Accident vasculaire cérébral

Best Online Casinos Canada

Five Differences Between E-sports and Real Sports Disciplines

Bien-être par les plantes : pour les seniors aussi

Craik and Lockhart (theory)

Pollution de l’air : un danger pour le coeur et le cerveau

Thalamus

Brainstem

Delirium (syndrome confusionnel)

Fibromyalgie

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Accident vasculaire cérébral

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    Un accident vasculaire cérébral (AVC) est une affection médicale au cours de laquelle une mauvaise circulation sanguine dans le cerveau entraîne la mort des neurones.

    En France, 130.000 personnes sont victimes d’un AVC par an.

    Près de 60% des personnes victimes d’un AVC gardent des séquelles jusqu’à la fin de leur vie (aphasie, pertes de mémoire, etc.). Vingt pour cent des
    personnes touchées ont moins de 20 ans.

    Il existe deux principaux types d’accident vasculaire cérébral: l’ischémie due au manque de circulation sanguine et l’hémorragique due à un saignement.

    Imagerie par résonance magnétique décrivant un accident vasculaire cérébral affectant le cortex pariéto-occipital (1)  et la substance blanche (2)

    Dans les deux cas, certaines parties du cerveau ne fonctionnent plus correctement.

    Les signes et les symptômes d’un accident vasculaire cérébral peuvent inclure une incapacité à bouger ou à sentir un côté de son corps, des problèmes de compréhension ou d’élocution, des vertiges ou une perte de la vision d’un côté. Les signes et les symptômes apparaissent souvent peu de temps après l’accident vasculaire cérébral.

    Les symptômes peuvent également apparaître de manière insidieuse sans laisser de traces sur une période inférieure à 24 hrs.  On parle alors d’accidents ischémiques transitoires.durent moins d’une heure ou deux, il s’agit d’un accident ischémique transitoire (AIT) ou d’un mini-accident vasculaire cérébral.

    Un accident vasculaire cérébral hémorragique peut également être associé à un mal de tête grave. Les symptômes d’un accident vasculaire cérébral peuvent être permanents. Les complications à long terme peuvent inclure une pneumonie ou une perte de contrôle de la vessie.

    Un accident vasculaire cérébral (AVC) survient tous les quatre minutes en France, soit 150 000 chaque année, contre 50000 recensés au Canada.

    Accident vasculaire cérébral touchant le putamen. Situé sous le cortex, le putamen est impliqué dans le mouvement volontaire.

    Symptômes de l’AVC

    Les symptômes de l’AVC  sont les suivants.  Ils nécessitent une rapide hospitalisation :

    1. Hémiplégie, avec engourdissement ou paralysie totale ou partielle d’un membre de la moitié du corps (visage, bras ou jambe). Le membre devient soudainement flasque, difficile à mouvoir.
    2. Trouble de l’élocution qui apparaît brutalement (aphasie).
    3. Troubles de la compréhension.
    4. Perte possible de la vue, notamment d’un seul œil ou vision double.
    5. Engourdissements au niveau d’un bras, d’une jambe ou d’un seul côté de l’organisme.
    6. Troubles de l’équilibre ou de la coordination;
    7. Maux de tête violents sans cause apparente.

    Symptômes neuropsychiatriques en fonction de la localisation

    Lobe frontal ou cortex préfrontal

    • Trouble des fonctions exécutives
    • Perte de concentration
    • Trouble de jugement et du comportement
    • Réflexes désinhibés
    • Parésie
    • Aphasie de Broca

    Lobe pariétal

    • Agraphie
    • Acalculie
    • Trouble de la lecture
    • Aphasie (fluence)
    • Apraxie idéomotrice et de l’habillage
    • Trouble de la reconnaissance tactile des objets
    • Anosognosie

    Lobe temporal

    • Trouble de la mémoire (hippocampe)
    • Trouble de l’audition
    • Hallucinations
    • Aphasie de Wernicke (fluente)

    Lobe occipital

    • Agnosies visuelles
    • Trouble de la lecture
    • Illusions ou hallucinations visuelles
    • Alexie

    Traitement

    Le traitement de base de l’AVC d’origine ischémique est l’activateur tissulaire du plasminogène , un médicament capable de déboucher l’artère et qui doit être administré dans les 3 heures suivant les premiers symptômes. Plus le médicament est administré tôt, mieux le patient récupérera. Si le médicament est administré à temps, 90% des personnes guérissent.

    Un retard de 15 minutes dans le traitement d’un AVC ischémique peut faire perdre un mois de vie sans handicap à un patient.

    Tels sont les résultats d’une étude australienne dont le message principal est : «un gain d’une minute après un AVC équivaut à un gain d’une journée de vie sans handicap». Une petite différence peut donc avoir un impact considérable.

    Le Dr Meretoja rappelle que «la restauration du flux sanguin dans le cerveau est cruciale pour que les neurones puissent survivre.»

    Les services hospitaliers les plus prompts à intervenir sont ceux d’Helsinki (Finlande) et de Melbourne (Australie) avec un délai de 20 minutes en moyenne entre l’arrivée à l’hôpital et le début du traitement. Ce délai est d’environ 70-80 minutes dans la plupart des centres américains et européens.

    Plus de 2000 dossiers de patients ont été examinés pour obtenir ces résultats.

    Les femmes plus exposées que les hommes

    Les femmes connaissent moins les signes d’alerte

    Les femmes sont plus à risque d’être victimes d’un AVC que les hommes (60% versus 40%), malgré que le nombre d’AVC soit en constante décroissance.

    Les AVC représentent la première cause de décès chez les femmes en France, selon le ministère de la Santé. Ils nécessitent un traitement avec des médicaments thrombotiques (qui dissolvent les caillots) dans les trois heures qui suivent les premiers symptômes, ce qui améliore grandement les chances de survivre sans séquelles.

    Cependant, selon les résultats d’une étude publiée par l’université Wexner (Ohio), seules 10% des 1000 femmes interrogées savent identifier les premiers signes d’un AVC (étourdissements, maux de tête, douleur dans la poitrine, engourdissement du corps).

    Les facteurs de risque sont également très peu connus des femmes : grossesse, lupus, maux de tête, traitements hormonaux contraceptifs.

    Les bonnes habitudes de vie permettent de réduire le risque d’AVC : activité physique régulière, arrêt du tabac, traitement de l’hypercholestérolémie, hypertension, alimentation saine.

    Lire l’article complet sur sante.lefigaro.fr

    Un guide de prévention destiné aux femmes

    Un guide de prévention des AVC a été rédigé par l’American Heart Association, spécialement pour les femmes, car ces dernières n’ont pas les mêmes caractéristiques que les hommes.

    Les facteurs de risque sont plus fréquents et plus sévères chez les femmes, à savoir le diabète, la fibrillation uriculaire, déclare le Dr howard, un des spécialistes sur l’épidémiologie des AVC.

    Voici les principales recommandations:

    – Les femmes doivent contrôler leur pression sanguine avant de prendre la pilule contraceptive, cette dernière augmentant la pression artérielle.

    – Les femmes ayant des antécédents de pression élevée avant de tomber enceinte devraient prendre de faibles doses d’aspirine et/ou des suppléments de calcium.

    – Les femmes enceintes avec une pression relativement élevée (150-159 mm Hg/100-109 mm Hg) pourraient suivre un traitement avec un antihypertenseur, alors que les femmes avec une pression supérieure à 160/110 mm Hg doivent être traitées.

    Source:  Guidelines for the Prevention of Stroke in Women: A Statement for Healthcare Professionals From the American Heart Association/American Stroke Association. Stroke.

    Facteurs de risque

    Les facteurs de risque sont tout d’abord, l’hypertension artérielle – en cause dans 50 % des cas –, puis l’obésité, la sédentarité, le tabagisme, l’abus d’alcool, le stress et  les apnées du sommeil.

    Des chercheurs canadiens ont identifié dix facteurs à risques qui seraient liés à 91 % des AVC, dont la plupart de ses facteurs seraient facilement maîtrisables.

    Hypertension : le facteur le plus important

    L’hypertension artérielle se confirme comme le facteur de risque le plus important. 7 millions de personnes sont hypertendues en France alors que près de 6 millions de Canadiens âgés de 20 ans et plus ont reçu un diagnostic d’hypertension artérielle. En l’éliminant, près de la moitié (48%) des cas d’AVC pourrait être éliminés.

    Parmi les autres facteurs évitables, on trouve l’inactivité physique (responsable dans 36 % des cas), une mauvaise alimentation (19 % des cas), un surplus de poids, des facteurs psychologiques, un niveau de stress élevé, le tabagisme, des antécédents cardiaques, la consommation d’alcool et le diabète.

    Les scientifiques estiment que le risque de subir un AVC est de 20 à 36 % plus faible chez les personnes actives que chez les autres.

    L’importance de ces facteurs reste la même, quels que soient le sexe, l’âge, l’origine ethnique et le lieu de résidence. région géographique. Néanmoins, l’étude a montré des variations importantes des facteurs de risques en fonction des régions.

    Cependant, alors que l’hypertension est responsable dans 60 % des cas en Asie du Sud-Est, il ne représente que 40 % des cas en Europe occidentale et en Amérique du Nord.

    Les auteurs concluent que les AVC sont largement évitables, quelque soit l’âge et le sexe.

    Source : Global and regional effects of potentially modifiable risk factors associated with acute stroke in 32 countries (INTERSTROKE): a case-control study, 388, 761–775, août 2016.

    Prévention

    La prévention réduit le nombre de victimes d’AVC

    Le nombre de victimes d’AVC  a nettement diminué aux Etats-Unis au cours des dernières décennies en raison d’un meilleur traitement et d’une meilleure prévention.

    Ces résultats ont été publiés dans un document commandé par l’American Stroke Association.

    « Les efforts de santé publique consistant à contrôler l’hypertension et qui a commencé dans les années 1970 ont contribué considérablement à ce  changement », commente l’auteur principal de l’étude.

    Les programmes de prévention anti-tabac, le contrôle du diabète et l’hypercholestérolémie ont également empêché la survenue d’AVC.

    Enfin, l’amélioration du traitement de l’AVC est associée avec des taux de mortalité inférieurs.

    Source: Factors Influencing the Decline in Stroke Mortality: A Statement From the American Heart Association/American Stroke Association. Stroke, Décembre 2013.

    Un livre sur la prévention de l’AVC

    Le cardiologue Michel de Lorgeril (chercheur au CNRS) et la diététicienne Patricia Salen ont commis un livre intitulé «51OfU-7qcRL._SL160_

    Les auteurs expliquent que l’efficacité et l’utilité de la plupart des médicaments (par exemple les statines) « sont remises en cause aujourd’hui ». « Si vous espérez améliorer votre espérance de vie en prenant un médicament contre le cholestérol, un autre contre l’hypertension, un autre contre le diabète, en débouchant vos artères avec des stents, vous vous trompez ».

    « Il est possible de réduire considérablement votre risque en adoptant une nutrition et un mode de vie protecteurs. »

    Où vivent les personnes les plus à risque ?

    La société spécialiste des objets connectés, Withings, a établi en octobre 2019 une cartographie des populations le plus à risque en France.

    Il apparaît queles habitants des grandes agglomérations présentent moins de facteurs de risque d’AVC que les autres (38 % contre 43 %) parce qu’ils s’activent plus et qu’ils ont moins tendance à prendre leur voiture. À Paris, 11 % des utilisateurs de ces objets connectés sont considérés comme sédentaires (moins de 3 000 pas par jour) contre 15 % en région.

    Au niveau international, les Américains et les Canadiens sont plus à risque, alors que les Asiatiques sont les plus épargnés. En Europe, les Scandinaves (Norvégiens et Finlandais) présentent plus de facteurs de risque que les Français, les Italiens et Portugais.

    AVC et troubles de mémoire

    L’accident vasculaire cérébral (AVC) accélère le vieillissement du cerveau et le déclin des fonctions cognitives, ce qui se
    traduit par des troubles de mémoire.

    La mémoire et la vitesse de réflexion sont principalement touchées.

    Les pertes de mémoire sont le deuxième type de séquelles après les troubles de l’équilibre.

    Les chercheurs de l’université du Michigan (États-Unis) ont analysé en 2015
    le cerveau de 4 900 participants de 65 ans et plus ayant subi un AVC.

    Les personnes victimes de petites zones de lésions cérébrales consécutives à un mini-AVC (appelé AVC silencieux, car sans symptômes apparents) sont plus susceptibles de souffrir de pertes de mémoire et de raisonnement.

    Une succession de mini-AVC pourraient donc à long terme altérer les facultés cognitives des personnes âgées et augmenter le risque de maladie d’Alzheimer.

    Ces petits AVC, favorisés par une vie sédentaire (risque d’obésité), une hypercholestérolémie, les maladies cardiovasculaires et l’hypertension, affecteraient une personne sur trois à partir de 70 ans.

    Les résultats d’une étude publiée en 2013 dans Neurology portent sur plus de 20 000 personnes âgées en moyenne de 64 ans sans aucun problème de mémoire et qui n’avaient jamais subi un AVC. La mémoire des participants a été testée annuellement. Pendant l’étude, 7223 personnes avaient des symptômes d’AVC.

    L’étude a révélé que les gens qui avaient des symptômes d’AVC étaient plus susceptibles de développer des problèmes de mémoire et de raisonnement, comparés à ceux n’ayant pas subi d’AVC silencieux. Il existe des différences
    selon que l’on soit Blanc (+100%) ou Afro-Américain (+70%).

    Notre étude souligne l’importance de parler à son médecin des symptômes de l’AVC silencieux, même s’ils ne durent pas longtemps. Ces symptômes peuvent être un signe précurseur de problèmes cognitifs», a déclaré l’auteur de l’étude.

    AVC silencieux : de moins bonnes performances aux tests de mémoire

    En 2012, d’autres chercheurs américains (Université Columbia, New-York) ont mené une étude similaire sur 658 personnes âgées en moyenne de 79 ans. En analysant en parallèle leur état du cerveau par neuroimagerie (IRM) et leur performance cognitive (tests évaluant la mémoire, le langage, le jugement, la perception visuelle…), les chercheurs ont montré que les 26% des individus (soit 174) ayant subi des AVC silencieux performent moins aux tests cognitifs que ceux n’ayant par subi de mini AVC. Source : Neurology January 3, 2012 vol. 78 no. 1 38-46.

  2. Best Online Casinos Canada

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  3. Five Differences Between E-sports and Real Sports Disciplines

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    E-sports is developing every day and is catching up with the popularity of traditional sports by leaps and bounds. E-sports and traditional sports betting principles are different. Let’s look at the difference in more detail.

    • Difference 1. E-sports players are in touch with fans.

    E-sports players talk to their fans in a chat during the game, communicate during streams.

    • Difference 2. Everyone can participate in e-sports.

    The chances of being at the CS:GO World Championship is higher than getting to the FIFA World Cup or the NBA. For e-sports, you only need a powerful computer, experience and skill.

    • Difference 3. The cyber community has no borders.

    Street football is limited to the yard, the district championship is limited to the territory of the district, and e-sports is limited only by the quality of the player’s connection and ping. E-sports unites people from all over the world. A talented and skilled player can easily participate in the championship, e-soccer battle, for example. And you do not need to have a lot of money, time, and permits to travel to play e-sports.

    • Difference 4. No need to pay for broadcasts.

    Some sports events can only be watched for a fee. Broadcasts of e-sports events are free.

    • Difference 5. Minimum injuries.

    Injuries in football, boxing and other active sports are almost inevitable. Things are different when participating in e-sports events.

    E-sports vs Traditional Sports Disciplines: Advantages and Disadvantages

    Advantages of traditional sports betting:

    • Available at all bookmakers;
    • Wide line;
    • Extensive coverage on TV, in the media, on the Internet.

    Disadvantages of traditional sports betting:

    • Seasonality;
    • Long duration of matches in some sports (baseball, American football, snooker).

    Advantages of e-sports:

    • It is gaining popularity every year, the e-sports industry is constantly growing;
    • Broadcasts are almost of every match;
    • The transience of matches.

    Disadvantages of e-sports:

    • E-sports betting is possible, not in all bookmakers;
    • The number of disciplines, matches, and lines is scant;
    • It is difficult to bet on e-sports if you do not have game experience.

    Conclusion

    More and more players delve into the essence of e-sports, study disciplines, statistics, team lineups, rules, and watch videos. The advantages of e-sports are that competitions are held all year round, bookmakers often offer high odds, and there are almost always broadcasts that help to better understand the course of the match and make a bet. At the same time, traditional sports betting has a centuries-old history and traditions, the widest coverage and popularity.

  4. Bien-être par les plantes : pour les seniors aussi

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    Depuis des siècles, les plantes occupent une place importante dans le monde de la médecine. Les seniors, qui sont les plus fragiles aux petits et importants maux du quotidien, peuvent-ils aussi bénéficier des vertus des plantes médicinales ? Faisons le point.

    Les avantages de l’utilisation des plantes médicinales chez les seniors

    Que ce soit à titre préventif ou pour compléter les moyens de traitements modernes, l’utilisation des plantes pour le bien-être des seniors est appliquée depuis plusieurs années. Les personnes âgées déclarent souvent des maladies ou des infections plus ou moins gênantes et importantes dans le quotidien. C’est la raison pour laquelle ils doivent également faire partie des bénéficiaires des vertus des plantes médicinales.

    L’utilisation des plantes médicinales est alors un moyen très efficace pour accompagner les seniors dans leur quotidien. Les entreprises comme Phytonut proposent des médicaments et compléments alimentaires issus de plantes choisies avec soin afin de concevoir des produits respectant les normes. De plus, puisqu’ils sont naturels, les risques d’effets secondaires sont très minces, voire inexistants par rapport aux médicaments chimiques.

    Voici quelques exemples d’utilisation :

    Les plantes pour le renforcement cérébral

    Il existe, entre autres, des plantes dites mémoires, qui agissent efficacement contre les troubles de la mémoire chez les seniors. Ces plantes favorisent également la microcirculation cérébrale afin de booster la concentration qui risque de diminuer en vieillissant. Aussi et afin d’améliorer la cognition des personnes âgées, certains phytothérapeutes proposent des massages aux huiles essentielles extraites des plantes.

    Les plantes pour une meilleure digestion

    Les seniors sont aussi susceptibles de rencontrer des problèmes de transit intestinal. Il existe des plantes laxatives pour les aider. Ces dernières facilitent la digestion grâce à leur forte teneur en fibres. Il est également possible de se tourner vers certaines feuilles vertes pour aider le foie dans sa production de la bile afin de favoriser le transit intestinal des seniors.

    Les plantes contre l’anxiété

    Certains élixirs de fleurs, souvent utilisés en pastilles ou en granules, sont réputés pour leur efficacité contre les troubles d’angoisse. Ces remèdes proviennent fréquemment de la combinaison de plusieurs fleurs différentes. Ils travaillent sur l’équilibre émotionnel et servent à lutter contre l’anxiété et la nervosité des seniors tout en facilitant leur endormissement. Il existe également des tisanes aux propriétés apaisantes pour favoriser le sommeil.

    Quelques exemples de plantes aux vertus naturelles pour les seniors

    Chaque plante a ses propriétés naturelles pour prévenir ou lutter contre les maladies fréquentes chez les personnes âgées. En voici, donc, quelques-unes pour démontrer les effets thérapeutiques des espèces végétales aux seniors.

    La griffe de chat

    Cette plante grimpante, venant du Sud et du Centre de l’Amérique, agit contre les rhumatismes chez les seniors. Elle a fait ses preuves dans la médecine traditionnelle depuis des siècles, notamment chez les Ashaninka d’Amazonie. La griffe de chat est également capable de réduire la tension artérielle, mais pas que. Elle est aussi utilisée pour atténuer les douleurs inflammatoires chez les seniors, booster leur système immunitaire et aider leur corps à éliminer la rétention d’eau.

    Le thym

    Agissant contre les infections respiratoires, ce petit arbrisseau permet de soulager le rhume chez les personnes âgées. Associé au lierre grimpant ou à la racine de primevère, il est aussi utilisé dans le traitement de la bronchite.

    Le romarin

    Cette plante vivace est utilisée pour améliorer la mémoire des seniors. Elle permet de stimuler les capacités cognitives et de soulager le stress. Le romarin permet également de diminuer les douleurs liées aux troubles rhumatismaux et à l’arthrite.

    La menthe poivrée

    Souvent utilisée sous forme d’huile essentielle, cette plante est réputée pour ses effets apaisants contre les douleurs abdominales. Ses vertus ont été mises en avant par des études scientifiques, notamment celles qui se concentrent sur les seniors. L’extrait de cette plante est aussi utilisé pour atténuer les douleurs dues au syndrome de l’intestin irritable.

    Phytothérapie pour seniors : comment trouver les meilleurs médicaments ?

    Les produits thérapeutiques à base de plantes sont présents presque partout, dans les boutiques, dans les pharmacies et sur Internet. Cependant, le dosage et la qualité des plantes utilisées ne sont pas toujours les mêmes, d’où la différence entre les effets des produits. Il est alors important de demander l’avis d’un thérapeute, d’un pharmacien ou d’un conseiller en phytothérapie pour trouver la bonne marque et faire son choix.

    En un mot, les plantes médicinales sont aussi faites pour les seniors. Il en existe plusieurs pour soulager ou guérir les différents maux de leur quotidien. Toutefois, il faut toujours demander l’aide d’un professionnel de santé pour choisir le produit le mieux adapté.

  5. Craik and Lockhart (theory)

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    Craik and Lockhart’s theory (1972) is the theory that repetition of information improves memorization only when the repetition is done in depth and for the purpose of semantically processing the material. 

    This theory is called ‘processing depth theory’.

    This duo of scientists (Fergus Craik and Robert Lockhart presented this model as an alternative to previous theories of memory (included that proposed by Atkinson and Shiffrin) which had divided memory into sensory, functional and long-term stages.

    Thus, deeply processed memories in the brain are more durable, whereas superficial processing of memories leads to memories that are easily erased.

    In other words, it is the method and depth of processing that affects how well an experience is stored in memory, rather than repetition.

    Semantic (deep) processing occurs in three ways:

    1. Connecting an object / situation, etc. to something else;
    2. The act of thinking about the meaning of something;
    3. Dealing with the importance of something.

    In other words, how we process information affects how that information will be remembered. Semantic processing involves us thinking deeply about an event (for example), so that the memory of that event is easily accessible.

    Conversely, superficial treatment of something causes it to quickly disintegrate and be forgotten.

    To determine the level of processing between semantic and phonemic encoding, 26 word pairs were shown to 837 undergraduate students and each participant had 30 seconds to determine whether it was an association of categories or a rhyming relationship. Participants were then asked to recall and associate the given word pairs. 

    As scientists had anticipated, associating the word with a category presented deeper processing and produced greater retention. 

    The decline of memory with age according to Craik

    According to the scientist, the normal decline of memory appears around the 30s and can pose certain problems from the 60s onward, with a decline in working memory, episodic memory and the ability to retrieve precise information.

  6. Pollution de l’air : un danger pour le coeur et le cerveau

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    La pollution de l’air entraînerait des dommages non seulement aux poumons et au coeur mais aussi au cerveau.

    La pollution de l’air augmenterait ainsi le risque d’accident vasculaire cérébral et de maladie d’Alzheimer.

    De minuscules polluants atmosphériques peuvent avoir des effets néfastes sur le coeur mais aussi le cerveau. Une exposition à long terme à la pollution de l’air est associée à des scores plus faibles aux tests d’acuité mentale.

    Le cerveau vulnérable à la pollution de l’air

    Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 9 personnes sur 10 dans le monde respirent un air hautement pollué. Surtout, la mauvaise qualité de l’air contribue à des millions de décès chaque année dans le monde.

    Bien qu’il soit facile de comprendre comment l’air que nous respirons peut affecter notre système respiratoire – avec des recherches montrant que la pollution ambiante contribue au cancer du poumon – il peut être plus difficile de comprendre comment – ou même si – elle affecte la santé d’autres organes majeurs.

    En 2020, la Commission Lancet sur la prévention, l’intervention et les soins de la démence a ajouté la pollution de l’air comme l’un des 12 facteurs de risque potentiellement modifiables de démence.

    Dans une étude de cohorte de 2021 portant sur 7066 personnes âgées en France, des niveaux croissants d’exposition aux particules fines ambiantes étaient associés à un risque élevé de démence toutes causes confondues et de démence vasculaire/mixte. Aucune association n’a été notée pour les 2 autres polluants examinés dans l’étude, le dioxyde d’azote et le carbone.

    Jusqu’à présent, les recherches ont toujours montré que les expositions tardives à la pollution de l’air extérieur, en particulier les PM 2,5 , sont nocives pour le cerveau vieillissant et peuvent même augmenter le risque de démence. Dans nos études précédentes, nous avons identifié la matière blanche comme une nouvelle cible de la neurotoxicité de la pollution atmosphérique sur le vieillissement cérébral. Jiu-Chiuan Chen, professeur agrégé de l’Université de Californie du Sud.

    Ces résultats sont cohérents avec des recherches antérieures qui ont montré des associations positives entre l’exposition à divers polluants et le risque de démence. 

    Par exemple, une autre étude de 2018 suggère que les personnes les plus exposées aux principaux polluants atmosphériques ont un risque plus élevé de démence, tandis qu’une autre est allée jusqu’à affirmer que la mauvaise qualité de l’air provoque environ un cinquième des cas de démence.

    Une autre recherche publiée dans la revue Brain corrobore cette hypothèse liant la pollution de l’air et la maladie d’Alzheimer. Elle suggère également un mécanisme possible expliquant comment les polluants peuvent affecter le fonctionnement du cerveau.

    «Il s’agit de la première étude à vraiment montrer, dans un modèle statistique, que la pollution de l’air était associée à des changements dans le cerveau des individus et que ces changements étaient ensuite liés à une baisse des performances de la mémoire», explique Andrew Petkus, co-auteur de l’étude.

    Petkus est professeur adjoint de neurologie clinique à la Keck School of Medicine de l’Université de Californie du Sud à Los Angeles.

    Les chercheurs ont analysé les données de 998 participantes, âgées de 73 à 87 ans. Les participants avaient subi jusqu’à deux scanners cérébraux, à 5 ans d’intervalle.

    Au cours de leurs recherches, les enquêteurs ont attribué à chaque scanner cérébral un score de déclin cognitif. Pour ce faire, ils ont utilisé un modèle d’apprentissage automatique utilisant des données provenant de scintigraphies cérébrales de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

    L’équipe a ensuite combiné ces informations avec des données sur le lieu de résidence des participants à l’étude et avec des informations sur les niveaux de pollution dans ces zones. Cette dernière mesure a permis aux enquêteurs de déterminer approximativement le degré d’exposition des participants à la pollution par particules fines.

    Les particules fines sont de minuscules polluants mesurant environ un trentième de la largeur d’un cheveu humain. Ils pénètrent dans l’air ambiant par les gaz d’échappement et la fumée du trafic.

    Parce que ces particules peuvent rester en suspension dans l’air pendant une longue période, elles sont facilement inhalables, ce qui signifie qu’elles peuvent s’accumuler en quantités néfastes dans le corps des personnes, y compris à l’intérieur du cerveau.

    En analysant toutes ces données, les chercheurs ont découvert que plus une personne était exposée à la pollution par les particules fines, plus elle était susceptible de souffrir de troubles de la fonction cognitive, tels que des problèmes de mémoire.

    Cette association est restée significative même lorsque les enquêteurs ont tenu compte des facteurs de risque de déclin cognitif.

    «Nous espérons que les chercheurs seront en mesure de développer des interventions pour aider les personnes souffrant ou à risque de déclin cognitif», déclare Petkus.

    « Cette étude fournit une autre pièce du puzzle de la maladie d’Alzheimer en identifiant certains des changements cérébraux reliant la pollution de l’air et le déclin de la mémoire. Chaque étude de recherche nous rapproche un peu plus de la résolution de l’épidémie de la maladie d’Alzheimer.

    Vivre près d’une autoroute augmente le risque de maladie d’Alzheimer

    Vivre à moins de 50 m d’un grand axe routier augmente de 7% le risque de démence et de maladie d’Alzheimer en particulier. Au delà de 200m, le risque est inexistant. En revanche, il n’y a aucune augmentation de la maladie de Parkinson et de la sclérose en plaques.

    Les chercheurs canadiens à l’origine de cette étude ont réalisé une enquête auprès de 6 millions d’adultes vivant dans la province de l’Ontario. Ils ont calculé la concentration en polluants au moyen de satellites sur des zones couvrant environ 6 millions et demi d’habitants .

    Quels sont les mécanismes proposés à l’origine de l’association entre la pollution de l’air et le risque de démence ?

    Lorsque la pollution de l’air est inhalée, les très petites particules peuvent pénétrer dans les poumons et entrer dans le système circulatoire. Des études expérimentales chez l’animal ont montré que ces réponses « toxiques » peuvent affaiblir la barrière hémato-encéphalique et endommager le cerveau. 

    Fait intéressant, des chercheurs ont retrouvé des particules d’oxyde de fer dans le cerveau de certains individus, dont la quantité et la forme (lisse et arrondie) laissent à penser qu’elle provient de notre environnement et non de la nourriture. Ces formes de fer sont en particulier produites par les moteurs de voiture ou les systèmes de freinage.

    Le fer est un oxydant puissant produisant (lorsqu’il est en quantité anormalement élevée) des radicaux libres dans le cerveau, ce qui entraîne des dommages sur les neurones.

    Un tiers des AVC dus à la pollution de l’air

    Par ailleurs, une autre étude indique qu’un tiers des AVC seraient attribuables à la pollution atmosphérique, un facteur qui semble avoir été sous-estimé.
    Selon les auteurs qui se sont basés sur des données mondiales, près de trois quarts des accidents vasculaires cérébraux pourraient être prévenus en s’attaquant aux facteurs de risque suivants  :

    • hypertension artérielle,
    • régime alimentaire pauvre en fruits et légumes,
    • indice de masse corporelle élevé,
    • régime alimentaire riche en sel,
    • tabagisme,
    • pollution de l’air ambiant,
    • pollution domestique liée à des combustibles solides,
    • alimentation faible en céréales complètes,
    • glycémie élevée.

    La quasi totalité (90%) des attaques cérébrales est liée à des facteurs de risque modifiables, dont les trois quarts (74%) liés à notre hygiène de vie : tabagisme, mauvaise alimentation et faible activité physique. Les auteurs n’ont pu inclure certains facteurs de risque importants dans leur étude comme la fibrillation auriculaire ou l’abus de substance par manque de données. Par ailleurs, la pollution atmosphérique serait à l’origine d’un AVC sur trois dans le monde, en particulier dans les pays en voie de développement (33,7% vs 10,2% dans les pays développés). Une activité physique insuffisante est un facteur de risque beaucoup plus grand chez les adultes de plus de 70 ans. Le facteur de risque qui a le plus augmenté est une alimentation trop riche en boissons sucrées en particulier dans les pays développés.

    Le coeur pourrait être également affecté

    Les niveaux élevés de grosses particules dans l’air augmenteraient également le risque de maladie cardiaque chez des personnes âgées vivant dans les villes.

    Celles-ci sont alors plus susceptibles d’être hospitalisées pour cette raison.

    Ces niveaux accrus de ce type de particules présentes dans l’air sont liés à des projets de construction, les vents du désert et l’agriculture, selon les chercheurs à l’origine de l’étude.

    Ces particules microscopiques sont plus grosses que les polluants atmosphériques rejetés par les voitures et les centrales électriques. Les scientifiques estiment qu’ils peuvent avoir un impact significatif sur la santé des gens.

    Bien que l’étude ait révélé un lien étroit entre la pollution de l’air par de particules grossières et des hospitalisations liées à des maladies cardiaques, aucun lien de cause à effet n’a pu être établi.

    Les données de l’étude ont été obtenues par une agence de surveillance environementale américaine (Environmental Protection Agency) présente dans 110 grandes zones urbaines. Ces informations ont été associées à des données de Medicare sur les hospitalisations des personnes âgées de 65 ans et plus dans ces régions entre 1999 et 2010.

    Au cours de l’étude, 6 millions d’hospitalisations d’urgence liées au coeur et 2,5 millions d’entrées respiratoires ont été répertoriées. Les maladies respiratoires ne sont pas reliées à des niveaux élevés de grosses particules. Cependant, les admissions dues à des urgences cardiaques augmentaient les jours où les niveaux de ces polluants atmosphériques étaient élevés.

    Il semblerait que les particules présentes dans l’Est semblent plus nocives que celles de l’ouest des États-Unis, suggérant que leur composition chimique pourrait les rendre plus nuisibles.

    La pollution de l’air annihilerait les bienfaits de la marche

    Les bienfaits de la marche sur le système cardiovasculaire pourraient être contrecarrer par les pollutions provoquées par la circulation.

    Selon une étude parue en décembre 2017 dans la revue The Lancet, une brève exposition (2 heures) à la pollution dans un rue polluée de Londres est associée à un raidissement des artères et une atteinte de la fonction pulmonaire, par rapport à une promenade dans un grand parc londonien (Hyde Park).

    L’étude avait été réalisée auprès de 119 personnes âgées de 60 ans et plus, dont 40 en bonne santé, 40 souffrant de pneumopathie chronique obstructive et 39 ayant une maladie coronarienne.

    Sources

    • Livingston G, Huntley J, Sommerlad A, et al. Dementia prevention, intervention, and care: 2020 report of the Lancet Commission. Lancet. Published online July 30, 2020. doi:10.1016/S0140-6736(20)30367-6
    • Shi L, Steenland K, Li H, et al. A national cohort study (2000-2018) of long-term air pollution exposure and incident dementia in older adults in the United StatesNat Commun. Published online November 19, 2021. doi:10.1038/s41467-021-27049-2
    • Mortamais M, Gutierrez LA, de Hoogh K, et al. Long-term exposure to ambient air pollution and risk of dementia: Results of the prospective Three-City Study. Environ Int. Published online January 20, 2021. doi:10.1016/j.envint.2020.106376
    • Iaccarino L, La Joie R, Lesman-Segev OH, et al. Association between ambient air pollution and amyloid positron emission tomography positivity in older adults with cognitive impairment. JAMA Neurol. Published online November 30, 2020. doi:10.1001/jamaneurol.2020.3962
    • Chen H et coll. Living near major roads and the incidence of dementia, Parkinson’s disease, and multiple sclerosis: a population-based cohort study, Lancet, janvier 2017
    • Feigin VL et coll. Global burden of stroke and risk factors in 188 countries, during 1990–2013: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2013, Lancet Neurology, juin 2016.
    • Maher B. et coll. Magnetite pollution nanoparticles in the human brain.  Proceedings of the National Academy of Sciences, juillet 2016.
    • Powell H et coll. Ambient Coarse Particulate Matter and Hospital Admissions in the Medicare Cohort Air Pollution Study, 1999-2010. Environ Health Perspect. 2015 Nov;123(11):1152-8.
  7. Thalamus

    1 Comment

    The thalamus (plural: thalami) is the largest of the structures that are part of the diencephalon.

    The thalamus is practically located in the center of the brain.

    Function of the thalamus

    The thalamus acts as a relay center between the lower midbrain and the spinal cord and cerebral cortex.

    It receives and distributes information between the peripheries and higher centers such as the cerebral cortices. 

    It has a privileged relationship with the cortex sending and receiving information from several cortical areas. The signals go back and forth regularly between the thalamus and the cerebral cortex, with the thalamus activating the cortex and vice versa.

    It is also closely associated with the basal ganglia, relaying signals from the basal ganglia to the cortex.

    It contributes to functions such as:

    • consciousness
    • the sleep
    • memory
    • sensory (somesthetic, visual, auditory) and motor functions

    Signal relay area

    It is essentially an important relay station directing both sensory signals to the appropriate areas of the cortex and regions of the forebrain. Here are examples of signals:

    1. Somatosensory signals (touch, pressure, pain, temperature, etc.).
    2. Visual signals to the occipital cortex.
    3. Auditory signals to the temporal lobe gyrus.
    4. Muscle control signals from the cerebellum, midbrain and other brainstem regions to the motor cortex and basal ganglia.

    Anatomy

    Structurally, the thalamus is composed of two symmetrical egg-shaped masses (thalami) which are usually joined in the midline by a band of gray matter.

    It is surrounded by two thin layers of white matter. 

    Its gray matter is separated by a Y-shaped layer of white matter called the internal medullary lamina. 

    This structure divides the thalamus into anterior, middle and lateral parts. These three parts contain the largest groups of thalamic nuclei.

    Each of the thalamic nuclei is subdivided into different sub-nuclei according to their location and their afferents (neurons which project towards the thalamus) and their efferents (neurons which project from the thalamus towards other structures) in particular cortical, striatal and cerebellar (cerebellum).

    Blood circulation

    The thalamus is mainly supplied by small arteries arising from the posterior cerebral artery. There are four vascular territories:

    • anterior (or tuberothalamic): supplied by the thalamotuberal arteries which are branches of the posterior artery;
    • paramedian: paramedian arteries branching off from the posterior cerebral artery;
    • lateral: supplied by arteries which are branches of the posterior cerebral artery;
    • posterior.

    Pathology associated with damage to the thalamus

    • thalamic syndrome: contralateral hemianaesthesia, often accompanied by mood swings;
    • thalamic infarction;
    • gliome thalamique.
  8. Brainstem

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    The brainstem is located at the base of the brain and at the top of the spinal cord.

    It is composed of 3 sections in descending order: the midbrain, the pons and the medulla oblongata.  

    It is responsible for many vital life functions, such as breathing, consciousness, blood pressure, heart rate, and sleep.  

    It contains white matter and gray matter.  

    Structure of the brainstem

    The brainstem is generally considered to be made up of three parts, from top to bottom:

    1. Midbrain
    2. Pons (part of the metencephalon)
    3. medulla oblongata

    Anatomy

    The brainstem is located in the posterior part of the skull.

    Connexions

    • Above, the midbrain is continuous with the cerebral hemisphere.
    • Below, the medulla is continuous with the  spinal cord.
    • Posteriorly, the pons and medulla are separated from the  cerebellum  by the fourth ventricle.

    Blood supply

    • The brainstem receives blood from the vertebrae and the basilar artery.
    • The bulb is supplied with blood via the medial and lateral perforating arteries.
    • The pons and midbrain receive blood via the medial and lateral perforating arteries.

    Brain stem functions

    The brainstem has three major functions:

    1. It serves as a “conduit” for the ascending and descending tracts  connecting the spinal cord to the various parts of the higher centers of the  forebrain.

    2. It contains important reflex centers associated with the control of:

    • breathing;
    • of the cardiovascular system, e.g. blood pressure
    • autonomic functions such as digestion, salivation, sweating, pupil dilation or contraction, urination, etc.

    3. It contains cranial nerve nuclei III to XII.

    Clinical signs related to brain stem damage

    These are conditions can affect the brainstem, such as  cerebrovascular accidents (CVA), malignant tumors and demyelinating processes.

    Multiple sclerosis is characterized by visual disturbances, including blurred double vision, which is a common early symptom of sclerosis.

    A stroke can cause serious symptoms, including:

    • Breathing problems, frequently leading to death.
    • Difficulty chewing, swallowing and speaking.
    • Weakness or paralysis of the arms, legs and/or face.
    • Problems with balance or sensation.
    • Hearing loss.
    • Vision problems.
    • Vertigo.
    • Coma. 
    • Hemiballismus caused by damage to the subthalamic nucleus.
    • Damage or degeneration of dopaminergic neurons in the substantia nigra resulting in Parkinson’s disease.
    • Wallenberg stroke (spinothalamic tract, trigeminal spinal tract, hypothalamospinal tract, vestibular nuclei).
    • Cerebellar herniation (sudden respiratory and cardiac arrest due to cord compression).
    • Medial pontine syndrome (abducens nerve, corticospinal tract).
    • Pontine central myelinolysis which can lead to seizures, ataxia  and impaired consciousness.
  9. Delirium (syndrome confusionnel)

    Commentaires fermés sur Delirium (syndrome confusionnel)

    Le delirium – syndrome ou état confusionnel – se caractérise par des changements du niveau de conscience, une désorientation et des troubles du comportement.

    Il est fréquent après une opération chirurgicale.

    Il ne faut pas confondre delirium (littéralement traduit du latin par en dehors du sillon) et délire, qui est une perturbation du raisonnement logique.

    Résumé

    Le syndrome confusionnel est fréquemment observé chez le sujet âgé.

    Il se manifeste par :

    • une perturbation du niveau de conscience (somnolence diurne, perturbation du sommeil la nuit);
    • une diminution de l’attention (difficulté à diriger et à se concentrer);
    • un déficit cognitif (mémoire, orientation ou langage);
    • des idées délirantes et hallucinations;
    • des troubles du comportement.

    Il peut s’avérer délicat à traiter, en particulier dans ses formes les plus hyperactives. Les règles de prescription consistent à éviter le recours aux benzodiazépines, et favoriser la prescription d’antipsychotiques ou de médicaments de type clométiazole. Les patients atteints de delirium doivent bénéficier d’une réévaluation de leurs fonctions neuropsychologiques.
    L’état confusionnel aigü, ou delirium, est un syndrome organique provoqué par un dysfonctionnement cérébral. Il se caractérise par un ensemble de troubles et symptômes qui apparaissent rapidement et qui évoluent sur une courte période. Il a généralement pour origine plusieurs causes.

    Historique du delirium

    1881 : Lasègue décrit pour la première fois le delirium tremens chez les alcooliques.

    1892 : Chaslin décrit la confusion mentale et note déjà l’hétérogénéité clinique.

    1911 : Regis décrit les délires secondaires post-oniriques.

    1935: Wolff et Curran le décrivent comme un état mental provoqué par une malnutrition et un mauvais apport snaguin dans le cerveau.

    Epidémiologie du delirium

    Les taux d’incidence les plus élevés ont été observés dans les services de soins intensifs, postopératoires et de soins palliatifs. Étant donné que bon nombre de ces études excluaient les patients atteints de déficience cognitive ou de démence au départ, ces taux sont probablement sous-estimés.

    Dans les services de médecine générale et de gériatrie, la prévalence du delirium (présent à l’admission) varie de 18 à 35%. Plus spécifiquement, la prévalence du delirium chez les patients âgés hospitalisés varie de 15 à 25% après une opération chirurgicale importante et est évaluée à 50% après une opération à haut-risque chez la personne âgée, telle qu’une fracture de la hanche ou une chirurgie cardiaque. L’état confusionnel est donc fréquent après une opération chirurgicale.

    La prévalence de l’état confusionnel dans le milieu communautaire est relativement faible (1 à 2%), mais son apparition amène habituellement le patient à des soins d’urgence. Il est présent chez 8 à 1% des personnes âgées admis aux urgences. Sa prévalence en fin de vie avoisine les 85% en soins palliatifs.

    Dans les unités de soins intensifs, le delirium débute habituellement dans les premiers jours d’hospitalisation et dure habituellement de 24 à 48 heures. La prévalence est de 70 %.

    Le délire est systématiquement associé à un taux de mortalité accru chez toutes les populations de patients n’ayant pas subi de chirurgie (ex. unités de soins intensifs médicaux, gériatriques et intensifs.). 15 à 18 % de ceux qui développent un delirium dans les services de médecine générale ou gériatrique sont 1,5 fois plus susceptibles de mourir dans l’année. Chez les patients plus âgés atteints de démence, le delirium est associé à des taux accrus de déclin cognitif, d’institutionnalisation et de mortalité.

    Les causes du syndrome confusionnel

    Alors qu’un seul facteur peut conduire au délire, le plus souvent le délire est multifactoriel.  Il existe des facteurs de prédisposition qui sont associés à des facteurs étiologiques : l’âge élevé, le sexe masculin, la présence d’une démence ou d’une maladie psychiatrique, la consommation de médicaments (par ex. benzodiazépines, sédatifs, hypnotiques), une dépendance à l’alcool et la baisse de l’acuité visuelle.

    Chez les patients très vulnérables au delirium, tels que ceux atteints de démence sous-jacente et de plusieurs autres troubles, une simple prise de médicament – telle qu’une dose unique de somnifère – peut suffire à précipiter le délire.

    A l’inverse, chez un jeune patient en bonne santé, le délire ne se développera qu’après une exposition à une série d’événements majeurs, tels qu’une anesthésie générale, une intervention chirurgicale importante, la prise de plusieurs médicaments psychotropes, un séjour en soins intensifs et une privation de sommeil. 

    Sur le plan clinique, l’implication de plusieurs facteurs causaux est que le traitement d’un facteur de risque unique est peu susceptible de résoudre le délire, et que les approches multiples seront les plus efficaces à la fois pour prévenir et traiter le syndrome confusionnel.

    Les causes peuvent être :

    • des troubles métaboliques;
    • des infections (pneumonie, infection urinaire, septicémie…);
    • des maladies ou accidents neurologiques (AVC, dépression, épilepsie);
    • des opérations chirurgicales (choc opératoire, immobilisation, anesthésies générales);
    • des problèmes cardiaques (insuffisance cardiaque, infarctus, trouble du rythme cardiaque);
    • des traumatismes;
    • maladies auto-immunes (lupus);
    • des affections somatiques (rétention d’urine, fécalome);
    • des causes psychologiques;
    • néoplasies;
    • la prise de plusieurs médicaments ou l’utilisation de médicaments psychoactifs (risque accru de 4,5 fois).
    • Le sevrage d’une substance ou d’un médicament (benzodiazépines, opiacés, psychostimulants, alcool).

    La démence est avec la confusion mentale et la dépression, un des facteurs étiologiques du delirium. Les épisodes confusionnels sont fréquents après une opération provoquée par exemple par une hypoxie ou une hypotension post-opératoire. Les antidépresseurs tricycliques, les antipsychotiques et antiparkinsonens (qui possèdent des propriétés anticholinergiques), les benzodiazépines et barbituriques, les sevrages médicamenteux (benzodiazépines, barbituriques) sont également à l’origine de delirium, de même que les analgésiques de type morphine, certaines antihypertenseurs (bêta-bloquants, inhibiteurs calciques…).

    Physiopathologie

    Le delirium est sans doute la conséquence de l’implication de plusieurs facteurs causaux qui pris un à un semblent mineurs mais qui en s’accumulant déclenchent la maladie.

    Il est probable que plusieurs ensembles de facteurs biologiques interagissant entraînent une perturbation des réseaux des neurones et une baisse du métabolisme dans certaines régions du cerveau, conduisant à un dysfonctionnement de la cognition. D’autres mécanismes causaux interfèrent plus indirectement avec la neurotransmission. Par exemple, la réponse inflammatoire observée dans la septicémie peut entraîner une cascade de neuroinflammation locale dans le cerveau déclenchée par des cytokines, conduisant à une diminution du débit sanguin et à une mort neuronale. La neuroinflammation peut conduire à une activation de cellules gliales, entraînant à son tour une mort des neurones.

    Des modifications du cycle veille-sommeil ont été rapportées chez des patients présentant des troubles du sommeil et des agitations vespérales (en anglais sundowning syndrome). Le système cholinergique est affecté dans le delirium, hypothèse corroborée par le fait que des médicaments ayant des propriétés anticholinergiques (c’est-à-dire qui provoquent une baisse des niveaux d’acétylcholine) provoquent des épisodes confusionnels aigus. D’autres neurotransmetteurs (GABA, dopamine) peuvent également être impliqués.

    Les facteurs de risque sont :

    • L’âge
    • La démence
    • Le sexe masculin
    • Histoire antérieure de délirium
    • Déficits en vitamines
    • Dépression, anxiété
    • Douleur, fractures. déshydratation.

    Critères diagnostiques du delirium

    Le delirium est un diagnostic clinique, souvent méconnu et facilement ignoré. La reconnaissance nécessite un bref dépistage cognitif et une observation clinique.

    Les principales caractéristiques diagnostiques comprennent l’apparition soudaine et fluctuante des symptômes, l’inattention, l’altération du niveau de conscience et la perturbation de la cognition (p. ex. Désorientation, troubles de la mémoire, altération du langage).

    Les perturbations perceptuelles (hallucinations ou illusions), les délires, les troubles psychomoteurs (hypo- ou hyper-activité), les comportements inappropriés et la labilité émotionnelle. Les critères diagnostiques standard de référence actuels sont le Manuel diagnostique et statistique de l’American Psychiatric Association (DSM-IV) et la Classification internationale des maladies (CIM-10) de l’Organisation mondiale de la santé.

    Le DSM-IV définit le delirium comme un trouble mental dû à une affection médicale générale constitué par l’association des critères diagnostiques suivants :

    • perturbation de l’attention et de la conscience ;
    • modification, altération des performances cognitives (mémoire, orientation, langage, troubles de la perception);
    • altération des perceptions sensorielles se manifestant par des illusions ou des hallucinations visuelles ou auditives qui retentissent sur le comportement du patient, avec possibilité de réactions de panique (fugue, agression..);
    • la perturbation s’installe en un temps court (quelques heures à quelques jours), avec une évolution fluctuante tout au long de la journée;
    • mise en évidence d’après l’anamnèse, examens cliniques et paracliniques, que la perturbation est due aux conséquences physiologiques directes d’une affection médicale générale.

    Pour le CIM-10, les critères sont sensiblement les mêmes, à la différence que selon le CIM-10, le début est habituellement brutal, l’évolution est fluctuante en cours de journée et la durée totale de l’épisode est inférieure à six mois. A ces principaux critères, s’ajoutent :

    • des troubles psychomoteurs (hypo- ou hyperactivité, allongement du temps de réaction, augmentation ou diminution du flux verbal, exagération de la réaction de sursaut);
    • une perturbation du rythme veille-sommeil;
    • des troubles émotionnels, dépressionanxiété, irritabilité, apathie
    • quelque fois des troubles végétatifs (tachycardie, sueurs, fièvre…);
    • langage incohérent, logorrhéique.

    Plus de 24 instruments ont été utilisés dans des études scientifiques pour identifier le delirium. Le plus utilisé est le Confusion Assessment Method (CAM), avec une sensibilité de 94% et une spécificité de 89%. Des tests cognitifs sont recommandés pour une utilisation optimale du CAM. Le CAM a été adapté pour être utilisé dans des unités de soins intensifs, les urgences et les maisons de retraite.

    Formes cliniques

    Les anomalies de perception comprennent des hallucinations, des illusions et des interprétations erronées. Elles sont majoritairement visuelles et accompagnées de réactions émotionnelles. Un début brutal et une durée courte et circonscrite dans le temps sont des critères nécessaires au diagnostic de l’épisode confusionnel, mais le CIM-10 admet une durée maximale du tableau sur six mois. L’épisode confusionnel peut soit révéler la présence d’une démence non diagnostiquée, soit aggraver une démence déjà installée.

    Diagnostic différentiel

    Un `deux tiers des diagnostics de delirium sont manqués en raison de la fluctuation du tableau clinique tout au long de la journée.

    L’état confusionnel aigü peut se confondre avec les maladies suivantes:

    1. Démence. Contrairement au delirium, le début de la démence est insidieux, la vigilance est intacte, les hallucinations sont rares, l’activité psychomotrice est normale, l’humeur est peu altérée, les délires sont peu fréquents, le discours est le plus souvent normal au début de la maladie et les signes neurologiques sont souvent absents.

    2. Aphasie de Wernicke. Ce trouble est marqué par des troubles de compréhension orale, des productions verbales caractérisés par un jargon ou des paraphasies. Dans certains cas, le patient est difficile à canaliser, ce qui peut amener à poser un diagnostic de confusion. Un scanner permettra de différencier l’aphasie de Wernicke d’un delirium.

    3. Ictus amnésique. Le patient souffre d’amnésie isolée, d’installation brutale et transitoire (quelques heures). Les autres fonctions cognitives sont intacts.

    4. Encéphalopathie de Gayet-Wernicke. Cette carence en vitamine B1 se traduit par un syndrome confusionnel avec hypersomnie et hallucinations, et concerne les personnes en dénutrition. Un traitement précoce, avant l’apparition de signes neurologiques, est critique.

    Evaluation clinique du delirium

    L’étape la plus importante de l’évaluation consiste à prendre connaissance de l’historique d’un observateur averti (par exemple, un membre de la famille ou un soignant) et en effectuant une brève évaluation cognitive.

    Un bref dépistage cognitif devrait être effectué au moyen de tests de dépistage cognitifs tels que le MMSE version courte ou le Montreal Cognitive Assessment. Si le temps est extrêmement limité, l’évaluation de l’orientation accompagnée d’une tâche d’attention fournit un dépistage de base.

    L’électroencéphalogramme (EEG) a une sensibilité et une spécificité limitées dans le diagnostic du delirium. Cependant, le delirium se caractérise par une activité thêta et delta accrue.

    Les outils d’évaluation de la sévérité du delirium sont le Delirium index et le Confusional State Evaluation, alors que le principal outil de dépistage est le Confusion Assessment Method. D’autres tests neuropsychologiques sont également utiles : le mini-examen mental, le test de l’horloge et le test des tracés.

    Compte tenu des taux élevés de mortalité, tout cas suspect ou incertain (y compris ceux avec léthargie ou qui sont incapables de terminer une entrevue) devrait être traité comme un état confusionnel jusqu’à preuve du contraire. La gestion initiale se concentre sur trois priorités simultanées: (1) maintenir la sécurité du patient; (2) rechercher les causes; et (3) la gestion des symptômes de delirium.

    Pour maintenir la sécurité du patient, les efforts doivent se concentrer sur la protection des voies respiratoires, le maintien de l’hydratation et de la nutrition, la prévention des chutes et l’absence de contraintes qui augmentent le risque et la persistance du delirium.

    Un bilan médical complet est nécessaire : glycémie, dosage de médicaments, vitamine B12, test de fonction thyroïdienne, albumine, sodium, potassium, magnésium, etc.

    Traitements

    Le delirium doit être traité car il augmente la morbidité et le risque de placement en institution et la durée d’hospitalisation.

    1. Stimulation du patient en journée,  en l’encourageant et en facilitant les références à son milieu de vie naturel. Eviter l’isolement qui favorise la privation sensorielle. Rassurer le patient en lui parlant calmement. Eviter le bruit et l’agitation.

    2. Traitement pharmacologique avec des psychotropes ayant des effets sédatifs : clométiazole, carbamates, antipsychotiques sans effets anticholinergiques (haloperidol, rispéridone, clozapine, quétiapine, benzamides). Il faut absolument éviter les barbituriques et benzodiazépines, médicaments qui sont souvent à l’origine des delirium, sauf dans le cas de delirium dû au sevrage de l’alcool ou des benzodiazépines.

    Il est préférable de prescrire les psychotropes en une seule prise vespérale, dans le but de rétablir le cycle veille-sommeil. Un traitement répété lors de la journée peut provoquer un phénomène on-off paradoxal avec aggravation brutale des symptômes.

    3. Traitement avec des vitamines B1, B6 et PP par voie parentale chez les alcooliques.

    4. Beaucoup dormir, bien s’hydrater et bien se nourrir.

    5. Faire en sorte que le patient voit et entende bien.

    6. Faire en sorte que les proches soient présents. Ceux-ci doivent être bien informés sur la maladie.

    7. Communiquer de manière succincte.

     

    Le delirium mène t-il à la démence ?

    Un sujet majeur de controverse est de savoir si le delirium est simplement un facteur de la vulnérabilité de la démence, ou si le délirium conduit lui-même à la démence. Il est probable que les deux hypothèses sont vraies. Il y a peu de doute que la survenue d’un épisode de délirium peut refléter une vulnérabilité du cerveau et un risque accru de démence future. Dans certains cas, le délirium peut amener des troubles cognitifs auparavant non diagnostiqués à être traités. Le delirium et la démence coexistent généralement, la démence étant un facteur de risque majeur de delirium, c’est-à-dire augmentant le risque de delirium de 2 à 5 fois.

    Une méta-analyse impliquant deux études avec 241 patients au total a démontré que le delirium était associé à un taux accru de démence (+ 457 %). Dans un échantillon de 225 patients en chirurgie cardiaque, le delirium a entraîné un déclin ponctuel sévère du fonctionnement cognitif, suivi d’un rétablissement sur 6 à 12 mois chez la plupart des patients. Cependant, une proportion importante, en particulier ceux qui souffrent de delirium prolongé, ne reviennent jamais à leur fonctionnement initial.  Chez 263 patients atteints de la maladie d’Alzheimer, le delirium a entraîné une accélération du taux de déclin cognitif après l’hospitalisation. On estime que le déclin survient trois fois plus rapidement.

     

    En résumé

    L’état confusionnel (ou delirium) est facile à négliger sans une évaluation cognitive formelle. Un bref examen cognitif permet d’aider à identifier le délirium, avec prise en charge appropriée. De plus, les personnes âgées prennent souvent de multiples médicaments psychoactifs qui augmentent le risque de délirium. La chute et la perte d’appétit sont souvent des signes avant-coureurs.

    1. Évaluer le délire chez tous les patients hospitalisés plus âgés: utiliser un dépistage cognitif simple et une échelle d’évaluation de l’état confusionnel. S’assurez d’obtenir l’historique de la part d’un proche du patient.
    2. Réduire les médicaments psychoactifs.
    3. Utilisez des approches non pharmacologiques pour gérer le sommeil, l’anxiété et l’agitation.
    4. Avoir des approches pharmacologiques pour les patients souffrant d’une agitation sévère, qui présentent un risque d’automutilation ou présentant des symptômes psychotiques (par exemple, des hallucinations, des états délirants).
    5. Inviter les membres de la famille à la prise en charge, en particulier pour la réorientation et la prévention de l’automutilation.
    6. Encourager la mobilité.
    7. Assurez-vous que les patients portent leurs lunettes, leurs prothèses auditives et leurs prothèses dentaires. Être capable de voir, d’entendre et de manger est important.
    8. Laissez les patients connaître leur emploi du temps et faire en sorte qu’ils soient impliqués dans leurs soins. Communiquer régulièrement avec les patients et leurs familles.

    Source : Sharon K et coll. Delirium in elderly people. Lancet. 2014 March 8; 383(9920): 911–922.

    Les personne qui présentent un risque accru de délire incluent les personnes âgées, celles qui ont subi une intervention chirurgicale, en cure de désintoxication ou victimes d’un AVC ou d’une démence.

    Délirium : cas pratique

    Mme M, âgée de 71 ans, a reçu un diagnostic de maladie d’Alzheimer (stade léger) après un examen clinique et une évaluation des performances cognitives (son score au mini-examen de l’état mental est de 22). En plus d’un médicament contre l’hypertension, Mme M prend 1 mg de lorazepam, 3 fois par jour, pendant plus de 15 ans pour traiter une anxiété.
    Mme M devient plus confuse à la maison depuis quelques jours, et sa fille l’emmène chez son médecin pour une évaluation. Reconnaissant que les benzodiazépines peuvent contribuer à état confusionnel aigü (délirium), le médecin arrête le lorazepam. Trois jours plus tard, la confusion de Mme M s’aggrave et elle développe des nausées et des tremblements.

    Elle est emmenée aux urgences où elle est admise pour un sevrage aux benzodiazépines, afin de savoir si le delirium a pour origine la maladie d’Alzheimer ou la médication.

    Bien que le délirium ait pour origine plusieurs facteurs, les médicaments sont des facteurs fréquents de prédisposition et aggravants et contribuent à environ 12% à 39% des cas de délire.

    Les benzodiazépines et les opioïdes sont les médicaments les plus souvent associés à un risque accru de delirium, tout comme les médicaments ayant des propriétés anticholinergiques importantes (c’est-à-dire faisant baisser l’acétylcholine dans le cerveau).

    En général, il n’y a pas de règles strictes sur la façon de réduire et d’interrompre les médicaments potentiellement à risque. Les étapes à envisager sont :

    • Envisager de réduire et d’arrêter les benzodiazépines chez un patient qui prend plus que les doses minimales prévues pendant au moins deux semaines, en particulier après huit semaines de traitement.
    • Dans le cas des opioïdes, envisager de les réduire chez un patient prenant plus que la dose minimale prévue pendant plus de quelques jours. Lorsque vous tentez d’éliminer les symptômes de délirium, réduire les opioïdes aussi rapidement et aussi sûrement que possible, avec une réduction recommandée de moins de 20% par jour pour prévenir les symptômes de sevrage.
    • L’apparition et la durée des symptômes de sevrage dépendent de la demi-vie d’un médicament. Le sevrage survient plus tôt lorsque l’on cesse de prendre des médicaments avec des demi-vies d’élimination courtes (habituellement dans les 1 à 2 jours), alors qu’il peut ne pas apparaître avant 3 à 8 jours après l’arrêt des médicaments avec une demi-vie supérieure à 24 heures.

    L’arrêt brusque d’un sédatif – hypnotique et opioïde – peut entraîner des symptômes de sevrage intolérables.

    Il faut éviter le sevrage des benzodiazépines en raison du risque de complications sévères, telles que des crises d’épilepsie et le délirium.

    Les crises de sevrage sont particulièrement fréquentes avec l’alprazolam en raison de sa courte demi-vie.

    Il faut donc faire preuve d’une plus grande prudence lors de l’arrêt progressif de ce médicament.

    En général, le sevrage des opioïdes ou des anticholinergiques ne met pas la vie en danger, mais doit être fait avec prudence.

    Points-clé

    • Les médicaments fortement impliqués dans le délirium devraient être retirés ou échangés.
    • Tenir compte de la posologie et de la durée du traitement, de la demi-vie du médicament et de la nature des symptômes de sevrage pour déterminer la vitesse à laquelle la dose d’un médicament doit diminuer.
    • Une réduction progressive de l’activité sur 2 ou 3 jours peut être envisagée chez les patients hospitalisés.

    Délirium : cas pratique #2

    Une femme octogénaire arrive aux urgences pour des problèmes comportementaux (agitation et hallucinations visuelles et auditives) accompagnés de chutes.

    Elle est traitée pour une hypertension artérielle et n’a pas d’antécédent psychiatrique. Elle est traitée avec du Plavix.

    Elle n’a aucune confusion lors de l’examen car elle a conscience de ses hallucinations, ce qui est à l’origine de ses angoisses.

    Deux hypothèses diagnostiques sont proposées :

    • Un état confusionnel qui survient au cours d’une démence ;
    • Un état confusionnel ayant une cause organique transitoire.

    Les examens complémentaires suivants ont été demandés :

    • Un scanner n’ayant rapporté ni signes d’hémorragies ou d’ischémie cérébrale, ni d’atrophie cérébrale.
    • Un électrocardiogramme.
    • Un électroencéphalogramme, qui a mis en évidence des troubles du rythme cardiaque, avec fluctuation de la vigilance.
    • Un score au mini-examen mental de 24 sur 30, suggérant un déclin cognitif.
    • Aucune maladie mentale chronique selon le médecin psychiatre.

    1er diagnostic

    Un diagnostic d’état confusionnel avec hallucinations est posé. Un traitement avec du seresta (benzodiazépine) est apporté.

    Le faible score au MMSE suggère la présence d’un déclin cognitif léger.

    Une anomalie de l’ECG suggère un problème cardiaque, hypothèse confortée par l’observation d’un rythme cardiaque irrégulier à l’électroencéphalogramme.

    Un deuxième électrocardiogramme plus approfondi est entrepris.

    2ème diagnostic

    Le personnel médical diagnostique :

    • une fibrillation auriculaire traitée notamment avec de l’anti-vitamine K (anticoagulant) et un antiarythmique.
    • Une hypertrophie du ventricule gauche caractéristique d’une cardiopathie (la cardiopathie est présente dans 70% des cas de fibrillation auriculaire)

    Cette fibrillation auriculaire dite paroxystique (c’est-à-dire qu’elle se manifeste sous forme de crise aigue pendant environ une semaine pour ensuite se terminer spontanément) conduit à un syndrome confusionnel aigü avec une diminution du débit sanguin cérébral.

    • Début d’altération cognitive très modérée avec autonomie conservée.

    Suite à la mise en place des traitements, aucune récidive n’a été observée.

  10. Fibromyalgie

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    La fibromyalgie est une maladie chronique de longue durée. Elle provoque des douleurs musculaires généralisées, des douleurs articulaires et de la fatigue. 

    C’est de deuxième diagnostic le plus souvent posé par les rhumatologues après l’arthrose dégénérative.

    La douleur peut aller et venir. Il n’y a pas de cause connue, bien que certains facteurs tels que le stress et la génétique puissent prédisposer quelqu’un à la maladie. 

    Bien qu’il n’y ait pas de remède, les médicaments, les changements de style de vie et d’autres thérapies offrent un soulagement.

    Quelle est la fréquence de la fibromyalgie?

    On estime que 2% de la population souffrent de fibromyalgie dans les pays occidentaux.

    Qui pourrait attraper la fibromyalgie?

    Tout le monde peut contracter la fibromyalgie, y compris les enfants. Les femmes sont cinq fois plus susceptibles que les hommes d’avoir la fibromyalgie. Les symptômes apparaissent souvent à l’âge adulte. Jusqu’à 20% des patients qui souffrent d’autres troubles chroniques tels que la polyarthrite rhumatoïde, le lupus et la sarcoïdose peuvent également avoir la fibromyalgie. Les personnes qui ont déjà subi des abus psychologiques, physiques ou sexuels précoces semblent être plus à risque.

    Symptômes et causes

    Les médecins ne savent pas pourquoi certaines personnes développent la fibromyalgie. Certaines maladies ou événements peuvent entraîner des symptômes, tels que :

    • Facteurs de stress tels que : naissance prématurée, événements traumatisants de la vie tels que violence, accidents.
    • Conditions médicales telles que les infections virales ou d’autres maladies.
    • Anxiété, dépression, autres troubles de l’humeur, état de stress post-traumatique.
    • Mauvais sommeil.
    • Le manque d’exercice.

    Les douleurs musculaires généralisées et les douleurs articulaires, ainsi que la fatigue et le manque de sommeil sont les symptômes déterminants de la fibromyalgie. La maladie affecte les gens différemment. 

    • Anxiété ou dépression.
    • Problèmes digestifs, y compris diarrhée ou constipation.
    • Douleurs au visage ou à la mâchoire.
    • Maux de tête ou migraines.
    • Problèmes de mémoire.
    • Fourmillements ou engourdissements dans les mains ou les pieds.

    La prévalence des maladies psychiatriques est plus élevée chez les patients atteints de fibromyalgie que les chez les patients souffrant d’autres affections rhumatologiques. Les troubles mentaux les plus souvent associés sont l’anxiété, la dysthymie, la trouble panique, l’état de stress post-traumatique et la dépression.

    Qu’est-ce qui déclenche une crise de fibromyalgie ?

    Certains facteurs peuvent provoquer des symptômes de la fibromyalgie, en particulier celles qui augmentent le niveau de stress. Ceux-ci inclus:

    • Changements dans les routines quotidiennes.
    • Changements alimentaires ou mauvaise alimentation.
    • Fluctuations hormonales.
    • Manque de sommeil.
    • Facteurs de stress tels que le travail, la maladie, le stress émotionnel.
    • Le traitement change.
    • Modification des habitudes de sommeil (par exemple, travail posté).
    • Changements de temps ou de température.

    Diagnostic

    Le diagnostic est basé sur les symptômes et l’examen physique. Des tests sanguins de base sont recommandés pour exclure d’autres causes telles que l’anémie ou une maladie thyroïdienne. Le diagnostic repose sur les antécédents familiaux et médicaux.

    Les personnes atteintes de fibromyalgie ont tendance à être profondément sensibles à une douleur qui ne dérangerait pas la plupart des gens. 

    Pour poser un diagnostic, une douleur doit être présente pendant trois mois avec de la fatigue et d’autres symptômes tels que des difficultés de mémoire et de concentration, un mauvais sommeil et des symptômes de dépression.

    Index de douleur diffuse

    Le médecin doit noter le nombre de zones où le patient a eu mal la semaine précédente. Dans combien de zones le patient a-t’il ressenti de la douleur ? La cotation se situe entre 0 et 19.

    Les régions sont la mâchoire, le cou, l’épaule, le haut du bras, le thorax, l’abdomen, le dos, la hanche et les jambes.

    L’échelle de l’intensité des symptômes.

    Pour chacun des 3 symptômes cités ci-dessous, indiquer le niveau de sévérité lors de la semaine
    précédente en utilisant l’échelle suivante : 0 = aucun symptôme, 1 = problèmes légers ou modérés, 2 = problèmes modérés, considérables, 3 = problèmes importants, persistants

    • Fatigue
    • Troubles du sommeil
    • Troubles cognitifs

    Le nombre de symptômes associés

    0 = aucun symptôme, 1 = peu de symptômes, 2 = un nombre modéré de symptômes, 3 = de nombreux symptômes.

    Les symptômes somatiques incluent : douleur musculaire, syndrome du côlon irritable, fatigue, troubles de mémoire, faiblesse musculaire, mal de tête, douleur abdominales, engourdissement/picotements, vertiges, insomnie, dépression, constipation, douleur dans le haut de l’abdomen, nausées, nervosité, douleur à la poitrine, vision floue, fièvre, diarrhée, bouche sèche, démangeaisons, sifflement respiratoire, syndrome de Raynaud, etc.

    Traitement

    Il n’existe pas de remède contre la fibromyalgie. Des médicaments et changements de style de vie peuvent améliorer les symptômes :

    • Antidépresseurs.
    • Thérapie cognitivo-comportementale.
    • Amélioration des habitudes de sommeil.
    • Médicaments contre la douleur sur ordonnance et en vente libre.
    • Techniques de gestion du stress.
    • Musculation et exercice.

    Quelles sont les complications ?

    La fibromyalgie n’est pas mortelle. Pourtant, il peut être difficile de vivre avec la douleur et la fatigue chroniques. Si la fibromyalgie n’est pas traitée, le travail et les activités quotidiennes sont plus difficiles à effectuer.

    Prévention

    Les causes n’étant pas connues, vous ne pouvez pas vraiment prendre des mesures pour la prévenir. Néanmoins, il est préférable de :

    • Minimisez le stress.
    • Avoir une alimentation nutritive.
    • Dormir suffisamment.
    • Maintenir un poids de forme.
    • Gérer l’arthrite, la dépression ou autres maladies.
    • Restez actif et faites de l’exercice régulièrement.

    Perspectives

    La plupart des personnes atteintes peuvent soulager les symptômes avec des médicaments et des changements de mode de vie. 

    Parfois, les symptômes disparaissent après que vous avez pris des mesures pour réduire le stress. Les symptômes peuvent réapparaître pendant les périodes de stress. 

    Un petit nombre de personnes présentent des douleurs ou une fatigue si intenses qu’elles sont incapables de travailler.