cérébraux et un
élargissement des sillons corticaux, reflétant une perte neuronale.
Toutefois, cet aspect peut être observé chez des personnes âgées saines,
ainsi que chez les patients souffrant d’autres formes de démences. Toutefois,
l’atrophie de l’hippocampe est considérée comme
spécifique de la maladie d’Alzheimer, et peut aider au diagnostic.
Selon le manuel psychiatrique américain DSM-IV, le patient doit remplir des critères englobant les symptômes suivants:
A. Apparition de déficits cognitifs multiples comme en témoigne à la fois :
1. une
altération de la mémoire ;
2. une ou plusieurs des perturbations cognitives suivantes :
– apraxie (altération de la capacité à réaliser une activité malgré des
fonctions motrices intactes);
– agnosie (impossibilité de
reconnaître des objets malgré des fonctions sensorielles intactes) ;
– perturbations des fonctions exécutives (faire des projets,
organiser dans le temps, avoir une pensée abstraite).
B. Les déficits cognitifs des critères A1 et A2 représentent un déclin
significatif par rapport au niveau de fonctionnement antérieur.
C. L’évolution est caractérisée par un début progressif et un déclin
cognitif continu.
D. Les déficits cognitifs des critères A1 et A2 ne sont pas dus :
à d’autres
affections du système nerveux central (p.ex. maladie cérébrovasculaire,
maladie de Parkinson, tumeur cérébrale) ;
à des affections
générales pouvant entraîner une démence (p.ex. hypothyroïdie, carence en
vitamine B12 , infection par le HIV…) à des affections induites par une
substance.
E. Les déficits ne surviennent pas de façon exclusive au cours de
l’évolution d’un delirium.
F. La perturbation n’est pas mieux expliquée par un trouble tel qu’une dépression ou une
schizophrénie.
Évaluation
L’évaluation de la maladie d’Alzheimer inclut un entretien avec le
patient et un membre de la famille, des tests neurologiques, des examens
cliniques et de neuroimagerie.
Les techniques
de neuroimagerie permettent de confirmer ou d’infirmer le diagnostic.
Ces techniques sont :
• L’électroencéphalogramme (EEG): cet examen a pour but de voir
l’activité électrique du cerveau.
• La tomographie par émission monophotonique (SPECT): elle évalue le
débit sanguin et le volume des régions cérébrales.
• La tomographie par
émission de positons (PET) : elle étudie l’activité des régions cérébrales. Par exemple, les
patients souffrant de la maladie d’Alzheimer ont une activité réduite dans les
lobes temporal et pariétal.
• La tomodensitométrie : elle mesure l’épaisseur des régions du cerveau
affectées dans la maladie d’Alzheimer.
• L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) : elle mesure
l’activité fonctionnelle des régions du cerveau.
Image d’une coupe de cerveau d’un patient atteint de la maladie d’Alzheimer obtenue par imagerie par résonnance magnétique
Les examens
sanguins et urinaires et du liquide
céphalorachidien permettant de révéler une carence en vitamine, un mauvais
fonctionnement hormonal, la présence d’agents toxiques ou de molécules impliquées
dans la maladie d’Alzheimer (par ex. protéine amyloïde)
Les antécédents
médicaux (par ex. antécédents de traumatisme crânien, consommation
de substances pouvant l’altérer l’état mental).
Les tests
neuropsychologiques : le bilan neuropsychologique contribue au diagnostic dans les
formes légères à modérées, en mettant l’accent sur l’importance des troubles
mnésiques par rapport au déficit des autres fonctions cognitives.
Le MMSE est le test le plus
fréquemment utilisé, car il donne rapidement des informations précieuses sur la
mémoire à court terme et autres fonctions cognitives.
Les autres tests sont le Clinical dementia Rating Scale, L’échelle ADAS
(Alzheimer’s Disease Assessment Scale), le test de l’horloge, le test de rappel
libre et indicé selon la procédure de Grober et Buschke et le test des cinq mots.
La maladie d’Alzheimer, dans les stades précoces, peut être
diagnostiquée grâce à deux examens neuropsychologiques effectués à +/-6 mois
d’intervalle.
Ce délai renseignera le médecin sur le caractère évolutif de la maladie
(l’évolution confirme le diagnostic initial).
Les tests
comportementaux (CERAD Behavior Rating Scale for
Dementia, l’inventaire neuropsychiatrique) servent à évaluer la fréquence
et la sévérité des troubles comportementaux.
Les causes de la maladie reste méconnue, mais l’on soupçonne fortement
déjà que la mort neuronale est due à l’accumulation anormale d’une protéine
appelée amyloïde dans le cerveau de
patients Alzheimer, entraînant la forme d’agrégats sous forme de plaques
amyloïdes autour des neurones.
L’amyloïde en s’accumulant, provoque une neuroinflammation, caractérisée par la
production de cytokines, et un stress oxydatif, caractérisé par la production
de radicaux libres.
Ces deux phénomènes augmenteraient à leur tour la formation de plaques.
D’autre part, la maladie d’Alzheimer est caractérisée par une dégénérescence neurofibrillaire (DNF) qui se caractérise par des lésions touchant l’intérieur des neurones.
Ces DNF sont formée d’une accumulation d’une protéine appelée protéine
tau et qui est présente sous forme anormale.
Coupe de tissu représentant des protéines Tau apparaissant sous une forme anormale et qui s’assucumulent à l’intérieur des neurones d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer.
Ces lésions sont réparties sur l’ensemble du cerveau, mais prédominent
dans l’hippocampe et le cortex entorhinal, une structure cérébrale impliquée
dans le stockage de la mémoire.
L’accumulation d’amyloïde peut survenir 10 à 15 ans avant les premiers
symptômes de la maladie d’Alzheimer, alors que la protéine tau commence à
s’accumuler dans le néocortex 3 à 5 ans avant les premiers symptômes.
Les changements des niveaux d’amyloïde et de tau peuvent être détectés
dans le liquide
céphalorachidien, ainsi que par des techniques de neuroimagerie (par exemple l’imagerie
utilisant une sonde marquant l’amyloïde).
La maladie est aussi caractérisée par une perte neuronale au niveau
cortical et une baisse marquée en acétylcholine, le neurotransmetteur impliqué
dans la mémoire.
Dépistage
De larges efforts ont été faits pour identifier les marqueurs
biologiques dans le liquide
céphalorachidien et le sang. La mesure du rapport entre la protéine tau et la
protéine amyloïde dans le sang est un indicateur fiable d’une pathologie chez
des sujets souffrant de la maladie d’Alzheimer, mais également chez ceux
n’ayant pas encore développé la maladie.
La neuroimagerie (par ex. la tomographie par émission de positon, IRM)
est utilisée pour suivre la progression de la maladie, en déterminer l’état de
gravité, et mesurer l’efficacité d’un traitement.
L’utilisation de sonde marquant l’amyloïde permet de suivre
l’accumulation de cette protéine et d’identifier les individus qui
développeront des années plus tard la maladie.
Commentaires fermés sur Maladie d’Alzheimer : dépistage précoce
Des tests
de dépistage sont mis au point pour détecter le plus tôt possible les personnes
à risque de développer la maladie d’Alzheimer.
Le dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer est important, car il permettrait aux personnes à risques de recevoir un traitement précocement, avant qu’il ne soit trop tard.
L’une des
raisons invoquées par la communauté scientifique pour expliquer le taux élevé
d’échecs des études cliniques est qu’il est pratiquement impossible de soigner
les patients une fois que les symptômes sont présents.
Dépistage de la maladie d’Alzheimer par détection de l’amyloïde dans le sang
Des
chercheurs ont mis au point des tests sanguins qui identifient la protéine amyloïde sous sa forme anormale.
Des recherches récentes montrent qu’un simple test sanguin pourrait permettre de détecter qui pourrait développer la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont pu mettre au point un test sanguin permettant de mesurer la quantité d’amyloïde dans le cerveau d’une personne.
La forme
anormale de la protéine se caractérise par une modification de sa structure qui
finit par s’agréger. Cette accumulation anormale d’amyloïde apparaît environ 17
ans avant que les symptômes de démence ne surviennent.
Ce test de dépistage présente une fiabilité d’un peu plus de 90% si on le combine avec l’âge ou la présence de l’allèle epsilon 4 de l’APOE (l’APOE4), un facteur de risque génétique (dans 9 cas sur 10, un test positif se confirme par la suite).
Le test
permettrait d’identifier les personnes à risque de développer une maladie
d’Alzheimer, et d’affiner le diagnostic par ponction lombaire ou par tomographie par
émission de positons.
Source : Wolters FJ et coll. Hemoglobin and anemia in relation to dementia risk and accompanying changes on brain MRI, Neurology, juillet 2019; A. Nabers et coll. Amyloid blood biomarker detects Alzheimer’s disease.EMBO Molecular Medicine (2018) e8763.
Des anticorps à l’étude comme outils de dépistage de la maladie d’Alzheimer
En 2016,
une autre équipe avait utilisé des anticorps comme biomarqueurs pour détecter
les personnes avec un déficit cognitif léger, stade conduisant à la maladie d’Alzheimer mais aussi à d’autres
pathologies telles que des maladies vasculaires.
Les
chercheurs ont sélectionné 50 anticorps produits par le système immunitaire
comme étant les plus susceptibles de détecter la maladie.
Ils les
ont ensuite testé sur 236 personnes dont 50 avaient un déficit cognitif léger.
Selon les
expériences effectuées, le test permettait avec 100 % d’exactitude de
déterminer les personnes atteintes de déficit cognitif léger conduisant à la
maladie d’Alzheimer.
Ces
résultats doivent être confirmés avant que le test soit mis sur le marché.
En
2014, un test sanguin a permis d’identifier 10 protéines spécifiques de la
maladie. 1 148 individus ont participé à cette étude, dont 476 d’entre eux
étaient atteints de la maladie d’Alzheimer, 220 avaient des troubles cognitifs
légers et 452 étaient en bonne santé cognitive. Sur les milliers de protéines
présentes dans le sang, 26 ont été associées à la maladie d’Alzheimer, et 16 à
une atrophie cérébrale (reflétant une perte de neurones).
« Nous
avons 10 protéines qui permettent de prédire si une personne avec un déficit
cognitif léger va développer la maladie d’Alzheimer un an plus tard, avec un
haut niveau de fiabilité (87 %) », déclare l’auteur principal de l’étude.
Ce test
servirait à identifier les patients à un stade très précoce de la maladie et
les inclure dans de nouveaux essais cliniques, afin d’augmenter les chances de
développer des traitements efficaces susceptibles de freiner, voire de stopper
la progression de la maladie.
« La prochaine étape sera de confirmer ces résultats et de développer un test fiable de dépistage de la maladie d’Alzheimer qui puisse être utilisé facilement par les médecins », conclut le groupe de chercheurs.
Source:
Abdul Hye et coll. Plasma proteins predict
conversion to dementia from prodromal disease. Alzheimer’s & Dementia,
juillet 2014.
Certains lipides seraient également de bons indicateurs
Une équipe de chercheurs américains (Université Georgetown) ont évalué
un test chez des adultes septuagénaires en bonne santé mentale. Ils ont mesuré
dans leur sang les niveaux de 10 lipides.
La mesure des niveaux de ces lipides permet d’identifier, avec une
fiabilité de 90 %, ceux qui développeront des troubles cognitifs sur une
période de deux à trois ans.
Cela
signifie que dans 9 cas sur 10, une personne avec un test positif souffrira
d’un déclin cognitif léger ou d’une maladie d’Alzheimer.
L’auteur principal de cette recherche rappelle que des tests sanguins
sont beaucoup plus faciles à réaliser que les tests actuels qui mettent en
jeu les techniques de neuroimagerie ou de prélèvement de liquide céphalo-rachidien.
L’étude a suivi, durant 5 ans, 525 participants septuagénaires en bonne
santé, dont 74 participants ont reçu le diagnostic de maladie d’Alzheimer ou de
déficit cognitif léger amnésique.
Source: Medicine Plasma
phospholipids identify antecedent memory impairment in older adults. Nature, mars 2014.
Un test utilisant l’ADN
Des chercheurs allemands comptent mettre au point un test sanguin permettant de dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer.
Ils ont
identifié 12 fragments de microARN* (ou micro acide ribonucléique) qui
seraient caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.
Les
microARN sont de courts morceaux d’ARN qui régulent l’expression des gènes.
Pour rappel, l’ARN est produit à partir de l’ADN dans les cellules pour
fabriquer les protéines.
La
fiabilité du test est de 93%, c’est-à-dire que 93% des dépistages positifs
s’étaient révélés exacts.
202
échantillons sanguins ont été analysés. Ce test sanguin devra être validé
auprès d’un échantillon plus large.
. Source: revue
Genome Biology, 29 juillet 2013.
La neuroimagerie pour le dépistage des premiers signes de la maladie d’Alzheimer
Des chercheurs suisses ont décrypté la manière dont différentes zones du
cerveau interagissent entre elles chez des sujets en bonne santé (septembre
2015).
Utilisant la technique de neuroimagerie, ils ont identifié treize réseaux principaux qui s’activent dans le cerveau de ces participants. Cette activation se réalise avec une certaine coordination.
Ces résultats pourraient avoir un impact dans le dépistage de la maladie d’Alzheimer sachant que celle-ci se caractérise par un dérèglement de réseaux de neurones situés dans certaines parties du cerveau, avant l’apparition des premiers symptômes.
Examen des yeux
Des informaticiens écossais (Université de Dundee) vont mettre au point, au
printemps 2015, un logiciel Baptisé VAMPIRE (Vessel Assessment and Measurement
Plaform for Images of the Retina) qui prendra des images de la vascularisation
de l’œil.
Ces données d’imagerie seront combinées avec des informations médicales afin
d’établir un possible lien entre des anomalies des vaisseaux qui irriguent
l’œil et l’apparition de la maladie d’Alzheimer.
Les chercheurs rappellent que la circulation sanguine (veines et artères) de
l’œil subit des changements de ramification suite à l’apparition de certaines
pathologies telles que l’AVC ou les maladies cardiovasculaires.
Ces anomalies du système vasculaire se caractérisent par un changement de
morphologie des vaisseaux, qui deviennent plus large et plus sinueux. Ils
peuvent être les prémices d’une maladie d’Alzheimer.
En 2014,Cognoptix, une entreprise américaine de biotechnologie, avait développé un appareil d’examen ophtalmologique (SAPPHIRE II) pour parvenir à un dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer.
Cet examen permettrait d’identifier un marqueur biologique caractéristique
de la maladie (en l’occurrence l’amyloïde) en examinant les yeux des
patients, selon Carl Sadowsky, principal coordonnateur des essais cliniques.
Ces études ont porté sur 20 volontaires en bonne santé et a révélé que ce
test a une sensibilité de 85 % et une spécificité de 95 % lorsqu’il s’agit de
distinguer les patients à risque de ceux qui ne sont pas atteints.
Il est de notoriété publique que l’exercice est bon pour la santé, mais une nouvelle étude montre que l’activité physique peut réduire les épisodes de dépression, même chez ceux qui présentent un risque génétique accru.
L’activité physique peut aider à améliorer votre santé et votre qualité de vie. Une étude indique qu’elle réduit notamment le risque de dépression, en particulier chez les personnes à risque.
De nouvelles recherches suggèrent que tout exercice physique peut
réduire considérablement le risque d’épisodes dépressifs.
Selon les chercheurs américains du Massachusetts General Hospital de
Boston, l’étude est la première du genre.
L’article, qui apparaît dans la revue Depression and Anxiety, montre que l’activité physique peut avoir un effet réducteur sur le risque de dépression – même lorsqu’il existe un risque génétique plus élevé.
L’auteur principal Karmel Choi,
Ph.D., et ses collègues ont consulté les données génomiques et électroniques provenant
de dossiers de santé de près de 8 000 participants.
En 2 ans, Choi et son équipe ont
parcouru des millions de données afin d’identifier des personnes qui avaient
des diagnostics de dépression.
De plus, les chercheurs ont calculé
un score de risque génétique de dépression pour chaque participant.
Les exercices associés à un risque de dépression plus faible
Lorsque les chercheurs ont examiné
les participants dont le score indiquait un risque génétique plus élevé de
dépression, ils ont constaté que ces personnes étaient plus susceptibles de
recevoir un diagnostic à un moment donné au cours des 2 prochaines années.
Cependant, l’équipe a également
constaté que ceux qui étaient physiquement actifs étaient moins susceptibles de
souffrir de dépression, même s’ils avaient un score de risque de dépression
plus élevé.
Même ceux qui avaient les scores de
risque de dépression génétique les plus élevés étaient moins susceptibles de
développer une dépression s’ils avaient des niveaux d’activité physique plus
élevés.
« Nos résultats suggèrent fortement les gènes ne déterminent
pas tout et qu’être physiquement actif permet d’abaisser le risque supplémentaire
d’épisodes futurs de dépression chez les personnes génétiquement vulnérables »
déclare Karmel Choi.
35 minutes supplémentaires d’activité physique
« En moyenne, environ 35 minutes supplémentaires d’activité
physique quotidiens peuvent aider à réduire le risque et à se protéger contre
de futurs épisodes de dépression », ajoute Choi.
Les chercheurs ont constaté que pour
chaque exercice supplémentaire d’une durée de 4 heures par semaine, le risque
d’avoir un autre épisode dépressif diminuait de 17%.
Les entraînements de haute intensité,
tels que les exercices d’aérobie ou l’utilisation d’appareils d’exercice, et
les activités de faible intensité, comme le yoga ou les
étirements, ont réduit le risque de dépression.
Les hallucinations peuvent être le signe d’une maladie mentale, mais elles ne signifient pas toujours qu’une personne est forcément malade. Elles sont en fait relativement fréquentes.
Il existe de nombreuses causes différentes à l’origine des hallucinations : la schizophrénie, une maladie neurologique (p.ex la démence ou l’épilepsie) ou des troubles du sommeil.
Une étude de 2015 effectuée en Europe a révélé que 7,3% des personnes ont déclaré avoir entendu des voix toute leur vie. Une autre étude menée en Afrique du Sud sur les hallucinations dans la population générale a estimé le taux plus élevé à 12,7%.
Les scientifiques ne comprennent pas entièrement pourquoi certaines personnes ont des hallucinations, et d’autres non. Ils ne savent pas non plus ce qui les déclenche chez les personnes atteintes de troubles mentaux tels que la schizophrénie.
Types d’hallucinations
Les hallucinations ne sont pas toujours le
signe d’un trouble de santé mentale. Elles peuvent
survenir à chaque fois qu’il y a un changement dans l’activité cérébrale.
Certaines personnes sont plus vulnérables aux hallucinations lorsqu’elles s’endorment ou se réveillent partiellement.
Une étude de 2019 chez des souris qui ont pris un médicament hallucinogène a révélé que les animaux avaient moins d’activité dans les régions du cerveau que les chercheurs ont associé à la gestion des informations visuelles entrantes.
Cette observation suggère qu’une hallucination pourrait
être le moyen pour le cerveau de compenser une baisse des informations
sensorielles.
Il existe de nombreux types d’hallucinations,
notamment:
auditives : une personne entend quelque chose qui n’est pas là, comme une voix ou une radio.
visuelles : elles amènent quelqu’un à voir quelque chose qui n’est pas réel, comme une personne ou un animal.
olfactives : elles peuvent survenir lorsqu’une personne sent quelque chose qui n’est pas là.
gustatives: elles transmettent le goût à quelqu’un quelque chose qu’il n’a pas mangé.
tactiles : elles se produisent lorsqu’une personne a l’impression que quelque chose ou quelqu’un l’a touchée.
somatiques : Ces hallucinations peuvent toucher tout le corps, provoquant des sensations irréelles comme celle d’insectes rampant sur la peau.
Les causes
De nombreuses conditions médicales et d’autres
facteurs peuvent provoquer des hallucinations.
Drogues
Les médicaments appelés hallucinogènes peuvent
provoquer des hallucinations. Ces médicaments modifient temporairement la
façon dont le cerveau traite et envoie des informations, provoquant des
expériences et des pensées inhabituelles.
Le LSD, la salvia, la diméthyltryptamine (DMT) et
certains champignons sont des hallucinogènes courants.
Schizophrénie
La schizophrénie est une maladie mentale qui change
la façon dont une personne pense et se comporte. Cela peut aussi provoquer
une psychose, qui est une perte
de contact avec la réalité.
Les personnes atteintes de psychose peuvent
éprouver des délires et des hallucinations et présenter des comportements qui
ne sont pas typiques.
Les médicaments antipsychotiques peuvent aider à gérer les symptômes et certaines personnes fonctionnent mieux avec le traitement.
Troubles de santé mentale post-partum
De nombreux nouveaux parents sont aux prises avec la dépression et l’anxiété post-partum.
Certains souffrent de psychose post-partum, mais cela est moins fréquent. Par exemple, une mère croit entendre son bébé pleurer alors que le bébé ne le fait pas.
Étant donné que la psychose post-partum peut mettre
le bébé en danger et perturber la relation parent-enfant, un traitement rapide
est essentiel. La thérapie, les médicaments et le soutien social peuvent
aider.
Anxiété et dépression
Les personnes souffrant d’anxiété et de dépression peuvent avoir des hallucinations périodiques. Elles sont généralement très brèves et concernent souvent les émotions spécifiques ressenties par la personne. Par exemple, une personne déprimée peut halluciner que quelqu’un lui dit qu’elle ne vaut rien.
Le traitement du trouble sous-jacent peut souvent
éliminer ces hallucinations.
Sevrage de l’alcool
Le sevrage de l’alcool peut provoquer des hallucinations, en particulier chez les personnes qui souffrent d’un syndrome de sevrage sévère appelé delirium tremens.
Une personne atteinte de delirium tremens peut
également devenir très malade, vomir ou trembler. Les symptômes
disparaissent généralement après plusieurs jours.
Démence et autres troubles cérébraux
La démence endommage progressivement
le cerveau, y compris les régions impliquées dans le traitement
sensoriel. Les personnes atteintes de démence à un stade moyen ou avancé
peuvent présenter des hallucinations auditives et visuelles.
Parfois, ils voient des personnes
décédées. Dans d’autres cas, leurs hallucinations peuvent être
terrifiantes et peuvent déclencher des sentiments de paranoïa et de panique qui
les empêchent de faire confiance aux soignants.
Les médicaments peuvent aider à soulager ces
symptômes.
Epilepsie
Parfois, les hallucinations sont un symptôme d’un trouble épileptique. Une personne peut avoir des hallucinations pendant ou après une crise qui peuvent éviter en traitant les crises dans la plupart des cas,.
Migraines
Certaines personnes souffrant de migraines ont des hallucinations pendant
ou juste avant une migraine. Ces hallucinations sont souvent
visuelles. Une personne peut voir des taches et des couleurs qui ne sont
pas là ou d’autres images inhabituelles.
Troubles du sommeil
Certaines personnes ont des hallucinations que les médecins associent aux troubles du sommeil. Les hallucinations apparaissent généralement lorsqu’une personne s’endort ou se réveille.
Dans certains cas, l’hallucination se produit avec
un épisode de paralysie du sommeil, qui se produit lorsqu’une personne se
réveille et est temporairement incapable de bouger.
Le traitement des troubles du sommeil peut aider à
soulager les symptômes. Dans certains cas, savoir que les hallucinations
se produisent à cause de changements cérébraux pendant le cycle de sommeil peut
les rendre moins effrayants.
Troubles sensoriels
Les personnes malentendantes ou malvoyantes peuvent
avoir des hallucinations. Cela peut être dû à des changements cérébraux
dans les régions responsables du traitement des informations sensorielles, visuelles
ou auditives.
Autres causes
Dans certains cas, les hallucinations peuvent ne
pas être liées à une maladie ou à des médicaments. Par exemple, dans
certaines traditions religieuses, une personne peut signaler une hallucination
auditive. Une personne qui dort dans une maison qu’elle croit hantée peut
entendre des bruits ou voir des personnages fantomatiques en raison d’une
anxiété accrue.
Les hallucinations ne sont pas des idées délirantes
Une hallucination n’est pas une idée délirante, bien que les deux soient étroitement liés. Une idée délirante est une fausse croyance, tandis qu’une hallucination est une fausse perception.
De nombreuses personnes sont peut-être tombées sous
le charme des illusions d’optique et d’autres astuces mentales. Cependant,
une hallucination est plus qu’une erreur de perception.
Les personnes souffrant d’hallucinations voient ou
entendent des choses qui ne sont pas réellement présentes et qui ne
correspondent pas aux expériences des autres autour d’elles.
Elles peuvent également croire en la réalité de
leurs hallucinations ou leur attacher une signification spécifique et de
fausses croyances. Ces fausses croyances attachées sont des illusions.
Autres symptômes associés aux hallucinations
Les hallucinations signalent souvent un problème
sous-jacent lié à la façon dont le cerveau traite l’information, par exemple
lorsqu’une personne atteinte de démence développe des hallucinations ou que la
dépression déclenche une psychose.
Certains autres symptômes accompagnant des
hallucinations incluent :
des changements dans la fonction cérébrale à mesure qu’une personne vieillit
Le safran est une épice au parfum fort et à la couleur très distincte. L’épice serait bonne pour la santé grâce à ses antioxydants qui peuvent aider à lutter contre le stress oxydatif.
Les premières preuves suggèrent
que le safran peut stimuler l’humeur, augmenter la libido et lutter contre
le stress oxydatif. Le safran est généralement sans danger pour
la plupart des gens, et il est très simple de l’ajouter à l’alimentation.
Le safran serait bénéfique pour la santé, notamment pour combattre la dépression, diminuer les crampes menstruelles et l’infertilité chez les hommes. Il est cependant nécessaire de confirmer ces hypothèse par des études plus solides.
Qu’est-ce que le safran?
Le safran provient de la fleur de Crocus sativus. Il est très cher en raison de la difficulté de le récolter. Les agriculteurs doivent récolter les filaments de chaque fleur à la main.
Ils chauffent et durcissent ensuite les filaments pour faire ressortir la saveur du safran. Ce travail supplémentaire fait du safran l’une des épices les plus chères au monde.
Bénéfices sur la santé
Combattre le stress oxydatif
La majorité des bénéfices supposés du
safran sur la santé est liée à ses niveaux élevés d’antioxydants (picrocrocine,
safranal, kaempférol)
Ces antioxydants aident à combattre
le stress oxydatif provoqués par la production excessive de radicaux libres dans
l’organisme.
Puisque le stress oxydatif joue un
rôle dans le développement de nombreux problèmes de santé tels que le cancer et les maladies
cardiaques, ces antioxydants peuvent aider à protéger la santé d’une personne.
Prévention des troubles du système nerveux
Les antioxydants contenus dans le
safran peuvent jouer un rôle dans la protection de l’organisme contre les
troubles affectant le système nerveux.
Des recherches de 2015 indiquent que les composés du safran, tels que la crocine, semblent réduire l’inflammation et les dommages oxydatifs dans le cerveau, ce qui peut entraîner des effets bénéfiques.
Une étude publiée dans la revue Antioxidants a noté que le safran pourrait théoriquement aider à soulager les symptômes de la maladie d’Alzheimer en raison à la fois de ses propriétés favorisant la mémoire mais aussi ses effets antioxydants et anti-inflammatoires.
Les personnes atteintes de la maladie
d’Alzheimer légère à modérée qui ont pris du safran pendant 22 semaines ont
présenté des améliorations cognitives comparables à celles des personnes qui
ont pris le médicament donépézil, avec moins d’effets secondaires observés.
Il s’agit seulement d’une étude
préliminaire qui demande à être confirmée par de futurs essais cliniques.
Le safran améliore-t-il la santé mentale ?
De plus en plus d’indices indiquent que le safran peut aider à améliorer la santé mentale et serait un complément utile au traitement de la dépression.
Une étude publiée dans le Journal of Behavioral and Brain Science a révélé qu’un extrait de safran augmentait les niveaux de dopamine dans le cerveau sans modifier les niveaux d’autres hormones cérébrales, telles que la sérotonine.
D’autres recherches suggèrent que la prise de 30 milligrammes (mg) de safran chaque jour pourrait provoquer des effets similaires à ceux des antidépresseurs qui traitent la dépression d’intensité légère à modérée, comme l’imipramine et la fluoxétine.
Bien que certaines personnes
recommandent d’utiliser le safran comme thérapie complémentaire pour améliorer
l’humeur, il est trop tôt pour le recommander pour traiter les symptômes de la
dépression.
Promouvoir la libido
Le safran peut également augmenter la
libido et la fonction sexuelle chez les hommes et les femmes.
Les chercheurs ont examiné les
effets du safran sur les problèmes d’infertilité masculine et
ont noté que, bien qu’il ait un effet positif sur la dysfonction
érectile et la libido globale, il n’a pas changé la viabilité du sperme.
Une étude plus ancienne
de 2012 a examiné les effets chez les femmes qui avaient déclaré avoir subi
un dysfonctionnement sexuel en raison de la prise de l’antidépresseur fluoxétine.
Les femmes qui prenaient 30 mg de
safran chaque jour pendant 4 semaines avaient un désir sexuel et une
lubrification vaginale accrus par rapport à celles qui prenaient un placebo à la place.
Réduire les symptômes du syndrome prémenstruel
Le safran peut également agir pour
réduire les symptômes du syndrome prémenstruel (SPM).
Les auteurs d’une revue de 2015 ont examiné la
recherche sur le safran et les symptômes du SPM. Les femmes âgées de 20 à
45 ans qui prenaient 30 mg de safran chaque jour présentaient moins de symptômes
que celles qui prenaient un placebo.
Favoriser la perte
de poids
Il existe également des preuves
suggérant que le safran peut aider à favoriser la perte de poids et à réduire
l’appétit.
Une étude publiée dans le Journal of Cardiovascular and Thoracic Research a révélé que la prise d’un extrait de safran aidait les personnes atteintes de maladie coronarienne à réduire leur indice de masse corporelle ( IMC ), leur masse grasse totale et leur tour de taille.
Les personnes qui prenaient le
supplément avaient également un appétit réduit par rapport à celles du groupe
placebo.
Effets secondaires et risques
En général, la consommation de safran comporte peu de risques sur la santé. Cuisiner avec du safran est un excellent moyen de l’ajouter à l’alimentation sans risquer de consommer trop de cette épice.
Prendre jusqu’à 1,5 gramme de safran par
jour est généralement sans danger, mais en manger trop peut être
toxique. Les chercheurs considèrent 5 g comme une dose toxique.
Des doses très élevées peuvent être
plus dangereuses pour certains groupes de personnes. Par exemple, les
auteurs d’une étude notent que les femmes enceintes devraient éviter d’avoir plus de 5
g par jour de safran car il a un effet stimulant sur l’utérus.
Dans l’hypothèse de réactions
allergiques, il est conseiller de consulter un médecin.
Un examen des données scientifiques sur le zinc suggère que
le minéral pourrait avoir des effets protecteurs contre le COVID-19 en
stimulant l’immunité antivirale et en freinant l’inflammation.
Une nouvelle étude met en évidence l’importance du zinc pour stimuler la capacité du corps à lutter contre les infections.
Une nouvelle recherche suggère l’importance du zinc pour se protéger contre la COVID-19, en stimulant la système immunitaire et en réduisant l’inflammation.
L’alimentation et la santé ont de nombreux liens, y
compris la fonction du système immunitaire. Une bonne
nutrition soutient le système immunitaire pour combattre les agents
pathogènes et aide à éviter l’inflammation chronique consécutive à une
infection.
Nous savons que la vitamine C a des effets importants sur le système immunitaire. Une carence en vitamine est associée à un risque plus élevé d’infections , telles que la pneumonie.
Au cours de la pandémie COVID-19, l’intérêt pour les
compléments alimentaires en vue de soutenir la fonction du système immunitaire
s’est intensifié. Bien qu’aucun aliment ou supplément spécifique ne puisse
empêcher une personne de contracter le COVID-19, certains nutriments peuvent
aider à soutenir le fonctionnement du système immunitaire.
Un examen récent s’est concentré sur les avantages du zinc contre la COVID-19. Le zinc est un minéral présent dans de nombreux aliments.
Les résultats suggèrent que le zinc pourrait avoir des
effets protecteurs contre le COVID-19 en soutenant l’immunité antivirale et en
réduisant l’inflammation. Une équipe de chercheurs de l’Université
Sechenov de Moscou, en Russie a publié ses résultats dans l’International Journal of Molecular Medicine .
Le zinc : un minéral essentiel
Le zinc est un minéral essentiel avec un large éventail
de rôles dans le corps humain , y compris le soutien de la fonction
de plus de 300 enzymes . Le corps a besoin de zinc pour
effectuer un métabolisme normal et assurer le bon fonctionnement des systèmes
reproducteur, cardiovasculaire et nerveux.
Les aliments riches en zinc comprennent les produits
d’origine animale, tels que la viande, les crustacés, le poulet et les céréales
enrichies pour le petit-déjeuner. Cependant, les haricots, les noix et les
graines contiennent également du zinc. Les phytates dans les légumes et
les céréales peuvent réduire l’absorption du zinc et, par conséquent, les végétariens
et les végétaliens peuvent avoir besoin de 50% de zinc en plus
dans leur alimentation.
Une carence en zinc est associée à un retard de croissance chez les enfants, ainsi qu’à un risque accru d’infection. C’est également un facteur de risque important dans le développement de la pneumonie, qui peut être une conséquence de la COVID-19.
« Selon les estimations actuelles, le risque de carence en zinc est observé chez plus de 1,5 milliard de personnes dans le monde », explique l’auteur principal de la revue, le professeur Anatoly Skalny, qui dirige le laboratoire de diététique moléculaire de l’université de Sechenov.
« Compte tenu du rôle crucial du zinc dans la régulation de
l’immunité, on peut émettre l’idée que son insuffisance puisse être considérée
comme un facteur de risque de maladies infectieuses », déclare le Professeur Anatoly
Skalny.
En collaboration avec des collègues en Russie, en Allemagne, en Grèce, en Norvège et aux États-Unis, le professeur Skalny a réalisé un examen des revues scientifiques sur le rôle du zinc dans la prévention et le traitement de la COVID-19, maladie caractérisée par une infection respiratoire.
Le zinc et le système immunitaire
Le zinc soutient la production et la maturation des globules
blancs, qui sont les principaux acteurs du système immunitaire. Il existe
plusieurs types de globules blancs, dont certains produisent des anticorps,
capturent et détruisent les agents pathogènes et ramènent le système
immunitaire à la normale après une infection.
Le zinc aide également à réguler l’inflammation. Bien qu’une réponse inflammatoire soit nécessaire pour combattre l’infection, la surproduction de cytokines pro-inflammatoires est responsable de certains des symptômes les plus graves de la COVID-19.
La revue énumère des indices indiquant que le zinc peut avoir un effet
anti-inflammatoire dans la pneumonie, limitant les dommages dans les tissus
pulmonaires.
Depuis des décennies, les scientifiques savent que le zinc
peut bloquer la réplication des rhinovirus responsables d’infections
respiratoires chez l’homme, y compris le rhume.
Des niveaux plus élevés de zinc dans les cellules aident à
bloquer la reproduction des rhinovirus et à stimuler la production d’interféron
alfa. Cette molécule de signalisation incite les cellules voisines à initier
leurs défenses antivirales.
La revue a également trouvé des résultats spécifiques aux
coronavirus. Une étude a montré que le zinc bloque l’enzyme responsable de la
réplication du coronavirus qui a conduit à l’épidémie de SRAS de 2002.
Connexion avec la chloroquine
Fait intéressant, la chloroquine – que certaines chercheurs
suggèrent comme option de traitement au début de la pandémie – augmente
l’absorption de zinc par les cellules, ce qui peut être à l’origine de certains
de ses effets positifs.
Une étude de 2020 a montré que lorsque les médecins
traitaient des patients avec du zinc et de l’hydroxychloroquine, le risque de
décès était moins élevé.
Les chercheurs précisent également que, bien que les preuves suggèrent que le zinc réduit le risque de maladies respiratoires et leurs complications, il n’y a pas suffisamment de données pour faire des recommandations concernant l’apport en zinc et la COVID-19.
Il convient également de noter que la consommation d’un
excès de zinc peut avoir des effets indésirables, notamment des nausées, une
perte d’appétit et des crampes d’estomac. Sur le long terme, trop de zinc est
associé à une faible immunité.
L’apport nutritionnel recommandé de zinc est de
11 mg/jour pour les hommes et de 8 mg/jour pour les femmes.
L’été est là et si vous vous êtes un peu
laissé aller ces derniers temps, c’est le moment de se reprendre en main et de
vous revigorer !
Comment ? En commençant par réguler votre
alimentation. Sachez que des aliments
sains, peu caloriques et riche en protéines vont vous aider à éliminer la masse
graisseuse et à la transformer en masse musculaire.
Découvrez les meilleurs aliments que vous devriez
mettre dans votre assiette et qui vont vous aider à brûler le maximum de
calories cet été.
Des protéines de qualité
Pour se remettre en forme, il n’y a que deux solutions : manger de manière équilibrée et faire de l’exercice physique. Si vous souhaitez maintenir vos muscles, vous devrez penser à privilégier les protéines de qualité.
L’idéal est de varier les sources de protéines
comme la viande, le poisson, les produits laitiers, les crustacés et
mollusques, les volailles, etc. Si vous êtes vegan, vous pourrez opter pour les
protéines végétales comme les légumineuses, le soja, les oléagineux et les
graines.
Intégrez-les à chaque repas en veillant à
diversifier les sources de protéines et évitez de les mélanger avec des
féculents au risque de ralentir la digestion.
Des sucres complexes
Les sucres
rapides contenus dans les aliments industriels, les
sodas et les chocolats favorisent le stockage des graisses et ne sont pas du
tout adaptés à un régime équilibré.
Si vous souhaitez gagner des muscles, pensez à
opter pour des aliments à faible indice
glycémique comme les céréales complètes, les fibres, les légumineuses, les smoothies
de fruits, etc.
Intégrez-les à votre petit-déjeuner pour attaquer la journée du bon pied et n’oubliez pas que le sucre est directement stocké sous forme de graisses abdominales donc, autant que possible, évitez-le !
Du bon gras
Le corps a besoin de gras mais sachez qu’il y
a ce que l’on appelle le bon gras et le mauvais gras.
Privilégiez les graisses polyinsaturées telles
que l’oméga 3, l’oméga 6 et l’oméga 9
contenus dans les légumes comme l’épinard, les fruits comme l’avocat, le
poisson et l’huile végétale. Vous en retrouverez également dans les oléagineux (noix,
amandes, etc.) et les graines.
Au contraire, réduisez autant que possible les
graisses d’origine animale saturées
contenues dans la viande, le beurre, etc.
Intégrez-le à tous vos repas mais à de bonnes
doses. Préférez par exemple les graines associées à des céréales le matin, quelques
tranches d’avocat dans un Bo bun pour le déjeuner ou encore du poisson vapeur
au diner.
Du magnésium
Sachez que l’apport en magnésium est indispensable au fonctionnement des
muscles. Aussi, ne lésinez pas sur les aliments qui en contiennent comme les
céréales, les oléagineux, les féculents, les produits laitiers et les eaux
minérales.
Enfin, n’oubliez pas qu’un régime de remise en
forme ne sera efficace qu’avec une bonne hydratation. Pensez ainsi à boire de
l’eau et des infusions au quotidien. Les bouillons de légumes et autres
smoothies aussi sont conseillés car ils vont booster votre organisme. Associée
à une pratique régulière d’exercice physique, une alimentation saine et
équilibrée est gage de bonne santé !
Une quantité suffisante en magnésium participe au bon fonctionnement du cerveau et à la gestion du stress. En effet, ce nutriment contribue à la réduction de la production de cortisol, responsable de notre manque de concentration.
Le magnésium, un allié pour la santé de notre cerveau.
Le magnésium fait parler de lui
depuis quelques temps. En effet, ce minéral serait responsable de notre
bien-être au quotidien. Le magnésium est indispensable dans plusieurs réactions
biochimiques de notre organisme. Et grâce à lui, plus de 300 processus
enzymatiques sont possibles, dont la production d’énergie.
Ce minéral contribue également au
bien-être psychologique. En effet, un traitement à base de magnésium est par
exemple prodigué aux patients atteints d’une dépression. Il en est de même pour
les personnes qui souffrent de dysthymie, d’anxiété, de convulsions, d’épisodes
psychotiques ou encore d’ataxies.
Le magnésium et la mémoire
Dans les pays industrialisés,
seulement une bonne poignée de la population consomme assez de magnésium.
Conséquences, le déficit chez ceux qui n’en consomment pas commence à se faire
ressentir à partir d’un certain âge.
Force est pourtant de mentionner que le magnésium est indispensable au renforcement des connexions du cerveau. En effet, ils assurent un bon fonctionnement des synapses de l’hippocampe, qui est notre stockage de souvenirs à long terme. Également, ce minéral joue un rôle important dans le cortex préfrontal.
Par le biais d’une consommation
adéquate de magnésium, votre cerveau pourra récupérer les souvenirs classés
parmi les « à court-terme ». Il s’agit par exemple des souvenirs tels
que l’endroit où vous avez laissé vos clefs, quelles sont les choses
importantes à acheter…
Ce nutriment renforce également les
terminaisons nerveuses synaptiques, qui ont pour rôle la transmission et la
consolidation des informations ou des données.
Le magnésium et l’apprentissage
C’est une réalité, la capacité
d’apprentissage diminue avec le temps. En effet, une personne ayant dépassé les
70 ans et un enfant de 3 ans n’ont pas le même potentiel d’apprentissage.
Pourtant, une information importante est à ne pas oublier : le cerveau est
un organe avec une capacité incroyable.
Il peut établir de nouvelles
connexions à l’infinie grâce à sa plasticité. Il ne tient qu’à nous de
l’exercer et d’en prendre soin comme d’un muscle. Avec une bonne hygiène de
vie, le cerveau restera en bonne santé même à un âge avancé. Et la consommation
de magnésium figure parmi les bons gestes du quotidien à adopter.
Grâce à ce minéral, la communication
entre les cellules nerveuses sera plus facile. Ainsi, la mémoire sera
améliorée. Nous serons ainsi plus réceptifs aux nouvelles informations.
Le magnésium et le stress
Pendant un état de stress, notre
corps produit un excès de cortisol dans le sang, phénomène qui endommage
l’hippocampe. Être constamment exposé à un stress quotidien provoque alors des
pertes de mémoire, une difficulté à se concentrer ainsi qu’une intensification
des émotions négatives.
Grâce à l’action du magnésium sur
les hormones, ce taux de cortisol peut être réduit. Et donc, le contrôle de
l’état de stress est possible. En outre, le minéral agit comme une barrière
hémato-encéphalique. Concrètement, il empêche l’entrée des hormones de
stress dans le cerveau.
Le magnésium et la maladie d’Alzheimer
Il faut savoir que le magnésium seul
ne peut empêcher une personne de développer la maladie d’Alzheimer. Toutefois,
il peut agir comme d’une protection et de réduit le développement de la maladie
à faible probabilité.
Par exemple, le minéral évite
l’accumulation de la plaque amyloïde dans l’hippocampe et dans le cortex
préfrontal.
En effet, il ne faut pas oublier que
ce minéral est l’ingrédient le plus important dans nos cellules, du fait qu’il
agisse comme un « combustible » dans chaque processus dans
l’organisme. Pour rappel, l’organe qui le plus besoin d’énergie est le cerveau.
C’est donc cet organe qui a le plus
besoin de doses de magnésium. Une cure de magnésium est alors indispensable
durant nos moments de forte anxiété. Pour ce faire, il est conseillé
d’augmenter la consommation d’aliments riches en ce nutriment.
En outre, vous pouvez également
consulter un médecin pour se faire prescrire des compléments et avoir la dose
recommandée.
Comment faire le plein de magnésium
?
Selon la Haute autorité de la santé,
les besoins journaliers en magnésium sont de 300 à 400 mg pour un adulte et 10
à 30 mg pour un enfant.
Voici une liste d’aliments pour
faire le plein de magnésium :
Les céréales complètes : le magnésium est contenu dans le son, qui est l’enveloppe extérieure de la graine. On privilégie par exemple le sarrasin, avec un apport de 230 mg pour une portion de 100 gr.
Les amandes, les noix de cajou et la noix du Brésil. Ce dernier apporte jusqu’à 375 mg pour une portion de 100 gr.
Les fruits de mer, pour 100 gr, ils peuvent apporter jusqu’à 400 mg de magnésium.
Les bananes, dont sa forme séchée est la plus riche en magnésium.
Le chocolat noir, pour 30 g de, la part de magnésium peut atteindre 85 mg.
Le nigari ou chlorure de magnésium (eaux minérales comme l’Hépar ou la Badoît).
Enfin, si vous souhaitez vous supplémenter, privilégiez une formule proposant un mix de sels de magnésium naturel qui sera plus facilement assimiler par l’organisme.
Il semble qu’il existerait deux formes de maladie de Parkinson, à mesure que les scientifiques approfondissent les causes.
Une nouvelle étude propose que la maladie de Parkinson se classe en deux principales catégories, selon qu’elle provient du système nerveux central (SNC) ou du système nerveux périphérique (SNP).
De nouvelles recherches redéfinissent
la maladie de Parkinson.
Dans un article récent du Journal of Parkinson’s Disease , des scientifiques danois expliquent comment les résultats des études d’imagerie et des tissus vont dans le correspondent à l’existence de sous-types SNC ou SNP.
La maladie de Parkinson détruit principalement les cellules dopaminergiques dans la région de la substance noire du cerveau. C’est la région qui contrôle le mouvement.
La destruction de la substance noire (mésencéphale) entraîne une destruction des neurones de la dopamine, à l’origine des troubles du mouvement dans la maladie de Parkinson.
La maladie de Parkinson peut également provoquer des changements
émotionnels, une dépression , une constipation , des troubles du sommeil et des problèmes urinaires.
Le profil des symptômes et leur rapidité de progression peuvent varier considérablement d’un individu à l’autre.
Cependant, une caractéristique distinctive de la maladie de Parkinson est l’accumulation et la propagation d’amas toxiques de protéine alpha-synucléine appelés corps de Lewy. Ces amas sont également caractéristiques de la démence à corps de Lewy.
Débat sur les origines de la maladie de Parkinson
Certains scientifiques ont proposé que l’alpha-synucléine toxique se forme dans le système nerveux périphérique (SNP) (plus exactement dans l’intestin) et se propage au cerveau, qui fait partie du SNC, via le nerf vague.
« Cependant, toutes les études d’autopsie ne sont pas d’accord avec
cette interprétation », explique le Dr Per Borghammer, qui travaille au
Département de médecine nucléaire et de TEP de l’hôpital universitaire d’Aarhus
au Danemark.
« Dans certains cas , ajoute-t-il, le cerveau ne contient pas de traces de protéines l’alpha-synucléine dans le cerveau, tels que le tronc cérébral. »
Les personnes atteintes de trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) réalisent leurs rêves pendant leur sommeil paradoxal. Cela peut entraîner un comportement moteur violent qui peut nuire à la personne ou à son partenaire de lit.
Le TCSP affecte
jusqu’à 0,5% des adultes, les adultes plus
âgés étant les plus susceptibles de souffrir de la maladie. Le taux est
cependant beaucoup plus élevé chez les personnes atteintes de la maladie de
Parkinson et de démence à corps de Lewy.
Le Dr Borghammer et Van Den Berge suggèrent que la caractéristique distinctive du premier sous-type de Parkinson, le type SNP, est la présence de TCSP dans la phase précoce de la maladie – avant l’émergence des troubles classiques du mouvement.
« C’est un élément central de cette hypothèse.
Le type SNP semble être fortement associé à la présence de trouble du
comportement en sommeil paradoxal pendant la phase précoce (ou prodomique) de la
maladie de Parkinson, contrairement au type SNC pendant la phase prodromique. »
La distinction entre les deux formes, qui affecte le moment de l’émergence du trouble du comportement en sommeil paradoxal, est liée à la partie du système nerveux qui présente pour la première fois des signes de dommages liée à la présence d’alpha-synucléine.
Dans le sous-type SNP, en plus de la présence d’un TCSP au cours de la
phase précoce, les chercheurs suggèrent que la maladie endommage le système
nerveux périphérique autonome avant d’affecter le système dopaminergique du
cerveau.
En revanche, dans le sous-type SNC – qui n’a généralement pas de RBD dans la phase précoce – la maladie endommage le système dopaminergique de la substance noire avant qu’elle n’affecte le SNP autonome.
Le SNP autonome contrôle en grande partie les fonctions du corps qui ne
nécessitent pas d’attention consciente, telles que la digestion, la
respiration, la fréquence cardiaque, la dilatation des pupilles et la miction.
Un domaine qui semble nécessiter une clarification est de savoir comment le bulbe olfactif, qui est l’organe responsable de l’odorat, s’inscrit dans cette hypothèse des deux sous-types.
Les auteurs suggèrent que le sous-type SNP englobe le bulbe olfactif car ce dernier offre deux points d’entrée afin que les protéines toxiques alpha-synucléine puissent atteindre le cerveau.
Un point d’entrée se fait directement par le nerf olfactif qui relie le système olfactif au cerveau, et l’autre par l’intestin.
En conclusion, l’hypothèse émise
par les chercheurs « semble expliquer un
certain nombre de résultats divergents » dans la littérature et offre une
nouvelle orientation pour explorer de manière plus approfondie les origines et la
progression de la maladie de Parkinson.
Il est probable que ces différents
types de maladie de Parkinson nécessitent des stratégies de traitement
différentes.