Hypochondrie

Alexithymie

Syndrome d’Ekbom

Le masitinib, une molécule très prometteuse contre les formes progressives de la sclérose en plaques

Comment combattre le stress

Ostéoporose : la vitamine D doit être associée au calcium

Greffe de cheveux, quels résultats s’attendre ?

Les optimistes contribuent à la santé de leurs partenaires

Qu’est-ce que la phytothérapie ?

Une marche lente liée à un vieillissement accéléré

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Hypochondrie

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    L’hypochondrie est un syndrome faisant croire à des patients qui sont attaqués par des maladies diverses, les faisant passer aux yeux de soignants non expérimentés pour des maladies imaginaires.

    L’hypocondriaque exprime des soucis pour la santé de son corps ou de l’esprit, le conduisant à rechercher la cause ou à appeler son médecin.

    L’hypochondrie se définit aussi comme un état de souffrance morale exprimant des soucis pour la santé du corps ou de l’esprit et conduisant à rechercher la cause ou à appeler son médecin.

    Dans le langage courant, ce terme semble être utilisé de façon extensible pour définir une expression de l’angoisse.

    L’hypochondrie représente ainsi l’expression de la lutte du malade contre sa souffrance et se traduit dans la crainte d’avoir une maladie grave.

    Il peut exister d’autres troubles associés comme de l’anxiété ou une dépression.

    L’hypochondrie semble être plus fréquente chez la personne âgée, ce qui peut être en rapport avec un isolement social.

    L’hypochondrie se rencontre dans différents types de troubles psychologiques : névrose, psychose, dépression.

    Selon la classification américaine des troubles mentaux, l’hypochondrie comprend une préoccupation centrée sur la crainte ou l’idée d’être atteint d’une maladie grave, fondée sur l’interprétation erronée par le sujet.

    La préoccupation peut concerner soit des fonctions corporelles comme les battements cardiaques, la transpiration, le transit digestif, soit des perturbations physique mineures comme une plaie ou une toux occasionnelle.

    Clinique

    Ce sont les médecins généralistes qui vont être les premiers confrontés à ces plaintes localisées.

    L’hypochondriaque étudie et analyse constamment le fonctionnement de son corps et le retranscrit dans un langage médicalisé.

    Les organes touchés sont difficilement explorables. Les fonctions digestives, cardiaques, respiratoires, urinaires sont souvent concernées, ainsi que les céphalées.

    La description par le patient de son trouble est précise bien expliquée. Elle va progressivement envahir l’existence du sujet avec des conséquences négatives sur l’entourage de l’individu.

    Au cours d’une névrose anxieuse, d’un trouble obsessionnel ou d’un trouble dépressif, le sujet est préoccupé par l’altération de l’organe ou par sa transformation.

    Chez les personnes âgées, un syndrome de Cotard peut se développer avec des idées délirantes qui s’installent comme le fait que l’intestin ne fonctionne plus.

    L’hypochondrie peut se rencontrer également dans le délires paranoïaques ou les médecins sont perçus comme des persécuteurs car les ayant mal soignées.

    Les délires d’apparition tardive chez la personne âgée peuvent prendre le masque de délires hypochondriaques. Ils s’accompagnent de perturbations alimentaires lorsqu’sil concernent la sphère digestive. Dans le délire, c’est surtout le déni qui est présent.

    Traitement

    Le traitement est le plus souvent très difficile et nécessite avant tout de poser le diagnostic d’hypochondrie pour établir une bonne relation entre le patient et le médecin.  Le traitement de la cause est prioritaire : dépression, anxiété ou délire.

    Les médicaments prescrits sont des antidépresseurs et des antipsychotiques pour diminuer l’inhibition, le repli et la rumination

    Cas pratique d’hypochondrie

    Jacques, 72 ans, se plaint depuis deux ans d’une douleur abdominale diffuse ayant motivé plusieurs consultations médicales. Il est décrit par ses proches comme étant un grand anxieux, psychorigide, souvent préoccupé par sa santé. A la suite d’une mauvaise chute deux ans plutôt, il a dû arrêter sa promenade quotidienne par peur de tomber à nouveau. Il est focalisé sur sa douleur abdominale qu’il décrit avec détails et se plaint également de constipation et de diarrhée. Il est persuadé d’avoir un cancer dont le pronostic lui est caché par les médecins.

    Les arguments en faveur d’une hypochondrie sont :

    • Trait de personnalité obsessionnelle;
    • anxiété permanente;
    • travail de deuil difficile d’un corps vieillissant;
    • persistance dans le temps des symptômes;
    • nosophobie;
    • un traitement associant antidépresseurs et relaxation lui est proposé.

  2. Alexithymie

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    L’alexithymie est la difficulté pour un individu d’exprimer verbalement ces émotions ou sentiments. La personne n’a pas les mots pour décrier ses émotions.

    C’est un terme crée par le professeur américain Sifneos de l’Université Harvard.

    Ce trouble apparaît souvent chez les personnes âgées présentant des symptômes dépressifs. 

    L’alexithymie se caractérise par une incapacité à reconnaitre ses émotions et à verbaliser ses sentiments.

    Comment s’exprime l’alexithymie ?

    Elle se caractérise par une incapacité à reconnaitre ses émotions et à verbaliser ses sentiments.

    Elle se traduit également par une limitation de la vie imaginaire, une tendance à recourir à l’action, à une tendance à la dépendance ou une préférence pour la solitude.

    Les personnes atteintes d’alexithymie se plaignent de tension intérieure, d’irritabilité, de sentiment d’enneui et de vide, de nervosité. Elles auraient tendance à somatiser leurs problèmes émotionnels.

    Les causes possibles d’alexithymie

    Pour les psychologues l’alexithymie serait un moyen de défense contre des situations traumatisantes. Il serait déterminé par l’existence de traumatismes précoces de la petite enfance.

    Selon les neurobiologistes, l’alexithymie serait due à des anomalies de connexion entre le système limbique est le néocortex, une partie du cerveau associé  aux perceptions.

    Il reste à déterminer également si l’alexithymie est déterminée à la naissance (origine génétique) ou si elle résulte plutôt d’un facteur environnemental.

    Les formes d’alexithymie

    Il existe deux formes d’alexithymie :

    • la forme primaire qui renvoie à un facteur prédisposant à l’apparition des troubles somatiques;
    • la forme secondaire qui se traduit par un mécanisme d’adaptation à certains traumatismes.

    L’alexithymie prédirait l’apparition de symptômes somatiques qui ne sont pas expliquer cliniquement tels que l’asthme, la maladie de chrome, certaines migraine ou des troubles gastro-intestinaux.

    Il existerait des troubles dépressifs chez des patients alexithymiques. Il existerait des troubles dépressifs souvent non diagnostiqués chez ces personnes du fait de leurs capacités de verbalisation faible et qui ont du mal à se reconnaître déprimés.

    Thérapie

    La meilleure attitude médicale est de dépister les patients le plus précocement possible, en raison du risque potentiel de développer un trouble somatique, une dépression, voire une démence.

    La psychothérapie est indiquée chez les patients souhaitant rechercher l’origine de leurs troubles psychologiques.

    La prise en charge individuelle est difficile car il n’y a pas de réelle demande. Une prise en charge en groupe est souvent indiquée.

    La relaxation est également une bonne indication. Le relaxant est allongé et le soignant  lui parle de son corps, ce qui induit des réactions tantôt positives tantôt négatives, dont le sujet va pouvoir parler après la séance.

    Dépistage

    Pour dépister cette maladie, il existe un questionnaire qui s’appelle l’échelle française d’évaluation de l’alexithymie (EFEA).

  3. Syndrome d’Ekbom

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    Le syndrome d’Ekbom, également appelé parasitose délirante, est un trouble psychiatrique qui se traduit par la conviction d’être envahi d’organismes étrangers sur la peau, les muqueuses ou les orifices. Le préjudice porte alors sur l’intégralité du corps.

    Le syndrome d’Ekbom, également appelé parasitose délirante, est un trouble mental dont souffrent certaines personnes convaincues d’être envahies par des insectes.

    Les patients atteints du syndrome d’Ekbom consultent généralement des médecins de famille.

    Une patiente de 66 ans a consulté le service d’urgence de notre hôpital pour une infestation d’insectes d’elle-même et de son appartement. Elle se plaignait de prurit chronique généralisé et de prurigo. 

    Elle avait déménagé dans un autre appartement au cours des semaines précédentes, mais l’infestation persistait. Elle a ensuite vécu dans un appartement sans animaux et ses voisins ne se sont pas plaints de la présence d’insectes. 

    La patient était divorcée, retraitée et vivait seul. Il n’y avait rien de notable dans ses antécédents médicaux. Elle n’a pris aucun médicament et il n’y avait aucun antécédent de voyage, d’allergies ou de problèmes d’hygiène. Elle a passé ses journées à nettoyer et passer l’aspirateur dans son appartement. Elle a indiqué qu’elle avait changé son matelas 3 fois au cours des 3 derniers mois et qu’elle avait été forcée d’acheter de nouveaux vêtements parce que les insectes les mangeaient. Elle croyait que son prurit pouvait être lié à la gale.

    Les marques de grattage étaient des lésions bleu violacé, arrondies et brutes. Ils n’étaient pas compatibles avec une infestation par Pediculus humanus corporis ou Sarcoptes scabiei. Les résultats de l’examen clinique étaient par ailleurs normaux.

    L’analyse sanguine n’a révélé aucune carence en fer, insuffisance rénale ou syndrome inflammatoire.

    La patiente étant en bon état général, elle a été renvoyée chez elle sans aucun traitement ni aucune autre évaluation clinique. L’échantillon d’insectes qu’elle a amenés a été envoyé au service de parasitologie. Sur la base de caractéristiques microscopiques, l’analyse a identifié des araignées.

    Peu de temps après, la patiente a signalé une aggravation de l’infestation. Elle se plaignait de l’insuffisance totale de tous les traitements mécaniques et chimiques qu’elle avait essayés.

    Pendant 3 mois, elle a consulté plusieurs médecins. Aucune maladie infectieuse ni organique n’a été diagnostiquée. La patiente n’avait pas peur, mais était plutôt obsédée par la présence d’insectes dans son corps.

    Son incapacité à prouver la réalité de la présence d’insectes la rendait légèrement paranoïaque, et elle est devenue anxieuse et confuse. 

    Compte tenu des lésions cutanées et du risque d’infection dû à l’utilisation de vinaigre sur les plaies, elle a finalement accepté de consulter son dermatologue pour de nouveaux soins.

    Diagnostic de syndrome d’Ekbom

    Un trouble psychiatrique a été suspecté lors de la première visite du patient à l’urgence (et également par le médecin généraliste).

    Les urgentologues ont éliminé les causes organiques courantes de prurit et de prurigo : les causes externes, telles que la gale, et les causes internes, telles que l’insuffisance rénale et la carence en fer. Ensuite, un interrogatoire minutieux a été effectué pour vérifier les antécédents médicaux, les traitements, les voyages, les animaux de compagnie et l’exposition aux maladies contagieuses.

    Un diagnostic de syndrome d’Ekbom a été établi. Presque toutes les caractéristiques typiques décrites dans le syndrome d’Ekbom étaient présentes chez ce patient : âge avancé, solitude, problèmes personnels, le signe «boîte d’allumettes» (c’est-à-dire apportant la preuve de l’infestation dans de petites boîtes), maladie cutanée antérieure dans sa famille. Le syndrome d’Ekbom est un diagnostic alternatif du prurit chronique et le prurigo.

    Traitement

    Pour traiter le syndrome d’Ekbom, un soutien psychothérapeutique est bien sûr nécessaire, mais le plus difficile est de convaincre le patient de l’absence de parasites et d’obtenir son accord pour consulter un psychiatre. 

    La cause de ce syndrome d’Ekbom n’est pas entièrement comprise: elle peut être due à des hallucinations ou à une fausse interprétation des perceptions de démangeaisons. Les médicaments antipsychotiques conduisent à une amélioration; le pimozide a été recommandé comme médicament de choix, mais des antipsychotiques atypiques, tels que la rispéridone, ont également été prescrits car ils présentent moins d’effets secondaires. La rémission complète n’est obtenue que dans la moitié des cas avec un traitement antipsychotique.

    Un an après sa première visite, la patiente se sentait mieux car elle utilisait un revêtement de mobilier pour se protéger contre les acariens. Une consultation avec un psychiatre aurait été utile, mais elle n’a pas été organisée en raison du refus du patient.

  4. Le masitinib, une molécule très prometteuse contre les formes progressives de la sclérose en plaques

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    Lors d’une web conférence organisée le 6 mars par AB Science, trois éminents neurologues ont détaillé les résultats positifs de l’étude clinique de phase 2B/3 du masitinib dans les formes progressives de la sclérose en plaques (PPMS et de nSPMS). Une molécule au mode d’action unique qui pourrait venir combler le manque de traitements contre ces formes de la maladie.

    Les résultats positifs de l’étude clinique de phase 2B/3 du masitinib dans les formes progressives de la sclérose en plaques ont été dévoilés lors d’une conférence web scientifique.

    La web conférence était animée par trois professeurs de neurologie, qui comptent parmi les principaux spécialistes et leaders d’opinion sur la sclérose en plaques (SEP) en Europe ou aux Etats-Unis.

    L’Américain Robert J. Fox est neurologue au centre Mellen pour la SEP à Cleveland, professeur de neurologie au Cleveland Clinic Lerner College of Medicine et vice-président de la recherche à l’Institut de neurologie de la clinique de Cleveland. Ses recherches sont centrées sur les essais cliniques dans la SEP, les techniques d’IRM innovantes et les effets des traitements dans la SEP.

    Membre du conseil d’administration de la Fondation Charcot européenne, il est également directeur général du registre des patients Narcoms MS, qui suit actuellement plus de 10 000 personnes atteintes de sclérose en plaques. Bob Fox est aussi conseiller scientifique pour de nombreux essais cliniques, notamment pour l’essai de phase 2 de l’ibudilast (financé par le NIH, les Instituts américains de santé) dans les formes progressives de la SEP.

    Chercheur principal de l’étude de preuve de concept du masitinib (publiée en 2012 dans BMC Neurology) et de l’étude de phase 2B/3, présentée lors de cette conférence, Patrick Vermersch est professeur de neurologie à l’Université de Lille, spécialiste de la neuroimmunologie et des marqueurs de l’évolution de la SEP. Il est également membre du conseil d’administration de la Fondation européenne Charcot et vice-président de la recherche en biologie et santé à l’Université de Lille.

    Il participe à de nombreuses études cliniques dans la SEP en tant que membre du comité scientifique et a notamment été associé aux essais qui ont présidé à l’homologation du siponimod (Novartis) et de l’ocrelizumab (Roche), les deux seuls médicaments aujourd’hui enregistrés pour lutter contre les formes progressives de la SEP.

    Troisième animateur de la conférence, l’Allemand Friedemann Paul est professeur de neuroimmunologie clinique à l’Université de médecine de la Charité de Berlin et chef de la clinique de neuroimmunologie du Centre de recherche expérimentale et clinique sur la sclérose en plaques de la Charité, qu’il co-préside.

    Ses principaux domaines de recherche sont les nouvelles techniques d’imagerie dans les maladies auto-immunes du système nerveux central, le système visuel dans les troubles neuro-immunologiques et la fatigue et la cognition dans la SEP.

    Un mode d’action unique pour un besoin médical non satisfait

    Les trois chercheurs ont souligné le grand besoin médical non satisfait pour les personnes atteintes des formes progressives de la sclérose en plaques (PPMS et nSPMS), gravement handicapés par la progression de leur maladie (1). Elles représentent ensemble la moitié de tous les patients touchés par la SEP, soit environ 500 000 personnes en Europe et aux Etats-Unis.

    « De nombreux traitements basés sur le ciblage des lymphocytes B et T du système immunitaire adaptatif sont disponibles pour les patients atteints de formes récurrentes de SEP. Mais ces stratégies ont échoué ou n’ont pas donné de résultats concluants dans la PPMS et la nSPMS », souligne ainsi Patrick Vermersch. « Bien que des progrès significatifs aient été réalisés dans les formes récurrentes de SEP, les formes progressives, PPMS et nSPMS, souffrent toujours d’un manque de thérapies efficaces et complémentaires », ajoute Friedemann Paul.

    Le mécanisme d’action unique du masitinib, qui soutient les données cliniques, est, pour les trois neurologues, un point très important. En effet, « les formes rémittente (RRMS) et secondairement progressive active (SPMS) de la maladie sont principalement entraînées par l’immunité adaptative périphérique – par exemple, les lymphocytes B et T…

    Tandis que les formes progressives sans rémission (PPMS et nSPMS) sont principalement provoquées par d’autres mécanismes, notamment une inflammation auto-entretenue liée à l’immunité innée à l’intérieur du système nerveux central (SNC) », expliquent Patrick Vermersch et Robert Fox. En ciblant sélectivement les mastocytes et les macrophages (microglie), cellules immunitaires innées présentes dans le SNC et fortement associées à la physiopathologie de la maladie, le masitinib possède donc un mécanisme d’action pertinent contre ces formes de SEP…

    Et qui se distingue de tous les traitements existants. Les résultats cliniques viennent confirmer, selon Friedemann Paul, que « le ciblage de l’immunité innée est une stratégie nouvelle et prometteuse. Cette étude montre pour la première fois que le ciblage des cellules immunitaires innées a un impact bénéfique sur l’évolution de la maladie ».

     Les cellules du système immunitaire inné, mastocytes et macrophages (microglie), peuvent en effet jouer un rôle essentiel dans les formes progressives de SEP et contribuer directement à la neurodégénérescence (2). Or le masitinib inhibe sélectivement certaines kinases (c-Kit, Lyn et Fyn) jouant un rôle essentiel dans l’activation des mastocytes et inhibe également le récepteur M-CSF1 dans la microglie.

    C’est ainsi qu’en ciblant le système immunitaire inné, via la modulation de l’activation des mastocytes et des macrophages, le masitinib peut ralentir ou empêcher l’aggravation de l’invalidité dans les formes progressives de la maladie.

    Des résultats cliniques très prometteurs

     La preuve de concept de l’action du masitinib dans les SEP progressives (PPMS et de nSPMS) a été publiée en 2012 dans BMC Neurology. Elle a été établie par une étude de validation de principe évaluant l’effet du masitinib sur le score composite fonctionnel de la SEP (MSFC). L’effet positif du traitement sur la déficience liée à la SEP a été observé dès le 3e mois et s’est maintenue jusqu’au 18e mois dans les deux sous-populations PPMS et nSPMS, avec une sécurité globale acceptable. Cette étude ayant atteint ses objectifs avec une population limitée (35 patients), cela justifiait une évaluation plus approfondie.

    L’étude de la phase 2B / 3 (AB7002), dont les résultats ont été présentés lors de la conférence était une étude en double aveugle et contrôlée par placebo. Deux doses de masitinib (4,5 et 6 mg / kg / jour) ont été testées indépendamment chez des patients atteints de PPMS ou de SPMS non active, chacune avec son propre groupe témoin placebo. Au total, l’étude a recruté 600 patients.

    À la dose de 4,5 mg / kg / jour, l’étude a atteint son objectif principal, démontrant une réduction statistiquement significative de la progression de l’invalidité, mesurée par le score EDSS (Expanded Disability Status Scale). Les trois chercheurs sont unanimes : « les résultats sont très prometteurs ». « Le masitinib retarde considérablement la progression de l’invalidité mesurée par la variation moyenne de l’EDSS, soit en valeur absolue, soit en variation ordinale, souligne Patrick Vermersch.

    La probabilité d’avoir plus d’améliorations ou moins de progressions de la maladie est augmentée de 39 % avec le masitinib. Le délai avant la première progression est retardé de 42 % et celui avant la progression confirmée de 37 %. Le masitinib se compare favorablement à l’ocrevus, au siponimod et à la biotine ».

    Le masitinib a également considérablement réduit le risque d’atteindre un score EDSS de 7.0, ce qui correspond à une incapacité suffisamment grave pour que le patient soit obligé d’utiliser un fauteuil roulant. « Un retard significatif dans la progression de l’EDSS, y compris le délai avant un score EDSS de 7.0, est un marqueur d’un avantage pertinent dans la SEP, souligne Robert Fox. De plus, l’effet du traitement était cohérent dans les deux phénotypes de la maladie, PPMS et nSPMS ».

    « L’étude a démontré un avantage durable du changement EDSS sur une durée de deux ans, avec un bénéfice observé dès la 12e semaine, souligne Friedemann Paul. Une réduction de 37 % du risque de progression confirmée de l’invalidité est très pertinente d’un point de vue médical. De plus, le profil de sécurité du masitinib semble approprié pour une administration à long terme, car il n’est pas immunosuppresseur ».

    Conclusion ? « Les données cliniques sont extrêmement encourageantes et offrent un nouvel espoir aux patients atteints de SEP progressive », estime Patrick Vermersch, tandis que Robert Fox évoque « une avancée significative pour les formes progressives de SEP ». AB Science va désormais présenter les résultats détaillés de cette étude lors d’une ou plusieurs grandes conférences scientifiques.

    Fort de cette validation scientifique, la biotech va ensuite consulter les autorités, la FDA américaine (lors de la réunion EOP2) et l’EMA européenne (via les avis scientifiques), pour discuter de la suite du développement du masitinib dans le traitement des formes progressives de la SEP. Si l’on se fie aux guidelines de ces autorités, le scénario le plus probable à ce stade est le lancement d’une nouvelle étude de confirmation, avant un possible enregistrement en tant que médicament contre les formes progressives de la sclérose en plaques.

    Sources

    (1) : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24871874

    (2) : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6915812/

  5. Comment combattre le stress

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    Le stress est dans le quotidien de tout être humain. Il est bien lorsqu’il est peu, mais dès lors que vous stressez trop, vous mettez votre santé en danger. C’est pourquoi il est important d’user de stratégies pour combattre le stress au maximum. Ceci pourra certainement vous aider à augmenter votre espérance de vie. Il est généralement prouvé qu’une personne en constante activité est rarement sujet au stress. Si vous cherchez quoi faire, vous pourrez par exemple aller sur Casimba pour essayer d’arrondir vos fins de mois. Suivez donc ces quelques astuces pour vous maintenir en formes.

    L’excès de stress peut mettre votre santé en danger. Il existedifférentes stratégies pour combattre efficacement le stress.

    Combattre le stress : Quelques astuces !

    Si vous êtes perturbé par le stress, essayez l’une de ces méthodes et vous irez mieux.

    Développer sa créativité

    L’une des premières choses que vous avez à faire lorsque vous êtes sujet au stress est de faire une activité qui vous permettra de développer votre créativité. Vous pouvez par exemple acheter des carnets de coloriages pour adultes. Vous allez très vite constater que vous vous sentirez plus mieux, car votre esprit sera concentré ailleurs. Vous pouvez aussi vous servir de la musique, du dessin ou de la dance. Bref, faites quelque chose qui vous passionne et qui vous évite de plonger dans le stress.

    Sourire au maximum

    Une autre méthode qui a prouvé son efficacité est le sourire. Il est très important de sourire, car cela vous empêche non seulement de vieillir rapidement, mais c’est également une très bonne manière de combattre le stress. Même si vous n’en ressentez pas l’envie, n’ayez pas peur de forcer, car cela fera du bien à votre corps et à votre esprit.

    Faire du yoga

    Les biens fait du yoga ne sont plus à prouver. C’est l’un des meilleures manières de combattre plus rapidement le stress. C’est une pratique qui date de plusieurs siècles, mais qui a fait ses preuves. Elle vous permet de vous recentrer sur vous-même. C’est donc une très bonne manière de gérer tous les soucis quotidiens qui vous opprimes.

    Méditer l’amour

    Eh oui ! Quoi de plus beau que de penser à l’amour pour se débarrasser de toutes mauvaises pensée ? Il existe bel et bien une méthode appelée « méditation de l’amour bienveillant ». Cette dernière vous permet de vous tourner sur l’amour de soi-même. Il est aussi important de penser à l’amour que l’on peut avoir pour d’autres personnes. C’est une méthode très importante qui vous permettra de combattre vos problèmes en quelques minutes.

    Faire une sieste

    Le sommeil est également une très belle manière de combattre le stress. Prenez donc toujours la peine de vous offrir une petite sieste au cours de la journée. Vous savez très bien que lorsqu’on est soumis au stress, on dort difficilement. C’est pourquoi il est très important de se reposer pendant quelques minutes en journée. C’est très réparateur.

    Voici donc quelques solutions qui vous aideront à combattre vos problèmes de stress. Vous constaterez une nette amélioration dans votre quotidien. Il suffit juste de choisir la solution qui vous convient le plus et vous pourrez vivre paisiblement votre vie. Adieu le stress !

  6. Ostéoporose : la vitamine D doit être associée au calcium

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    Les suppléments de vitamine D stimulent l’absorption du calcium, ce qui permet de prévenir de l’ostéoporose.

    En effet, le calcium joue un rôle clé dans le maintien de la solidité osseuse et de l’intégrité du squelette.

    Une combinaison de suppléments de vitamine D et de certains produits laitiers permet de se protéger contre la perte osseuse liée à l’âge, et ainsi de se prémunir des chutes.

    La consommation de lait, de yogourt et de fromage a été associée à une densité minérale osseuse plus élevée dans la colonne vertébrale et à une diminution de la perte osseuse chez les personnes âgées – mais seulement si ces produits laitiers riches en calcium elle est combinée avec des suppléments de vitamine D.

    La vitamine D stimule l’absorption du calcium, ce qui permet de prévenir l’ostéoporose (c’est-à-dire la perte osseuse), selon les auteurs de l’étude.

    « Cette étude est intéressante car elle a examiné les produits laitiers autres que le lait. Elle indique que les effets bénéfiques des produits laitiers sur la densité osseuse dépend d’une consommation adéquate de vitamine D », a déclaré l’auteur principal Shivani Sahni.

    Des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

    L’ostéoporose est une maladie marquée par une faible masse osseuse et une détérioration progressive du tissu osseux. Elle augmente le risque de fractures, la perte de fonction physique et la diminution de la qualité de vie.

    Ces résultats sont tirés de la longue étude de Framingham sur le vieillissement, qui a commencé en 1948 et qui a suivi la santé et les habitudes des habitants de Framingham, une ville des Etats-Unis.

    Les besoins quotidiens en vitamine D et calcium

    Les enfants et les adultes âgés de 1 à 70 ans ont besoin d’environ 600 UI de vitamine D par jour, qui proviennent d’une combinaison de sources alimentaires et de la lumière du soleil. 

    Les adultes de plus de 70 ans devraient viser au moins 800 UI (20 mcg) de vitamine D par jour.

    Les besoins en calcium varient également selon l’âge. Les enfants âgés de 1 à 8 ans ont besoin d’environ 2 500 mg de calcium par jour, et ceux âgés de 9 à 18 ans ont besoin d’environ 3 000 mg par jour. Les adultes âgés de 19 à 50 ans ont généralement besoin d’environ 2 500 mg par jour, et de 2 000 mg par jour pour ceux de plus de 50 ans.

    Source : Sahni S et coll. Dairy Intake Is Protective against Bone Loss in Older Vitamin D Supplement Users: The Framingham Study. J. Nutr. 2017 Apr;147(4):645-652.

  7. Greffe de cheveux, quels résultats s’attendre ?

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    La technologie capillaire a le vent en poupe. Aujourd’hui, la tendance est à la transplantation capillaire des follicules pileux. En quoi consiste cette intervention et à quoi s’attendre ?

    La greffe de cheveux est une microchirurgie qui permet de répartir de manière harmonieuse des cheveux sur une partie dégarnie du crâne.

    Les techniques d’implantation

    La greffe de cheveux se définie comme une intervention qui vise à effectuer une répartition harmonieuse des cheveux sur une zone qui est dégarnie du crâne. Grâce à la microchirurgie, ce type d’intervention a connu un réel progrès.

    Concrètement, il s’agit de créer des canaux d’implantation dans les zones dégarnies. Pour cela, le chirurgien peut utiliser deux techniques au choix, soit par micro impacts soit par micro fentes.

    La technique par micro impacts

    Pour ce faire, le chirurgien réalise des petits trous sur la surface crânienne à l’aide d’une aiguille spéciale, appelée punch. Cet instrument dispose d’un pointeau très fin d’environ 0.7 et 1.2 mm de diamètre.

    Il s’agit d’un retrait des fines parties de peau sous forme cylindrique. Cela permet de diminuer la zone chauve et d’assurer l’équilibre entre l’implantation du nombre de tissus sains et de follicules pileux, qui sont résistants à la dihydrotestostérone.

    La technique par micro fentes

    Il s’agit de faire des micro-incisions sur la partie dégarnie du crâne, à l’aide d’un scalpel. Cela permet d’implanter par la suite les greffes, de taille équivalente. La technique par micro-fentes a pour avantage de ne pas casser les racines des cheveux primitifs.

    Les fentes doivent être effectuées en suivant un axe, qui tient compte de l’orientation de la future pousse du poil. Cela permet de donner des résultats d’une greffe, le plus naturel possible.

    Qu’en est-il du laser ?

    Le laser se présente comme une technique efficace mais compliquée pour une greffe capillaire. Au dioxyde de carbone, le laser est idéal pour greffer des follicules pileux dans des fentes, sans saignement. Son principal avantage c’est que son utilisation permet d’avoir une vue complète sur les zones à traiter, en absence de saignement.

    Son principal inconvénient réside dans la manière de l’utiliser. En effet, les canaux d’implantation ne doivent pas excéder une certaine taille, au risque de causer des brûlures ainsi que la destruction des greffons.

    Récemment, les chirurgiens optent pour un système plus efficace qui est le laser Erbium :YAG. Principalement utilisé par les dentistes, cet outil permet une meilleure affinité d’absorption de l’eau, qui peut aller jusqu’à 10 fois supérieure à celle du laser dioxyde de carbone. Cela écarte quasiment tous risques de brûlures.

    Fonctionnant de pair avec un logiciel spécialisé, ce laser offre une densité capillaire élevée afin d’obtenir un résultat le plus naturel possible de la reconstruction de la ligne de démarcation capillaire.

    Les résultats escomptés

    Avant de procéder à une greffe, une phase de préparation est nécessaire. En effet, force est de mentionner que le cuir chevelu diffère d’un patient à un autre, notamment en densité, en volume, en texture ou en structure des follicules pileux.

    Cette première étape repose majoritairement sur l’observation visuelle, en capillodensitométrie. Il s’agit d’un examen qui permet l’observation directe du cuir chevelu ainsi qu’un repérage précis de la densité des follicules dans la partie donneuse, et la densité de transplantation dans la zone à garnir. Le chirurgien aura une meilleure appréciation de l’intervention.

    C’est au niveau de cette phase de préparation que le médecin choisira les zones de prélèvement qui sont capable de donner le plus de greffons. Notons que les greffons posés trop près les uns des autres affichent un important risque de nécrose.

    Du réalisme dans les résultats attendus

    Certes, la greffe de cheveux s’adresse aux personnes souffrant de chutes de cheveux précoce ou non, mais il est nécessaire d’informer le patient de la faisabilité du traitement de son mal. Il faut dire que ce phénomène est un processus dynamique. Il est alors nécessaire d’accompagner l’intervention par des corrections ultérieures, comme dans le cas d’une alopécie croissante par exemple.

    Force est également de mentionner que les plus impressionnants résultats se font observer sur la moitié avant du crâne. Par ailleurs, il n’est pas nécessaire que la ligne de naissance des cheveux soit dessinée trop bas. Un tel détail se voit au fil des années.

    En outre, la répartition des cheveux sur la zone dégarnie du crâne ne se fait qu’à travers ses propres follicules pileux. La nature veut en effet qu’une personne blonde, dont des poils fins et duveteux, ne peut s’attendre à obtenir des cheveux noirs et durs.

    Après la greffe, il ne faut pas s’attendre à gagner la même densité capillaire qu’à l’origine. En effet, afin de garantir une bonne croissance des greffons, le patient doit subir plusieurs séances, espacées d’un trimestre ou d’un semestre après la première intervention.

    Après la greffe, force est de mentionner que les risques de rejet sont quasi nuls. Il faut néanmoins que le patient s’attende à de possibles effets secondaires, passagers. On note par exemple un gonflement du front et des yeux, pendant deux à trois jours après l’intervention.

  8. Les optimistes contribuent à la santé de leurs partenaires

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    Les recherches de la Michigan State University ont révélé que ceux qui sont optimistes contribuent à la santé de leurs partenaires, en évitant les facteurs de risque conduisant à la maladie d’Alzheimer et au déclin cognitif.

    « Nous passons beaucoup de temps en couple », a déclaré William Chopik, professeur adjoint de psychologie et coauteur de l’étude. 

    L’optimisme profite à la fois à son bien-être mental et physique. Il affecte également la santé de son partenaire. Des études montrent que ceux qui sont plus optimistes présentent moins de risques de maladie coronarienne. Une autre étude montre qu’un optimisme peut réduire les effets des maladies chroniques.

    «Notre partenaire pourrait nous encourager à faire de l’exercice, à manger plus sainement ou à nous rappeler de prendre nos médicaments. Lorsque il apparaît optimiste et en bonne santé, cela peut se traduire par des résultats similaires dans votre propre vie. En réalité, vous avez un avenir plus radieux en vivant plus longtemps et en évitant maladies cognitives. « 

    Un partenaire optimiste peut encourager à manger sainement ou à travailler ensemble pour développer des modes de vie plus sains. Par exemple, si vous cessez de fumer ou commencez à faire de l’exercice, votre partenaire est sur le point de lui emboîter le pas en quelques semaines.

    « Nous avons constaté que lorsque vous regardez les facteurs de risque de maladies tels que la maladie d’Alzheimer ou d’autres formes de démence, certains d’entre eux sont liés à un mode de vie sain », a déclaré Chopik. 

    «Le maintien d’un poids de forme et d’une activité physique est de grands prédicteurs. Il existe également des marqueurs physiologiques. Il semble que les personnes mariées à des optimistes ont tendance à être en meilleure santé et obtiennent de meilleurs résultats sur toutes ces mesures.»

    L’étude a suivi près de 4 500 couples. Les chercheurs ont découvert un lien potentiel entre le mariage avec une personne optimiste et la prévention du déclin cognitif, grâce à un environnement plus sain à la maison.

    L’optimisme peut-il être prescrit? Bien qu’il y ait un élément héréditaire à l’optimisme, Chopik dit qu’il existe des preuves suggérant qu’il s’agit d’une qualité entraînable.

    « Il y a des études qui montrent que les gens ont le pouvoir de changer leur personnalité, tant qu’ils s’engagent dans des choses qui les font changer », a déclaré Chopik. 

    « Une partie de cela veut changer. Il existe également des programmes d’intervention qui suggèrent que vous pouvez développer l’optimisme.

    Source : Jeewon Oh et coll. L’association entre l’optimisme acteur / partenaire et le fonctionnement cognitif chez les couples plus âgés . Journal of Personality , 2019.

  9. Qu’est-ce que la phytothérapie ?

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    La phytothérapie est une médecine douce qui consiste à utiliser les vertus des plantes. En effet, les végétaux possèdent un pouvoir miraculeux pour apaiser certaines maladies chez l’homme.

    Ses vertus guérissant sont reconnues depuis des millénaires et sont complémentaires à la médecine traditionnelle. Voici un tour d’horizon concernant les pouvoirs thérapeutiques des plantes de la phytothérapie.

    Définition de la phytothérapie

    C’est une médecine douce qui soigne et prévient certaines maladies et troubles par l’utilisation des plantes.

    Pour la sécurité de tous, les médicaments sont soumis à la réglementation européenne et française. De plus, les plantes médicinales utilisées ont une particularité commune, celle d’avoir des principes actifs qui agissent sur l’organisme.

    La phytothérapie est utilisée à travers le monde entier pour son efficacité prouvée.

    Elle peut être adoptée d’une manière curative ou préventive. Les phytothérapeutes recommandent d’autres techniques associées. Cela potentialise les effets bénéfiques et permettent une prise en charge efficace de la personne et de ses malaises.

    Les plantes médicinales et ses formes

    Ce traitement utilise généralement les herbes culinaires ou les épices telles que : le basilic, le thym, la sauge et la menthe poivrée. Ces ingrédients font parties des plantes qui apportent des vertus avantageuses sur le bien-être et la santé de l’être humain. En outre, il y a aussi les légumes et les tubercules qui se retrouvent dans votre alimentation quotidienne à savoir : l’ail et l’oignon.

    Toutes ces plantes peuvent être utilisées sous forme de tisane et de décoction. Certains d’entre elles servent de cataplasmes cutanés et d’onguents. Avec l’évolution des recherches dans la médecine, les plantes peuvent aussi être avalées directement. C’est le cas des compléments alimentaires sous forme de gélules et de comprimés.

    Le pouvoir des plantes

    Les plantes sont directement actives qu’elles soient sous forme de tisane, gélule ou macérées dans de l’alcool. Elles sont très efficaces contre certains maux comme les infections virales ou les nausées.

    Pour améliorer la digestion, rien ne vaut une infusion de 20 g de feuilles de basilic avant chaque repas. Les essences soulagent le travail de l’estomac. Anti-inflammatoire par excellence, le curcuma inhibe l’action des cellules responsables de l’inflammation en favorisant la production de mucus gastrique. Enfin, une gousse d’ail par jour suffit à faire baisser le taux de cholestérol et le risque de formation de caillots dans les vaisseaux sanguins.

    Contre-indication de la phytothérapie

    Faites tout de même attention, car certaines plantes médicinales contiennent des principes actifs qui peuvent apporter de la toxine à l’organisme. Elles peuvent être mortelles si la dose n’est pas respectée. Il existe aussi les interactions avec les autres plantes, compléments alimentaires et médicaments.

    Avant de prendre n’importe quel traitement, il est important de prendre conseil auprès d’un phytothérapeute. Ce professionnel de la santé diplômé vous posera des questions afin de connaître votre état de santé global et vous propose les conseils adaptés.

    Par ailleurs, les personnes qui ont des allergies, notamment à l’aspirine, sont aussi sensibles aux plantes qui contiennent des dérivés salicylés (le saule ou la reine-des-prés). Les individus épileptiques doivent éviter l’usage de plantes aromatiques. En cas de cancer du sein ou cancer hormono-dépendant, le soja ou la bourrache est strictement interdit. Ils ont une activité ostéogénique.

    Les femmes enceintes doivent également être prudentes même si toutes les plantes sont autorisées. Certaines se révèlent toxiques à savoir les plantes laxatives irritantes. Elles déclenchent des contractions utérines.

  10. Une marche lente liée à un vieillissement accéléré

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    Une nouvelle recherche révèle que les personnes qui ont tendance à avoir une marche plus lente à l’âge de 45 ans présentent des signes de vieillissement accéléré.

    De nouvelles recherches suggèrent qu’une vitesse de marche plus lente vers la quarantaine pourrait être un marqueur d’un vieillissement accéléré.

    Une étude publiée déjà montré que la démarche de patients atteints de Parkinson, plus lente et irrégulière, pouvait être associée à un trouble cognitif.

    La vitesse de marche peut être un puissant prédicteur de la durée de vie et d’une bonne santé.

    Une étude récente indiquait que plus une personne marche vite, plus elle peut vivre longtemps, les personnes âgées bénéficiant le plus d’un rythme soutenu.

    Les professionnels de la santé utilisent depuis longtemps la vitesse de marche comme marqueur de la santé et de la forme physique chez les personnes âgées, mais cette nouvelle recherche pose une question légèrement différente: une vitesse de marche lente à un âge mature indique-t-elle et prévoit-elle un vieillissement accéléré?

    Line JH Rasmussen, chercheuse à l’Université Duke, à Durham, et ses collègues ont décidé de répondre à cette question en examinant les données de 904 participants à l’étude.

    Vitesse de marche, cognition et santé globale

    Les participants ont subi des tests périodiques pendant la majeure partie de leur vie.

    Les chercheurs ont suivi la santé et le comportement général des participants, les évaluations commençant lorsque les participants avaient 3 ans .

    Au début, un neurologue pédiatre utilisait des tests d’intelligence standard pour évaluer la performance neurocognitive des enfants, y compris leur langage, leurs habiletés motrices et leurs émotions et comportements.

    Les personnes dont la vitesse de marche est ente montrent des signes de vieillissement plus accéléré que celles qui marchent plus vite. Les marcheurs plus lents ont montré une plus grande réduction de leur volume cérébral et ont également obtenu des scores plus faibles aux tests d’équilibre et de force de préhension.

    Les chercheurs ont eu accès à des données telles que les scores de QI – y compris la vitesse de traitement, la mémoire de travail, le raisonnement et la compréhension verbale.

    Les chercheurs ont évalué les vitesses de marche des participants devenus adultes sous trois conditions: vitesse de marche habituelle, vitesse de marche à double tâche – les participants devaient marcher comme d’habitude tout en récitant l’alphabet – et vitesse de marche maximale.

    L’équipe a également évalué la fonction physique des adultes en leur demandant d’effectuer une série de tâches physiques qui ont testé leur force de préhension, leur équilibre et leur coordination œil-main.

    Pour évaluer le vieillissement accéléré, l’équipe a examiné une variété de biomarqueurs, y compris l’indice de masse corporelle, le rapport taille / hanche, la pression artérielle , la condition cardiorespiratoire, le taux de cholestérol total, le niveau de triglycérides, le taux des lipoprotéines de haute densité, la clairance de la créatinine, le taux d’urée sanguin, le taux de protéines C-réactives, le nombre de globules blancs et la santé des gencives et des dents.

    Les chercheurs ont également évalué la santé du cerveau des adultes à l’aide d’une IRM .

    De plus, les scientifiques ont amené un panel indépendant de 8 personnes qui ont évalué l’âge des participants à l’aide de photos standardisées de leurs visages à 45 ans.

    Ceux qui marchent lentement vieillissent plus rapidement

    L’IRM a révélé que les marcheurs lents, à l’âge de 45 ans, avaient un volume cérébral plus petit, un amincissement cortical plus important, des zones corticales plus petites et plus de lésions de substance blanche. En d’autres termes, leur cerveau semblait être plus âgé que leur âge biologique.

    Le panel indépendant avait également tendance à attribuer un âge plus avancé à ces participants, en fonction de leur apparence faciale sur les photos.

    Dans l’ensemble, la santé cardiorespiratoire, la santé immunitaire et la santé des gencives et des dents des participants avec une marche lente ont également été moins bonnes que celles qui ont marché plus vite. La corrélation était particulièrement évidente pour les vitesses de marche maximales des participants.

    « Ce qui est vraiment frappant, c’est qu’il s’agit de personnes de 45 ans, pas de patients âgées qui sont généralement évalués avec de telles mesures », explique Rasmussen, l’auteur principal de l’étude.

    Fait intéressant, les scores pour le QI, le langage, les habiletés motrices et la régulation émotionnelle et comportementale des enfants à 3 ans ont également prédit la vitesse de marche.

    Ceux qui devenaient des marcheurs lents à l’âge adulte s’en sortaient moins bien à ces tests.

    « Les médecins savent que les marcheurs lents ont tendance à mourir plus tôt que les marcheurs rapides du même âge », ajoute Terrie Moffitt, auteur principal et professeur de psychologie à l’Université Duke.

     » Mais cette étude a couvert la période allant des années préscolaires à la quarantaine et a de plus révélé qu’une marche lente est un signe de l’existence de problèmes qui apparaissent des décennies avant la vieillesse. »

    Source: Association of Neurocognitive and Physical Function With Gait Speed in Midlife. JAMA Netw Open. 2019;2(10):e1913123. doi:10.1001/jamanetworkopen.2019.13123