Tronc cérébral

Activités instrumentales de la vie quotidienne (autonomie)

Les signes pour repérer une personne psychorigide

Cortical areas and their functions

Substance blanche

Démence : expressions paradoxales des demandes en fin de vie

Les différents types de mémoire

Neuropathie : les causes, symptômes et traitements

Le Phénomène des Communautés Virtuelles : Pourquoi Jouer n’est Plus Une Activité Solitaire

Comprendre l’Équilibre entre Loisir et Santé dans le Monde Numérique

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Tronc cérébral

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    Le tronc cérébral se situe à la base du cerveau et au sommet de la moelle épinière.

    Il est composé de trois sections par ordre décroissant : le mésencéphale, le pont et le bulbe rachidien.  

    Il est responsable de nombreuses fonctions vitales de la vie, telles que la respiration, la conscience, la tension artérielle, la fréquence cardiaque et le sommeil.  

    Il contient de la matière blanche et de la matière grise.  


    Structure du tronc cérébral

    On considère généralement que le tronc cérébral est composé de trois parties, soit de haut en bas :

    1. Mésencéphale
    2. Pons (partie du métencéphale)
    3. Bulbe rachidien

    Relations anatomiques

    Le tronc cérébral est situé dans la partie postérieure du crâne.

    Rapports
    Approvisionnement en sang
    • Le tronc cérébral reçoit du sang des vertèbres et de l’artère basilaire.
    • Le bulbe est approvisionné en sang via les artères perforantes médiales et latérales.
    • Le pont et le mésencéphale reçoivent le sang via les artères perforantes médiales et latérales.

    Fonctions du tronc cérébral

    Le tronc cérébral a trois grandes fonctions :

    1. Sert de  »conduit » pour les voies ascendantes et les voies descendantes reliant la moelle épinière aux différentes parties des centres supérieurs du cerveau antérieur.

    2. Contient des centres réflexes importants associés au contrôle de :

    • la respiration ;
    • du système cardiovasculaire, par exemple, la pression sanguine
    • des fonctions autonomes telles que la digestion, la salivation, la transpiration, la dilatation ou la contraction des pupilles, la miction, etc.

    3. Contient les noyaux des nerfs crâniens III à XII.


    Signes cliniques liés à une atteinte du tronc cérébral

    Des affections peuvent affecter le tronc cérébral, telles que les accidents vasculaires cérébraux (AVC), les tumeurs malignes et les processus de démyélinisation.

    La sclérose en plaques est caractérisée par des troubles visuels, notamment une vision double floue, qui est un symptôme précoce courant de la sclérose.

    Un AVC peut provoquer des symptômes graves, notamment :

    • Problèmes de respiration, entraînant fréquemment la mort.
    • Difficulté à mâcher, avaler et parler.
    • Faiblesse ou paralysie des bras, des jambes et/ou du visage.
    • Problèmes d’équilibre ou de sensation.
    • Perte auditive
    • Problèmes de vue
    • Vertige
    • Coma 
    • Hemiballisme provoqué par une atteinte du noyau sous-thalamique.
    • Lésion ou dégénérescence des neurones dopaminergiques dans la substance noire entraînant la maladie de Parkinson.
    • Accident vasculaire cérébral de Wallenberg (tractus spinothalamique, tractus spinal trijumeau, tractus hypothalamospinal, noyaux vestibulaires). C’est une forme d’AVC provoquée par une obstruction ou une thrombose de l’artère cérébelleuse postéro-inférieure ou parfois de l’artère vertébrale, entraînant une ischémie dans la partie latérale du bulbe rachidien.
    • Hernie amygdalienne cérébelleuse (arrêt respiratoire et cardiaque soudain dû à la compression de la moelle).
    • Syndrome pontique médial (nerf abducens, tractus corticospinal). Il entraîne une combinaison de signes ipsilatéraux (du côté de la lésion) et controlatéraux (du côté opposé), en raison de la croisée des voies motrices dans le tronc cérébral. Les symptômes les plus courants sont une diplopie (vision double) due à une paralysie du muscle droit latéral, une faiblesse faciale (hémiparésie faciale) et une perte de la proprioception et du toucher fin du côté opposé du corps.
    • Myélinolyse centrale pontine qui peut entraîner des convulsions, une ataxie et des troubles de la conscience.
  2. Activités instrumentales de la vie quotidienne (autonomie)

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    L’échelle d’activités instrumentales de la vie quotidienne (ou échelle de Lawton) est une échelle mesurant les capacités pour les activités instrumentales de la vie quotidienne nécessitant un effort cérébral.


    Cet instrument (abbréviation: AIVQ; aussi appelé échelle de Lawton), mis au point par Lawton et Brody en 1969, se fonde sur un questionnaire très utile pour évaluer la capacité du sujet à accomplir les tâches utilitaires quotidiennes (e.g. gérer ses finances, utiliser son téléphone, conduire une automobile, faire des achats…) essentiellement gouvernées par des fonctions cognitives (jugement, langage, orientation, calcul, mémoire, planification).

    L’échelle d’activités instrumentales de la vie quotidienne apprécie donc le degré d’autonomie du sujet. Il sert surtout à identifier les difficultés du patient et le potentiel restant afin d’organiser des aides appropriées à domicile.

    Il peut être réalisé par un médecin ou une infirmière.


    Les épreuves des activités instrumentales de la vie quotidienne

    L’échelle des activités instrumentales de la vie quotidienne comprennent 2 parties. La première, appelée « Activités courantes », comporte 8 épreuves (ou items).

    Epreuve 1: utiliser le téléphone

    Le sujet:
       – Utilise le téléphone de sa propre initiative, cherche et compose le numéro
       – Compose quelques numéros connus
       – Décroche le téléphone, mais ne peut appeler
       – Ne peut utiliser le téléphone.

    Epreuve 2: faire les courses

    Le sujet:
       – Fait ses courses de manière autonome.
       – Fait partiellement quelques courses.
       – A besoin d’être accompagné pour faire ses courses.
       – Est incapable de faire ses courses.

    Epreuve 3: faire la cuisine

    Le sujet:
       – Prévoit, prépare et cuisine les repas de manière autonome.
       – Prépare les repas si les ingrédients lui sont fournis.
       – Fait cuire des repas déjà préparés, mais ne tient pas compte du régime qui lui est imposé
       – A besoin qu’on lui prépare et qu’on lui serve des repas

    Epreuve 4: faire le ménage

    Le sujet: 
       – S’occupe de la maison de façon autonome
       – Exécute des tâches ménagères simples (vaisselle, lit)
       – Exécute des travaux légers de façon insuffisante
       – A besoin d’aide pour tous les travaux d’entretien
       – Ne participe pas aux travaux quotidiens de la maison

    Epreuve 5: faire la lessive

    Le sujet: 
       – Lave tout seul son linge
       – Fait seulement sa petite lessive de façon autonome
       – Tout le linge est lavé par quelqu’un d’autre

    Epreuve 6: utiliser les transports

    Le sujet: 
       – Utilise les transports en commun ou sa voiture de façon autonome
       – Peut se déplacer seul en taxi mais pas en autobus
       – Utilise les transports publics seulement s’il est accompagné 
       – Ne prend sa voiture ou un taxi que seulement s’il est accompagné
       – Ne se déplace pas

    Epreuve 7: prendre des médicaments

    Le sujet: 
       – Prends ses médicaments seul et de façon responsable
       – Prends ses médicaments seul mais avec quelques oublis
       – Prend correctement ses médicaments s’ils sont préparés à l’avance
       – Est incapable de prendre ses médicaments correctement

    Epreuve 8: gérer son argent

    Le sujet : 
       – Règle ses affaires financières de façon autonome.
       – Règle ses dépenses quotidiennes, en commettant parfois quelques erreurs (par ex. il oublie de payer des factures, de vérifier son solde bancaire…)
       – A besoin d’aide pour gérer son budget à long terme (e.g. effectuer des grosses dépenses)
       – Est incapable de gérer seul son argent.

    Voici quelques exemples de réponses apportées par un sujet chez qui on suspecte une démence :

    • J’utilise le téléphone avec difficultés.
    • Je ne cherche pas les numéros de téléphone de mon propre chef.
    • Je n’utilise pas seul les transports en commun.
    • Je ne vais pas sans problème dans des endroits qui me sont inconnus.
    • On prépare mes médicaments ou on doit me faire penser à les préparer.
    • J’oublie souvent de prendre mes médicaments.
    • Je ne règle jamais mes achats.
    • Je ne paye pas moi-même mes factures.
    • J’ai besoin d’aide pour gérer mon budget.

    La seconde partie de l’échelle des activités instrumentales de la vie quotidienne , appelée « Entretien quotidien », comporte 6 items concernant la propreté, l’alimentation, l’habillage, les soins personnels, les déplacements et les bains.

    Les épreuces de l’échelle des activités instrumentales de la vie quotidienne concernant l’entretien.

    Cotation

    Chaque domaine est généralement noté de 0 (dépendance) à 1 (indépendance), bien que certaines versions proposent une échelle à 3 niveaux (0 = dépendance totale, 1 = assistance partielle, 2 = autonomie). Le score total varie donc de 0 à 8, où :

    • 8 points : Personne totalement autonome.
    • 5-7 points : Autonomie partielle, avec certaines limitations.
    • 0-4 points : Dépendance significative nécessitant un soutien accru.
    • Personnes âgées en bonne santé : elles obtiennent souvent un score entre 6 et 8.
    • Personnes avec perte d’autonomie (ex. troubles cognitifs, pathologies chroniques avancées) : les scores sont souvent inférieurs à 4.

    Sources

    Lawton M.P. et Brody E.M. Assessment of older people: self-maintaining and instrumental activities of daily living. Gerontologist. 9, 179-186, 1969

    Barberger-Gateau P. et alii. Instrumental activities of daily living as a screening tool for cognitive impairment and dementia in elderly community dwellers. J. Am. Geriatr. Soc., 40, 1129-1134, 1992.

  3. Les signes pour repérer une personne psychorigide

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    On peut facilement confondre le psychorigide avec des personnes qui essaient de tout contrôler et d’imposer leurs avis, mais ce n’est pas le cas.

    À vrai dire, il s’agit plutôt d’un trait de personnalité dont la source est le manque de confiance en soi. Les psychorigides sont également « perçus comme affectivement froids et peu ouverts à l’autocritique ». En réalité, les psychorigides sont remplis de doutes et manquent d’adaptabilité.

    La pensée rigide peut être associée à divers troubles psychologiques, tels que certains troubles de la personnalité, les troubles du spectre autistique, les troubles de la personnalité obsessionnelle-compulsive ou plus généralement les troubles de l’anxiété. Toutefois, il peut également s’agir d’une approche courante que de nombreuses personnes manifestent dans des situations spécifiques ou sous l’effet du stress.


    Quels sont les signes et symptômes pour identifier une personne psychorigide ?

    • Besoin de planifier et d’organiser
    • Difficulté à profiter des plaisirs quotidiens.
    • Manque d’empathie
    • Critique et exigeante envers eux-mêmes et les autres.

    Les personnes psychorigides ont généralement des difficultés à s’adapter, à changer et à grandir. Elles prennent beaucoup de temps pour prendre des décisions même les plus simples et elles peuvent être très rigides une fois qu’elles ont choisi.

    Ces personnes ont aussi tendance à être distantes, même avec ceux qu’elles apprécient vraiment. De plus, elles sont souvent perfectionnistes et veulent tout contrôler. Il convient de noter que ce n’est pas un signe d’un ego surdimensionné ou d’un désir de diriger les autres. Au contraire, cela cache en fait de la fragilité et une peur du changement.

    La psychorigidité est un vrai problème qui peut entraîner une souffrance profonde et la dépression. Les personnes concernées recherchent le réconfort dans leurs habitudes


    Quelles sont les causes ?

    Les causes de la psychorigidité sont variées, incluant des facteurs génétiques, des expériences de vie traumatisantes ou une éducation stricte. Ce trait de personnalité peut être un mécanisme de défense face à des angoisses profondes, permettant à l’individu de maintenir un sentiment de contrôle face à ses peurs internes.


    Est-il possible de guérir une rigidité psychologique ?

    Les personnes atteintes de psychorigidité peuvent bénéficier de diverses thérapies courtes d’assistance, telles que l’hypnose, les thérapies cognitivo-comportementales, la désensibilisation et le retraitement par mouvements oculaires (EMDR), des thérapies corporelles, etc.

    Il s’agit d’un effort pour acquérir de nouveaux comportements et capacités. On peut également comprendre pourquoi on est devenu rigidifié sur le plan psychologique, et ainsi réussir à changer, grâce à une psychanalyse.

    Il est possible d’améliorer la confiance et l’estime de soi des personnes psychorigides à travers des activités amusantes. L’objectif est de les reconnecter à leurs émotions et de leur démontrer qu’il est possible de prendre du plaisir dans la vie.


    Comment encadrer une personne psychorigide ?

    Quand on vit avec une personne psychorigide, il faut savoir gérer sa relation. Selon une experte, « être avec ce genre de personne peut être difficile, car la subjectivité et le remise en question ne sont pas très accessibles pour elles ». Heureusement, elle conseille d’employer de la patience et de l’empathie pour faire entendre qu’il existe d’autres façons de faire et d’envisager du lâcher-prise ». Cependant, si cela ne fonctionne pas, il est alors nécessaire de faire appel à un professionnel. L’experte suggère également que lorsque le lâcher-prise engendre une anxiété trop grande, un psychologue peut être requis afin d’aider à restaurer la confiance en soi et envers les autres.

    La pensée rigide peut entraîner une augmentation du stress et de la frustration, tant pour l’individu que pour son entourage, car elle peut créer des conflits ou des malentendus. La pensée rigide peut être associée à divers troubles psychologiques, tels que certains troubles de la personnalité, les troubles du spectre autistique ou les troubles de l’anxiété. Toutefois, il peut également s’agir d’un style cognitif courant que de nombreuses personnes manifestent dans des situations spécifiques ou sous l’effet du stress. Encourager la flexibilité de la pensée peut aider les individus à développer une approche plus adaptative des défis et des relations.

  4. Cortical areas and their functions

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    Cortical areas are areas of the brain located in the cerebral cortex.

    The cerebral cortex refers to the superficial part of the brain and containing the gray matter of the cerebral hemispheres.

    The human brain. The peripheral part of the brain is called the cerebral cortex. It is formed of convolutions (or gyrus) separated by superficial or deep grooves.

    The experiments of electrical stimulation and ablation of the cortex made it possible to:

    • map the cerebral cortex. This mapping was updated thanks to the technique of cerebral imaging ;
    • and thus to locate the cortical areas and determine their functions.

    The three types of cortical areas:


    Motor areas (or motor cortex)

    These areas include the primary motor cortex, premotor cortex, and Broca’s area. Electrical stimulation of these areas causes movements of specific parts of the body.

    The primary motor cortex, located in front of the central cleft, controls specific muscles in the body, especially those that cause fine movements (fingers, thumb, lips, mouth).

    The premotor cortex, located in front of the motor cortex, causes coordinated movements (e.g. movements engaged in a sporting activity).

    Broca’s area coordinates the movements of the larynx and the mouth generating the expression of words. This area is the center of language.


    The somesthetic sensory areas (or sensory cortex)

    It is a part of the cerebral cortex that is responsible for receiving and interpreting sensory information from different parts of the body: touch, pressure, temperature and pain. The sensory areas occupy the entire temporal lobe.

    This area is divided into a primary area and a secondary area. The primary area recognizes particular types of sensations originating from different regions of the body. The secondary area for its essential role is to interpret the signal coming from the body, for example the object that your hand touches is it a chair, a fabric etc.?

    The secondary area therefore refines in a way the message received by the primary area.

    The primary sensory area is the part of the cortex that directly receives signals from different receptors (such as pain or temperature sensitive receptors). These signals produce an action potential which is transmitted along one or more neurons to a specific part of the brain.

    Signals going to the secondary sensory area are processed by the subcortical areas (e.g., the thalamus) or the primary somesthetic area.

    • The visual area. The visual area is located in the occipital lobe. The primary visual area specifically detects dark and bright spots, as well as the edge of the visual scene. The role of the secondary visual area is to interpret visual information.
    • The auditory area. It is located mainly in the temporal lobe. The primary hearing area perceives specific sounds and sonority. The secondary auditory area interprets the meaning of spoken words.
    • The primary olfactory area. It can be found in the front portion of the temporal lobe. It receives input from the olfactory bulb, where signals from olfactory receptor neurons in the nose are processed. This region is essential for distinguishing and recognizing different scents. Interestingly, unlike other senses, olfactory information goes straight to the cortex without passing through the thalamus. Additionally, the olfactory cortex is linked to brain areas associated with emotion and memory, including the amygdala and hippocampus. As a result, certain smells can elicit strong emotional reactions and trigger memories. The areas are the oldest and most conservative area of the telencephalon, play a significant role in various neurologic disorders and neurodegenerative diseases. The recent focus on human olfaction can also be attributed to transitional anosmia caused by COVID-19.
    • The primary taste area. It is found in the insular cortex and frontal operculum, and responsible for interpreting taste. Taste buds contain receptor cells that recognize chemical substances from food. These signals are then sent through cranial nerves to the brainstem, thalamus, and ultimately reach the gustatory cortex. Here, the primary tastes of sweet, sour, salty, bitter, and umami are processed. Higher brain areas combine taste with other sensory inputs like smell and texture to form our perception of flavor. The taste and smell systems work hand in hand and provide the brain with information about the chemical composition of objects.
    • The somesthetic area

    Cortical areas and their functions

    Four lobes are used to designate specific anatomical locations and functions of the sensory and motor cortical areas. These regions deal with different modalities of sensation, often relayed by the spinal cord or directly by the cranial nerves. Moreover, one of these regions can even initiate conscious motor movement.

    1 and 2. Frontal lobe formed by the prefrontal area (1) and the motor area (2).

    The frontal lobe extends from the back of the forehead to the parietal lobe (3). The groove in the cortex known as the central sulcus marks the boundary between the frontal and parietal lobes. The prefrontal area (1) is the control center for executive functions, including reasoning, decision-making, higher level cognitive processes, orientation (person, place, time and situational integration of sensory information). The motor area (2) controls the fine muscles of the body (fingers, lips, mouth), coordinates movement and controls speech (articulation of words).

    3. Parietal lobe. Above the temporal lobe and adjacent to the occipital lobe, the parietal lobe houses the primary and secondary sensory cortex. It plays an important role in space navigation and the treatment of touch, pressure, temperature and pain.

    4. Occipital lobe. It controls the primary visual cortex, the region of the brain responsible for processing and interpreting visual information. It is located at the back of the brain.

    5. Temporal lobe. The temporal lobe extends from the temple to the occipital lobe. It includes the auditory area (detection of auditory signals), Wernicke’s area (interpretation of the meaning of sentences read and heard) and the hippocampus, a structure involved in the formation of memory and emotion.

    The other non-cortical structures are the :

    6. Cerebellum

    7. Brainstem


    What are the consequences of a lesion of a cortical area?

    A stroke (or stroke) caused by the occlusion of a cerebral artery causes symptoms, the nature and severity vary depending on the cause of the stroke, the region and the extent of damage.

    These clinical manifestations are reflected in the symptoms summarized below:

    • Difficulty concentrating and planning
    • Personality changes (apathy)
    • Difficulty performing sequential and / or simultaneous tasks
    • Numbness or even paralysis of the body (face, arm, leg) on ​​the side opposite the affected area (total or partial hemiplegia)
    • Difficulty or inability to perform actions. The apraxia can be the result of a lesion of the frontal lobes and / or parietal.
    • Difficulty speaking (dysarthria)
    • Loss of the ability to recognize an object by touch (tactile agnosia) or a person by sight (visual agnosia). Tactile agnosia is observed in lesions of the parietal lobe. The visual agnosia is usually associated with a violation of both occipital lobes. Visual acuity and intellectual functions remain intact.
    • Impairment or loss of sight (homonymous hemianospia). A person whose left visual area (i.e. the visual area of ​​the left hemisphere) is affected cannot see objects on the right side of their eyes.
    • Speech and thought disorders called Wernicke’s aphasia (the person cannot translate the words read or heard into a coherent thought; sometimes they express themselves inconsistently)
    • Short-term memory impairment (loss of the ability to create new memories)

    The area of ​​short-term memory  (located in each hemisphere) is particularly affected in people with Alzheimer’s disease or mild cognitive decline and, to a lesser extent, in people with stroke (there are compensation phenomena because stroke generally only affects one of the two areas).

  5. Substance blanche

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    La substance blanche est la partie du tissu du système nerveux central (comprenant cerveau et moelle épinière) qui contient principalement des prolongements de neurones.

    Ces prolongements appelés axones sont entourés d’une gaine de myéline qui est à l’origine de cette structure blanchâtre, ainsi que de cellules gliales qui nourrissent et protègent les cellules nerveuses.

    La myéline est une matière grasse qui protège les fibres et donne sa couleur à la matière blanche.

    Elle assure également une propagation rapide des informations dans le système nerveux, sous la forme d’un signal électrique.

    Les lésions de la substance blanche se caractérisent par une atteinte des tissus situés dans la partie la plus profonde de notre cerveau, en raison de problèmes de santé liés au vieillissement. Ce tissu contient des millions d’axones, qui relient d’autres parties du cerveau et de la moelle épinière. 

    Coupe frontale d’un cerveau humain avec la substance blanche (flèches bleues)

    Les lésions de la substance blanche

    Les lésions de cette substance sont fréquentes chez les sujets âgés, en particulier chez ceux ayant des antécédents d’hypertension et de lacunes cérébrales.

    De nombreuses maladies, blessures et toxines peuvent entraîner des modifications de la substance blanche :

    • Hypertension artérielle à long terme
    • Inflammation des vaisseaux sanguins
    • Consommation de tabac

    Bien contrôler l’hypertension

    Les résultats ont montré que les individus avec des lésions de la substance blanche avaient plus souvent des antécédents d’hypertension (+270%), comparés à ceux qui n’avaient pas de lésions. Ils présentaient également un nombre bien plus important de lacunes cérébrales (+448%).

    D’un point de vue cognitif, les patients avec des lésions de la substance blanche avaient de moins bonnes performances aux tests cognitifs, suggérant que cette catégorie de personnes présente un risque encore plus important de développer une maladie d’Alzheimer.

    « Nos résultats rapportent une corrélation entre les lésions de la substance blanche et l’altération des fonctions cognitives, suggérant que ces lésions aggravent ce déficit chez des individus atteints de troubles cognitifs légers.»

    Par conséquent, il convient de contrôler les facteurs de risque cardio-vasculaires à l’origine de ces lésions, en particulier l’hypertension, et dans une moindre mesure le diabète, l’hypercholestérolémie et l’athérome.

    Il reste à déterminer si ces lésions augmentent le taux de conversion entre le déficit cognitif léger et la démence.

    Source : Duron E. et coll. Relations entre troubles cognitifs et lésions de la substance blanche cérébrale. Archives des maladies du cœur et des vaisseaux. 100 (8), 2007.


    Les symptômes

    • Troubles d’apprentissage et de mémoire : difficulté à apprendre ou à se souvenir de nouvelles choses
    • Difficulté à résoudre des problèmes
    • Incontinence
    • Dépression
    • Troubles de marche
    • Troubles d’équilibre avec risques de chutes

    Les personnes présentant des lésions de la substance blanche – partie du cerveau composée des axones des neurones – ont un risque accru d’accident vasculaire cérébral (AVC) et de démence telle que la démence vasculaire ou la maladie d’Alzheimer. Il est possible de prévenir et ralentir ces dommages.

    (1) Substance grise; (2) Substance blanche

    Les lésions de la substance blanche accroissent le risque d’AVC

    Une méta-analyse comprenant vingt-sept études ayant comparé des personnes âgées en bonne santé à celles qui ont un trouble cognitif provoqué par des lésions de la substance blanche.

    Les lésions de la substance blanche touchent les petits vaisseaux sanguins situés en profondeur dans le cerveau, contrairement à la maladie d’Alzheimer qui rétrécit l’hippocampe, provoquant une perte progressive de la mémoire,

    La maladie durcit les petites artères et limitent graduellement l’arrivée des éléments nutritifs dans la substance blanche, entraînant une perte de plusieurs fonctions cognitives :  planification, organisation, résolution de problèmes, attention, mémoire de travail, mémoire immédiate et différée…

    Ces affections augmentent le risque d’une personne d’avoir un AVC et même de développer un démence telle que la démence vasculaire ou la maladie d’Alzheimer.

    « Nos résultats soutiennent l’idée que les lésions de la substance blanche altèrent petit à petit le cerveau et les fonctions cognitives, sans pour autant modifier les activités de la vie quotidienne », déclarait l’auteur d’une étude publiée en 2014.


    Les dommages de la substance blanche augmentent le risque d’Alzheimer

    En 2004, une étude néerlandaise impliquant plus de mille sujets suivis pendant 5 ans indiquait déjà que les dommages de la substance blanche quadruplait le risque de démence, dont la démence de type Alzheimer (Prins et coll., Arch Neurol., 61:1531-4).

    On l’estime que 5 pour cent des adultes canadiens ont un trouble cognitif d’origine vasculaire,  vraisemblablement lié à l’hypertension, un cholestérol élevé, un diabète mal contrôlé, à une mauvaise hygiène alimentaire, une inactivité et au tabagisme.

    Les atteintes de la substance blanche se caractérisent d’un point de vue anatomique par une artériosclérose, une atteinte de la myéline et une activation des cellules gliales (gliose). Elles ont pour l’origine un accident ischémique qui affecte les petites artères.

    La bonne nouvelle est que les dommages de la substance blanche peuvent être réduits en adoptant de saines habitudes de vie et qui réduisent le risque de crise cardiaque et d’AVC.

    Dans une autre étude, des chercheurs américains ont rapporté des dommages de la substance blanche et de la matière grise chez des personnes âgées de 40 ans. Ces dommages sont associés ultérieurement à un déclin des fonctions cognitives, voire à une maladie d’Alzheimer.

    L’auteure de l’étude, la docteure Pauline Maillard, a expliqué que l’étude démontre pour une première fois que le durcissement des artères nuit au cerveau et que le problème se manifeste en milieu de vie, soit nettement plus tôt qu’on ne l’anticipait.

    Lire l’article complet dans LaPresse.ca


    Aggravation des troubles cognitifs

    Les lésions de la substance blanche, fréquentes chez les personnes âgées atteintes d’hypertension, pourraient être responsables des troubles cognitifs légers.

    Une autre étude a déterminé si la présence de ces lésions était associée à une baisse plus marquée de la performance cognitive chez les individus atteints de déficit cognitif léger, un état parfois transitoire entre un fonctionnement cognitif normal et une démence. Près de 15% de sujets atteints de déficit cognitif léger (DCL) développent une démence par an.

    136 patients – chez qui un diagnostic de déficit cognitif léger a été établi – ont subi une batterie de tests neuropsychologiques* et un examen neurologique (scanner) afin de déterminer la présence de lésions de la substance blanche.

    * Mini-examen de l’état mental et profil d’efficience cognitive

    Ces patients étaient âgés de 75 ans en moyenne, dont plus de la moitié souffrait d’hypertension (54%) et un tiers présentait des lésions de la substance blanche. L’hypertension était caractérisée par une pression supérieure à 140/90 mmHg.


    Diagnostic

    Un test d’imagerie par résonance magnétique (IRM) peut montrer tout dommage. Les modifications apportées à la substance blanche produiront un blanc très brillant (on parle de signal «hyper-intense») lors d’un examen IRM. La distribution des hyperintensités de la substance blanche dans le cerveau et observée par IRM est souvent prise en compte dans l’évaluation diagnostique des patients souffrant de troubles cognitifs.

  6. Démence : expressions paradoxales des demandes en fin de vie

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    Les personnes atteintes d’une démence oublient tout, mais ils n’oublient jamais qu’ils vont mourir un jour. Et, si chez eux, la pensée ne parvient pas à se dire, la peur de la mort est ce qu’elles parviennent à communiquer le mieux, quelle que soit l’expression utilisée. 

    C’est le grand paradoxe de la démence, l’unique peut-être, celui qui englobe et résume tous les autres. Albert CAMUS a écrit :  » De tous les animaux, l’homme est le seul à savoir qu’il va mourir un jour « . Si c’est cette connaissance qui nous confère la part essentielle de notre humanité, et bien les déments sont les plus humains des humains. 

    Leurs propos dits paradoxaux sont parfois d’une extrême lisibilité mise à jour, autre paradoxe, par une mémoire défaillante. L’oubli favorise l’expression des errances, revirements, contradictions de la pensée. Pensée dite « incohérente », mais qui n’est que le reflet de tous les flux émotionnels qui les traversent lors d’une même journée, d’un même instant. 

    Chacun de nous a déjà éprouvé ces allers et retours de la pensée et des affects au cours de situations un peu exceptionnelles, mais bien entendu, nous ne les verbalisons pas, nous les gardons secrets par crainte d’être pris pour une personne insensée. 

    Il nous faut être conscients de ce phénomène, de ces propos qui peuvent rapidement être contradictoires, et nous montrer particulièrement attentifs face aux demandes que le dément nous adresse à l’approche de sa mort. 

    A l’approche de sa mort Louise demandait à son mari en le suppliant, en criant parfois  » Je t’en prie, tue-moi ! « . Il quittait le service désemparé, culpabilisé, se reprochant de ne pas savoir l’aider, et parfois même, de ne pas avoir le courage de répondre à sa supplique. Mais, un instant plus tard elle interpellait l’équipe soignante et avec la même force, disait :  » J’ai peur de mourir, je veux voir un médecin ! ». (cette demande de mourir ou de ne pas mourir, s’adressait à tour de rôle, aussi bien à son mari qu’aux équipes). 

    Cet exemple qui n’est pas unique nous apprend qu’il ne faut pas répondre trop vite à la demande d’une personne souffrant d’une démence, surtout lorsqu’il s’agit de propos lourdement chargés émotionnellement. Il nous faut savoir entendre, mais différer nos réponses. 

    Alors, évidemment, il n’est pas question de satisfaire la demande de mort lorsqu’elle est émise, mais le patient dans d’autres domaines à forte connotation affective, peut effectivement exprimer des désirs contradictoires : j’aime je n’aime pas; je veux-je ne veux pas le voir, etc. 

    Mais les demandes de « mise à mort » sont particulièrement redoutables, car elles peuvent hanter longtemps la personne sollicitée, surtout si elle quitte le dément sur cette demande. Et pourtant, comme je vous le disais, un peu plus tard, le patient peut affirmer avec la même conviction qu’il ne veut pas mourir. Mais dans ces cas, où l’on constate que la demande de vivre ou de mourir peut s’inverser rapidement, une constante persiste, c’est l’intensité du vécu de la proximité de la mort. 

    Ces propos, en prise directe avec la mort ne représentent pas l’unique source des paradoxes du dément. 

    J’ai souvent observé que l’approche de la mort semble libérer ces patients de toute censure, censure qui va au-delà de ce que la désintégration mentale de la démence provoque habituellement. 

    Cette part de lui-même que tout être humain garde plongé dans l’ombre, le dément l’exhibe en nous surprenant. Étonnement pour la famille et les soignants, proche parfois de la stupéfaction en découvrant si tardivement, à la fin de sa vie, des facettes totalement inconnues de sa personnalité (par ex. : violence, grossièreté avec propos scatologiques ou pires, capacité d’opposition musclée chez des femmes « soumises », révélations sur une vie intime réelle ou fantasmée, modification de la qualité des liens affectifs, avec préférences, rejets inhabituels…). 

    Chez le dément en fin de vie, il existe des variations aussi, sur la relation à l’autre, qui deviennent objet d’amour ou de haine, mais, ne peut plus être à la fois bon et méchant, car la capacité d’ambivalence disparaît ; ce fonctionnement révèle qu’une ultime étape de la régression mentale est franchie, et peut provoquer des scissions au sein des équipes non averties. 

    Ce sont les personnes âgées qui surinvestissent certains soignants, et qui rejettent les autres (On sait d’ailleurs que ce sont des situations qui peuvent là aussi s’inverser d’une façon inattendue, les gentils pouvant se transformer très vite en méchants, et inversement). 

    Le reflet de ce vécu est également perceptible dans la relation aux conjoints et/ou aux enfants. Jeanne, animée par une colère sans contenu, hurle et insulte sa fille avec un faciès grimaçant. Quelques minutes plus tard, tout s’apaise, elle est détendue et lui sourit, retrouvant le chemin de la tendresse. 

    Il y a aussi le cas, fréquent, des patients qui se mettent à crier d’une façon incessante peu de temps avant leur mort. (le cri du dément est un phénomène bien connu, mais ce type de manifestation qui s’installe brutalement et qui rompt avec le comportement antérieur du sujet, annonce souvent la mort prochaine ). 

    Cet appel incompréhensible, rien ni personne ne parvient à le juguler, pas plus la présence d’un soignant que celle d’un parent qui avait jusque-là une fonction apaisante. Cri incessant, angoissant et épuisant pour les équipes et les familles. 

    Les uns et les autres peuvent mettre en place des attitudes défensives pour se protéger à la fois contre l’agressivité que peuvent susciter ces hurlements permanents et l’excès de souffrance engendré par ces messages complexes à déchiffrer mais annonciateurs de mort. Le risque est une forme de rejet (de mise à distance notamment), attitude protectrice pour eux, mais qui ne fait que renforcer l’angoisse sous-jacente du patient. 

    Très proche de ces cris informulés, le mot « maman » scandé, répété est pour la personne souffrant de démence en fin de vie un moyen pour calmer son angoisse en faisant appel à un objet intérieur sécurisant. 

    Je citerai l’exemple de Marguerite, qui, peu de temps avant sa mort, connaissait des moments d’angoisse aiguë. L’arrivée de ses enfants l’apaisait momentanément, mais malgré leur présence et leurs paroles chaleureuses, l’angoisse resurgissait. Elle cherchait constamment quelqu’un du regard, quelqu’un qui n’arrivait pas. Un jour elle est arrivée à nommer le véritable objet de son désir : sa mère qu’elle se mit à appeler de façon incessante, seule ou en présence de ses proches. Ces derniers se faisaient plus présents pour tenter de la calmer, alors un jour, elle s’est adressée à eux d’une façon adaptée et leur a dit : « Laissez-moi, je préfère être seule ». 

    La famille a bien du mal à comprendre ce qui se joue ici, et se sent gommée par ce tête-à-tête avec l’instance maternelle. 

    Cet exemple a été choisi à cause de sa fréquence, et de la dureté qu’il met en exergue. Dément en grande souffrance qui doit retrouver un objet sécurisant que la réalité ne lui apporte pas même si les proches sont chaleureux et présents. Le lien affectif avec eux n’est pas rompu, mais il est modifié par la présence des objets primaires, archaïques, avec la mère qui réapparaît dans sa toute puissance consolatrice. 

    Ainsi, le signifié qui seul persiste à travers les arcanes de l’affectivité du dément est le vocable « maman », si fréquemment prononcé, chuchoté, imploré chez le dément qui s’approche de la mort. 

    La prégnance de la mère est particulièrement visible dans le langage des personnes âgées nées dans un autre pays et qui dans ces moments de grande solitude et de grande régression retrouvent « la langue maternelle ». Avant de mourir, besoin de retrouver ses origines, là d’où l’on vient retrouver le contact avec cette mère qui nous a appris à formuler les premiers mots, ces mots qu’il faut prononcer pour la retrouver puisqu’elle seule a le pouvoir de rassurer. 

    Mais pour certaines familles qui n’avaient jamais entendu leur parent s’exprimer dans cette langue, la perplexité est grande et là encore, elles peuvent se sentir secondarisées, voire exclues de ce dialogue. Contraste entre cette langue « étrangère », donc étrange pour la famille, et langue « maternelle », redevenue familière pour la personne âgée. 

    Mais que le mot « Maman » soit formulé en italien, en anglais, en arabe ou en français, « Maman » est avant tout le signifiant qui parle de l’objet le plus archaïque de notre attachement. Dans  » La Vieillesse « , Charlotte HERFRAY écrit : « Avant d’être une image de mère, celle-ci était une chaleur, une odeur, une voix. Maman est le signifiant qui correspond à cette chose des origines ». 

    Les soignants connaissent bien cet appel prononcé inlassablement par les déments en fin de vie, et surtout peut-être par les « grands déments » (comme l’on dit) qui transgressent les lois scientifiques de la démence en démontrant que ce mot, cette mère archaïque est inscrite dans notre souvenir pour toujours. 

    Charlotte HERFRAY écrit d’une façon très poétique : « la langue maternelle, métaphore de la mère et des eaux dont nous sommes issus, traverse les brumes de la souvenance « . 

    Ces questionnements sur le dément ne s’achèvent pas avec sa vie. Le moment de survenue de sa mort semble au contraire les renforcer. 

    Les infirmières, les aide-soignantes connaissent bien ces fins de vie qui surprennent en se produisant à un moment « inopiné ». Elles pourraient vous citer des exemples multiples et surprenants, tel celui de Mme B. dont l’efficience intellectuelle était très altérée. Son agonie a duré des mois : elle est décédée peu de temps après Noël, après avoir revu son petit-fils auquel elle était très attachée qui faisait des études à l’étranger et qui ne revenait qu’au moment des fêtes. 

    Il y a aussi les personnes âgées qui meurent pendant une très courte absence des membres de leur famille. 

    Pierrette Fleutiaux, a écrit sur la mort de sa mère, un très beau livre qui s’appelle : « Des phrases courtes ma chérie » (Actes Sud). Dans ce texte, elle dit qu’elle ne s’éloignait du chevet de sa mère démente et mourante que pendant de brefs instants, et c’est pendant un de ces instants que sa mère est morte. L’écrivain, pudiquement ne commente pas l’évènement. 

    Puis je me permettre de le faire à sa place ? 

    Serait-ce une décision de la malade pour ne pas imposer à sa fille l’image du dernier soupir ? ( pour la protéger en quelque sorte? ). Ou bien, dans les tréfonds de son vécu, peut-être a-t-elle eu peur que le désir de vivre que sa fille lui insufflait en permanence l’oblige à lutter de nouveau ? 

    Comment qualifier ces réflexions qui surgissent après la mort de nos patients et de nos proches ? Interprétations abusives des soignants ou fictions de familles endeuillées ? Renée Sebag-Lanoe écrit que l’heure de la mort est probablement déterminée par un « consentement secret », que Charlotte Herfray nomme « un acquiescement » tandis que d’autres parlent de « lâcher prise ». (La mort des personnes âgées non démentes suscite moins ce type d’interprétations car jusqu’au bout elles peuvent verbaliser leur vécu, mieux exprimer leurs souhaits ). 

    Il me semble que ces paradoxes du dément en fin de vie sont souvent le reflet de nos propres paradoxes. Face à sa souffrance (être angoissé par l’approche de la mort et ne pas pouvoir le verbaliser par exemple) nous sommes soumis à une véritable « confusion des sentiments ». Souhaits de mort, pour qu’il ne souffre plus et qu’il ne nous fasse plus souffrir, mais incapacité à admettre sa disparition définitive.

    Dr Jacqueline ZINETTI 
    Psychiatre 
    Chef du Service de Psychogériatrie 
    Hôpital BRETONNEAU Paris 

  7. Les différents types de mémoire

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    La mémoire est la capacité d’apprendre, de mémoriser et de restituer de nouvelles informations. On peut en distinguer trois composantes :


    Les différents types de mémoire

    1. La mémoire immédiate (ou sensorielle) qui retient très brièvement une information apportée par les organes des sens (odorat, vision, audition). Par exemple, la mémoire visuelle permet de mémoriser les premiers mots d’une phrase afin d’en comprendre la signification. Mais elle est éphémère (quelques centaines de millisecondes), et c’est pourquoi nous retenons plus facilement les derniers mots d’une liste parce qu’ils sont stockés en mémoire immédiate. La mémoire sensorielle auditive est en revanche plus longue, avec une durée d’environ quelques secondes. La mémoire sensorielle est nécessaire pour que l’information soit conservée ultérieurement.

    2. La mémoire à court terme. Elle retient temporairement (moins d’une minute) un nombre limité d’informations (entre 5 et 9), avant que celle-ci soit stockée plus longtemps dans notre cerveau en mémoire à long terme. Il existe une forme plus élaborée de la mémoire à court terme : c’est la mémoire dite de travail. Dans certains cas, le cerveau doit travailler pour stocker une information tout en effectuant une autre action (par ex. raisonner, résoudre un problème). Par exemple, cette mémoire est mise en jeu lorsqu’une personne doit se souvenir de tête un numéro de téléphone juste avant de la composer. C’est le même procédé pour effectuer un calcul mental, retenir l’adresse d’un ami qui vous explique simultanément la façon de se rendre chez lui, ou lire une histoire, tout en portant attention à la séquence des événements.

    3. La mémoire à long terme. Elle retient une information qui a fait l’objet d’un traitement approfondi. Le stockage de l’information peut durer de quelques minutes à toute une vie. Dans ce dernier cas, sa récupération est limitée. Cette information peut avoir été acquise il y a une minute ou bien lors de votre enfance. La mémoire à long terme permet de :

    • stocker des informations apprises mécaniquement, par exemple, se tenir sur un vélo, conduire… : on parle de mémoire implicite (ou procédurale) car l’information stockée est utilisée inconsciemment ;
    • retenir et de rappeler consciemment des événements ou des informations (par ex. se souvenir de ses dernières vacances): on parle de mémoire explicite (ou déclarative) épisodique.
    • retenir des informations (par ex. savoir que la terre tourne autour du soleil; qu’un chien est un animal ; que le Canada est en Amérique) : on parle de mémoire explicite sémantique.

    La mémoire sémantique est dénuée de connotation spatiale et temporelle, contrairement à la mémoire épisodique. En effet, nous ignorons où et quand nous avons appris que la terre est ronde. En revanche, une personne (sans problème de mémoire) est capable de se souvenir de la date et du lieu de ses dernières vacances, ce qui n’est pas le cas d’une personne souffrant de la maladie d’Alzheimer.

    La mémoire à long terme implique dans le cas de la reconnaissance d’un objet, par exemple, les aires corticales visuelles, le lobe temporal et le système limbique (amygdale et hippocampe) alors que dans la mémoire implicite, ce sont des structures liées à la motricité : substance noire, cortex prémoteur et thalamus.


    En résumé :

    • Mémoire sensorielle : retient très brièvement des informations (quelques centaines de millisecondes à quelques secondes).
    • Mémoire à court terme: retient temporairement des informations (jusqu’à 90 secondes) avant de la stocker définitivement dans le cerveau.
    • Mémoire de travail: retient une information en la manipulant.
    • Mémoire à long terme: retient une information durablement (jusqu’à plusieurs années). Cette information peut être restituée de manière inconsciente (ou implicite) ou consciente (ou explicite).
    • Mémoire implicite (ou procédurale): conserve la mémoire des habitudes et des mouvements, inaccessibles à notre conscience. (Je sais faire…)
    • Mémoire explicite (ou déclarative) épisodique : conserve des événements, des épisodes que nous avons vécus à un moment précis et en un lieu donné. (Je me souviens que…)
    • Mémoire explicite (déclarative) sémantique : conserve des connaissances acquises (« Je sais que..).

    Comment la mémoire est stockée à long terme ?

    Pour être stockée de manière durable, l’information fait l’objet d’un traitement répété et approfondi, en activant plusieurs zones du cerveau (zones visuelles, auditives, olfactives, aire du langage…).

    Plus il y a de zones activées, plus l’information sera retenue longtemps : on parle alors de bon encodage.

    L’encodage est donc la profondeur à laquelle une information est traitée, un des deux facteurs conditionnant l’apprentissage d’une information (le second facteur étant le contexte dans lequel l’information a été enregistrée).

    Par exemple, Marcel Proust (Du côté de chez Swann) se remémore involontairement ses souvenirs d’enfance grâce aux sensations gustatives et olfactives que lui procure une madeleine trempée dans une tasse de thé. La précision et la restitution de ses souvenirs ne sont possibles que grâce à l’activation de la région limbique impliquée dans l’émotion.

    En résumé, pour qu’une information soit stockée à long terme, il faut :
    – Un bon apprentissage (encodage): les régions cérébrales responsables des sens (odorat, goût, vision, ouïe) doivent être activées durablement.
    – Une émotion : la région limbique doit s’activer afin d’établir un lien entre l’information et le contexte dans lequel elle a été perçue.


    Comment la mémoire stockée est restituée ?

    Il existe trois étapes avant que l’on se souvienne d’une information :

    1. Encodage : mémorisation d’une nouvelle information captée par les organes des sens.

    2. Le stockage

    3. La restitution : rappel de l’information stockée. Il existe trois façons de récupérer l’information:
    – le rappel spontané (libre), sans aucune aide (par ex. quel film avez-vous vu hier soir?)
    – le rappel facilité par l’utilisation d’indices (par ex. c’est un film de Woody Allen);
    – le rappel par reconnaissance (par ex. c’est un film de F.F. Coppola, de F. Fellini ou de W. Allen?)


    Comment le cerveau exécute les fonctions qu’il reçoit ?

    Mémoire explicite et système limbique

    Une information, qu’elle soit spatiale, sensorielle (tactile, visuelle, auditive…) ou reliée au langage, converge vers des régions qui appartiennent au système limbique, et qui forment un réseau appelé circuit de Papez (James Papez, neuroanatomiste américain (1883-1958) connu pour ses travaux sur le système limbique). Ce circuit n’intervient que dans la mémoire explicite (ou déclarative).

    Un souvenir a également une signification émotionnelle : ainsi, on se souvient plus facilement d’un accident dont on a été témoin. Dans ce cas, l’aspect émotionnel sera assuré par une région du système limbique appelée amygdale, qui agit en étroite relation avec le circuit de Papez.

    Le siège de la mémoire explicite. L’information est d’abord perçue par les aires sensorielles (visuelles, auditives, tactiles, olfactives, gustatives) 1 puis se rend à l’hippocampe 2, point d’entrée du circuit de Papez. L’information transige par le corps mamillaire 3, le thalamus 4 puis le gyrus cingulaire 5 (rôle dans la motivation) pour enfin se retourner dans les aires sensorielles 1 pour y être stockée. L’information a l’option de repasser dans l’hippocampe pour y être consolidée

    La mémoire implicite (ou procédurale) met en jeu des régions du cerveau qui contrôle les mouvements (striatum, cervelet…), ainsi que les lobes pariétal et frontal. Pour qu’un souvenir soit récupéré, il faut que les régions frontales et temporales soient activées.


    Le siège de la mémoire implicite. L’apprentissage des actions et habiletés motrices a lieu grâce à l’action conjointe de zones contrôlant la motricité : le cervelet, le striatum et le thalamus, ainsi que l’aire motrice du lobe frontal.

    L’aire de la mémoire à court terme est localisée dans la partie inférieure du lobe temporal de chaque hémisphère. Elle est d’une grande importance pour le stockage temporaire (quelques dizaines de secondes) d’un événement, avant que celui-ci ne soit éventuellement et durablement conservé. Elle est partie intégrante d’une région située à l’intérieur des hémisphères cérébraux : le système limbique.

    De nombreuses études se sont penchées sur le rôle de deux structures présentes dans cette aire et intimement liées au stockage des informations : l’hippocampe et le cortex entorhinal.

    L’hippocampe et le cortex entorhinal sont particulièrement vulnérables aux effets du vieillissement puisque l’on observe des lésions de ces deux structures chez les personnes âgées souffrant d’un déficit cognitif léger ou de la maladie d’Alzheimer. Il existe donc un lien de cause (les lésions) à effet (les troubles cognitifs).

    Ces structures sont plus rarement touchées lors d’un accident vasculaire cérébral tandis qu’elles sont globalement épargnées chez une personne âgée ne présentant aucun déficit cognitif.

  8. Neuropathie : les causes, symptômes et traitements

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    La neuropathie périphérique se caractérise par des lésions des nerfs situés à l’extérieur du cerveau et de la moelle épinière (nerfs périphériques).

    Elle provoque souvent une faiblesse, un engourdissement et des douleurs, généralement au niveau des mains et des pieds.

    Cela peut également affecter d’autres zones de votre corps. Le système nerveux périphérique envoie des informations du cerveau et de la moelle épinière (système nerveux central) au reste du corps. Les nerfs périphériques envoient également des informations sensorielles au système nerveux central.

    La neuropathie dite périphérique peut résulter de lésions traumatiques, d’infections, de problèmes métaboliques, de causes héréditaires et d’exposition à des toxines. Le diabète est l’une des causes les plus courantes.

    Les personnes atteintes de neuropathie périphérique décrivent généralement la douleur comme une attaque de couteau, une sensation de brûlure ou un picotement. Dans de nombreux cas, les symptômes s’améliorent, en particulier s’ils sont causés par une maladie traitable.

    Les médicaments peuvent réduire la douleur causée par la neuropathie périphérique.

    Les symptômes

    Chaque nerf de notre système périphérique a une fonction spécifique; les symptômes dépendent donc du type de nerf affecté.

    Les nerfs sont classés en:

    • Nerfs sensoriels qui reçoivent de la peau des sensations telles que la température, la douleur, les vibrations ou le toucher
    • Nerfs moteurs qui contrôlent le mouvement musculaire
    • Nerfs autonomes contrôlant des fonctions telles que la pression artérielle, la fréquence cardiaque, la digestion et la vessie.

    Les signes et symptômes de neuropathie périphérique peuvent inclure:

    • Une apparition progressive d’engourdissements, de picotements ou de fourmillements dans les pieds ou les mains, pouvant se propager vers le haut dans les bras et les jambes.
    • Une douleur vive, lancinante ou brûlante.
    • Une extrême sensibilité au toucher
    • Une douleur durant des activités qui ne devrait pas causer de douleur, telle qu’une douleur dans les pieds lorsque l’on met du poids dessus ou quand ils sont sous une couverture.
    • Un manque de coordination.
    • Une faiblesse musculaire pouvant provoquer des chutes.
    • Une paralysie si les nerfs moteurs sont touchés.

    Si les nerfs autonomes sont touchés, les signes et symptômes peuvent inclure:

    • Une intolérance à la chaleur.
    • Une transpiration excessive ou une incapacité à transpirer.
    • Des problèmes d’intestin, de vessie ou de digestion.
    • Des modifications de la pression artérielle, provoquant des vertiges.

    La neuropathie périphérique peut toucher un nerf (mononeuropathie), deux nerfs ou plus dans différentes zones (mononévrite multiple) ou plusieurs nerfs (polyneuropathie). Le syndrome du canal carpien est un exemple de mononévrite.

    La plupart des personnes atteintes de neuropathie périphérique ont une polyneuropathie.

    Détecter tôt les signes et symptômes permet un traitement précoce de la maladie, ce qui offre les meilleures chances de contrôler les symptômes et de prévenir des lésions supplémentaires des nerfs périphériques.

    Les causes

    La neuropathie périphérique est une lésion nerveuse causée par un certain nombre d’affections.

    Les problèmes de santé pouvant causer une neuropathie périphérique incluent:

    • Les maladies auto-immunes : syndrome de Sjogren, le lupus, la polyarthrite rhumatoïde, le syndrome de Guillain-Barré, la polyneuropathie démyélinisante inflammatoire chronique.
    • Le diabète. Plus de la moitié des personnes atteintes de diabète développent un type de neuropathie.
    • Les infections. Celles-ci incluent certaines infections virales ou bactériennes, notamment la maladie de Lyme, le zona, le virus d’Epstein-Barr, les hépatites B et C, la lèpre, la diphtérie et le VIH.
    • Maladies héréditaires : maladie de Charcot-Marie-Tooth.
    • Les tumeurs. Des tumeurs cancéreuses (malignes) et non cancéreuses (bénignes) peuvent se développer sur les nerfs. De plus, une polyneuropathie peut survenir à la suite de certains cancers liés à la réponse immunitaire de l’organisme.
    • Troubles de la moelle osseuse.
    • Autres maladies : maladies rénales, maladies du foie, hypothyroïdie.
    • Alcoolisme. Les mauvais choix alimentaires des personnes souffrant d’alcoolisme peuvent entraîner des carences en vitamines.
    • Exposition à des poisons (produits chimiques industriels et les métaux lourds tels que le plomb et le mercure).
    • Médicaments, particulièrement ceux utilisés pour traiter un cancer (chimiothérapie).
    • Traumatismes tels que ceux résultant d’accidents de la route, de chutes ou de blessures sportives.
    • Pression nerveuse pouvant résulter de l’utilisation d’un plâtre, de l’utilisation de béquilles ou de la répétition d’un mouvement.
    • Carences en vitamines essentielles à la santé nerveuse : vitamines B – y compris les vitamines B-1, B-6 et B-12 – la vitamine E et la niacine.
    • Facteurs de risque : diabète avec un taux de sucre mal contrôlé.
    • Antécédents familiaux de neuropathie.

    Complications

    Les complications de la neuropathie périphérique peuvent inclure:

    • Brûlures et traumatismes cutanés. La personne peut ne pas ressentir de changements de température ou de douleur sur les parties engourdies de son corps.
    • Infection. Les pieds et autres zones sans sensation peuvent être blessés à l’insu de la personne. Il faut vérifier régulièrement ces zones et soigner les blessures mineures avant l’infection, surtout si on est diabétique.
    • Chutes. Une faiblesse et une perte de sensation peuvent être associées à un déséquilibre et à une chute.

    Prévention

    Le meilleur moyen de prévenir la neuropathie périphérique consiste à prendre en charge les problèmes médicaux qui exposent à un risque, tels que le diabète, l’alcoolisme ou la polyarthrite rhumatoïde.

    • Faire des choix de vie sains : alimentation riche en fruits, en légumes, en grains entiers et en protéines maigres pour garder les nerfs en bonne santé.
    • Se prémunir des carences en vitamine B-12 en mangeant de la viande, du poisson, des œufs, des produits laitiers faibles en gras et des céréales enrichies.
    • Exercice régulier. Avec l’accord du médecin, faire au moins 30 minutes à une heure d’exercice au moins trois fois par semaine.
    • Éviter les mouvements répétitifs, les positions qui exercent une pression sur les nerfs, l’exposition à des produits chimiques toxiques, le tabagisme et la consommation excessive d’alcool.

    Diagnostic

    La neuropathie périphérique a de nombreuses causes potentielles. Outre un examen physique, qui peut inclure des tests sanguins, le diagnostic nécessite généralement:

    • Une anamnèse : le médecin examine les antécédents médicaux, y compris les symptômes, le style de vie, l’exposition à des toxines, la consommation d’alcool et les antécédents familiaux de maladies neurologiques.
    • Examen neurologique. Le médecin pourrait vérifier les réflexes tendineux, la force et le tonus musculaires, la capacité à ressentir certaines sensations, ainsi que la posture et la coordination.
    • Tests : le peut prescrire des tests, notamment des analyses de sang. Ceux-ci peuvent détecter des carences en vitamines, un diabète, une fonction immunitaire anormale et d’autres affections pouvant causer une neuropathie périphérique.
    • Tests d’imagerie. La tomodensitométrie ou l’IRM peuvent permettre de trouver des hernies discales, des tumeurs ou d’autres anomalies.
    • Tests de la fonction nerveuse. L’électromyographie (EMG) enregistre l’activité électrique des muscles pour détecter des lésions nerveuses. Une fine aiguille (électrode) est insérée dans le muscle pour mesurer l’activité électrique lors de la contraction du muscle. En même temps qu’un électromyogramme, le médecin effectue généralement une étude de conduction nerveuse. Des électrodes plates sont placées sur la peau et un faible courant électrique stimule les nerfs. Le médecin enregistre les réponses des nerfs au courant électrique.
    • Autres tests de la fonction nerveuse : test qui mesure la capacité du corps à transpirer ou un test sensoriel qui enregistre la sensation de toucher, de refroidissement et de chaleur.
    • Biopsie nerveuse. Une petite partie d’un nerf, généralement un nerf sensoriel, est enlevée pour rechercher des anomalies.
    • Biopsie cutanée. Une petite partie de la peau est enlevée afin de rechercher une diminution du nombre de terminaisons nerveuses.

    Traitement

    Les objectifs du traitement sont de gérer la maladie à l’origine de la neuropathie et de soulager les symptômes. Si les tests de laboratoire n’indiquent aucune affection sous-jacente, le médecin pourra vous recommander d’attendre afin de voir si la neuropathie s’améliore.

    Médicaments. Hormis les médicaments utilisés pour traiter les affections associées à la neuropathie périphérique, les médicaments utilisés pour soulager les signes et les symptômes de neuropathie périphérique incluent :

    Anti-douleurs. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont couramment utilisés. Il s’agit notamment de l’ibuprofène et du naproxène, qui réduisent l’inflammation et aident à soulager l’inconfort. Bien qu’ils puissent être efficaces pour les problèmes musculo-squelettiques, leur impact sur les douleurs nerveuses peut varier.

    Les opioïdes représentent une autre classe de médicaments antidouleur. Des médicaments comme la morphine et l’oxycodone ciblent les récepteurs opioïdes dans le cerveau, offrant de puissants effets analgésiques. Cependant, les préoccupations concernant la dépendance et les effets secondaires les rendent moins souhaitables comme traitement de première intention pour les maladies chroniques.

    La combinaison de ces médicaments avec d’autres thérapies peut améliorer les résultats. Les patients doivent consulter des professionnels de la santé pour trouver la meilleure approche adaptée à leurs besoins individuels tout en minimisant les risques associés à l’utilisation à long terme de certains médicaments.

    Médicaments anti-épileptiques. Les médicaments antiépileptiques sont souvent réutilisés pour traiter la douleur neuropathique. Leur fonction principale est de stabiliser l’activité électrique dans le cerveau, mais ils affectent également les voies de la douleur nerveuse.

    Les exemples courants incluent la gabapentine et la prégabaline. Ces médicaments peuvent aider en réduisant l’excitabilité anormale des neurones, entraînant une diminution de la perception de la douleur.

    Les patients peuvent ressentir un soulagement des sensations de brûlure ou de tir associées à des affections telles que la neuropathie diabétique ou la névralgie post-zostérienne. Le début de l’action varie ; Certaines personnes ressentent une amélioration en quelques semaines, tandis que d’autres peuvent prendre plus de temps.

    Des effets secondaires peuvent survenir, notamment des étourdissements ou de la fatigue. Il est essentiel que les patients communiquent ouvertement avec leurs fournisseurs de soins de santé au sujet de leurs expériences avec ces médicaments.

    Trouver le bon dosage est crucial, car il équilibre l’efficacité et les effets secondaires potentiels. Travailler en étroite collaboration avec un spécialiste peut conduire à de meilleurs résultats dans la gestion de ce type complexe de douleur.

    Traitements topiques. La crème de capsaïcine, qui contient une substance présente dans les piments forts, peut entraîner une légère amélioration des symptômes de neuropathie périphérique. Vous pouvez avoir des brûlures cutanées et une irritation à l’endroit où vous appliquez la crème, mais cela diminue généralement avec le temps. Certaines personnes, cependant, ne peuvent pas le tolérer. Les timbres de lidocaïne constituent un traitement alternatif cutané qui pourrait soulager la douleur. Les effets secondaires peuvent inclure somnolence, vertiges et engourdissements à l’endroit du patch.

    Antidépresseurs. Certains antidépresseurs tricycliques, tels que l’amitriptyline, la doxépine et la nortriptyline, aident à soulager la douleur en interférant avec les processus chimiques du cerveau et de la colonne vertébrale qui font ressentir de la douleur. La duloxétine, un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, et l’antidépresseur à libération prolongée, la venlafaxine, pourraient également atténuer la douleur provoquée par la neuropathie périphérique causée par le diabète, de même que les anticonvulsivants tels que la gabapentine. Les effets secondaires des antidépresseurs peuvent inclure une bouche sèche, des nausées, une somnolence, des vertiges, une perte d’appétit et une constipation.

    Divers traitements non-pharmacologiques peuvent aider à atténuer les signes et les symptômes de la neuropathie périphérique.

    Stimulation nerveuse électrique transcutanée (TENS). Les électrodes placées sur la peau délivrent un courant électrique doux à différentes fréquences. La TENS doit être appliquée pendant 30 minutes par jour pendant environ un mois.

    Activité physique. En cas de faiblesse musculaire, l’activité physique peut aider à améliorer les mouvements.

    Chirurgie. En cas de neuropathie causée par une pression sur les nerfs, une intervention chirurgicale est possible afin de réduire cette pression.

    Médecine douce. Bien que les chercheurs n’aient pas étudié ces techniques de manière aussi approfondie que la plupart des médicaments, les thérapies suivantes se sont révélées prometteuses, telles que l’acupuncture. L’insertion d’aiguilles minces à divers endroits du corps pourrait réduire les symptômes de neuropathie périphérique.

    Acide alpha-lipoïque. Cette molécule a été utilisée comme traitement contre la neuropathie périphérique en Europe pendant des années. L’acide alpha-lipoïque peut cependant affecter la glycémie. Les autres effets indésirables peuvent inclure des maux d’estomac et des éruptions cutanées.

    Herbes. Certaines herbes, comme l’huile d’onagre, pourraient aider à réduire la douleur causée par la neuropathie chez les personnes atteintes de diabète. Certaines herbes peuvent interagir avec les médicaments.

    Acides aminés. Les acides aminés, tels que l’acétyl-L-carnitine, pourraient être bénéfiques aux personnes ayant subi une chimiothérapie et aux diabétiques. Les effets secondaires peuvent inclure des nausées et des vomissements.

    Mode de vie et remèdes à la maison

    Pour mieux gérer la neuropathie périphérique, il faut prendre soin des pieds, surtout si l’on est diabétique. Ils faut vérifier quotidiennement les ampoules, les coupures et les callosités, portez des chaussettes en coton et des chaussures rembourrées.

    L’exercice régulier tel que la marche trois fois par semaine, peut réduire la douleur liée à la neuropathie, améliorer la force musculaire et aider à contrôler la glycémie. Des méthodes douces telles que le yoga et le tai-chi pourraient également aider.

    Le tabagisme pouvant affecter la circulation et augmenter le risque de problèmes de pieds, il est recommandé d’arrêter de fumer.

    Manger sainement. Une bonne nutrition est particulièrement importante pour obtenir les vitamines et les minéraux essentiels. Inclure les fruits, les légumes, les grains entiers et les protéines maigres dans l’alimentation.

    Éviter de trop boire d’alcool. L’alcool peut aggraver la neuropathie périphérique.

    Surveiller sa glycémie. La maîtrise de la glycémie aide à améliorer la neuropathie.

  9. Le Phénomène des Communautés Virtuelles : Pourquoi Jouer n’est Plus Une Activité Solitaire

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    À l’ère numérique, les jeux en ligne ont profondément transformé notre manière de nous divertir. Alors qu’autrefois le jeu était souvent une activité solitaire ou limitée à un cercle restreint d’amis, les plateformes modernes permettent aujourd’hui de créer des communautés virtuelles dynamiques et interconnectées. Ces espaces transcendent les frontières géographiques et culturelles, offrant aux joueurs une opportunité unique de se connecter, de collaborer et de partager des expériences.

    Ce phénomène est particulièrement visible dans le domaine des casinos en ligne, où l’accent mis sur les interactions sociales enrichit le jeu et transforme la perception traditionnelle du divertissement numérique.


    L’émergence des communautés virtuelles dans les jeux en ligne

    Les communautés virtuelles ne sont pas un phénomène nouveau, mais elles ont pris une ampleur considérable grâce à l’évolution des technologies et à l’accessibilité croissante d’Internet. Contrairement aux jeux d’argent traditionnels, où les interactions se limitaient souvent à une table physique, les casinos en ligne modernes intègrent des fonctionnalités sociales avancées.

    Ces fonctionnalités incluent :

    1. Le chat en direct : qui permet aux joueurs de communiquer en temps réel pendant les parties.
    2. Les tournois communautaires : où les participants s’affrontent ou collaborent pour atteindre des objectifs communs.
    3. Les systèmes de parrainage et de récompenses sociales : encourageant les joueurs à inviter des amis et à élargir leur cercle de contacts.

    Ces éléments transforment l’expérience du jeu en une activité collaborative et interactive, où l’appartenance à une communauté devient aussi importante que le jeu lui-même.


    Pourquoi les joueurs recherchent-ils des connexions sociales ?

    La montée en popularité des communautés virtuelles dans les jeux d’argent s’explique par plusieurs facteurs psychologiques et sociologiques :

    1. Le besoin d’appartenance : Comme tout loisir, le jeu peut être un moyen d’évasion, mais il devient encore plus gratifiant lorsqu’il est partagé. Les interactions sociales renforcent le sentiment d’appartenance à un groupe.
    2. Le partage des émotions : Les victoires, comme les défaites, sont des moments émotionnels intenses. Les partager avec d’autres amplifie ces émotions et les rend plus mémorables.
    3. La compétition amicale : Les tournois et les classements permettent aux joueurs de se mesurer à d’autres tout en restant dans un cadre ludique et souvent bienveillant.
    4. La coopération : Certains jeux intègrent des mécanismes collaboratifs, où l’entraide entre joueurs devient essentielle pour progresser.

    Un exemple d’intégration sociale dans les casinos en ligne

    Des plateformes modernes de jeux d’argent démontrent comment les fonctionnalités communautaires peuvent transformer l’expérience du joueur. Par exemple, Yonibet propose des outils pour encourager les interactions entre les joueurs, qu’il s’agisse de parties en direct, de tournois collaboratifs ou de défis de groupe.


    Les bénéfices et défis des communautés virtuelles

    Bien que ces espaces virtuels offrent de nombreux avantages, ils ne sont pas sans défis.

    Avantages :

    • Liens sociaux renforcés : Les joueurs peuvent se faire des amis et interagir avec des personnes du monde entier.
    • Soutien émotionnel : Les communautés peuvent offrir un espace où les joueurs se sentent compris et soutenus, même dans des moments difficiles.
    • Apprentissage mutuel : Les joueurs peuvent partager des stratégies, s’entraider pour maîtriser des jeux complexes ou découvrir de nouvelles plateformes.

    Défis :

    • Risque de pression sociale : Dans des environnements compétitifs, certains joueurs peuvent ressentir une pression pour investir plus de temps ou d’argent dans le jeu.
    • Problèmes de modération : Comme tout espace numérique, les communautés virtuelles peuvent être exposées à des comportements toxiques ou à des abus.
    • Confusion entre virtuel et réel : L’engagement dans une communauté en ligne peut parfois mener à une déconnexion avec la vie réelle, notamment si le joueur priorise trop ces interactions.

    L’avenir des communautés dans les jeux en ligne

    À mesure que la technologie continue d’évoluer, les communautés virtuelles deviendront probablement encore plus immersives. Avec l’arrivée des métavers et des expériences de réalité virtuelle, les joueurs pourraient bientôt interagir dans des environnements tridimensionnels où les frontières entre le réel et le numérique seront encore plus floues.

    Les plateformes pourraient également intégrer davantage d’outils pour renforcer les interactions sociales, tels que des avatars personnalisés, des espaces virtuels dédiés aux échanges ou même des événements communautaires en ligne.


    Conclusion : une nouvelle ère du divertissement

    Les jeux en ligne ne sont plus de simples distractions, mais des plateformes sociales qui redéfinissent la manière dont nous interagissons et nous divertissons. Grâce à des outils innovants et à des fonctionnalités communautaires, ces plateformes illustrent comment le jeu peut devenir un moyen de créer des connexions humaines significatives dans un monde de plus en plus numérique.

    Cependant, pour que ces communautés virtuelles atteignent leur plein potentiel, il est essentiel de promouvoir un usage équilibré et responsable, où les interactions sociales restent une source de plaisir et de bien-être. Ainsi, le jeu ne sera pas seulement une activité solitaire, mais un véritable vecteur de lien social.

  10. Comprendre l’Équilibre entre Loisir et Santé dans le Monde Numérique

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    Dans le monde moderne, les formes de divertissement évoluent rapidement, et les jeux d’argent en ligne occupent une place croissante dans cette transformation numérique. Accessible depuis un simple smartphone ou un ordinateur, cette activité attire un large public, mais elle soulève également des questions complexes liées à la santé, au bien-être et au mode de vie. Cet article explore l’équilibre délicat entre loisir et santé dans ce contexte, en prenant comme exemple des plateformes modernes telles que Casino Together.


    Le succès des jeux en ligne : entre technologie et comportement humain

    L’avènement des casinos en ligne est intimement lié aux avancées technologiques. Les plateformes de jeux, souvent interactives et immersives, captivent les utilisateurs grâce à des graphismes soignés, des algorithmes sophistiqués et des fonctionnalités sociales. Ces innovations permettent aux joueurs de se connecter à tout moment, où qu’ils soient, et d’interagir avec d’autres utilisateurs.

    Cependant, cet accès facilité peut influencer les habitudes comportementales. Les jeux d’argent, tout comme d’autres formes de divertissement numérique, exploitent des mécanismes psychologiques tels que le renforcement intermittent – un système où des récompenses aléatoires maintiennent l’intérêt des joueurs. À court terme, cela peut offrir une évasion bien méritée, mais à long terme, il peut aussi engendrer des problèmes liés à la dépendance.


    Les effets des jeux en ligne sur la santé mentale

    Les jeux d’argent en ligne, bien qu’ils soient souvent perçus comme un loisir inoffensif, peuvent avoir des impacts significatifs sur la santé mentale. Une exposition prolongée peut conduire à une dépendance, parfois qualifiée de « trouble du jeu ». L’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît ce problème comme un trouble comportemental lié à des schémas répétitifs et incontrôlés.

    Certains utilisateurs peuvent ressentir une augmentation du stress ou de l’anxiété, souvent liée aux pertes financières ou à la pression sociale. En revanche, il existe des joueurs pour lesquels cette activité apporte un soulagement temporaire, un moyen de s’évader des défis du quotidien. Cela soulève une question importante : comment définir un usage sain et responsable des casinos en ligne ?


    Pratiques modernes d’utilisation saine

    Les plateformes de jeu responsable mettent aujourd’hui l’accent sur une approche communautaire du jeu. Contrairement aux modèles traditionnels, elles cherchent à intégrer des aspects sociaux, permettant aux joueurs de partager leurs expériences et de collaborer.

    Ce type d’interaction peut offrir des avantages tels que le sentiment d’appartenance à une communauté et la réduction de l’isolement. Toutefois, il peut également accroître le désir de jouer plus fréquemment en raison de la dynamique de groupe et de l’encouragement entre pairs. Les développeurs de plateformes ont donc une responsabilité importante : concevoir des outils qui favorisent une utilisation saine et préviennent les abus.


    Un équilibre à trouver : conseils pour un usage responsable

    Pour les joueurs, la clé réside dans l’établissement de limites claires. Voici quelques recommandations pour éviter que les jeux d’argent en ligne n’aient un impact négatif :

    1. Fixer un budget précis : déterminer à l’avance combien d’argent et de temps peuvent être consacrés au jeu.
    2. Prendre des pauses régulières : limiter la durée des sessions pour éviter une immersion excessive.
    3. Reconnaître les signes de dépendance : surveiller des symptômes tels qu’une perte de contrôle ou une priorisation excessive du jeu par rapport aux autres aspects de la vie.
    4. Utiliser les outils fournis par les plateformes : de nombreux casinos en ligne proposent des limites automatiques ou des options d’auto-exclusion pour aider les joueurs à gérer leur comportement.

    L’importance de la recherche et de la régulation

    Dans le domaine des jeux d’argent en ligne, la recherche joue un rôle crucial. Les études sur le comportement des joueurs, les effets neurologiques du jeu et les impacts économiques permettent de mieux comprendre ce phénomène. En parallèle, la régulation par les autorités est essentielle pour protéger les utilisateurs et éviter les abus.

    Certaines juridictions ont mis en place des lois strictes, comme des restrictions sur les publicités ou l’obligation pour les plateformes de fournir des ressources d’aide aux joueurs. Ces initiatives visent à promouvoir une industrie qui privilégie la santé publique tout en offrant des expériences de divertissement de qualité.


    Conclusion : une réflexion collective sur le mode de vie numérique

    Trouver un équilibre entre plaisir et responsabilité nécessite une approche collaborative entre les joueurs, les entreprises technologiques et les régulateurs.

    En fin de compte, il est crucial de considérer les jeux d’argent en ligne non seulement comme une forme de loisir, mais aussi comme un domaine nécessitant une vigilance continue, afin d’assurer un impact positif sur la société et la santé des individus.