L’hypothalamus est une structure de cerveau qui joue un rôle dans le contrôle de la soif, faim, température. Il régule une autre partie du cerveau appelée hypophyse.
Du grec signifiant « sous le thalamus ».
Il est situé au-dessus du tronc cérébral et juste en dessous du thalamus (du grec hypo signifiant « sous ») et, des deux côtés du troisième ventricule. (Les ventricules sont des zones du cerveau qui sont remplies de liquide céphalo-rachidien).
L’hypothalamus est l’une des parties les plus actives du cerveau qui est impliquée dans l’homéostasie.
L’homéostasie est le processus qui consiste à ramener quelque chose à un «point d’équilibre», comme un thermostat.
L’hypothalamus est responsable de la régulation de plusieurs fonctions : faim, soif, réponse à la douleur, niveaux de plaisir, contrôle de la température corporelle, satisfaction sexuelle, colère et comportement agressif.
Il régule également le fonctionnement du système nerveux autonome tel que le pouls, la pression artérielle, la respiration et l’excitation en réponse à des événements ayant une connotation émotionnelle.
L’hypothalamus reçoit des entrées (afférences) d’un certain nombre de sources.
À partir du nerf vague, il obtient des informations sur la pression artérielle et la distension de l’intestin (c’est-à-dire si votre estomac est plein).
De la formation réticulaire dans le tronc cérébral, il obtient des informations sur la température de la peau.
Du nerf optique, il obtient des informations sur la lumière et l’obscurité.
De neurones tapissant les ventricules, il obtient des informations sur le contenu du liquide céphalorachidien, y compris les toxines qui provoquent des vomissements.
De certaines parties du système limbique et des nerfs olfactifs (odeur), il obtient des informations qui aident à réguler l’alimentation et la sexualité.
L’hypothalamus : régulateur de l’appétit
Il semble qu’il existe une protéine appelée leptine qui est libérée par les cellules graisseuses lorsque nous mangeons trop.
L’hypothalamus détecte apparemment les niveaux de leptine dans le sang et répond en diminuant l’appétit. Il semblerait que certaines personnes ont une mutation dans un gène qui produit la leptine, et leur corps ne peut pas dire à l’hypothalamus qu’elles ont assez mangé. Cependant, de nombreuses personnes en surpoids n’ont pas cette mutation.
Contrôle des fonctions vitales
L’hypothalamus envoie des instructions au reste du corps de deux manières. Le premier concerne le système nerveux autonome. Cela permet à l’hypothalamus d’avoir le contrôle ultime de choses comme la pression artérielle, le rythme cardiaque, la respiration, la digestion et la transpiration.
En contact avec la glande pinéale
L’autre façon dont l’hypothalamus contrôle certaines fonctions se fait à travers la glande pituitaire. Il est neurologiquement et chimiquement connecté à l’hypophyse, qui à son tour libère des hormones dans la circulation sanguine. Ces hormones sont d’une importance vitale pour réguler la croissance et le métabolisme.
L’exposition au manganèse peut entraîner des symptômes de type Parkinson, en favorisant la production d’une protéine toxique pour les neurones.
Ces résultats peuvent permettre un diagnostic plus
précoce des troubles moteurs.
Le manganèse est un nutriment essentiel présent dans « les légumineuses, les ananas, les haricots, les noix, le thé et les céréales ».
Dans le corps humain, le manganèse facilite la régulation de la
glycémie, la formation osseuse et l’immunité.
Cependant, l’exposition à des niveaux excessifs de manganèse peut déclencher des symptômes neurologiques de type Parkinson, comme c’est le cas avec des pesticides.
Le manganèse s’accumule dans la zone des noyaux gris centraux du
cerveau.
Les chercheurs connaissent ces liens entre le manganèse et la
maladie de Parkinson depuis des décennies, mais de nouvelles recherches aident
à élucider les mécanismes qui expliquent ces associations.
Le manganèse favorise Parkinson en agissant sur une protéine toxique
La
maladie de Parkinson est caractérisée par des agrégats
de protéines alpha-synucléine qui sont mal repliées. Cette conformation
défectueuse est toxique pour les neurones.
Les chercheurs ont entrepris d’étudier comment ces protéines mal repliées pourraient interagir avec le manganèse pour déclencher la maladie de Parkinson.
Pour
ce faire, ils ont examiné les données des souris et des échantillons de sérum
sanguin prélevés auprès de huit soudeurs.
Les soudeurs ont un
risque plus élevé d’exposition prolongée au manganèse. La recherche a
également examiné un groupe témoin de 10 personnes.
Les analyses ont révélé que les soudeurs exposés au manganèse avaient des niveaux plus élevés d’alpha-synucléine mal repliée, ce qui les expose à un risque plus élevé de Parkinson.
Des tests de culture
cellulaire supplémentaires ont montré que l’alpha-synucléine mal repliée était
sécrétée par de petites vésicules appelées exosomes. Ces petites vésicules, qui
se trouvent entre les cellules, ont permis aux protéines alpha-synucléine de se
déplacer de cellule en cellule et de propager davantage la protéine mal
repliée.
Les scientifiques ont
également isolé des exosomes contenant de l’alpha-synucléine et les ont
transféré dans une zone cérébrale chez la souris appelée striatum . Cela
a induit des symptômes de type Parkinson chez les souris.
Le manganèse a semblé accélérer la « transmission de cellule à cellule » de l’alpha-synucléine, qui, à son tour, a conduit à une toxicité du neurone.
Les auteurs de l’étude expliquent:
» Ces résultats indiquent que l’exposition au manganèse favorise la sécrétion d’alpha-synucléine, ce qui provoquent une neuroinflammation et une neurodégénérescence. »
Vers une détection plus précoce de Parkinson
Bien que la maladie n’ait pas encore de remède, la diagnostiquer précocement peut prévenir des lésions cérébrales irréversibles et à tester l’efficacité des nouveaux médicaments contre la maladie de Parkinson.
Cependant, les auteurs
de l’étude avertissent également que leurs résultats sont encore expérimentaux et
qu’un tel test diagnostique peut ne pas être disponible avant plusieurs années.
Source : Anumantha Kanthasamy et coll. Manganese
activates NLRP3 inflammasome signaling and propagates exosomal release of ASC
in microglial cells. Science Signaling. 08
Jan 2019: Vol. 12, Issue 563.
Le lien entre les maladies cardiaques et la dépression s’expliquerait par l’inflammation induite par le stress. Cela expliquerait pourquoi la santé mentale et cardiovasculaire sont si intimement liées.
Les maladies cardiaques sont désormais la principale cause de décès, alors que la dépression est l’un des problèmes de santé mentale les plus courants dans les pays industrialisés.
Des études antérieures avaient montré que les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires sont plus susceptibles de souffrir de dépression, alors que les personnes atteintes de dépression ont un risque plus élevé de développer des maladies cardiovasculaires.
De plus, les personnes souffrant de dépression et de maladies cardiaques sont plus à risque que celles qui ne souffrent que de maladies cardiaques.
Cette relation est également proportionnelle, ce qui signifie que plus la dépression est grave, plus il est probable qu’une personne développera une maladie cardiaque ou en mourra.
Comment expliquer ce lien maladies cardiaques-dépression
Des chercheurs de l’Université de Cambridge au Royaume-Uni ont cherché à comprendre ce lien. Leurs conclusions ont été publiées dans la revue Molecular Psychiatry.
L’équipe a examiné les données de près de 370 000 personnes âgées de 40 à 69 ans. Les données étaient facilement disponibles dans la base britannique UK Biobank.
Ensuite, les scientifiques se sont demandé si les gènes déterminaient ce lien. Ils n’ont trouvé aucun lien entre la prédisposition génétique à développer une maladie cardiaque et le risque de dépression.
Cela suggère que la dépression et les maladies cardiaques ne partagent pas une prédisposition génétique commune.
Ils se sont par la suite demandé s’il y avait des facteurs environnementaux qui pouvaient augmenter le risque de développer les deux affections.
Ils ont examiné 15 marqueurs biologiques (ou biomarqueurs) qui pourraient affecter le risque de maladie cardiaque.
Les scientifiques utilisent cette technique pour établir un lien de cause à effet entre un facteur de risque et un résultat clinique.
Leur analyse a identifié trois biomarqueurs du risque de maladie cardiaque qui étaient également des facteurs de risque de dépression: les triglycérides et les protéines liées à l’inflammation appelées IL-6 et CRP.
Les scientifiques expliquent que notre corps produit les protéines d’ inflammation IL-6 et CRP en réponse à des facteurs physiologiques tels que les infections et les facteurs liés au mode de vie tels que le tabagisme, la consommation d’alcool et l’inactivité physique, ainsi qu’en réponse à un stress psychologique.
Des marqueurs d’inflammation élevés sont souvent présents dans la dépression résistante au traitement, et des niveaux élevés d’IL-6 et de CRP en particulier caractérisent souvent les épisodes dépressifs aigus.
De plus, des études antérieures ont montré que les personnes ayant des niveaux élevés d’IL-6 et de CRP sont plus susceptibles de développer une dépression.
L’inflammation peut expliquer le lien
« Il est possible, souligne l’un des auteurs de l’étude, que les maladies cardiaques et la dépression partagent des mécanismes biologiques communs, qui se manifestent dans deux organes différents : le système cardiovasculaire et le cerveau.
» Nos travaux suggèrent que l’inflammation pourrait être un mécanisme commun aux maladies cardiaques et à la dépression. »
Cependant, les chercheurs soulignent qu’il reste du travail à faire. Ils notent également que le rôle des triglycérides dans le risque de dépression reste à comprendre.
« Bien que nous ne sachions pas quels sont les mécanismes exacts qui sont partagés par ces maladies, nous avons maintenant des indices qui nous orientent vers un rôle du système immunitaire », explique l’auteur principal.
Le yoga est un exercice populaire qui met l’accent sur la respiration, la force et la flexibilité. La pratique du yoga peut présenter de nombreux bénéfices pour la santé physique et mentale. Entre 2012 et 2017, le pourcentage de personnes pratiquant le yoga aux États-Unis est passé de 9,5% à 14,3% chez les adultes et de 3,1% à 8,4% chez les enfants. Un sondage aux États-Unis réalisé en 2012 a révélé qu’environ 94% des personnes qui pratiquent le yoga le font pour leur bien-être. Les répondants ont déclaré que le yoga présentait des bénéfices pour leur santé pour plusieurs raisons :
Il les encourage à faire plus d’exercice
Il les incite à manger plus sainement
Il améliore leur qualité de sommeil
Il réduit leur niveau de stress
Il les motive à réduire la consommation d’alcool et de tabac
Réduction du stress
La pratique régulière du yoga peut aider à réduire le stress et à favoriser la relaxation. Les chercheurs comprennent mieux les mécanismes qui permettent au yoga de réduire le stress.
Des pics persistants d’hormones du stress, notamment l’adrénaline et le cortisol, peuvent endommager les vaisseaux sanguins et augmenter la pression artérielle.
Cependant, des recherches ont montré que les personnes qui pratiquent le yoga ont régulièrement de faibles niveaux de cortisol.
Des études ont également montré que la pratique du yoga pendant au moins 3 mois pouvait réduire le cortisol et le stress perçu, et réduire les molécules pro-inflammatoires responsables de l’inflammation (cytokines).
Soulager l’anxiété
L’anxiété est le symptôme de nombreuses affections, notamment le trouble panique, le trouble anxieux, le trouble de stress post-traumatique et les phobies.
Une méta-analyse de 2016 a révélé que la pratique du Hatha yoga avait un effet inhibiteur sur l’anxiété. Le yoga est également très bénéfique pour les personnes qui présentaient les niveaux d’anxiété élevés au début des études.
Une étude plus ancienne de 2010 a démontré que le yoga améliore davantage l’humeur et les niveaux d’anxiété que la marche. Les chercheurs suggèrent que cela était dû aux niveaux plus élevés du neurotransmetteur acide gamma-chimique aminobutyrique (GABA) dans le cerveau.
L’activité du GABA a tendance à être plus faible chez les personnes souffrant d’anxiété et de troubles de l’humeur. Les chercheurs ont testé l’activité du GABA et ont constaté que le yoga augmentait les niveaux de GABA chez les participants.
Le yoga améliore la santé mentale (dépression)
Bien que les antidépresseurs et la thérapie cognitive et comportementale soient des traitements courants de la dépression, les résultats du yoga sur la santé mentale sont prometteurs.
Une revue systématique de 2017 a révélé que le yoga pouvait réduire les symptômes dépressifs dans de nombreuses populations, y compris les personnes souffrant de trouble dépressif, les les femmes en post-partum et les aidants naturels.
Une recherche de 2017 s’est intéressée aux personnes dépressives qui n’avaient pas bien réagi aux antidépresseurs.
Les participants à l’étude ayant terminé 2 mois de yoga ont connu une réduction des symptômes dépressifs, alors que le groupe témoin n’a présenté aucune amélioration.
Les chercheurs suggèrent que le yoga pourrait réduire les symptômes de la dépression en réduisant la source de cortisol, ou «l’hormone du stress».
Douleurs au dos
Certaines recherches suggèrent que le yoga peut être meilleur que la thérapie physique pour les douleurs au bas du dos. La douleur au bas du dos affecte environ 80% des adultes à un moment de leur vie, ainsi que leur capacité à effectuer des tâches quotidiennes, à faire de l’exercice et à dormir. Le yoga peut être un moyen pratique et peu coûteux d’apporter un peu de répit.
Une analyse de 2017 associe la pratique du yoga à un soulagement de la douleur dans le bas du dos et à une amélioration de la fonction du dos.
Les anciens combattants et les militaires en service actif ressentent souvent des taux de douleur chronique plus élevés que la population en général, en particulier dans le bas du dos.
Une étude de l’American Journal of Preventive Medicine a montré qu’un programme de yoga de 12 semaines réduisait l’intensité de la douleur, ainsi que la consommation d’opioïdes chez les anciens combattants.
D’autres recherches suggèrent que le yoga est tout aussi efficace pour soulager les maux de dos que la thérapie physique. Les bénéfices du yoga peuvent durer plusieurs mois.
Améliorer la qualité de vie du patient
De nombreuses personnes utilisent le yoga comme thérapie complémentaire aux traitements médicaux conventionnels pour améliorer leur qualité de vie.
Certaines preuves suggèrent que le yoga peut améliorer la qualité de vie des personnes atteintes des maladies suivantes:
Cancer de la prostate. Les recherches suggèrent qu’assister à un cours de yoga deux fois par semaine pendant le traitement par radiothérapie du cancer de la prostate pourrait réduire la fatigue et améliorer la fonction sexuelle et urinaire. Accident vasculaire cérébral. Le yoga peut améliorer l’équilibre et les fonctions motrices après un accident vasculaire cérébral (AVC), même lorsqu’une personne commence à le pratiquer 6 mois ou plus après un AVC. Colite ulcéreuse. Suivre un cours de yoga hebdomadaire pendant 12 semaines peut améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de colite ulcéreuse et réduire l’activité de la colite. La polyarthrite rhumatoïde. La participation à un cours intensif de yoga de 8 semaines peut améliorer les symptômes physiques et psychologiques chez les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, ainsi que réduire l’inflammation.
Les premières recherches sur le rôle du yoga dans l’amélioration de la qualité de vie dans de nombreuses conditions sont prometteuses. Cependant, d’autres études sont nécessaires avant que les chercheurs puissent tirer des conclusions définitives.
Stimuler la fonction cérébrale
Le yoga pourrait stimuler le fonctionnement du cerveau, selon plusieurs études.
Une étude menée en 2017 a montré que le yoga améliore les fonctions exécutives du cerveau ainsi que l’humeur.
Des recherches menées en 2012 ont montré qu’une seule séance de yoga améliore la mémoire de travail si elle s’accompagne d’une séance d’aérobic. Cependant, les effets ne sont apparus que immédiatement après l’exercice et étaient de courte durée.
Le yoga améliore la santé cardiaque
Une méta-analyse a révélé que le yoga réduisait les facteurs de risque de maladie cardiaque, tels que l’indice de masse corporelle (IMC), le cholestérol et la pression artérielle.
Le yoga peut également protéger les vaisseaux sanguins, ce qui contribue aux maladies cardiaques. Une étude a révélé que le yoga Bikram, qui a lieu dans une pièce chauffée, améliore la santé vasculaire.
Les auteurs d’une étude de 2018 ont découvert que la combinaison de la pratique du yoga et de l’exercice aérobique entraînait une double réduction de l’IMC, du taux de cholestérol et de la tension artérielle par rapport à la participation à l’un ou à l’autre.
Réduire la pression artérielle
Des chercheurs indiens ont évalué les effets du hatha yoga sur la santé de 60 patients à risque d’hypertension. Le hatha yoga est une forme yoga traditionnel basé sur le travail des postures (les asanas), la respiration (le pranayama) et la méditation.
Les participants quinquagénaires avaient une tension élevée – soit entre 120/80mmHg et 139/89mmHg- mais insuffisante pour être considérée comme de l’hypertension artérielle.
Deux groupes ont été formés: le premier groupe a pratiqué trois mois de yoga à raison d’une heure par jour et a modifié son hygiène de vie, alors que le second a seulement amélioré son hygiène de vie (arrêt du tabagisme, pratique du sport, contrôle de la consommation d’alcool, régime alimentaire).
La tension artérielle était respectivement de 130/80 mmHg et de 127/80 mmHg chez le groupe yoga et le groupe témoin.
Résultat: Le groupe yoga a réduit sa pression d’environ 4,5 mmHg, comparé au groupe contrôle. La diminution de 2 mmHg de la tension diastolique réduit le risque de maladies coronariennes de 6% et le risque d’AVC de 15%.
Selon les chercheurs, le yoga diminuerait l’activité du système nerveux sympathique et améliorerait l’élasticité des vaisseaux sanguins, entaînant une meilleure régulation de la tension artérielle.
Des études précédentes avaient rapporté un effet bénéfique sur la santé cardiaque, en réduisant la tension artérielle et le risque d’arythmie chez les patients hypertendus ou atteints de fibrillation auriculaire.
Le yoga pourrait être également aussi efficace que la marche pour réduire le risque d’obésité et abaisser les niveaux de cholestérol.
Cependant, son efficacité sur le syndrome-metabolique reste à démontrer.
Sources
Impact of a 10 minute Seated Yoga Practice in the Management of Diabetes. J Yoga Phys Ther. 2016 Jan 18;6(1).
Impact of a 10 minute Seated Yoga Practice in the Management of Diabetes. J Yoga Phys Ther. 2016 Jan 18;6.
Yoga for metabolic syndrome: A systematic review and meta-analysis. Eur J Prev Cardiol. 2016 Aug 22.
Yoga as an Alternative and Complimentary Therapy for Cardiovascular Disease: A Systematic Review. J Evid Based Complementary Altern Med. 2016 Jan 19.
Pourquoi le yoga a des bénéfices sur la santé
En règle générale, le yoga est un exercice efficace pour augmenter l’activité physique. Il peut également avoir de nombreux bénéfices sur la santé :
Réduire du stress et de l’anxiété
Gestion de la dépression
Diminuer des douleurs lombaires
Amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques ou aiguës
Il est maintenant admis que le régime méditerranéen peut maintenir le cerveau en bonne santé, retardant sans doute l’apparition de la maladie d’Alzheimer.
Un régime méditerranéen est caractérisé par :
l’utilisation d’huile d’olive vierge comme la principale matière grasse culinaire;
des noix
une consommation élevée de fruits, légumes (ex. haricots) et légumineuses ;
une consommation modérée à élevée de poissons et fruits de mer ;
une faible consommation de produits laitiers et de viande rouge ;
une consommation modérée de vin rouge (2 verres par jour maximum);
des céréales (blé et riz, par exemple),
Le régime méditerranéen améliore la santé du cerveau
Un cerveau moins atrophié
Des chercheurs de l’Université d’Édimbourg (Écosse) ont observé qu’un régime méditerranéen empêche l’atrophie du cerveau associé au vieillissement.
Il semble que cela ne soit pas simplement dû au fait de manger plus de poisson et moins de viande, ce qui suggère que d’autres composantes du régime méditerranéen sont impliquées.
«À mesure que nous vieillissons, le cerveau se rétrécit et nous perdons des cellules du cerveau qui peuvent affecter l’apprentissage et la mémoire», a déclaré le Dr Luciano, auteur principal de l’étude.
Les chercheurs ont demandé à 967 personnes, toutes âgées d’environ 70 ans et sans symptômes de démence, de remplir un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires.
Trois ans plus tard, 401 personnes ont subi une nouvelle IRM du cerveau.
Les résultats du scanner ont ensuite été comparés entre les personnes qui avaient suivi le régime méditerranéen depuis trois ans et les autres.
L’analyse indiquait que les personnes qui n’avaient pas adhéré à la diète méditerranéenne avaient une plus grande atrophie cérébrale, comparées à celles qui l’avaient suivi.
Le volume de la matière grise ou l’épaisseur du cortex n’ont cependant pas été modifiés par le régime méditerranéen.
De plus, manger plus de poisson et moins de viande n’a pas d’influence sur l’atrophie du cerveau, contrairement à ce qui a été rapporté dans des études antérieures.
Cela suggère que d’autres composantes de l’alimentation méditerranéenne, ou peut-être la combinaison de tous ces composantes, peuvent être responsables de l’effet bénéfique de ce régime sur le cerveau.
Source : Mediterranean-type diet and brain structural change from 73 to 76 years in a Scottish cohort, Neurology, janvier 2017.
En 2015, des chercheurs de l’université de Columbia (New York) avaient également montré que les personnes âgées qui suivent un régime alimentaire de type méditerranéen avait un volume cérébral plus grand que ceux qui ne le suivait pas, suggérant que ce type de régime a le pouvoir de protéger le cerveau, et en particulier de préserver les fonctions cognitives chez les personnes âgées.
Les chercheurs ont également utilisé la technique d’IRM afin de mesurer le volume du cerveau et certaines de ses parties.
674 personnes âgées de 65 ans et plus ont répondu à un questionnaire décrivant leur type d’alimentation (poisson, viande, fruits et légumes, etc.) et ont passé une IRM.
Résultats : celles qui adhéraient le mieux au régime méditerranéen avaient un volume cérébral plus important, ainsi qu’une matière grise et une matière blanche plus importante.
Cette association est surtout marquée chez celles qui mangeaient du poisson et moins de viande.
Il est fort possible que cet effet protecteur soit dû aux propriétés anti-oxydantes et anti inflammatoires des aliments, ainsi qu’à leur capacité à freiner l’accumulation des protéines amyloïde et tau, lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.
Cette hypothèse est confortée par une étude plus récente indiquant que le régime méditerranéen diminue de 20% (au bout d’un an) l’accumulation de la protéine amyloide dans le cerveau de personnes âgées à risque de développer la maladie d’Alzheimer.. Cette diminution atteint 60% au bout de 3ans.
Le chercheur fait observer que cette étude n’explique si le régime protège à lui seul le cerveau ou bien si le fait de suivre un régime méditerranéen reflète des bonnes pratiques de santé.
Au moins plusieurs années avant de voir les effets bénéfiques
En lisant ces résultats, les médias, mais aussi des scientifiques et le grand public ont tendance à penser qu’une telle relation se traduit par un bénéfice thérapeutique immédiat. Or il faut plusieurs années – voire plusieurs décennies – avant de voir les effets bénéfiques d’un tel régime et l’idée de penser que changer de régime à 75 ans nous sera profitable est fausse.
Source : Congrès de l’American Academy of Neurology, avril 2015.
L’apport des noix au régime méditerranéen est bénéfique sur la mémoire
Ajouter des noix et de l’huile d’olive à un régime méditerranéen pourrait préserver une bonne chez les personnes âgées.
L’étude a montré que l’ajout de noix au régime méditerranéen renforce la mémoire, alors que l’huile d’olive complétant ce type de régime améliore globalement la cognition.
Les résultats suggèrent que les effets d’une bonne alimentation sur la fonction cérébrale doivent être démarrés le plus tôt possible pour être efficaces.
Les participants n’avaient aucun symptôme cognitif au début de l’étude PREDIMED (Prevención Dieta Mediterránea).
Les participants à l’étude avaient le diabète de type 2 ou au moins trois des cinq facteurs de risque cardiovasculaire: tabagisme, hypertension, dyslipidémie, embonpoint ou obésité, ainsi que des antécédents familiaux de maladie coronarienne.
L’étude comprenait :
127 participants qui suivaient un régime méditerranéen avec l’ajout d’huile d’olive (1 litre d’huile d’olive par semaine).
112 suivaient un régime méditerranéen avec l’ajout de noix (30 g de noix mélangées par jour soit des noix, noisettes et amandes) et
95 composaient le groupe contrôle qui recevaient des conseils pour réduire leur graisse alimentaire.
L’âge moyen des participants était de 66,8 ans et 50,9% étaient des femmes.
Les données alimentaires ont été recueillies au cours d’entretiens en utilisant un questionnaire sur les habitudes alimentaires.
Les chercheurs ont constaté que, comparativement au groupe contrôle, la mémoire s’est améliorée de façon significative chez le groupe suivant le régime méditerranéen avec des noix.
Chez le groupe suivant un régime méditerranéen + huile d’olive, la fonction cognitive globale s’est nettement améliorée par rapport au groupe contrôle.
Le nombre de cas de trouble cognitif léger était moins important dans le groupe des noix (7%) que dans les deux autres groupes (13%).
Les effets cognitifs bénéfiques observés dans cette l’étude sont probablement dus aux propriétés antioxydants et anti-inflammatoires des aliments présents dans les deux groupes de régime méditerranéen, suggèrent les chercheurs.
L’huile d’olive et les noix sont riches en composés phénoliques qui pourraient contrecarrer les effets toxiques des radicaux libres dans le cerveau, conduisant à la neurodégénérescence.
Les polyphénols dans les aliments peuvent également améliorer la circulation sanguine cérébrale, augmenter la synthèse de facteurs neurotrophiques (molécules connues pour protéger les neurones), et de stimuler la neurogénèse (production de nouveaux neurones dans le cerveau).
Le régime méditerranéen peut également améliorer le système vasculaire. Il a déjà été montré que ce régime réduit l’incidence des maladies cardiovasculaires de 30% par rapport au régime de contrôle, et que le risque d’AVC est réduit respectivement de 34% et 49% dans les groupes huile d’olive et noix.
Ces régimes ont également un effet bénéfique sur la pression artérielle et le risque de diabète.
Un bémol : une des lacunes relevées par certains chercheurs est l’absence de données concernant l’adhérence des participants au régime, qui rajoutent « qu’il serait plus prudent de dire que les preuves solides ne sont pas encore publiées. »
Source : Cinta Valls-Pedret et alii. Mediterranean Diet and Age-Related Cognitive Decline. A Randomized Clinical Trial. JAMA Intern Med, mai 2015.
En 2013, des chercheurs ont montré que régime méditerranéen améliore la performance du cerveau, selon une étude espagnole portant sur 522 hommes et femmes âgés de 55 à 80 ans.
Ces participants avaient un profil de risque vasculaire : diabète de type 2 ou trois des éléments suivants: hypertension artérielle, mauvais profil lipidique (graisse dans le sang), surpoids, antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire ou consommation de cigarettes.
Les participants ont été répartis au hasard entre trois groupes. Les deux premiers groupes suivaient un régime méditerranéen respectivement riche en huile d’olive et en noix, tandis que le groupe témoin recevait des conseils pour suivre un régime alimentaire faible en gras et généralement recommandé pour prévenir une attaque cardiaque et un AVC.
Après une période moyenne de 6,5 ans, les participants ont subi un test d’évaluation des fonctions cognitives (mini examen de l’état mental) et des fonctions cérébrales supérieures (test de l’horloge). Ces tests évaluent l’orientation, la mémoire, le langage, visuo-spatiale, les capacités de visuoconstrution et les fonctions exécutives (ex. mémoire de travail, attention, pensée abstraite).
Il apparaît que la fréquence des démences était plus faible chez les participants ayant suivi un régime méditerranéen qui comprenait une forte consommation en olive d’olive ou en noix. De plus, les scores aux tests cognitifs étaient significativement plus élevés chez ceux qui suivaient l’un ou l’autre des régimes méditerranéens, par rapport à ceux qui mangeaient une alimentation faible en gras.
Les auteurs concèdent que la taille de l’échantillon était relativement petite, ceci parce que l’étude a porté sur des individus avec un risque vasculaire. Mais, selon eux, il est le premier essai à long terme qui corrobore l’hypothèse d’un impact bénéfique de l’alimentation méditerranéenne sur le cerveau – dont la mémoire – des personnes âgées. Source : Journal of Neurosurgery, mai 2013.
Maladie d’Alzheimer
Une étude souligne l’effet préventif d’un régime méditerranéen sur l’incidence de la maladie d’Alzheimer. Des chercheurs ont suivi pendant 4 ans 2 148 individus sains (c’est-à-dire sans trouble cognitif) et âgés de 65 ans et plus. Ces seniors ont subi tous les 18 mois des tests neuropsychologiques afin d’évaluer leur performance cognitive.
Résultats : un profil alimentaire idéal permettant de réduire de près de 40% le risque de démence a pu être défini.
Sources: Gu Y et al. Food combination and Alzheimer disease risk: a protective diet. Arch Neurol. 2010 Jun;67(6):699-706.
Une méta-analyse portant sur 12 études confirme l’effet préventif du régime méditerranéen sur la maladie d’Alzheimer, mais aussi sue la maladie de Parkinson. Son objectif initial a été d’évaluer l’impact de ce régime sur la mortalité et la survenue de maladies chroniques. La moitié de ces études concernaient des populations vivant sur le pourtour méditerranéen. La population étudiée était composée de 1,5 million de sujets en bonne santé, âgés de 20 à 90 ans et suivis de 3 à 18 ans.
L’adhésion au régime méditerranéen était calculée sur une échelle allant de 0 à 9 en fonction de la consommation des différents aliments. Pour chacun de ces aliments, un score de 1 ou 0 était attribué aux personnes qui en consommaient plus ou moins que la moyenne de la population. Concernant les aliments ne faisant pas partie du régime méditerranéen (ex. viandes rouges, produits laitiers, charcuterie), un score de 1 ou 0 était attribué aux personnes qui en consommaient respectivement moins ou plus que la moyenne. Un score élevé reflétait donc une adhésion au régime.
Résultats : les personnes suivant le régime méditerranéen avait une mortalité diminuée de 6 à 9%, comparé à celles qui ne suivaient pas ce régime. En outre, l’incidence des maladies de Parkinson et d’Alzheimer diminuait de 13%. Chaque augmentation de 2 points du score d’adhésion au régime était associée à une réduction respective de 8% et 13% sur la mortalité et es maladies neurodégénératives.
Les études précliniques avaient préalablement montré le rôle protecteur des oméga-3 (provenant du poisson) et des polyphénols (provenant des fruits, légumes et vin rouge) sur les neurones.
La santé bucco dentaire est souvent associée à diverses maladies: maladies cardiovasculaires, diabète, pneumonie, maladie d’Alzheimer…
Quel est le lien entre la santé bucco dentaire et la santé globale?
Comme
dans d’autres parties du corps, la bouche regorge de bactéries, pour la plupart
inoffensives. Mais la bouche est le point d’entrée des voies digestives et
respiratoires, et certaines de ces bactéries peuvent causer des maladies.
Normalement,
les défenses naturelles du corps et de bons soins de santé bucco-dentaire, telles
que le brossage quotidien et l’utilisation de la soie dentaire, maintiennent
les bactéries sous contrôle. Cependant, sans hygiène buccale adéquate, les
bactéries peuvent atteindre des niveaux pouvant entraîner des infections
buccales, telles que la carie dentaire et la maladie des gencives.
Les recherches montrent qu’il peut exister un lien entre les maladies bucco dentaires et d’autres problèmes de santé tels que le diabète, les maladies cardiaques, le déclin cognitif et les AVC.
En outre, certains médicaments – tels que les décongestionnants, les antihistaminiques, les analgésiques, les diurétiques et les antidépresseurs – peuvent réduire le flux de salive et entraîner des symptômes de bouche sèche.
La salive
élimine les aliments et neutralise les acides produits par les bactéries dans
la bouche, aidant ainsi à nous protéger des microbes qui se multiplient et
mènent à la maladie.
Des études suggèrent que les bactéries buccales et l’inflammation associée à une forme sévère de maladie des gencives (parodontite) pourraient jouer un rôle dans certaines maladies. Et certaines maladies, telles que le diabète et le VIH / sida, peuvent réduire la résistance du corps aux infections, aggravant ainsi les problèmes de santé bucco-dentaire.
Quelles maladies peuvent être liées à la santé bucco dentaire?
La santé
bucco-dentaire peut contribuer à diverses maladies et affections, notamment:
Endocardite. Cette infection de la paroi interne des cavités cardiaques ou des valvules (endocarde) se produit généralement lorsque des bactéries ou d’autres germes d’une autre partie di corps, tels que la bouche, se propagent dans la circulation sanguine et s’attachent à certaines zones du cœur.
Maladie cardiovasculaire. Bien que le lien soit mal compris, certaines recherches suggèrent que les maladies cardiaques, les artères obstruées et les accidents vasculaires cérébraux peuvent être liés à l’inflammation et aux infections causées par les bactéries buccales. Les études ont rapporté un lien entre la parodontite et la survenue d’un AVC. Les maladies de la gencive pourraient également augmenter le risque de maladie cardiaque d’environ 20%.
Pneumonie. Certaines bactéries de la bouche peuvent pénétrer dans les poumons, provoquant une pneumonie et d’autres maladies respiratoires.
Certaines
maladies peuvent également affecter votre santé bucco-dentaire, notamment:
Diabète. En réduisant la résistance du corps aux infections, le diabète met les gencives en danger. Les maladies des gencives semblent être plus fréquentes et plus graves chez les diabétiques.
Les
recherches montrent que les personnes atteintes d’affections des gencives ont
plus de difficulté à contrôler leur glycémie. Des soins parodontaux réguliers
peuvent améliorer le contrôle du diabète.
VIH. Les problèmes buccaux, tels que les lésions douloureuses de la muqueuse, sont fréquents chez les personnes atteintes du VIH.
Ostéoporose. Cette maladie des os est liée à une perte osseuse parodontale et à une perte de dents. Certains médicaments utilisés pour traiter l’ostéoporose comportent un faible risque de lésion des os de la mâchoire.
Maladie d’Alzheimer. L’aggravation de la santé bucco-dentaire se manifeste à mesure que la maladie d’Alzheimer progresse.
Un lien possible avec le déclin cognitif
Des équipes canado-américaines se sont concentrées en 2019 sur un lien entre la santé buccale et le déclin cognitif (mémoire et fonction exécutive).
Les
études ont été réalisées sur des Américains d’origine chinoise âgés d’au moins
60 ans. « Les minorités raciales et ethniques sont particulièrement exposées
aux conséquences négatives d’une mauvaise santé bucco-dentaire », explique
XinQi Dong, directrice de l’Institut de la santé, des politiques de santé et du
vieillissement de l’Université Rutgers.
« Les
minorités ont moins accès aux soins dentaires préventifs, encore exacerbés par
les barrières linguistiques et le statut socio-économique défavorisé. »
Les
participants aux deux études provenaient de l’étude sur la population des
personnes âgées chinoises à Chicago (PINE). La première étude a
interrogé des personnes sur leur santé bucco-dentaire et leur a demandé de
compléter cinq tests cognitifs.
La deuxième étude
a demandé aux participants s’ils avaient déjà eu des problèmes
de bouche sèche. Les chercheurs leur ont ensuite demandé d’évaluer le
stress perçu et le soutien social (famille, amis) dont ils bénéficiaient.
Les
chercheurs ont également mesuré la pression sociale des participants,
c’est-à-dire la fréquence à laquelle les participants ont été confrontés à des
critiques d’amis ou parents.
Près de
la moitié des 2 700 Américains d’origine chinoise interrogés ont signalé des
symptômes liés aux dents. Un peu plus du quart ont déclaré avoir eu la
bouche sèche.
Il n’y
avait pas de relation significative entre des problèmes de gencive et cognitifs.
En
revanche, les chercheurs ont trouvé un lien entre le déclin cognitif – en
particulier le déclin de la mémoire épisodique – et des problèmes de dents.
Les
chercheurs ont trouvé un lien semblable dans la deuxième étude. Ceux qui
ont signalé plus de stress perçu étaient plus susceptibles d’avoir une bouche
sèche.
Malgré la
limite de ces résultats, l’équipe de chercheurs estime qu’il est nécessaire
d’établir des programmes visant à améliorer les services de prévention et de
soins dentaires pour la santé bucco-dentaire dans cette population à risque.
Source: Oral Health Symptoms and Cognitive
Function Among US Community‐Dwelling Chinese Older Adults. Journal of the American
Geriatrics Society. 12 August 2019.
Il n’y a pas de lien entre l’utilisation de statines pendant plusieurs années et une perte de mémoire chez les personnes âgées.
Une nouvelle recherche renforce l’idée que les statines sont sans danger pour les personnes âgées. Une équipe galloise (Université de New South Wales) a dirigé l’étude.
« Sur 6 ans, il n’y avait aucune diminution de la mémoire ou de la cognition globale chez les utilisateurs de statines », écrivent les chercheurs dans un article paru dans le Journal de l’American College of Cardiology. En fait, pour certains individus, les statines peuvent même offrir une certaine protection contre le déclin de la mémoire, suggèrent-ils.
Les résultats montrent que parmi les participants présentant des facteurs de risque de démence, ceux qui utilisaient des statines présentaient une perte de mémoire et de la réflexion qui se dégradait moins vite que ceux qui n’en consommaient pas.
Les chercheurs espèrent que les résultats contribueront à apaiser les craintes des consommateurs inquiets à la suite de rapports faisant état de cas isolés de perte de mémoire chez les utilisateurs de statines.
« De nombreux facteurs peuvent contribuer aux symptômes cognitifs décrits dan les rapports de cas isolés », déclare Katherine Samaras, première auteure de l’étude.
Pas d’incidence d’une consommation de statines sur la perte de mémoire
Les auteurs rajoutent « Dans cette étude, nos données suggèrent de manière rassurante que l’utilisation de statines pour abaisser le taux de cholestérol n’a probablement pas d’incidence négative sur la fonction de la mémoire. »
« Il est de plus en plus évident que les statines sont sans danger pour la santé du cerveau, et cette préoccupation ne devrait pas empêcher leur utilisation chez les personnes susceptibles de bénéficier d’un taux de cholestérol plus bas ».
Ils mettent toutefois en garde que, dans la mesure où il s’agissait d’une étude d’observation et non d’un essai clinique, les résultats ne sont pas concluants.
Source : KatherineSamaras et coll. Effects of Statins on Memory, Cognition, and Brain Volume in the Elderly. Journal of the American College of Cardiology Volume 74, Issue 21, 26 November 2019, Pages 2554-2568
Une étude de cohorte à grande échelle a examiné le lien entre le tour de taille à un âge avancé et le risque de démence.
Les professionnels de la santé et les chercheurs médicaux ont tendance à utiliser l’indice de masse corporelle (IMC) pour déterminer si le poids d’une personne est trop élevé, trop bas ou « normal ».
Malgré son utilisation répandue, l’IMC a ses défauts – et l’un d’entre eux est le fait qu’il ne distingue pas la graisse (tissu adipeux) du contenu musculaire (tissu maigre).
Pour cette raison, certains scientifiques ont suggéré que la mesure du tour de taille peut être un indicateur plus précis de la santé d’une personne.
Mais quand il s’agit de vieillir, y a-t-il un lien entre le tour de taille et la santé cognitive ? Une étude de 2019 a établi un lien entre l’excès de poids autour de l’estomac et l’atrophie du cerveau.
Une autre grande étude avait auparavant trouvé des corrélations entre la graisse du ventre et une performance cognitive moins bonne.
Cependant, certaines de ces études se sont penchées sur l’IMC ou le rapport tour de taille/hanches. D’autres ont constaté qu’un IMC plus élevé augmente le risque de démence, alors que d’autres études ont observé le contraire.
Où se trouve la vérité ? Y a-t-il un lien entre la graisse et la santé cérébrale chez les personnes âgées ? Dans l’affirmative, quelle est la meilleure mesure du poids qui indique un risque accru de troubles neurologiques tels que la démence ?
De nouvelles recherches menées par un chercheur coréen (Hye Jin Yoo, professeur associé à l’hôpital Guro de l’Université de Corée à Séoul), se sont lancées dans l’enquête.
Les résultats sont apparus dans la revue Obesity.
Yoo et ses collègues ont examiné 872 082 participants, âgés de 65 ans et plus, qui avaient participé à un dépistage national coréen en 2009.
L’étude a suivi les participants de 2009 à 2015, ou jusqu’à ce qu’ils développent une démence. Au cours de l’étude, les participants ont répondu à des questions sur leur consommation de tabac d’alcool et leur niveau d’activité physique.
Les chercheurs ont tenu compte du revenu des participants, de leurs antécédents de diabète, d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires. Ils ont également tenu compte de l’IMC et du tour de taille.
Le tour de taille peut indiquer un risque de démence L’étude a révélé que les participants dont le tour de taille était égal ou supérieur à 90 centimètres (cm) pour les hommes et à 85 cm pour les femmes avaient un risque significativement plus élevé de développer la démence.
Cette association s’est maintenue lorsque les chercheurs ont tenu compte de l’âge, de l’IMC, de la tension artérielle, du taux de cholestérol, de la santé du foie et de plusieurs autres facteurs liés au mode de vie.
L’étude a également révélé une légère augmentation du risque de démence chez les participants présentant une insuffisance pondérale, mais seulement après que les chercheurs ont tenu compte d’autres comorbidités et facteurs liés au mode de vie.
» Pour tous les médecins qui s’occupent de médecine gériatrique, d’obésité et de démence, cette étude souligne que le lien entre tour de taille et risque de démence liée à l’obésité devrait être pris en compte chez les personnes âgées. »
Le Dr Dan Bessesen, de l’École de médecine de l’Université du Colorado à Aurora, n’a pas participé à la recherche, mais il en commente l’importance.
« Cette étude ne nous permet pas de savoir pourquoi il y a cet différence, mais elle pourrait mettre en évidence les rôles différents de la graisse sous-cutanée et de la graisse viscérale dans le développement de la démence, la graisse sous-cutanée étant protectrice et la graisse viscérale ayant des effets nocifs ».
La graisse viscérale est celle qui entoure les organes internes, et elle a des liens avec diverses maladies. La graisse sous-cutanée est visible sous la peau.
Cette étude se limitait à une population asiatique, de sorte que d’autres études seront nécessaires pour reproduire les résultats dans des populations plus importantes.
Source : Geum Joon Cho et coll. Association Between Waist Circumference and Dementia in Older Persons: A Nationwide Population‐Based Study. 05 November 2019
Le jeu de baccara connaît une vague de popularité au Canada. Depuis longtemps, les jeux de hasard y exercent une certaine fascination. Avec le développement des jeux en ligne, le baccara est de plus en plus accessible dans ce pays. Voici un guide complet sur le baccara et son histoire au Canada.
Un jeu qui se démocratise
Au Canada, le baccara a longtemps été associé aux classes les plus fortunées de la société. Plusieurs salons privés recevaient autrefois de riches clients qui se réunissaient pour y jouer. Tous n’avaient pas accès à ces salons privés. Il fallait, entre autres, respecter un code vestimentaire très strict et l’élégance était exigée. Les mises pour participer à une partie de baccara étaient aussi très élevées (Voir ce guide complet sur le baccara pour en savoir plus). Avec les années, la pratique du jeu s’est démocratisée.
Un jeu très ancien
Le baccara existait déjà depuis longtemps avant d’être adopté au Canada. Il aurait été inventé en Italie vers les années 1400. Le Canada était taillé pour s’intéresser à ce jeu puisque les jeux de hasard ont toujours fait partie de son histoire. Déjà, avant la fondation officielle du pays, les autochtones pratiquaient certains jeux de hasard. Le principe de base était le même que celui des jeux modernes, à l’exception que les jeux étaient pratiqués avec des bâtons et des cailloux.
Avec l’immigration européenne, les jeux que l’on connaît aujourd’hui se sont implantés, comme le blackjack, la roulette et bien sûr le baccara. Si ces jeux ont été interdits par le code criminel canadien en 1892, ils ont fini par être autorisés. En 1900, certaines tombolas au profit des œuvres de charité ont été légalisées. Les courses hippiques ont aussi été acceptées dix ans plus tard.
Avec le temps, l’État canadien a saisi l’intérêt que pouvaient présenter les jeux d’argent. Les gouvernements ont commencé à partir des années 1970 à faciliter leur diffusion. Peu à peu, des casinos ont ouvert leurs portes et certains d’entre eux font maintenant partie des destinations touristiques de choix pour les voyageurs.
Les Canadiens dépensent maintenant des milliards de dollars dans les jeux d’argent. Non seulement les casinos ouvrent maintenant leurs portes à toute la population, mais les sites en ligne permettent maintenant à tout le monde d’y participer. Le baccara jouit toujours de son prestige et de plus en plus de joueurs le découvrent.
Le baccara en ligne
Maintenant accessible en ligne, le baccara connaît un essor important. À partir du Canada, il est possible d’accéder à tous les casinos virtuels sur la planète. Bien entendu, une certaine prudence est de mise au moment de dépenser de l’argent sur un site virtuel. Il faut commencer par chercher un site qui offre la version du jeu de baccara que vous cherchez. Le site doit avoir de bonnes références et offrir un bonus d’entrée intéressant.
Il est recommandé de jouer d’abord au baccara gratuit en ligne pour en acquérir les rudiments. Quand vous passez en mode argent réel, créez un compte et effectuez un premier dépôt.
Les règles du baccara
L’un des facteurs de succès du baccara est que ses règles sont assez simples. Le hasard joue un grand rôle, mais vous devez aussi deviner et utiliser votre intuition pour savoir qui de vous ou du banquier a la meilleure mise. Plusieurs variantes du baccara existent et vous devez développer des stratégies en fonction de chacune de ces variantes.
Vous avez trois choix lorsque vous misez au baccara. Vous pouvez parier que c’est le joueur qui va gagner. Vous pouvez aussi parier que c’est plutôt le banquier qui gagnera. Il est également possible de parier sur un résultat égal. Les avantages sont différents selon les options.
Le jeu de baccara en ligne a pour but de deviner quelle main entre la vôtre et celle du banquier obtiendra le score le plus près de 9 points. Les chiffres des dizaines sont ignorés au baccara. Un 6 et 7, par exemple, valent 3 points et non 13. Une fois que vous avez misé, le casino distribue 2 cartes à la banque et au joueur. Il annonce ensuite le total de chaque main. Si votre total est de 0 à 5, vous recevez une carte supplémentaire.
Conclusion
Le baccara fait bel et bien partie de l’histoire du Canada. Ayant commencé comme un simple jeu de carte, il a maintenant évolué et a trouvé sa place dans les plus grands casinos !
Chaque année, on compte environ 4000 suicides
au Canada. Et les hommes sont trois fois plus concernés que les femmes. Ce
chiffre est relativement stable d’année en année, mais il serait possible de le
réduire en menant les bonnes actions. En effet, avant qu’une personne
suicidaire ne passe à l’acte, son comportement peut parfois alerter son
entourage. Or si les signaux sont repérés à temps et si la victime est prise en
charge rapidement, le risque de suicide diminue considérablement. Mais comment
repérer ces signes avant-coureurs? Comment reconnaître les symptômes d’un
potentiel suicide?
Un état de
détresse profonde
La prévention du suicide est un sujet extrêmement délicat, qui mérite une large sensibilisation. En étant mieux informés, les gens seraient plus à même d’identifier les comportements potentiellement suicidaires. Cela permettrait ainsi de prendre en charge les victimes avant qu’elles commettent l’irréparable.
De manière générale, une personne suicidaire envoie
des signaux à son entourage, de façon plus ou moins explicite. Ces signes précurseurs
reflètent un état de souffrance et de détresse, avec une volonté d’en finir.
Pour les repérer, il faut être attentif au comportement et aux paroles.
Les paroles directes et indirectes
Tout d’abord, un individu peut évoquer sa
volonté de suicide de manière directe ou indirecte. Certains mettront
clairement des mots sur leurs intentions (exemples : je veux mourir, je
vais finir par sauter du haut d’un pont), quand d’autres seront plus subtils (vous
seriez mieux sans moi, vous serez bientôt débarrassé de moi, je ne m’en
sortirai jamais). Dans tous les cas, de tels messages doivent vous alerter.
Les comportements précurseurs
Ensuite, une personne suicidaire va généralement
changer de comportement. Cela va se manifester dans son humeur et son attitude.
Par exemple, elle :
Met de
l’ordre dans ses affaires : rédige son testament, donne des objets
importants, prépare des lettres pour ses proches…
S’isole de
plus en plus, abandonne ses amis.
Présente un
intérêt nouveau pour la mort, les sujets morbides, ou encore les médicaments et
les armes.
Consomme
de manière excessive ou inhabituelle des médicaments, de la drogue ou de
l’alcool.
Change
significativement ses habitudes (activités, alimentation, sommeil, hygiène
personnelle…).
Attention, si son humeur s’améliore
soudainement, cela ne signifie pas forcément que la personne va mieux. Il est
possible qu’elle se sente apaisée par sa décision
d’effectivement passer à l’acte. L’aide d’un professionnel est donc préférable.
Les signes plus discrets
Enfin, il existe d’autres signaux plus
discrets, qui peuvent indiquer une volonté de mettre fin à ses jours. Ils sont
plus difficiles à identifier, mais ils restent assez caractéristiques, surtout
lorsqu’ils se cumulent.
En sachant repérer les signes potentiels d’un
suicide, vous pourriez sauver une vie. Si vous identifiez certains de ces
symptômes chez une de vos connaissances, agissez sans perdre de temps.