Commentaires fermés sur Les troubles de mémoire : un indicateur précoce de risque d’AVC ?
Les personnes éduquées ayant des problèmes de mémoire sont plus à risque (+39%) d’AVC, comparées à celles qui le sont moins.
Ce constat est tiré d’une étude épidémiologique portant sur 9 000 adultes âgés de 55 ans et plus et qui étaient en bonne santé suivis. Ils ont été suivis pendant plus de 20 ans.
Résultats. Mille cent trente quatre AVC ont été recensés. Plus les adultes souffraient de troubles précoces de mémoire, plus ils étaient exposés aux AVC. Ce risque accru aux AVC concernait particulièrement les individus avec un niveau d’éducation élevé.
Ce résultat paraît contradictoire car les personnes éduquées présentent une réserve cognitive censée protéger leur cerveau de la démence et d’autres affections. Cependant, lorsque ces personnes commencent à se plaindre de problèmes de mémoire, cela signifie que leur réserve cognitive est épuisée et qu’elle ne peut compenser la perte de mémoire.
Source : Sajjad A. Subjective Memory Complaints and the Risk of Stroke. Stroke, décembre 2014.
Commentaires fermés sur Un test de dépitage génétique lancé par Google
23andMe, une société en partie financée par Google, propose d’analyser le génome d’un individu, par prélèvement issu d’un échantillon de salive.
Ce test d’analyse de l’ADN, permettrait de révéler des variantes génétiques de 43 maladies héréditaires (ex. mucoviscidose, drépanocytose) et des facteurs génétiques susceptible de modifier le risque de la maladie de Parkinson. Ils seraient vendus environ 150 euros
Les individus qui utilisent ces kits peuvent partager leurs données génétiques avec les chercheurs dans le cadre d’une étude, ainsi qu’avec leur médecin ou leur famille, ou au contraire les effacer.
23andMe souligne qu’elle ne partagera pas les données génétiques avec des compagnies d’assurance ou toute autre entreprise intéressée, sans le consentement de la personne.
23andMe est une entreprise de biotechnologie californienne fondée par Anne Wojcicki, la femme du co-fondateur de Google, Sergey Brin. Ce test génétique de génome a été interdit en 2013 par la Food and Drug Administration, l’autorité de santé publique aux États-Unis, qui met en doute sa fiabilité et craint que les utilisateurs ne se précipitent sur des traitements si les résultats s’avèrent positifs.
Commentaires fermés sur Privilégiez un régime faible en sucres
Un régime faible en sucres est responsable d’une perte de poids plus importante et d’une amélioration plus marquée des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires, comparé à un régime faible en gras.
Des chercheurs américains (Université de Tulane, Nouvelle Orléans, États-Unis) ont mené un essai randomisé afin de comparer les effets d’un régime pauvre en hydrates de carbone* (HCO) vs un régime pauvre en graisses (GRS) sur le poids corporel et les facteurs de risque cardiovasculaire.
* Les hydrates de carbone englobent les hydrates de carbone simples (sucres) et complexes (polysaccharides).
Concernant le groupe pauvre en HCO, l’apport journalier des hydrates de carbone (moins les fibres) était inférieur à 40 g par jour.
Le régime pauvre en graisse comportait moins de 30 % des apports énergétiques quotidiens sous forme de graisse, 55 % de l’apport total étant fourni sous la forme d’HCO.
Les cent quarante-huit participants, âgés en moyenne de 47 ans, avaient un indice de masse corporelle entre 30 et 45 kg/m2 et ne présentaient aucun antécédent de maladies cardiovasculaires et de diabète. Ils étaient invités à augmenter leur activité physique.
Résultats: la réduction de la charge pondérale a été plus importante dans le groupe soumis à un régime pauvre en HCO avec une perte au bout d’un an de -3,5 kg et une réduction plus notable de la masse grasse : – 1,5 %.
De plus, les taux de cholestérol total et de LDL- cholestérol ne différaient pas entre les deux groupes. Cependant, le HDL cholestérol avait plus augmenté dans le groupe HCO, comparé au groupe GRS, alors que les taux de triglycérides ont diminué plus nettement dans le groupe HCO.
Les raisons d’une meilleure efficacité d’un régime faible en sucres versus un régime faible en gras pourraient s’expliquer par une dépense énergétique de repos et une dépense totale plus élevée.
Source : Bazzano L A et coll. : Effects of low- Carbohydrate and Low- Fat Diets. A randomized trial. Ann Intern Med., 2014; 161: 309-318.
Les vitamines sont des molécules organiques–on parle aussi de nutriments- qui proviennent de l’alimentation ou de suppléments alimentaires. Elles sont essentielles au bon fonctionnement du corps humain et en particulier du cerveau et du point de vue du vieillissement cérébral qui nous intéressent ici.
Joue un rôle essentiel dans le fonctionnement des neurones. Contrôle le métabolisme du glucose (intervient dans la transformation du glucose en énergie)
Vitamine B2 (ou riboflavine)
Participe aux réactions chimiques survenant dans la cellule (transformation du glucose en énergie) et à la dégradation des médicaments
Niacine (ou vitamine B3 ou vitamine PP)
Participe aux réactions survenant dans la cellule (respiration cellulaire), à la réparation de l’ADN présent dans les chromosomes ; maintient un bon fonctionnement du système immunitaire
Acide pantothénique (ou vitamine B5)
Participe à la synthèse d’acides gras, d’hormones et de cholestérol. Il joue un rôle important dans la synthèse d’acétylcholine, le neurotransmetteur favorisant l’apprentissage et la mémoire.
Vitamine B6 (ou pyridoxine)
Participe au bon fonctionnement des enzymes (molécules présentes dans les cellules facilitant les réactions chimiques)
Acide folique (ou vitamine B9)
Participe à la synthèse de l’ADN et des acides aminés (petites molécules dont l’assemblage forme les protéines)
Vitamine B12
Impliquée dans le métabolisme des carbohydrates, protéines et lipides. Nécessaire à la formation de la myéline (une membrane composée de lipides entourant les axones de certains neurones).
Les aliments riches en vitamines B
Vitamines
Sources alimentaires
Vitamine B1
Légumineuses (pois, haricot, lentille, fève, lezerne, trèfle), certains pains et céréales enrichis en germes, riz, œuf, germe de blé, viande (porc, bœuf)
Vitamine B2
Viandes, volaille, poisson, produits laitiers, légumes verts, certains pains et céréales enrichis en germes, œuf, levure de bière
Niacine (B3)
Viande maigre, poisson, foie, graines, oeuf, arachides, lait, légumineuses, levure de bière, germes de blé
Vitamine B6
Viande, céréales, légumineuses, soja, cacahuètes, jaune d’oeuf, lait, levure de bière et germes de céréales, légumes (chou, épinard), fruits (raisins, cerises).
Acide folique (B9)
Foie, boeuf maigre, germe de blé, oeuf, poisson, légumes verts, carotte, légumineuses (haricot, pois, lentille)
Vitamine B12
Abats, viande, volaille, poisson, algues, huitre, palourde, produit laitier
Les besoins quotidiens recommandés chez les personnes de plus de 70 ans
Les besoins sont exprimés, selon les cas et le niveau du besoin, soit en mg, soit en µg
1mg : milligramme (un millième de gramme)
1µg: microgramme (un millième de milligramme)
Signalons par ailleurs que :
1500 µg de vitamine A = 5000 UI (UI = unités internationales)
10 µg de vitamine D = 400 UI
20 mg de vitamine E = 30 UI
Vitamines
Chez l’homme
Chez la femme
Vitamine A
900 µg-1500 µg
700 µg -1500 µg
Vitamine B1
1,2-1,5 mg
1,1-1,5 mg
Vitamine B2
1,3-1,7 mg
1,1-1,7 mg
Niacine (B3)
16-20 mg
14-20 mg
Vitamine B6
1,7-2 mg
1,5-2 mg
Acide folique (B9)
400 µg
400 µg
Vitamine B12
2,4–6 µg
2,4-6 µg
Les carences en vitamines
Qu’est ce qui peut provoquer ces carences chez les personnes âgées?
Les personnes âgées –en particulier celles de plus de 80 ans – sont plus enclines à être victimes de carences vitaminées. Voici les principaux facteurs susceptibles de produire une déficience nutritionnelle et une carence en vitamines chez la personne âgée:
Difficultés à mastiquer ou à avaler
Xerostomie (sécheresse de la bouche )
Perte de goût, d’odorat, ou de perception visuelle
Constipation ou diarrhée
Diminution de l’absorption de certains nutriments (par exemple le lactose)
Incapacités à préparer ses repas ou d’acheter de la nourriture à cause de la fatigue, de douleurs arthritiques, ou de problèmes moteurs
Anorexie provoquée par une diminution de l’activité physique, un isolement social ou une dépression
Démence et autres maladies non neurologiques (maladie du foie, gastrite atrophique avec inflammation de l’estomac, diabète, certains cancers…)
Méconnaissance de ses besoins nutritionnels
Pauvreté
Alcoolisme
Effets secondaires ou toxiques produits par des médicaments. Ces médicaments (par exemple des anticonvulsiants, anticoagulants, hypoglycémiants, anxiolytiques…) peuvent affecter la mémoire, le jugement, l’appétit, l’absorption des nutriments…
Les conséquences des carences
Ces carences peuvent dans certains cas s’aggraver et conduire à des troubles et maladies résumés dans le tableau ci-dessous :
Vitamines
Signes et symptômes de carence
Vitamine B1
Confusion mentale, insuffisance cardiaque, paresthésie (trouble de la sensibilité), asthénie, irritabilité, perte de mémoire. Carence observée chez les alcooliques dans les pays développés
Vitamine B2
Hypersensibilité à la lumière, fatigabilité de l’oeil, peau sèche, lésions cutanées
Niacine (B3)
Pellagra (maladie caractérisée par une inflammation de la peau), diarrhée, troubles de l’humeur, confusion, idées délirantes
Vitamine B6
Inflammation de la peau, lésions cutanées, neuropathie périphérique, diarrhée, fatigue, anémie, dépression
Commentaires fermés sur Les régimes commerciaux plus efficaces que les régimes traditionnels ?
Les régimes alimentaires les plus couramment utilisés – Atkins, South Beach, Weight Watchers et Zone – ne seraient pas meilleurs sur la santé cardiaque que les régimes traditionnels (alimentation faible en gras, pratique de l’exercice).
Ces observations sont tirées d’un article provenant d’études cliniques menées sur ces régimes populaires destinés à faciliter la perte de poids.
Résultats : les personnes ayant suivi le régime Weight Watchers pendant un an ont perdu entre 3,5 kilos et 6 kilos, alors que celles ayant suivi un régime traditionnel ont perdu entre 0,8 kilo et 5,4 kilos. Cependant, après 2 ans, la perte de poids était reprise chez ceux qui suivaient les régimes commerciaux Atkins et Weight Watchers.
Lors d’une comparaison entre Atkins, Weight Watchers, Zone et les méthodes traditionnelles, on observe dans tous les cas une faible perte de poids sur un an:
Régime Atkins : – 2,1 kg à – 4,7 kg en moyenne.
Régime Weight Watchers : – 3 kg en moyenne.
Régime Zone : de – 1,6 kg à – 3,2 kg.
Régime traditionnel : – 2,2 kg.
De plus, les régimes Atkins, Weight Watchers et Zone ne diminuent pas les facteurs de risque cardiovasculaires (hypercholestérolémie, hypertension, glycémie élevée).
Source: Renée Atallah et coll. Long-Term Effects of 4 Popular Diets on Weight Loss and Cardiovascular Risk Factors : A Systematic Review of Randomized Controlled Trials. Circ. Cardiovasc. Qual. Outcomes, novembre 2014.
Commentaires fermés sur Les prescriptions médicales seraient mal suivies par les patients
Un sondage effectué par le cabinet spécialisé en santé IMS Health indique, qu’en France, 6 patients sur 10 ne suivent pas leur traitement correctement, s’exposant ainsi à un risque accru d’accident vasculaire cérébral.
Selon ce cabinet, un meilleur respect des prescriptions médicales par les patients souffrant d’une pathologie qui nécessite un traitement à vie (ex. l’asthme, l’hypertension ou le diabète) permettrait de réaliser au moins 9 milliards d’euros d’économies en une année et d’éviter environ 12 000 hospitalisations par an en France.
Cette enquête a été réalisée auprès de 6 400 pharmacies françaises.
Commentaires fermés sur Le yogourt réduirait le risque de diabète
Une consommation quotidienne de yaourt (28g) est associée à une réduction de 18% du risque de diabète de type 2, selon une étude épidémiologique britannique.
Les chercheurs ont analysé les données de près de 200 mille professionnels de santé sans problèmes de santé, qui ont rempli un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires au début de l’étude. Ils ont été suivi tous les quatre ans. Les résultats ont été comparés au groupe d’individus ne consommant pas de yaourt.
Selon les chercheurs, cet effet préventif serait dû à la présence de calcium, de magnésium ou de certains acides gras dans le yaourt, sans oublier les bactéries probiotiques.
Un des membres de la Fondation britannique contre le diabète souligne que cette association ne signifie pas qu’il existe un lien de cause à effet. Les mangeurs de yaourt ont peut-être tout simplement une vie plus saine que les autres.
Ces résultats doivent être confirmés sur un échantillon plus large.
Source: M. Chen et coll. Dairy consumption and risk of type 2 diabetes: 3 cohorts of US adults and an updated meta-analysis, BMC Medicine octobre 2014, 12:215.
Commentaires fermés sur Poissons gras et autres produits de la mer
Les populations en bonne santé peuvent tirer des bénéfices en mangeant du poisson gras et autres produits de la mer riches en omega-3, en particulier les adultes âgés souffrant de troubles de la mémoire/de déficiences cognitives légères.
Consommer des quantités modérées de fruits de mer diminue les lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, selon une étude publiée en 2016. Cette consommation est associée à une augmentation des niveaux de mercure dans le cerveau, sans pour autant provoquer des dommages.
« Ce sont de bonnes nouvelles pour les personnes qui évitent les poissons (en particulier les poissons gras comme le saumon) parce qu’elles craignaient la contamination au mercure », déclare Martha Clare Morris, professeur au Rush University (Chicago, Etats-Unis).
Il restait à déterminer si une consommation régulière de fruits de mer était toxique pour le cerveau. Pour examiner cette question, les chercheurs ont utilisé les cerveaux autopsiés de 286 participants, dont l’âge moyen à leur décès était de 90 ans, avec 67% de femmes. Dans ce groupe, 22,7% possédaient l’allèle ε4 de l’apolipoprotéine E (ApoE) * qui est associé à un doublement du risque de maladie d’Alzheimer.
* L’allèle ε4 est l’une des formes du gène de l’ApoE connu comme étant le principal facteur de risque génétique de la forme sporadique de la maladie d’Alzheimer.
Avant leur décès, les participants ont rempli des questionnaires sur leurs habitudes alimentaires, et notamment sur leur consommation de fruits de mer.
Bien que les fruits de mer soient une source importante d’acide docosahexaénoïque (DHA), qui est un acide gras important dans le maintien d’une bonne fonction des neurones, ils sont également une source de mercure, une toxine qui peut altérer le développement du cerveau.
Ils ont mesuré les concentrations de mercure et de sélénium (oligo-élément qui réduit la toxicité au mercure) dans les régions du cortex.
Les chercheurs ont découvert que la prise d’au moins un repas de fruits de mer par semaine était accompagnée d’une présence du mercure dans le cerveau. Cependant, il n’y a pas plus de mercure chez les patients qui ont développé la maladie d’Alzheimer qu’il n’y en a chez les sujets sains, suggérant que le mercure n’est pas toxique pour le cerveau.
De plus, la consommation hebdomadaire de fruits de mer était corrélée avec moins de plaques amyloïdes et de dégénérescences neurofibrillaires chez les porteurs de l’allèle ε4 APOE.
Source : Morris M et coll. Association of Seafood Consumption, Brain Mercury Level, and APOE ε4 Status With Brain Neuropathology in Older Adults. JAMA. 2016;315(5): 489-497.
En 2014, une étude a rapporté que les individus qui ont des niveaux plus élevés d’acides gras d’oméga-3 provenant de l’huile de poisson ont un volume cérébral plus important, comparés à ceux ayant des niveaux plus faibles.
Cela concerne entre autres l’hippocampe, la région cérébrale qui joue un rôle majeur dans la mémoire et qui s’atrophie dans la maladie d’Alzheimer.
L’étude a consisté à mesurer les niveaux d’acides gras oméga-3 (EPA, DHA) chez 1111 femmes. Un examen d’IRM a été réalisé chez ces femmes dont l’âge moyen était de 78 ans.
« Des niveaux élevés d’acides gras peuvent être obtenus grâce à un régime alimentaire ou la prise de suppléments. Les résultats suggèrent que l’effet bénéfique des omega-3 sur le volume de cerveau équivaut à retarder la perte normale de neurones de un à deux ans », déclare l’auteur principale de l’étude (James V. Pottala, Université du Dakota du Sud, Etats-Unis).
Source : Higher RBC EPA DHA corresponds with larger total brain and hippocampal volumes: WHIMS-MRI Study. Neurology, 2014.
Décembre 2012. Les premières études qui ont rapporté des effets bénéfiques des oméga 3 sur les maladies cardiovasculaires datent du milieu des années 70 et d’une observation faite chez les Inuits du Groenland. Ces derniers mangeaient beaucoup de poissons gras, importante source d’omega 3, et présentaient de faibles taux de maladies cardiovasculaires. Les oméga 3 à chaîne longue (EPA + DHA) semblent plus efficaces que l’acide α-linolénique.
Une méta-analyse publiée en 2012 indique que la consommation de poisson une fois par semaine est associée à une diminution de 16% du risque de maladies coronariennes. Les médecins recommandent de manger du poisson gras 1 fois par semaine ou du poisson maigre 2 fois par semaine pour prévenir les maladies coronariennes.
Selon une méta-analyse publiée la même année, la consommation d’oméga 3 s’accompagne d’une diminution du risque d’accident cardiovasculaire (-10%) et d’accidents coronariens (-18%)
En revanche, une autre méta-analyse a montré qu’une supplémentation en acides gras omega 3 n’est pas associée à une diminution du risque de mortalité cardiaque, de crise cardiaque ou d’infarctus du myocarde. La prise de suppléments est à ce jour remise en question.
En conclusion, les acides gras oméga 3 d’origine marine pourraient prévenir le risque cardiovasculaire et d’accidents coronariens, en particulier chez les personnes présentant un risque cardiovasculaire.
Sources: Kromhout D. Omega-3 fatty acids and coronary heart disease. The final verdict? Curr Opin Lipidol. 2012 Dec;23(6):554-9; Delgado-Lista J. et al. Long chain omega-3 fatty acids and cardiovascular disease: a systematic review. Br J Nutr. 2012 Jun;107 Suppl 2:S201-13. Rizos EC et al. Association between omega-3 fatty acid supplementation and risk of major cardiovascular disease events: a systematic review and meta-analysis, JAMA. 2012 Sep 12; 308(10):1024-33.
Selon une étude rapportée au congrès de la Radiological Society of North America en 2012, la consommation régulière de poisson (au moins une fois par semaine) réduit le risque de développer des maladies neurodégénératives.
L’étude (en anglais Cardiovascular Health Study) a porté sur 260 personnes suivies pendant 10 ans par la technique d’imagerie par résonance nucléaire, technique en trois dimensions qui permet d’évaluer le volume de matière grise du cerveau. Les auteurs de ce travail précisent cependant que « les consommateurs de poissons frits à la poêle ne bénéficient pas de la même protection que ceux consommant des poissons cuits au four ». La présence élevée d’oméga 3 dans les poissons gras serait à l’origine de ces effets protecteurs.
Source: congrès de la Radiological Society of North America.
Janvier 2012. La consommation régulière de poissons gras (saumon, maquereau, morue, hareng) riches en oméga-3 diminue le risque de maladies cardiaques et d’AVC chez les femmes pré-ménopausées, selon une étude publiée sur près de 49 000 femmes de 15 à 49 ans suivies pendant 8 ans.
Les résultats statistiques indiquent que celles ayant consommé le moins de poissons gras ont un risque accru de 90%, comparées à celles en ayant consommé le plus. Cet effet protecteur s’expliquerait par les propriétés anticoagulantes des oméga-3.
La consommation régulière de poisson réduit le risque de développer des maladies neurodégénératives
Selon une étude rapportée au congrès de la Radiological Society of North America< (janvier 2012), la consommation régulière de poisson (au moins une fois par semaine) réduit le risque de développer des maladies neurodégénératives.
L’étude (en anglais Cardiovascular Health Study) a porté sur 260 personnes qui ont été suivies pendant 10 ans par la technique d’imagerie par résonance nucléaire, technique en trois dimentions qui permet d’évaluer le volume de matière grise du cerveau. Les auteurs de ce travail précisent cependant que « les consommateurs de poissons frits à la poêle ne bénéficient pas de la même protection que ceux consommant des poissons cuits au four ». La présence élevée d’oméga 3 dans les poissons serait à l’origine de ces effets protecteurs.
Source: Hypertension. 59:36-43, janvier 2012.
Septembre 2011. Une étude portant sur les données d’une vaste étude multicentrique américaine (Alzheimer’s Disease Neuroimaging Initiative) portant sur 819 adultes âgés suggère un effet bénéfique de suppléments d’huile de poisson sur le vieillissement cérébral.
117 participants ont rapporté l’utilisation régulière de suppléments d’huile de poisson au début et au cours de l’étude. Le fonctionnement cognitif et l’atrophie du cerveau des participants ont été évaluées par des tests neuropsychologiques et des examens de neuroimagerie. Au bout de 3ans, les individus ont été divisés en 3 groupes: les sujets aux capacités cognitives normales, à troubles cognitifs légers et atteints de la maladie d’Alzheimer.
Cette association positive entre les huiles de poisson et le fonctionnement cognitif n’est significative que chez les individus ayant une fonction cognitive normale et sans facteur de risque génétique (APOE4) pour la maladie d’Alzheimer.
Les analyses de neuroimagerie montrent une association positive significative entre l’utilisation de suppléments d’huile de poisson et les volumes moyens du cerveau dans deux régions cérébrales impliquées dans la mémoire et le raisonnement : le cortex cérébral et l’hippocampe, ce qui conduit à un moindre déclin cognitif chez les patients prenant ces suppléments.
L’auteur principal, le Dr. Daiello explique que ces observations devraient inciter à la mise au point d’études évaluant d’une part, les effets à long terme d’huile de poisson (sous forme de supplément alimentaire) sur le déclin cognitif et, d’autre part, l’influence du bagage génétique de l’individu sur ces effets.
Source: Lifespan (2011, August 17). Fish oil’s impact on cognition and brain structure identified in new study. ScienceDaily.
Que contiennent les poissons gras et autres produits de la mer ?
On retrouve notamment des quantités importantes d’oméga-3 sous les formes d’acides eicosapentanoïque et docosahexaénoïque.
Poissons, crustacés et mollusques (100 g)
Oméga-3 (g)
Saumon de l’Atlantique
2,3
Hareng
2,2
Maquereau
1,9
Saumon en conserve
1,8
Sardines
1,5
Thon
0,3-1,2
Truite arc-en-ciel
1,2
Huîtres
0,6
Crevettes
0,3
Le cholestérol est présent en quantités particulièrement importantes dans les mollusques et les crustacés.
Le yaourt est relativement faible en calories (en moyenne 60 kcal pour 100). Il a une faible charge glycémique et il est riche en calcium qui serait mieux assimilé par l’organisme que celui des produits d’origine végétale en raison de la présence de protéines et de phosphore.
Pour un yaourt à faible teneur en gras (2% de matière grasses, 100g)
Calories (kcal)
Glucides (%)
Lipides (%)
Protéines (%)
60
40
20
40
Charge glycémique
Yaourt sans gras ou faible en gras (100g) : Faible (entre 3 et 5)
La charge glycérique est une mesure qui prend en compte la quantité réelle de glucides provenant d’une portion normale. Elle tient aussi compte des autres ingrédients de l’aliment qui pourraient contrecarrer les effets des glucides (par exemple la présence de fibres alimentaires). Ainsi, un aliment qui un index glycémique élevé peut avoir une faible charge glycémique pour une quantité jugée normale. L’inverse est également vrai.