Une équipe de chercheurs britanniques a mis au point un stylo vibrant qui aiderait les patients atteints de troubles moteurs – en particulier les parkinsoniens
Comment fonctionne ce stylo ?
Les vibrations produites par le moteur du stylo (appelé stylo ARC) stimulent les muscles des mains et permettent ainsi au malade de rendre plus lisible son écriture: les lettres deviennent plus grosses et le tracé est plus régulier.
Selon les premières expériences, 93% des participants ont réussi à avoir une écriture plus grosse.
L’équipe doit maintenant confirmer ses résultats sur un plus grand nombre de participants et trouver des partenaires pour le commercialiser.
Ils souhaitent également intégrer ce système de générateurs de vibrations sur d’autres objets utilisés quotidiennement par les patients atteints de troubles moteurs (ex souris d’ordinateur).
Le trouble de l’écriture affecte environ les trois quarts de patients Parkinsoniens.
Le lévétiracétam, un médicament contre l’épilepsie, est à l’étude pour un traiter éventuellement les patients atteints d’un déclin cognitif léger.
Une nouvelle étude montre que de faibles doses de lévétiracétam réduit la suractivation dans certaines régions de l’hippocampe qui ont reliées au déclin cognitif léger-amnésique et à l’amélioration de la mémoire chez les patients ayant des troubles cognitifs. Ces régions sont le gyrus denté (DG) et la corne d’Ammon 3 (CA3).
« Nous continuons à examiner cette région car elle pourrait être une cible de traitement, mais il faut auparavant réaliser d’autres études cliniques, » a déclaré l’un des auteurs de l’étude Michela Gallagher, professeur de psychologie et de neuroscience à l’Université Johns Hopkins de Baltimore (Etats-Unis).
Les études précédentes ont déterminé qu’une activité anormalement élevée du DG et de la corne d’Ammon 2 (CA2) est le signe d’un vieillissement du cerveau.
« On aurait pu s’attendre à l’inverse, c’est-à-dire à une baisse de l’activité de ces régions, mais cette hyperactivité est maintenant une caractéristique qui se produit d’une manière assez subtile chez l’homme vieillissant », poursuit-elle.
Cependant, chez les patients atteints d’un déficit cognitif léger de type amnésique, cette hyperactivité est encore plus importante, par rapport à des patients contrôle de même âge et qui n’ont pas de problème cognitif.
L’hypothèse est que appariés que l’hippocampe – la partie du cerveau impliquée dans la mémoire – travaille encore plus fort pour compenser les pertes de mémoire.
Les chercheurs ont également constaté que l’hyperactivité du gyrus denté (DG) et de la corne d’Ammon 3 est un signe avant-coureur d’un déclin de la mémoire chez l’homme. Plus ces zones sont hyperactivées, plus le risque de perte de mémoire est important.
Les chercheurs ont montré sur des modèles animaux que la mémoire pourrait être améliorée en réduisant cette hyperactivité.
Le Dr Gallagher et ses collègues ont mené une expérience chez des patients avec un déficit cognitif léger de type amnésique qui recevaient soit un placebo, soit du lévétiracétam (62,5-250 mg deux fois par jour) pendant 2 semaines.
Le lévétiracétam est un médicament utilisé pour contrôler les crises épileptiques à la dose quotidienne de 3000 mg.
Après le traitement, tous les participants ont passé un examen d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) et ont effectué une tâche de mémoire. Durant cette tâche, les participants devaient regarder une série flux de photos et d’identifier si chacune d’entre elles étaient ou non une nouvelle photo. Des « leurres » sont insérés dans certaines photos afin de faire croire au participant qu’il les a vues avant, alors qu’en fait, elles sont légèrement différentes.
Une personne qui a une mémoire épisodique défaillante – et donc une hyperactive des régions DG et CA3 – ont du mal à distinguer deux situations ou deux objets légèrement différents.
L’analyse inclut 54 patients avec un déficit cognitif léger de type amnésique, âgés en moyenne de 71 ans, et 17 individus contrôles âgés en moyenne de 69 ans.
Les résultats ont montré que la dose la plus élevée de lévétiracétam (250 mg deux fois par jour) n’a pas eu un avantage significatif sur la performance de la tâche mnésique. En revanche, les doses plus faibles (62,5 et 125 mg deux fois par jour) ont à la fois réduit l’hyperactivation dans les régions DG / CA3, et amélioré la mémoire en réduisant les erreurs de jugement provoquées par les leurres.
Les résultats d’imagerie cérébrale ont également montré une amélioration de l’état du cortex entorhinal, qui fait partie du circuit de la mémoire et qui est le premier endroit dans le cerveau où les neurones commencent à mourir dans la maladie d’Alzheimer.
« Bien que de faibles doses de médicament antiépileptique semblent améliorer la mémoire chez les patients atteints de déficit cognitif léger, il peut ne pas fonctionner chez les patients ayant des pertes plus importantes de mémoire, comme cela est observé dans la maladie d’Alzheimer. »
« Une autre étude est prévue pour tester si la survenue de la maladie d’Alzheimer est bloquée si les patients atteints de déficit cognitif léger continuent de prendre le lévétiracétam à faible dose pendant 2 ans. Une version à libération prolongée du médicament est en cours d’élaboration et sera utilisé dans cette étude », a déclaré le Dr Gallagher.
Source : Bakker A, Albert MS, Krauss G, Speck CL, Gallagher M. Response of the medial temporal lobe network in amnestic mild cognitive impairment to therapeutic intervention assessed by fMRI and memory task performance. Neuroimage Clin. 2015 Feb 21;7:688-98.
La déhydroépiandrostérone (DHEA en abrégé) est une hormone stéroïde fabriquée par le corps humain et en particulier par les glandes surrénales. C’est un précurseur des hormones androgènes et oestrogènes. La DHEA se transforme essentiellement dans une forme plus stable et plus abondante : le sulphate de DHEA (DHEA-S).
Où se procurer la DHEA ?
Vieillissement de la peau
Certaines études montrent que la prise de DHEA par voie orale augmente l’épaisseur et l’hydratation de l’épiderme et diminue la pigmentation de la peau du visage chez les personnes âgées. De plus, des études antérieures montrent que l’application de la DHEA (1%) sur la peau pendant quatre mois améliore son apparence, comparée à un placebo.
Dépression
Plusieurs études cliniques indiquent que la DHEA (30-500 mg par jour) améliore les symptômes de la dépression et de dysthymie, comparée au placebo. Il ne semble pas que de plus faibles doses (inférieures à 20 mg par jour) soient efficaces.
Mémoire
Une hypothèse émise par plusieurs chercheurs: la diminution progressive, avec l’âge, de la production de DHEA contribue ou accélère l’apparition de troubles cognitifs observés lors du vieillissement. Un apport régulier de DHEA permettrait de freiner, voire de stopper ces troubles. Une méta-analyse publiée en 2006 a retenu les résultats de trois études cliniques remplissant les critères de sélections (quatre autres ont été écartées). – La 1ère publiée par Wolf (1998) portant sur 75 individus ages de 59 a 81 ans traités avec de la DHEA (50 mg/jour) pendant deux semaines. – La 2ème publiée par Barnhart (1999) portant sur 66 femmes postménauposées âgées de 45 à 55 ans et souffrant de différents troubles (manque d’énergie, insomnie, oublis bénins, perte de libido, difficultés à se concentrer, anxiété, dépression).
– La 3ème publiée par Niekerk (2001) portant sur 46 hommes âgés de 60 à 80 ans. Les participants ont été soumis à plusieurs tests cognitifs lors de ces trois études : tests de mémoire visuelle, verbale et spatiale, test d’attention, situation de stress, test de rappel immédiat et indicé.
L’apport complémentaire en DHEA a bien été toléré, mis à part un effet aggravant sur la mémoire visuelle observé dans la 1ère étude. Aucune de ces trois études n’indique que la DHEA améliore la performance cognitive de personnes âgées saines de 50 ans et plus. Les quatres études éliminées de la méta-analyse n’ont également rapporté aucun effet bénéfique.
L’institut américain du vieillissement (National Institute of Aging) a suivi sur une période de 1 à 31 ans une cohorte de 883 hommes âgés de 22 à 91 ans. Ces volontaires étaient en bonne santé et chaque groupe relevait d’un niveau d’éducation homogène. Les concentrations moyennes de sulphate de DHEA de chaque groupe allaient de 523 à 2396 nmol/l. Des tests neuropsychologiques ont été effectués tous les deux ans afin d’évaluer l’attention, la mémoire visuelle et verbale, la fluence verbale, l’attention et les capacités constructives. Ces tests incluent l’examen Mini-Mental State Examination, l’échelle d’attention, d’information et de mémoire de Blessed et le test de rétention visuelle de Benton. Ces résultats indiquent que la baisse du taux de sulfate de DHEA n’est pas systématiquement corrélée à un déclin des performances cognitives.
Cependant, une étude* publiée en 2008 rapporte que les femmes ayant les meilleurs résultats au test de séquence de chiffres sont celles ayant les niveaux sanguins de sulphate de déhydroépiandrostérone (DHEAS) les plus élevées. Ces résultats suggèrent que les niveaux de ce neurosteroϊde n’auraient une influence que chez les femmes. Cet effet bénéfique de la DHEA sur les femmes est confirmé par deux autres études ayant montré que la DHEA (50 mg par jour pendant un mois) pourrait améliorer la vue et la mémoire chez les femmes d’âge moyen et âgées.
* Dans cette étude, les niveaux sanguins de DHEAS ont été mesurés chez 295 femmes âgées de 21 à 77 ans et n’ayant aucune atteinte cognitive. Elle ont subi en parallèle une batterie de tests évaluant différents aspects de leur fonction cognitive.
Longévité
Deux études récentes soulignent le lien existant entre le DHEA-S et la longévité. Dans la première étude, des chercheurs ont observé que les niveaux sanguins de DHEA-S étaient significativement plus élevés chez un groupe d’habitants japonais vivant plus longtemps (âge moyen = 80,4 ans), comparés à ceux provenant d’un groupe contrôle ayant une longévité normale (âge moyen = 77,6). Dans la deuxième étude prospective portant sur 940 participants suivis pendant 27 ans, les chercheurs japonais ont constaté que la baisse des niveaux de DHEA-S était corrélée avec une baisse de la longévité, uniquement chez les hommes.
Système immunitaire
Il est possible que la DHEA protège le système immunitaire. C’est une hypohèse émise notamment par un groupe de chercheurs texans. Le système endocrinien, en particulier le système hypothalamo-hypophysaire, joue un rôle important de modulateur de la fonction immunitaire. Il a tendance à se déréguler sous l’action du cortisol (une hormone produite par la glande surrénale, en particulier en situation du stress), entraînant une diminution des défenses immunitaires : c’est ce que l’on appelle l’immunosénescence). La DHEA pourrait contrecarrer les effets néfastes du cortisol.
Polyarthrite rhumatoïde
La prise par voie orale de DHEA (200 mg pendant 16 semaines) ne semble pas réduire les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde chez les personnes âgées.
Précautions
La DHEA est théoriquement dans danger lorsqu’elle est utilisée pendant moins de quelques mois. De plus, un traitement à long terme à des doses supérieures à 50 mg par jour augmente le risque d’effets secondaires (acné, perte de cheveux, problèmes gastrique, hypertension).
Elle est à éviter chez les femmes enceintes ou allaitant.
La DHEA pourrait :
aggraver les troubles hépatiques,
affecter l’effet de l’insuline chez les diabétiques,
augmenter le risque de problèmes comportementaux chez les personnes souffrant de troubles de l’humeur,
réduire le bon cholestérol (HDL cholestérol).
Interactions
La DHEA est susceptible de modifier l’efficacité des médicaments suivants (liste non exhaustive): Anastrozole, Fulvestrant, Insuline, Létrozole, Tamoxifène.
Publications
Barnhart KT, Freeman E, Grisso JA, et al. The effect of dehydroepiandrosterone supplementation to symptomatic perimenopausal women on serum endocrine profiles, lipid parameters, and health-related quality of life. J Clin Endocrinol Metab 1999;84:3896-902.
Bastianetto et Quirion in Trends in Pharmacological Sciences". 18, 447-449 (1997).
Buford TW et Willoughby DS.Impact of DHEA(S) and cortisol on immune function in aging: a brief review. 1: Appl Physiol Nutr Metab. 2008 Jun;33(3):429-33.
Davis SR et al. Dehydroepiandrosterone sulfate levels are associated with more favorable cognitive function in women. J Clin Endocrinol Metab. 2008 Mar;93(3):801-8.
Enomoto M et al. Serum Dehydroepiandrosterone Sulfate Levels Predict Longevity in Men: 27-Year Follow-Up Study in a Community-Based Cohort (Tanushimaru Study). J Am Geriatr Soc. 2008 Apr 18.
Giltay, E. J., van Schaardenburg, D., Gooren, L. J., von Blomberg, B. M., Fonk, J. C., Touw, D. J., Dijkmans, B. A. Effects of dehydroepiandrosterone administration on disease activity in patients with rheumatoid arthritis. Br J Rheumatol 1998;37(6):705-6.
Grimley Evans et al. Dehydroepiandrosterone (DHEA) supplementation for cognitive function in healthy elderly people. Cochrane Database Syst Rev. 2006 Oct 18;(4):CD006221.
Hirshman, E., Wells, E., Wierman, M. E., Anderson, B., Butler, A., Senholzi, M., Fisher, J. The effect of dehydroepiandrosterone (DHEA) on recognition memory decision processes and discrimination in postmenopausal women. Psychon Bull Rev 2003;10(1):125-34.
Huppert, F. A., Van Niekerk, J. K. Dehydroepiandrosterone (DHEA) supplementation for cognitive function (Cochrane Review). Cochrane Database (Issue 2) 2001;2:CD000304.
Matsumoto M. et al. Geriatrics &Gerontology International 7, 352–356, Dec. 2007.
Merritt, P., Stangl, B., Hirshman, E., Verbalis, J. Administration of dehydroepiandrosterone (DHEA) increases serum levels of androgens and estrogens but does not enhance short-term memory in post-menopausal women. Brain Res 11-5-2012;1483:54-62.
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Schmidt, P. J., Daly, R. C., Bloch, M., Smith, M. J., Danaceau, M. A., St Clair, L. S., Murphy, J. H., Haq, N., Rubinow, D. R. Dehydroepiandrosterone monotherapy in midlife-onset major and minor depression. Arch Gen Psychiatry 2005;62(2):154-62.
Stangl, B., Hirshman, E., and Verbalis, J. Administration of dehydroepiandrosterone (DHEA) enhances visual-spatial performance in postmenopausal women. Behav Neurosci 2011;125(5):742-52.
Wolkowitz OM, Reus VI, Keebler A, et al. Double-blind treatment of major depression with dehydroepiandrosterone. Am J Psychiatry 1999;156:646-9.
Effets indésirables/affections provoqués par les médicaments ou l’automédication. Un quart des accidents liés aux médicaments concernent les plus de 65 ans.
Un Livre Blanc – appelé Marguerite – a été édité par le laboratoire Teva pour évaluer les risques encourus par les personnes âgées qui prennent plusieurs médicaments et vivant à domicile. Ce guide sert à identifier les profils de patients à risques.
Ce programme fait suite à l’alerte sanitaire du Furosémide qui a mis à jour le risque de confusion du patient âgé qui prenait plusieurs médicaments.
Les effets du vieillissement conduisent la personne âgée à prendre parfois de nombreux médicaments pour traiter des affections d’origines diverses (cardiaque, rénale, métabolique ou neuropsychiatrique). Ces prescriptions, provenant souvent de différents médecins, peuvent induire des risques iatrogéniques.
Teva a réuni un groupe d’experts afin d’identifier les principaux facteurs responsables de la iatrogénèse médicamenteuse.
Ce travail s’est conclu par la publication d’un Livre Blanc avec vingt recommandations et des solutions concrètes pour permettre aux patients âgés de prendre leurs médicaments en minimisant les risques d’effets indésirables.
Voici les recommandations du Livre Blanc
1. Structurer l’ordonnance pour une meilleure observance.
2. Encourager l’utilisation d’un plan de prise de médicaments et réconcilier les ordonnances en officine.
3. Délivrer les traitements de maladies chroniques pour 2 à 3 mois en cas de vacances
4. Harmoniser le nombre de comprimés par boîte de médicaments à 28 ou 30 jours
5. Adapter les boîtes de médicaments aux besoins des patients âgés.
6. Diffuser un guide patient pour préparer la consultation chez le médecin généraliste.
7. Créer le passeport observance pour le patient.
8. Partager des « réflexes patient » pour une bonne observance.
9. Organiser des groupes de partage d’expériences sur l’observance entre patients.
10. Encourager médecins et pharmaciens à communiquer avec le patient selon le « Calendrier annuel de l’observance ».
11. Sensibiliser le médecin sur les risques d’inobservance.
12. Encourager le médecin à établir un « bilan de l’observance ».
13. Renforcer l’accompagnement en officine lors de l’introduction de nouveaux traitements.
14. Développer des formations conjointes médecins / pharmaciens sur l’observance à l’université et en formation continue.
15. Lancer la journée nationale de l’observance thérapeutique.
16. Mettre en place un entretien observance en officine ou au domicile.
17. Constituer un classeur de liaison entre les patients et les professionnels de santé.
18. Généraliser la conciliation médicamenteuse en sortie d’hôpital.
19. Consolider les indices de l’inobservance en officine pour générer une « alerte observance».
20. Développer des rencontres régulières médecins, pharmaciens et infirmières de ville autour de l’observance.
Des réponses ont été apportées à certaines recommandations, telles que les recommandations 5, 6, 8 10, 17
Quelques chiffres
– Les personnes entre 75 et 84 ans consomment en moyenne 4,5 médicaments différents par jour.
– La moitié des patients de + de 75 ans utilisent des médicaments de manière inappropriée.
– Un cas d’hospitalisation sur 10 est dû à une erreur dans la prise des médicaments chez les personnes âgées de plus de 70 ans.
Des chercheurs américains de l’Université du Kansas (Etats-Unis) ont rapporté que les personnes âgées qui buvaient trois verres de lait par jour présentaient des taux plus élevés de gluthation (un antioxydant) dans le cerveau, comparées à celles qui n’en buvaient pas.
La communauté scientifique estime que les radicaux libres jouent un rôle néfaste dans certains maladies du cerveau liées au vieillissement, telles que les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.
Puisque les antioxydants (tels que le gluthation) peuvent éliminer les radicaux libres, les chercheurs estiment que le glutathion présent dans le lait pourrait protéger le cerveau des dommages provoqués par les radicaux libres.
« Le lait est très important pour les os et les muscles. Cette étude suggère qu’il pourrait l’être également pour le cerveau », déclare l’un des auteurs de l’étude.
Soixante volontaires ont été interrogés sur leurs habitudes alimentaires. En parallèle, les niveaux de gluthation ont été mesurés dans leurs cerveaux. Ceux qui buvaient régulièrement du lait (avec un effet optimal avec 3 verres par jour) présentaient des taux plus élevés de l’antioxydant, comparés à ceux qui n’en buvaient pas.
Les auteurs estiment qu’il faudrait réaliser un essai randomisé et contrôlé pour évaluer l’effet du lait sur le cerveau.
L’effet des antipsychotiques sur la mortalité chez les patients atteints de démence est peut être plus important qu’on ne le pensait.
« Nos résultats suggèrent que l’utilisation de ces médicaments peut être associée à une augmentation de la mortalité et dont l’ampleur serait plus grande que celle rapportée précédemment, » déclare le Docteur Donovan Maust de l’Université du Michigan, (Etats-Unis), et principal auteur de l’étude.
Une méta-analyse précédente avait rapporté une augmentation du risque de mortalité de 1% pour 10 à 12 semaines de traitement avec un antipsychotique, comparé à un placebo.
Les chercheurs ont analysé des données provenant des dossiers médicaux électroniques de 90 786 patients âgés de 65 ans ou plus et qui avaient reçu un diagnostic de démence.
En tout, 46 008 patients ont reçu l’un des médicaments antipsychotiques suivants: l’halopéridol (Haldol, Ortho-McNeil-Janssen Pharmaceuticals, Inc), l’olanzapine (plusieurs marques), la rispéridone (Risperdal, Janssen Pharmaceuticals, Inc), la quétiapine (Seroquel, AstraZeneca Pharma LP), l’acide valproïque et ses dérivés anticonvulsivants et des antidépresseurs, à l’exception des antidépresseurs tricycliques et des inhibiteurs de la monoamine oxydase.
Comparés aux patients qui n’ont pas reçu un des médicaments étudiés, les patients traités à l’halopéridol présentaient le plus grand risque de mortalité (3,8%), suivi par la rispéridone (3,7%), l’olanzapine (2,5%) et la quétiapine (2,0%).
Comparé aux antidépresseurs, l’halopéridol possède le plus grand risque de mortalité, suivi de loin par la quétiapine (3,2%).
Globalement, les antipsychotiques dits atypiques (olanzapine, quétiapine et rispéridone) ont un risque de mortalité qui augmente avec la dose.
« Bien que les utilisateurs de médicaments antipsychotiques aient un risque de mortalité accru, l’utilisation de ces médicaments peut être cliniquement appropriée dans certains cas », déclare le Dr Maust.
Ces médicaments sont généralement utilisés pour traiter les comportements extrêmement pénibles et potentiellement dangereux. Les professionnels de santé et les membres de la famille peuvent estimer que l’utilisation est appropriée pour réduire la détresse psychologique du patient et traiter les symptômes comportementaux.
« Une façon de réduire le risque de mortalité aux antipsychotiques serait d’utiliser la dose efficace la plus faible », a t-il ajouté.
Un autre aspect important que l’étude met en évidence est le manque d’options d’alternatives thérapeutiques efficaces pour traiter la démence chez les personnes âgées.
« Il existe quelques options, et il est très important de mettre davantage l’accent sur les options non médicamenteuses, de former les membres de la famille et les soignants à être en mesure d’utiliser les thérapies comportementales, si possible, pour aider ces patients. »
Les auteurs prennent soin de reconnaître que ces données doivent être interprétées avec un grain de sel parce que ce sont des données d’observation qui ne proviennent pas d’un essai clinique randomisé.
Les auteurs prennent soin de préciser que ces médicaments sont souvent utilisés dans un contexte clinique difficile (le patient souffre) et qu’ils peuvent être utiles pour soulager cette souffrance et réduire le risque de préjudice que ces patients peut causer à eux-mêmes, aux membres de leur famille, ou aux professionnels de santé.
Source : Maust DT et coll. Antipsychotics, Other Psychotropics, and the Risk of Death in Patients With Dementia. JAMA Psychiatry. 2015;72(5):438-445.
Une étude révèle que les personnes âgées ayant un état d’esprit positif sont moins susceptibles d’avoir des dommages dans leur cerveau.
Avoir le sentiment profond d’avoir un but dans la vie réduirait la probabilité de dommages dans le cerveau des personnes âgées.
Les résultats de cette nouvelle étude ont été obtenus sur des autopsies menées chez les adultes de 80 ans qui estimaient que leurs vies avaient un sens. L’analyse des cerveaux rapportait beaucoup moins «d’infarctus», ces petites zones de tissus morts résultant d’un blocage de la circulation sanguine.
Ce genre de dommages aux tissus du cerveau est censé accroître le risque de démence, de problèmes de mouvement, d’invalidité ou de mort.
« Nous savons que des émotions négatives comme se sentir mal, seul ou triste sont associées à une mauvaise santé, dont une maladie neurodégénérative », déclare l’un des auteurs de l’étude.
« Ce qui a été excitant à propos de notre nouvelle étude est que nous nous sommes concentrés sur l’impact positif d’avoir un but dans la vie, » a t-il ajouté.
Avoir un état d’esprit positif nous protège en quelque sorte lorsqu’on est vieux, ce qui ne signifie pas qu’il existe un lien de cause à effet.
Pour en arriver à ces résultats, les chercheurs ont réalisé des autopsies sur 453 personnes âgées qui participaient à un programme de recherche (Rush Memory and Aging Project) alors qu’ils avaient dans les 80 ans et qu’ils n’avaient aucun problème cognitif. L’âge moyen était de 84 ans à l’autopsie.
Environ un quart ont subi un AVC avant la mort. Près de la moitié présentaient des lésions neuronales.
Après avoir analysé les résultats des tests psychologiques annuels auxquels ont participé les sujets, l’équipe de recherche s’est rendue compte que les hommes et les femmes caractérisées comme ayant un fort sentiment de but dans la vie avaient un risque réduit (-44%) de subir des dommages importants du tissu cérébral.
Les chercheurs estiment que l’on peut trouver un sens à sa vie grâce au bénévolat, en apprenant de nouvelles choses, ou en faisant partie d’une communauté. Les facteurs sociaux jouent un rôle important sur état de santé et doivent être traités de manière holistique.
« Il faut prendre en compte à la fois la personne dans sa globalité et la manière sont elle interagit avec son environnement, au lieu de se concentrer seulement sur des parties spécifiques du corps ou de la maladie.», conclut le chercheur.
Source : L Yu et coll. Purpose in Life and Cerebral Infarcts in Community-Dwelling Older People. Stroke, mars 2015.
La neuropathie est une atteinte des nerfs provoquée par l’hyperglycémie qui accompagne le diabète.
L’atteinte touche les nerfs périphériques qui commandent les muscles et les nerfs du système nerveux autonome qui commandent le fonctionnement des viscères.
Les principaux symptômes sont des douleurs (parfois nocturnes) qui touchent les membres inférieurs, l’appareil digestif (diarrhée, constipation,…), la vessie et le cœur. Les personnes souffrant de neuropathie ont une hypersensibilité ou une hyposensibilité à la douleur.