Démence: quels sont signes prédictifs ?

La solution idéale pour la fin de vie des séniors : quel choix faire ?

Comment votre cerveau réagit lorsque vous pariez ?

How does your brain act during betting ?

Les troubles olfactifs et la maladie de Parkinson

Apnée du sommeil et AVC : un lien étroit

Apnée du sommeil : facteur de risque d’Alzheimer ?

Aire temporale de la mémoire

Les utilisations du CBD dans le domaine de la santé mentale

Alzheimer: attention à un fort taux de glucose

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Démence: quels sont signes prédictifs ?

    Commentaires fermés sur Démence: quels sont signes prédictifs ?

    Les signes de démence – syndrome dont le terme est apparu au début du XIXème siècle – se caractérisent par différents troubles :

    • de la mémoire (ce sont des troubles précoces);
    • des autres fonctions supérieures: orientation, attention, jugement, raisonnement;
    • phasiques (difficultées de lire, parler, lire, écrire ou répéter une phrase;
    • praxiques (incapacité d’exécuter des tâches motrices malgré une motricité intacte);
    • gnosiques (absence de reconnaissance d’objets familiers malgré des fonctions sensorielles intactes);
    • des fonctions exécutives (perte du sens de l’abstraction, planification, initiation et organisation dans des tâches).

    Ces troubles cognitifs sont généralement accompagnés de signes et symptômes psychologiques et comportementaux (apathie, dépression, agitation, agressivité, irritabilité, errance, insomnie, idées délirantes…) pouvant affecter les activités de la vie quotidienne.

    Les symptômes de la démence ont deux caractéristiques principales:

    • Les symptômes apparaissent à l’âge adulte (les retards mentaux n’en font pas parti).
    • Les symptômes sont dans la plupart des cas progressifs et irréversibles (les états confusionnels et dépressifs de la personne âgée n’en font pas parti).

    Signes de troubles cognitifs dans la démence :

    Troubles cognitifsExemples
    Incapacité d’apprendre des informations et événements récents• Le sujet effectue involontairement plusieurs fois le même achat dans la journée.
    • Le sujet répète la même question.
    Perte de l’orientation (surtout temporelle)• Le sujet erre plusieurs heures dans son quartier et ne sait plus rentrer chez lui.
    • Il ne peut nommer la date du jour.
    Difficultés à exécuter une tâche abstraite• Le sujet devient désemparé devant une feuille d’impôt car il a des difficultés à effectuer des calculs simples ou à reconnaître des chiffres.
    • Le sujet ne peut planifier un voyage en métro nécessitant une ou plusieurs correspondances.
    Difficultés de trouver des mots• Le sujet compense l’oubli de mots par l’utilisation d’autres mots tels que « truc, machin, bidule ».
    • Le sujet utilise des paraphasies verbales phonémiques (dit lion à la place de violon).
    • Le sujet emploie des phrases difficiles à comprendre.
    Égarement d’objetsLe sujet enfile des vêtements sales dans un garde-robe et ne se rappelle plus où ils ont été rangés.
    Difficultés à comprendre des symboles
    Le sujet ne reconnait plus un panneau routier.
    Oubli de faits anciensLe sujet oublie le nom d’un personnage célèbre, une date d’anniversaire.
    Jugement pauvre ou altéréLe sujet s’habiller chaudement lors d’une journée d’été très chaude, ou va magasiner en robe de chambre
    Difficultés à effectuer des tâches familières• Le sujet peut difficilement utiliser des appareils ménagers.
    • Le sujet a des difficultés à préparer un repas. Il l’oublie de le servir ou de l’avoir préparé.

    La mémoire est-elle la seule affectée dans la démence ?

    Non, ces troubles cognitifs s’accompagnent de changements au niveau de l’humeur, du comportement, ainsi que d’une perte d’initiative.

    Voici quelques signes de démence qui touche le comportement :

    • Comportement asocial
      Par exemple: le sujet est apathique, reste assis sans rien faire, reste indifférent, a peu d’intérêt envers les autres, coupe tout contact avec ses amis, abandonne ses activités de loisirs.
    • Tristesse
    • Labilité émotionnelle
    • Irascibilité voire agressivité verbale et physique
    • Suspicion
    • Comportements craintifs
    • Désinhibition sociale
    • Apparition d’une familiarité excessive
    • Comportements bruyants
    • Euphorie, énergie sans limite
    • Episodes de dépression et d’anxiété (le sujet prend conscience de ses troubles cognitifs)
    • Insomnie
    • Paranoïa
    • Hallucinations visuelles, auditives (rares)
    • Ralentissement de la vitesse des mouvements

    Signes de démence qui affectent le quotidien

    • Difficulté à conduire
    • Errance
    • Oubli de servir un plat cuisiné dans le four
    • Négligence (travaux ménagers, toilettes…) voire incurie
    • Difficultés à gérer ses dépenses
    • Erreurs professionnelles
    • Difficultés à effectuer des achats

    Pourquoi le sujet ou son entourage demande à consulter ?

    A un stade précoce, c’est habituellement pour des troubles mnésiques (apparaissant progressivement) que le sujet ou le plus souvent un membre de son entourage demandent de consulter (dans 75% des cas, les troubles de la mémoire présagent une démence de type Alzheimer). Des travaux ont montré que, dans 30% à 50% des cas, le déficit cognitif est ignoré par l’intéressé.

    Plus rares sont les démences de type Alzheimer débutant par des troubles comportementaux. Dans le cas de troubles déjà visibles et semblant s’aggraver, la demande émane de l’entourage familial et médical. Il s’agit alors de troubles comportementaux dont l’apparition ou l’aggravation provoquent une crise dans la prise en charge familiale.

    Quelles sont les différentes étapes lors de la consultation ?

    Le médecin pose ou non un diagnostic de démence suite à certains signes :

    • Une anamnèse qui est une série de renseignements fournis par le sujet (e.g. antécédents médicaux) et confirmés le cas échéant par son entourage. Le médecin évalue les capacités fonctionnelles (e.g. aptitude à mener à bien les activités physiques de la vie quotidienne) du sujet.
    • Des examens de base.
    • Un examen physique clinique qui évalue notamment les facultés mentales du patient, notamment avec le mini-examen de l’état mental, qui est le test utilisé.

    Si un diagnostic de démence est posé, l’étape suivante consiste à en déterminer la cause sous-jacente.

    Les causes peut être réversibles (dépression, délire, effets secondaires ‘toxiques’ de médicaments, infections…) ou irréversibles (démence de type Alzheimer, démence vasculaire, démence frontotemporale, La démence à corps de Lewy, démence associée à la maladie de Parkinson…).

    La maladie d’Alzheimer est la cause la plus courante de démence (environ 60 % des cas de démence).

    En résumé :

    Si présence de certains signes de démence : troubles cognitifs + troubles affectifs et comportementaux + perturbations des activités quotidiennes:

    => démence soupçonnée.

    => visite médicale.

    => si démence, recherche de la cause réversible ou irréversible.

  2. La solution idéale pour la fin de vie des séniors : quel choix faire ?

    Leave a Comment

    Passez la soixantaine, dans la majorité des cas, les séniors ne peuvent plus vivre seuls. Il en va de leur sécurité et de leur bien-être, mais aussi de leur santé. Il importe donc de se pencher sur les différents dispositifs de fin de vie possible pour ces derniers. Sur le marché, actuellement, il y a 3 tendances qui se dénotent.

    Les EHPAD : comment faire votre choix ?

    Les établissements de placement spécialisés pour sénior sont des solutions de facilité. C’est notamment un choix idéal si vous avez des proches qui souffrent de maladies dégénératives. Ces derniers nécessiteront un accompagnement sur mesure et quasi permanent. Il n’y a rien de tel que les prestations des infirmiers dans les EHPAD pour ce faire.

    Cependant, choisissez avec soin l’établissement auquel vous allez confier vos parents ou grands-parents. Vous n’êtes pas sans savoir que la qualité des services proposés ne se vaut pas. Et, contrairement aux idées reçues, le prix des chambres n’est pas toujours le signe d’un bon traitement des patients.

    Optez pour une enseigne renommée avec une équipe de professionnels et un nombre de places limité. C’est souvent le signe d’une certaine qualité humaine et d’un bon suivi des pensionnaires. Dans la mesure du possible, installez votre parent près de chez vous. Ainsi, ce sera plus simple de lui rendre service.

    Suivre la tendance du maintien à domicile avec une infirmière libérale

    La tendance pour le maintien à domicile des séniors grandit de plus en plus ces dernières années. C’est, selon la majorité des Français, une solution plus humaine et plus confortable pour les personnes âgées. Et, avec l’aide d’une infirmière libérale, c’est facile à mettre en place. Cela n’exigera pas que vous dégagiez votre emploi du temps pour accompagner et surveiller vos parents ou grands-parents en permanence.

    Ce genre de professionnel de la santé indépendant se déplacera quotidiennement chez les séniors pour leur tenir compagnie et bien plus encore. L’infirmière suivra son état de santé. Elle s’assurera que son patient respecte bien les prescriptions et les recommandations des médecins. Ce peut être en ce qui concerne les médicaments que les activités physiques et intellectuelles. Elle l’accompagne dans les démarches administratives et médicales de toutes sortes. Elle se charge même de la toilette et du repas ainsi que des courses pour son patient.

    Les agences de placement proposent des services à la carte avec un devis sur mesure. Ainsi, vous assurez facilement le confort et la sécurité ainsi que le bien-être de vos proches.

    Les placements chez les particuliers : une nouvelle tendance qui se démocratise en France

    Il y a aussi une nouvelle tendance en matière de dispositif de fin de vie pour les séniors. En France, de plus en plus de familles penchent aussi pour les placements chez les particuliers. Le principe reprend les concepts des deux solutions précédentes. C’est une infirmière professionnelle qui accueille parfois jusqu’à 5 pensionnaires dans sa maison. Vous payez quelques centaines d’euros par mois pour cette prestation.

    Les séniors seront nourris, logés et auront une prestation médicale comme dans un établissement spécialisé. Cependant, l’ambiance sera plus conviviale. Sans compter qu’ils seront souvent en contact avec différentes générations. C’est parfait pour les stimuler et encourager leur autonomie ainsi que leur créativité. Les installer au sein d’une famille évitera l’isolement et retardera donc la dépression ainsi que la dégradation de leur état.

    Plusieurs annonces de ce genre sont désormais disponibles sur la toile. Vous pouvez visiter les lieux, discutez avec l’infirmière qui gère la maison et les pensionnaires, vous informez sur les conditions avant de faire votre choix.

  3. Comment votre cerveau réagit lorsque vous pariez ?

    Leave a Comment

    Vous aimez prendre des risques ? Appréciez-vous le plaisir de parier et de tenter votre chance ? Vous êtes-vous déjà demandé ce qui se passe dans votre cerveau lorsque vous participez à des jeux d’argent ? Il s’avère que notre cerveau est une machine d’une complexité fascinante, qui met en jeu des processus complexes lorsque nous faisons des paris.

    Que se passe-t-il lorsque vous gagnez ?

    Gagner aux jeux d’argent peut être une expérience exaltante. Ces jeux d’argent prennent plusieurs formes, avec en particulier l’éclosion des jeux de pari en ligne tels que GGBet.

    L’excitation, la montée d’adrénaline – il n’est pas étonnant que tant de gens soient attirés par le frisson de la victoire. Mais que se passe-t-il exactement dans votre cerveau lorsque vous touchez le jackpot ou que vous remportez un gros gain ?

    Le gain déclenche la libération de dopamine dans le cerveau. La dopamine est un messager chimique qui joue un rôle crucial dans les voies du plaisir et de la récompense. Lorsque vous gagnez, la dopamine inonde votre cerveau, créant des sentiments d’euphorie et de satisfaction.

    Cet afflux de dopamine active également le système de renforcement du cerveau. Il renforce les connexions neuronales associées aux actions qui ont conduit à la victoire, rendant ces comportements plus susceptibles d’être répétés à l’avenir.

    En outre, la victoire peut renforcer la confiance et l’estime de soi. Le succès engendre la confiance, et une victoire au jeu peut vous donner l’impression que Dame Chance est de votre côté. Cet état émotionnel positif peut encourager à parier davantage, car on croit que les chances de succès sont plus élevées.

    En outre, le fait de gagner entraîne souvent une augmentation du niveau d’excitation. L’excitation provoquée par la victoire peut renforcer la concentration et l’attention tout en amplifiant les sentiments d’excitation et d’anticipation pour les paris à venir.

    Toutefois, il est important de noter qu’un nombre excessif de gains au jeu peut conduire à des comportements de dépendance, car les individus recherchent encore et encore cette sensation intense.

    Lorsque vous gagnez au jeu, votre cerveau subit une poussée de dopamine, ce qui entraîne des sentiments de bonheur et de satisfaction. Le fait de gagner renforce les schémas comportementaux associés à la réussite tout en augmentant encore le niveau de confiance. Alors, la prochaine fois que la chance sera de votre côté au casino ou à la table de jeu, profitez de l’instant présent !

    Que se passe-t-il lorsque vous perdez ?

    Perdre. C’est un mot que personne n’aime entendre, surtout lorsqu’il s’agit de jeux d’argent. Mais ne nous voilons pas la face, perdre fait partie du jeu. Que se passe-t-il donc dans notre cerveau lorsque nous perdons ?

    Lorsque vous perdez un pari, votre cerveau passe par une série de réactions. Il y a un sentiment immédiat de déception ou de frustration. Ce sentiment peut être attribué au fait que perdre signifie que vous n’avez pas atteint votre objectif : gagner.

    Sur le plan émotionnel, perdre peut également entraîner des sentiments négatifs tels que la tristesse ou la colère. Ces émotions sont liées à l’activation de certaines zones du cerveau responsables du traitement et de la régulation des émotions.

    Sur le plan physiologique, perdre peut déclencher des réactions de stress dans notre corps. La libération d’hormones de stress comme le cortisol augmente le rythme cardiaque et la pression artérielle, créant des sensations physiques associées à la détresse.

    En outre, la défaite peut également activer différentes parties de notre cerveau impliquées dans la prise de décision et l’évaluation des risques. Notre cerveau peut commencer à analyser ce qui a mal tourné et comment nous aurions pu faire de meilleurs choix.

    Lorsque vous perdez en jouant, votre cerveau subit diverses réactions émotionnelles et physiologiques qui contribuent aux sentiments de déception et de détresse. La perte déclenche des processus cognitifs complexes dans notre cerveau, car nous essayons de comprendre pourquoi les choses ne se sont pas passées comme prévu.

    Le rôle de la dopamine dans les jeux de hasard

    Maintenant que nous avons exploré la manière dont le cerveau agit pendant les paris et ce qui se passe lorsque vous gagnez ou perdez, intéressons-nous au rôle fascinant de la dopamine dans les jeux de hasard.

    La dopamine est un neurotransmetteur connu pour son rôle dans le plaisir et la récompense. Elle joue un rôle important dans le système de récompense de notre cerveau, que divers stimuli activent, y compris les gains obtenus lors d’activités de jeu. Lorsque nous gagnons un pari ou recevons une récompense monétaire, notre cerveau libère de la dopamine, ce qui crée un sentiment d’excitation et d’euphorie.

    Cette poussée de dopamine renforce le comportement associé au gain et nous encourage à continuer à jouer. Cela crée un cycle de dépendance dans lequel les individus recherchent d’autres occasions de ressentir à nouveau cette montée de dopamine. Cela peut conduire à des problèmes de jeu et de dépendance chez certaines personnes qui ont du mal à contrôler leurs impulsions.

    Il est intéressant de noter que la recherche a montré que même les quasi-échecs dans les jeux d’argent peuvent déclencher des niveaux de libération de dopamine similaires à ceux des gains réels. Ces expériences de quasi-échec peuvent faire croire à notre cerveau que nous étions à deux doigts de toucher le jackpot, ce qui alimente notre désir de continuer à jouer.

    Toutefois, il est important de noter que tout le monde ne réagit pas de la même manière aux jeux d’argent. Certaines personnes peuvent être plus susceptibles de développer des comportements de dépendance en raison de facteurs génétiques ou de troubles mentaux sous-jacents.

    Comprendre comment votre cerveau réagit lorsque vous jouez peut vous donner des indications précieuses sur vos schémas de comportement. Si vous constatez que vos habitudes de jeu ont des conséquences négatives ou que vous êtes aux prises avec une dépendance, il est essentiel de demander l’aide d’un professionnel.

    L’addiction aux jeux

    L’addiction aux jeux est une dépendance liée à des troubles de la prise de décision et du contrôle cognitif. Ces fonctions sont en partie modulées par les voies neuronales dopaminergiques situées dans les circuits fronto-striataux. Toutefois, le rôle de l’altération de la neurotransmission dopaminergique dans l’étiologie du trouble du jeu n’est pas entièrement compris. Des études préliminaires ont suggéré que l’augmentation de l’activité dopaminergique frontale pourrait améliorer le fonctionnement cognitif dans les troubles du jeu.

    En conclusion, il est clair que les paris activent des voies neuronales complexes dans notre cerveau. Qu’il s’agisse du frisson de la victoire ou de la gestion de la perte, la compréhension de ces processus peut nous éclairer sur les raisons pour lesquelles nous sommes attirés par cette forme de divertissement, mais aussi nous rappeler les risques potentiels qu’elle comporte.

  4. How does your brain act during betting ?

    Leave a Comment

    Are you a risk-taker? Do you enjoy the thrill of placing bets and testing your luck? Well, have you ever wondered what goes on inside your brain when you’re engaged in gambling activities? It turns out that our brains are fascinatingly complex machines, with intricate processes at play when we make wagers.

    What happens when you win?

    Winning at gambling can be an exhilarating experience. The rush of excitement, the surge of adrenaline – it’s no wonder why so many people are drawn to the thrill of winning. But what exactly happens in your brain when you hit that jackpot or scoop up a big win?

    Winning triggers the release of dopamine in your brain. Dopamine is a chemical messenger that plays a crucial role in pleasure and reward pathways. When you win, dopamine floods your brain, creating feelings of euphoria and satisfaction.

    This flood of dopamine also activates the brain’s reinforcement system. It strengthens neural connections associated with the actions that led to your win, making those behaviors more likely to be repeated in the future.

    Additionally, winning can boost confidence and self-esteem. Success breeds confidence, and a victory at gambling can make you feel like Lady Luck is on your side. This positive emotional state may encourage further betting as you believe there’s a higher chance for continued success.

    Moreover, winning often leads to increased arousal levels. The rush from winning can heighten focus and concentration while amplifying feelings of excitement and anticipation for future bets.

    However, it’s important to note that excessive gambling wins may lead to addictive behavior patterns as individuals chase this intense feeling over and over again.

    When you win at gambling, your brain experiences a surge of dopamine, leading to feelings of happiness and satisfaction. Winning reinforces behavior patterns associated successfully while boosting confidence levels even further. So next time luck is on your side at the casino or sportsbook table – enjoy the moment!

    What happens when you lose?

    Losing. It’s a word that no one likes to hear, especially when it comes to gambling. But let’s face it, losing is part of the game. So what happens in our brain when we lose?

    When you lose a bet, your brain goes through a series of reactions. There is an immediate feeling of disappointment or frustration. This can be attributed to the fact that losing means you haven’t achieved your goal – winning.

    Emotionally, losing can also lead to negative feelings such as sadness or anger. These emotions are linked to the activation of certain areas in the brain responsible for processing and regulating emotions.

    On a physiological level, losing can trigger stress responses in our body. The release of stress hormones like cortisol increases heart rate and blood pressure, creating physical sensations associated with distress.

    Moreover, losing can also activate different parts of our brain involved in decision-making and risk assessment. Our brains may start analyzing what went wrong and how we could have made better choices.

    When you lose while gambling, your brain experiences various emotional and physiological responses that contribute to feelings of disappointment and distress. Losing triggers complex cognitive processes within our brains as we try to understand why things didn’t go as planned.

    The role of dopamine in gambling

    Now that we have explored how the brain acts during betting and what happens when you win or lose, let’s delve into the fascinating role of dopamine in gambling.

    Dopamine is a neurotransmitter known for its involvement in pleasure and reward. It plays a significant role in our brain’s reward system, which various stimuli activate, including winning during gambling activities. When we win a bet or receive a monetary reward, our brain releases dopamine, creating feelings of excitement and euphoria.

    This surge of dopamine reinforces the behavior associated with winning and encourages us to continue gambling. It creates an addictive cycle where individuals seek out more opportunities to experience that rush again. This can lead to problem gambling and addiction for some individuals who struggle to control their impulses.

    Interestingly, research has shown that even near-misses in gambling can trigger similar levels of dopamine release as actual wins. These near-miss experiences may trick our brains into thinking we were just moments away from hitting the jackpot, further fueling our desire to keep playing.

    However, it’s important to note that not everyone responds to gambling in the same way. Some individuals may be more susceptible to developing addictive behaviors due to genetic factors or underlying mental health conditions.

    Understanding how your brain reacts during betting can provide valuable insights into your behavior patterns. If you find yourself experiencing negative consequences on your gambling habits or struggling with addiction, seeking professional help is crucial.

    Gambling disorder

    Gambling disorder is an addiction that is linked to impairments in decision-making and cognitive control. These functions are partly modulated by dopaminergic neuronal pathways that are located within fronto-striatal circuits. However, the role of altered dopamine neurotransmission in the etiology of gambling disorder is not well fully understood. Preliminary studies have suggested that increasing frontal dopamine activity might improve cognitive functioning in gambling disorders.

    In conclusion, it’s clear that betting activates intricate neural pathways within our brains. Whether it’s the thrill of victory or navigating through loss, understanding these processes can shed light on why we are drawn towards this form of entertainment – but also remind us about the potential risks involved.

  5. Les troubles olfactifs et la maladie de Parkinson

    Commentaires fermés sur Les troubles olfactifs et la maladie de Parkinson

    Des études ont révélé que les troubles olfactifs se produisent dans la maladie de Parkinson sporadique avant l’instauration d’un traitement dopaminergique. La prévalence rapportée varie considérablement, soit de 50% à 90%. Cela peut refléter les difficultés liées au diagnostic de la MP, à la mesure des troubles olfactifs et à l’âge.

    Les troubles olfactifs fréquents dans la maladie

    Une étude a visé à déterminer si une perte de l’odorat est associée à des troubles comportementaux observés lors du sommeil paradoxal, retrouvés chez les patients souffrant de la maladie de Parkinson et de démence à corps de Lewy*.

    Les résultats des tests d’identification et de sensibilité aux odeurs indiquent que les troubles olfactifs étaient souvent présents chez les sujets atteints de Parkinson et qui manifestaient des comportements anormaux en sommeil paradoxal, avec une anosmie (diminution importante de la sensibilité aux odeurs) oscillant entre 30% et 70% des sujets. Les patients avaient particulièrement du mal à identifier les odeurs telles que la menthe, l’ananas et le bois, comparés aux sujets sains.

    Conclusion : l’anosmie est associée aux troubles du comportement en sommeil paradoxal chez les patients souffrant de maladie de Parkinson et de démence à corps de Lewy.

    *106 patients (âgés de 50 à 82 ans) qui manifestaient un comportement anormal en sommeil paradoxal de nature idiopathique. Parmi ces personnes, 73 avaient entre 50 et 69 ans, et 33 avaient entre 71 et 82 ans. Le groupe témoin avait entre 55 et 70 ans.

    Source: Miyamoto T et al. Olfactory dysfunction in idiopathic REM sleep behavior disorder. Sleep Med. 2010 May;11(5):458-61.

    Ces troubles sont prédicteurs d’un déficit cognitif dans la maladie

    Il est établi que les troubles olfactifs observés dans la maladie de Parkinson sont provoqués par un dysfonctionnement des neurones cholinergiques (i.e. neurones sécrétant le neurotransmetteur appelé acétylcholine). Ces neurones se projettent dans les structures limbiques (hippocampe et amygdale) et sont impliqués dans la perception des odeurs. En se basant sur ces observations, des chercheurs ont étudié l’association entre la capacité des malades parkinsoniens à identifier des odeurs (selon un test bien établi) et le déficit cholinergique.

    Les résultats indiquent que la mort des neurones cholinergiques est une caractéristique plus marquée de l’hyposmie (perte d’odorat partielle) que celle des neurones dopaminergiques se projetant dans le striatum. D’autre part, les scores obtenus au test d’identification des odeurs sont corrélés à ceux obtenus au test de mémoire verbale épisodique, suggérant qu’une faible capacité à identifier des odorats peut prédire l’apparition de troubles cognitifs dans la maladie de Parkinson.

    Pour rappel : l’hypsomie est bien décrite dans la maladie de Parkinson. Des dépôts d’alpha-synucléine ont été observés dans le bulbe olfactif et le noyau olfactif antérieur, de même que dans le rhinencéphale limbique. Les troubles olfactifs se caractérisent par une difficulté à identifier les odeurs, à les distinguer les unes des autres et à les mémoriser.

    Source: Bohnen NI et coll. Olfactory dysfunction, central cholinergic integrity and cognitive impairment in Parkinson’s disease. Brain. 2010 Jun;133(Pt 6):1747-54.

  6. Apnée du sommeil et AVC : un lien étroit

    Commentaires fermés sur Apnée du sommeil et AVC : un lien étroit

    L’apnée du sommeil prévaut chez certains patients victimes d’AVC. Les individus dont le tronc cérébral (zone située sous le cerveau, en bleu sur l’image) a été touché après un AVC ont plus de risque de souffrir d’apnée du sommeil, comparés à ceux dont la zone affectée se situe à un autre endroit du cerveau.

    tronc_cerebral
    Les individus dont le tronc cérébral est endommagé après un AVC ont plus de risque de souffrir d’apnée du sommeil.

    Les chercheurs américains (Université de Michigan, Ann Arbor),  auteurs de ces résultats,  ont analysé par neuroimagerie (IRM) le cerveau de 355 patients victimes d’un AVC d’origine ischémique. Chez 11% d’entre eux, le tronc cérébral a été touché: 84% ont par la suite souffert d’apnée du sommeil, contre 59% chez les autres.

    Les chercheurs comptent explorer la relation entre l’apnée du sommeil et l’AVC.

    Source: American Stroke Association’s International Stroke Conference 2014.

    Les femmes à risque autant que les hommes

    Le risque d’apnée obstructive du sommeil sur les AVC s’observe aussi bien chez les femmes que chez les hommes, selon une étude (Sleep Heart Health Study).

    Les auteurs ont analysé les données provenant de plus de 5000 participants faisant partie d’une étude destinée à examiner les conséquences des problèmes cardiaques sur les troubles respiratoires du sommeil.

    Les participants ont été suivis en moyenne pendant 11 ans. C’est en analysant ces données que les chercheurs se sont rendus compte que les femmes qui souffrent de ce trouble du sommeil sont autant à risque que les hommes de développer un AVC.

    Source: American Thoracic Society (ATS).  Sleep apnea-stroke connection just as high in women as in men.

    Itamar Médical s’intéresse au lien entre AVC et apnée du sommeil

    Les cardiologues adoptent la solution d’Itamar Médical pour diagnostiquer et traiter l’apnée du sommeil qui peut provoquer des AVC.

    Itamar Médical, l’une des premières entreprises dans le monde à embrasser l’idée qu’il y avait un lien entre les maladies cardiaques et l’apnée du sommeil, est maintenant la seule entreprise au monde à proposer aux cardiologues une plate-forme pour suivre, traiter et gérer l’apnée du sommeil chez leurs patients.

    « Après avoir passé des années et des années à soutenir la théorie d’un lien direct existant entre les maladies du cœur et les troubles du sommeil, l’establishment médical a approuvé nos idées et notre symposium international sur le sujet, qui a été accueilli avec enthousiasme ici à Tel-Aviv par les cardiologues du monde entier y ont assisté », a déclaré Glick.

    Lire l’article complet sur Timesofisrael.com

    Le syndrome d’apnée du sommeil augmente de risque de diabète de type 2, un facteur de risque d’AVC

    Le SAS est un grave trouble nocturne du sommeil. Il se définit par l’apparition pendant le sommeil d’au moins 10 apnées ou hypopnées. Après 65 ans, un homme sur quatre et une femme sur cinq répondraient à ces critères, souvent en l’absence de retentissement clinique.

    Une étude réalisée sur 544 vétérans américains et non diabétiques au début de l’étude révèle que ceux souffrant d’apnées obstructives du sommeil avaient, comparés à ceux ne souffrant jamais d’apnées, une glycémie à jeun plus élevée (0,994 g/l versus 0,953 g/l), et étaient plus fréquemment obèses (70% versus 49%) et hypertendus (69% versus 53%).

    Le sommeil des participants a été évalué par polysomnographie. Ces participants ont été répartis en 4 groupes selon la sévérité de leurs apnées évaluée par l’Index d’apnée hypopnée (le groupe 4 est le groupe ayant le SAS le plus élevé).

    Ce tableau résume les résultats en fonction des différents groupes

    GroupesIndex d’apnée hypopnéeObésité (%)Hypertension (%)
    Groupe 12,94953
    Groupe 213,75967
    Groupe 332,66767
    Groupe 478,28473

    Les calculs statistiques indiquent que le SAS favorise l’apparition d’un diabète de type 2 (taux de glucose à jeun >126 mg/dL; diagnotic confirmé par un médecin). Le risque l’apparition de diabète de type 2 augmente avec la sévérité des troubles du sommeil (+43% par groupe, c’est-à-dire +43 % pour le groupe 2 versus groupe 1, +43% pour le groupe 3 versus le groupe 2 etc.).

    La bonne nouvelle est que les sujets apnéiques utilisant la pression positive continue comme traitement des apnées voient leur risque diminué de près de 50%.

    Les auteurs suggèrent que l’hypoxémie et les éveils répétés dus aux apnées expliqueraient, au moins en partie, cet effet délétère des apnées sur le risque de diabète.

    Conclusion: le syndrome d’apnée du sommeil augmente de risque de diabète de type 2.

    Source : Am J Med. 2009 Dec;122:1122-7.

  7. Apnée du sommeil : facteur de risque d’Alzheimer ?

    1 Comment

    Les personnes atteintes d’apnée du sommeil auraient un risque accru de maladie d’Alzheimer.

    Une étude précédente avait rapporté un lien entre apnée du sommeil et un déclin cognitif.

    Une nouvelle étude examine les liens potentiels entre l’apnée du sommeil et la maladie d’Alzheimer.

    Dans une nouvelle étude, des scientifiques français ont scanné le cerveau des personnes âgées. Ils ont trouvé une association entre l’apnée du sommeil et la présence de plaques amyloïdes et d’autres changements biologiques associés à l‘inflammation et à la maladie d’Alzheimer.

    Les scientifiques ont publié leurs résultats dans la revue Neurologie JAMA.

    Il existerait un lien entre l’apnée du sommeil et les lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer

    Suivi des changements dans le cerveau

    Dans cette dernière recherche, les scientifiques ont recruté 127 hommes et femmes retraités de plus de 65 ans vivant en France et déjà inscrits dans un essai clinique à l’échelle européenne évaluant la santé mentale et le bien-être d’une population vieillissante.

    Tous les participants ont répondu à des questionnaires sur leur fonction cognitive et la qualité de leur sommeil. Seules les personnes qui ne présentaient aucun symptôme de perte de mémoire pouvaient participer à l’étude.

    Les chercheurs ont donné à chaque personne un appareil domestique portable pour enregistrer la qualité de son sommeil et sa respiration pendant qu’elle dormait.

    En mesurant la fréquence et la durée d’une baisse de la pression nasale du participant, les chercheurs ont pu diviser les participants en deux catégories: ceux avec et sans troubles respiratoires du sommeil.

    L’équipe d’étude a également testé la mémoire et la fonction cognitive des participants, y compris la fonction exécutive.

    Tous les participants ont subi des scanners d’imagerie cérébrale, y compris des images par résonance magnétique (IRM) et des tomographies par émission de positons (TEP). Un sous-groupe de 87 personnes a également subi un scan FDG-PET pour mesurer le métabolisme du glucose dans le cerveau.

    Lien entre la qualité du sommeil et la maladie d’Alzheimer

    L’équipe d’étude a constaté qu’environ 75% des participants souffraient d’apnée du sommeil et qu’il y avait une accumulation marquée de protéines amyloïdes dans leur cerveau, caractéristique de la maladie d’Alzheimer.

    Ils ont également trouvé un volume de matière grise significativement plus élevé et une activité neuronale accrue dans les régions du cerveau associées à la maladie d’Alzheimer, dont le cortex cingulaire. Ces observations suggèrent une inflammation dans cette zone du cerveau.

    Lorsqu’ils ont analysé les données, les chercheurs n’ont trouvé aucune différence entre les problèmes de mémoire autodéclarés et les sentiments de somnolence entre les deux groupes.

    «À une époque où les essais cliniques sur les traitements de la maladie d’Alzheimer ne sont pas encore couronnés de succès, l’identification des facteurs de risque et des facteurs de protection intéresse un nombre croissant de chercheurs».

    «Grâce à l’utilisation de multiples méthodes d’imagerie cérébrale, cette étude nous a permis de clarifier les mécanismes expliquant les liens entre la qualité du sommeil, le risque de déclin cognitif et la maladie d’Alzheimer», explique l’auteure principale Dre Géraldine Rauchs de l’Université de Caen, France.

    «Bien que cela ne signifie pas que ces personnes développeront nécessairement la maladie, elles courent un risque plus élevé. De plus, des solutions efficaces existent pour traiter l’apnée du sommeil. La détection et le traitement des troubles du sommeil, en particulier l’apnée du sommeil, feront donc partie de l’arsenal pour favoriser un vieillissement réussi », explique-t-elle.

    Il s’agit de la première étude du genre à utiliser plusieurs méthodes d’imagerie cérébrale sur un grand groupe de participants de la communauté en général.

    Lien entre apnée et marqueurs de la maladie d’Alzheimer

    Les chercheurs ont trouvé une association entre l’apnée du sommeil et la maladie d’Alzheimer, ce qui pourrait montrer un mécanisme biologique sous-jacent commun. Cependant, l’étude ne visait pas à montrer la causalité ou le fait que les personnes atteintes de marqueurs biologiques de la maladie d’Alzheimer développaient des symptômes de démence.

    Les chercheurs ont l’intention de poursuivre leurs travaux en recherchant s’il existe une différence entre les lésions cérébrales chez les hommes et les femmes. Ils prévoient également d’évaluer si le traitement de l’apnée peut faire une différence dans les changements cérébraux.

    Deux autres études suggèrent que l’apnée du sommeil est un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer

    L’apnée obstructive du sommeil augmente le risque de développer la maladie d’Alzheimer, probablement en augmentant les dépôts d’amyloïde dans le cerveau.

    Elle précipiterait également les premiers troubles de mémoire.

    En 2017, une étude a montré que la sévérité de l’apnée obstructive du sommeil va de pair avec un niveau plus élevé d’amyloïdes (lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer) dans le cerveau. Ainsi, les individus avec plus d’apnées par heure ont eu une plus grande accumulation d’amyloïdes dans le cerveau.

    L’apnée obstructive du sommeil affecte de 30 à 80% des personnes âgées.

    « Plusieurs études ont suggéré que les troubles du sommeil pourraient contribuer aux dépôts amyloïdes et accélérer le déclin cognitif chez les personnes à risque », a déclaré le Dr R. Osorio, MD, auteur principal de l’étude et professeur de psychiatrie à l’Université de New York.

    L’étude a inclus 208 participants, âgés de 55 à 90, présentant une cognition normale. Les chercheurs ont effectué des ponctions lombaires pour prélever du liquide céphalo-rachidien (LCR) auprès des participants, puis utilisé la tomographie par émission de positons pour mesurer les dépôts d’amyloide directement dans le cerveau.

    Les résultats ont révélé que plus de la moitié des participants avaient une apnée obstructive du sommeil, dont 36,5% d’intensité légère et 16,8% d’intensité modérée à sévère. De l’échantillon total de l’étude, 104 ont participé à une étude longitudinale sur deux ans. Il a été observé une corrélation entre la sévérité de l’apnée et une augmentation des dépôts
    amyloïdes dans le cerveau.

    L’étude n’a en revanche pas trouvé que la sévérité de l’apnée était annonciatrice d’une détérioration cognitive chez ces adultes âgés en bonne santé, ce qui peut paraître étonnant.

    «Il est clair que le sommeil est important pour la mémoire » rajoute-t-il. « Souvent, les gens qui souffrent d’apnée du sommeil ne savent pas. Leurs voies respiratoires sont temporairement bloquées, ce qui les oblige à se réveiller inconsciemment. Certaines personnes souffrant d’apnée du sommeil peuvent se réveiller au moins 35 fois par heure. »

    Selon les chercheurs, la ventilation nocturne en pression positive continue, les appareils dentaires, la thérapie positionnelle et autres traitements de l’apnée du sommeil pourrait retarder la déficience cognitive et la démence chez de nombreux individus âgés.

    En 2015, la même équipe avait montré dans la revue Neurology que l’apnée du sommeil non soignée avance de 13 ans en moyenne l’apparition des premiers signes de perte de mémoire (77 ans au lieu de 90).

    Elle confirme une étude précédente (voir ci-dessous) ayant montré que les personnes âgées présentant des apnées du sommeil – signes de respiration perturbée pendant le sommeil – sont plus susceptibles d’avoir un risque de développer la maladie d’Alzheimer.

    L’apnée du sommeil a également des effets néfastes sur la système cardiovasculaire en augmentant le risque de maladies cardiaques, de diabète de type 2, d’hypertension artérielle et d’obésité. Elle augmenterait le
    risque d’accident vasculaire cérébral
    .

    Cela expliquerait, du moins en partie, son impact délétère sur le cerveau de la personne âgée.

    La bonne nouvelle est qu’en traitant ces troubles respiratoires nocturnes à l’aide d’un masque à pression positive, son effet délétère disparait.

    2470 dossiers médicaux de personnes âgées de 55 à 90 ans participant à une étude sur la maladie d’Alzheimer ont été analysés.

    Le fait qu’il existe une corrélation entre apnée du sommeil et maladie d’Alzheimer ne signifie par pour autant qu’il existe un lien de cause à effet.

    L’apnée du sommeil toucherait, chez les personnes âgées, un homme sur deux et une femme sur quatre, dont une bonne partie n’en est pas conscient.

    Les personnes souffrant d’apnées du sommeil non traitées ronflent bruyamment, ont une respiration qui s’arrête en pleine nuit et se sentent fatiguées le jour.

    Sources. R A Sharma et coll. Obstructive Sleep Apnea Severity Affects Amyloid Burden in Cognitively Normal Elderly: A Longitudinal Study. American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, 2017. Osorio RS et coll. Alzheimer’s Disease Neuroimaging Initiative. Sleep-disordered breathing advances cognitive decline in the elderly. Neurology, 12;84(19):1964-71, 2015.

    L’apnée du sommeil favoriserait le déclin cognitif

    Le syndrome d’apnées du sommeil pourrait favoriser un déclin cognitif, en plus d’être associé à des complications cardiovasculaires et métaboliques.

    Le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) est le trouble du sommeil le plus grave, entraînant une augmentation de la morbidité et de la mortalité. Ce trouble peut être associé à des complications cardiovasculaires et métaboliques, ainsi qu’à une altération des performances cognitives. Environ la moitié des patients de 65 ans et plus consultant dans les cabinets médicaux se plaignent de troubles du sommeil.

    Il semblerait que le SAS précède le déclin cognitif, selon une étude (Study of Osteoporotic Fractures) publiée chez 298 femmes, âgées en moyenne de 82 ans, indemnes de troubles cognitifs et suivies pendant près de 5 ans. Les participantes ont subi un enregistrement polysomnographique nocturne en début d’étude et leurs performances cognitives ont été évaluées au début et en fin d’étude.

    Résultats. Parmi elles, un tiers souffraient d’apnées/hypopnées, avec au moins 15 épisodes d’arrêt respiratoire ou d’hypoventilation par heure. 20% ont manifesté un déclin cognitif léger et 15% ont développé une démence. La présence de troubles respiratoires du sommeil est associée à un risque accru (+85%) de déclin cognitif léger. Cette augmentation du risque n’est pas due à la présence d’une comorbidité ou d’autres facteurs de risque. De plus, les participantes dont le temps de sommeil en apnée ou hypopnée est augmentée de 7% ont un risque de troubles cognitifs multipliés par deux. En revanche, le temps de sommeil ne semble pas avoir d’effet néfaste. Les auteurs soulignent en outre le rôle délétère que joueraient les épisodes d’hypoxie intermittente chez les personnes qui souffrent de troubles respiratoires.

    Il est fort probable que la pression positive continue améliore la performance cognitive chez des sujets souffrant de troubles cognitifs.

    Conclusion: le syndrome d’apnées du sommeil peut favoriser un déclin cognitif

    Sources: Psychol Neuropsychiatr Vieil, 2010; J Bras Pneumol. 2010 Jun.

  8. Aire temporale de la mémoire

    Commentaires fermés sur Aire temporale de la mémoire

    La partie inférieure du lobe temporal comprend l’aire temporale qui joue un rôle très important dans le stockage temporaire (quelques dizaines de secondes) d’un événement, avant que celui-ci ne soit éventuellement et durablement conservé.

    L’aire temporale fait partie du système limbique

    L’aire temporale de la mémoire à court terme est partie intégrante d’une région située à l’intérieur des hémisphères cérébraux: le système limbique (voir la figure ci-dessous représentant un cerveau vu de profil).

    Anatomie du système limbique

    systeme_limbique

    1. Cortex entorhinal: il sert d’intermédiaire entre l’hippocampe et le cortex.

    2. Hippocampe: il transforme un événement précis (en tenant compte du contexte spatio-temporel) et récent en un nouveau souvenir. Il permet donc de se rappeler durablement d’informations ou d’événements précis. C’est une structure pivot de l’aire temporale.

    3. Amygdale
    – Impliquée dans la mémoire émotive (elle donne une dimension affective aux souvenirs).
    – Également impliquée dans le comportement social.

    4. Corps mammilaires, impliqués dans le contrôle de l’humeur.

    5. Gyrus cingulaire: il contrôle le comportement.

    6. Septum: il modère les émotions.

    7. Thalamus: il fait le lien entre le cortex et le système limbique (sans lui le cortex ne « fonctionne » pas). Il est impliqué dans la mémoire épisodique.

    De nombreux études se sont penchées sur le rôle de deux structures présentes dans l’aire temporale et intimement liées à la mémoire: l’hippocampe et le cortex entorhinal.

    L’hippocampe et le cortex entorhinal sont particulièrement vulnérables aux effets du vieillissement puisque l’on observe des lésions de ces deux structures chez les personnes âgées souffrant d’un déficit cognitif léger ou de la maladie d’Alzheimer.

    Il existe donc un lien de cause (les lésions) à effet (les troubles cognitifs).

    Ces structures sont plus rarement touchées lors d’un accident vasculaire cérébral tandis qu’elles sont globalement épargnées chez une personne âgée ne présentant aucun déficit cognitif.

    En résum, l’aire temporale de la mémoire fait partie du lobe temporal, l’un des quatre principaux lobes du cortex qui interagit avec différentes structures du cerveau pour créer des souvenirs à long terme.

  9. Les utilisations du CBD dans le domaine de la santé mentale

    Leave a Comment

    La plante de cannabis est utilisée à des fins médicinales depuis des milliers d’années. La plante contient plus de 80 composés différents, connus sous le nom de cannabinoïdes.

    Si le tétrahydrocannabinol (THC) est le plus abondant et est bien connu pour ses propriétés psychoactives, le deuxième composé le plus répandu, le cannabidiol (CBD), n’a pas d’effets psychoactifs, et les produits sont déjà disponibles dans des boutiques CBD de façon tout à fait légale !

    Ces dernières années, les bienfaits potentiels du CBD sur la santé mentale ont suscité un intérêt croissant.

    Alors que les taux de recherche sont restés stables entre 2004 et 2014, il y a eu une augmentation de 125,9 % de 2016 à 2017. Rien qu’en avril 2019, 6,4 millions de recherches ont été effectuées sur Google pour obtenir des informations sur le CBD.

    Utilisations du CBD

    Le CBD est censé aider à traiter un certain nombre de maladies, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour déterminer les effets et les avantages potentiels du CBD.

    Certaines des études existantes suggèrent que le CBD est prometteur dans le traitement d’un certain nombre de maladies, notamment la dépression, l’anxiété, l’épilepsie et les troubles du sommeil.

    L’anxiété

    L’anxiété est un problème commun à de nombreuses personnes. Les troubles anxieux affectent environ 19,1 % des adultes américains chaque année.6 Certaines études suggèrent que le CBD peut aider à soulager les symptômes de l’anxiété.

    Certaines études suggèrent que le CBD peut aider à soulager les symptômes de l’anxiété. Une étude s’est penchée sur la base neuronale possible du CBD pour réduire les symptômes du trouble d’anxiété sociale.

    Une étude de 2015 a analysé les études précliniques existantes sur l’utilisation du CBD contre l’anxiété et a constaté que le CBD était efficace pour un certain nombre de troubles anxieux, notamment :

    • le trouble anxieux généralisé
    • les troubles obsessionnels compulsifs (TOC)
    • le trouble panique
    • l’anxiété sociale
    • le syndrome de stress post-traumatique (SSPT)

    Cependant, les auteurs de l’étude notent que, bien que la substance ait un potentiel considérable, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux déterminer les avantages thérapeutiques et les effets à long terme.

    La dépression

    La dépression est l’un des troubles mentaux les plus courants aux États-Unis, touchant environ 17,3 millions d’adultes chaque année. Il existe des traitements efficaces, notamment la psychothérapie et les médicaments.

    Cependant, l’intérêt pour les traitements complémentaires et alternatifs s’est également accru au cours des dernières années.

    Le CBD a été étudié pour ses effets antidépresseurs potentiels. Certains antidépresseurs agissent sur les récepteurs de la sérotonine dans le cerveau.

    Un faible taux de sérotonine peut jouer un rôle dans le développement de la dépression. Des études animales suggèrent que le CBD pourrait avoir un impact sur ces récepteurs, ce qui pourrait produire des effets antidépresseurs.

    Une étude de 2018 a révélé que les effets antidépresseurs du CBD dépendent des niveaux de sérotonine dans le cerveau. Le cannabidiol ne semble pas augmenter les niveaux de sérotonine, mais affecte plutôt la façon dont le cerveau réagit à la sérotonine déjà présente dans le corps.

    Difficultés de sommeil

    Comme le CBD peut avoir un effet calmant, il peut aussi être prometteur dans le traitement des troubles du sommeil.

    Le sommeil est un élément essentiel de la santé mentale et du bien-être, mais les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) signalent qu’un tiers des adultes américains ne dorment pas la quantité de sommeil recommandée chaque nuit.

    Cette situation est problématique, car le manque de sommeil est lié à des problèmes de santé tels que la dépression, le diabète de type 2, l’obésité et les maladies cardiaques.

    Une étude menée auprès d’adultes présentant des symptômes d’anxiété et dormant mal a révélé que 65 % d’entre eux ont constaté une amélioration de la qualité de leur sommeil après avoir pris en moyenne 25 mg de CBD par jour pendant un mois, bien que ces résultats aient fluctué au fil du temps.

    Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT)

    Le syndrome de stress post-traumatique touche environ 6,1 % des adultes américains. Il se caractérise par des symptômes tels que la reviviscence d’événements traumatisants, des pensées intrusives, des cauchemars et l’évitement de tout ce qui peut déclencher des souvenirs du traumatisme.

    Certaines recherches suggèrent que le CBD pourrait contribuer à réduire les symptômes de cette maladie. Dans une étude publiée dans le Journal of Alternative and Complementary Medicine, les chercheurs ont constaté qu’une dose orale de CBD en plus d’un traitement psychiatrique de routine pour le SSPT était associée à une réduction des symptômes.

    De belles perspectives pour le CBD

    De nombreux experts restent optimistes et pensent que le CBD pourrait s’avérer utile pour toute une série de troubles mentaux.

    « Le CBD a démontré son efficacité thérapeutique dans une série de modèles animaux d’anxiété et de stress, en réduisant les mesures comportementales et physiologiques (par exemple, le rythme cardiaque) du stress et de l’anxiété », a suggéré la directrice du National Institute of Drug Abuse.

    Types de produits de CBD

    Le CBD est disponible sous un certain nombre de formes et de produits différents, comme chez JustBob.fr. Le cannabidiol peut être extrait des plants de chanvre et de marijuana, qui diffèrent en termes de quantité de CBD et de THC à extraire.

    De plus, de nombreux pays autorisent aussi maintenant le cannabis thérapeutique !

  10. Alzheimer: attention à un fort taux de glucose

    Commentaires fermés sur Alzheimer: attention à un fort taux de glucose

    Une forte glycémie – concentration de glucose dans le sang – calculée sur une période de cinq ans – est associée à un risque accru de démence (dont la maladie d’Alzheimer), selon une étude américaine (Université de Washington) portant sur plus de 2 000 personnes âgés de 65 ans et plus.

    • Chez les non diabétiques, le risque de démence était 18% plus élevé chez les personnes avec un taux de glucose de 1,15 g/l, par rapport à ceux ayant un taux de 1 g/l.
    • Chez les diabétiques, le risque de démence est 40 % plus élevé chez les personnes avec un taux de glucose de 1,9 g/l, par rapport à ceux ayant un taux de 1,6 g/l.

    «Le résultat le plus intéressant, c’est que les niveaux de glucose sont associés à un risque plus élevé de démence chez les personnes non diabétiques», a déclaré l’auteur principal de l’étude.

    Les informations étaient enregistrées à chaque visite qui avait leu tous les deux ans, ce qui donnait en moyenne 17 mesures de glycémie par personne.  L’hémoglobine glyquée (aussi connu sous le nom de fraction HbA1c) était également mesurée.

    Les gens devraient-ils essayer de manger moins de sucre ou des aliments avec un « index glycémique » inférieur?

    « Pas nécessairement », déclare Dr Crane, l’auteur principal, qui précise : «votre taux de sucre dans le sang dépend, non seulement de ce que vous mangez, mais aussi de votre métabolisme individuel.»

    Pourrait-on réduire le risque de maladie d’Alzheimer en abaissant les taux de glucose ?

    Dr Crane souligne cependant que  «rien n’indique pour l’instant que l’on peut réduire le risque de maladie d’Alzheimer en abaissant son taux de glucose, si celui-ci est élevé ».

    Source: Glucose Levels and Risk of Dementia. New England Journal of Medicine, 2013; 369: 540.

    Les produits finaux de glycation avancée (AGE)

    Les données de recherche indiquent que des niveaux élevés de glucose dans le sang et/ou la consommation de régimes entrainant de forts taux de glucose sont liés à de nombreuses maladies liées à l’âge, notamment la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la cataracte, la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer, la rétinopathie diabétique et, apparemment, le glaucome.

    Des concentrations élevées de sucre dans le sang et des perturbations des systèmes qui régulent le sucre dans le sang conduisent à l’accumulation de produits finaux de glycation avancée (AGE). Les AGE sont des composés toxiques formés par la combinaison de sucres et de leurs métabolites avec des biomolécules dans une réaction biochimique non enzymatique appelée glycation. Des données in vitro et in vivo indiquent qu’une consommation élevée de sucre est associée à une accumulation d’AGE dans divers tissus humains.