Anévrisme

Activité physique et maladies cardiovasculaires

Certains jeux en ligne peuvent développer le cerveau

Anémie

Muguet buccal

Maladie de Binswanger

Quels jeux vidéo proposer à des séniors ?

Bêta-carotène

Mémantine

Névrite optique

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Anévrisme

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    Un anévrisme se produit lorsqu’une artère s’élargit, affaiblit la paroi artérielle, ce qui peut finalement entraîner une déchirure ou une rupture. 

    L’anévrisme rompu peut provoquer des saignements sévères (hémorragie), un accident vasculaire cérébral ou la mort. Les anévrismes se développent généralement dans l’aorte et peuvent également se produire dans le cerveau, les artères carotides du cou, de l’aine ou de l’arrière des jambes.

    Les anévrismes se développent généralement dans l’abdomen et la poitrine dans l’aorte (l’artère principale qui part de votre cœur et traverse votre poitrine). Ils sont connus sous le nom d’anévrismes de l’aorte abdominale et thoracique. 

    Des anévrismes peuvent également survenir dans le cerveau. C’est ce qu’on appelle un anévrisme cérébral ou intracrânien. Les anévrismes qui se forment dans les artères carotides du cou, de l’aine ou de l’arrière des jambes sont appelés anévrismes périphériques.

    Les causes de l’anévrisme

    Les facteurs de risque d’anévrismes comprennent:

    • Âge et sexe: certains anévrismes, comme ceux de l’abdomen, sont plus fréquents chez les hommes plus âgés. Les anévrismes cérébraux sont plus fréquents chez les femmes après 45 ans.
    • Antécédents familiaux: les chercheurs suggèrent que les mutations génétiques peuvent contribuer au développement des anévrismes
    • Tabagisme: anciens et actuels fumeurs
    • Hypertension artérielle
    • Athérosclérose et taux de cholestérol élevé
    • Obésité
    • Alcoolisme
    • Accidents de voiture
    • Traumatisme thoracique 
    • Anévrismes antérieurs

    Une diminution du risque d’anévrisme abdominal est associée à:

    Symptômes

    Les petits anévrismes ne provoquent généralement aucun symptôme. Cependant, à mesure que les anévrismes grossissent et en fonction de leur emplacement, ils peuvent provoquer des douleurs dans l’aine, le bas du dos, le bas-ventre, la poitrine ou au-dessus ou derrière l’œil.

    Des anévrismes plus grands peuvent également entraîner:  

    • évanouissements
    • changements de vision
    • une paupière tombante
    • engourdissement ou faiblesse d’un côté de votre visage ou de votre corps
    • symptômes d’insuffisance cardiaque (essoufflement, gonflement)
    • pulsations abdominales

    Diagnostic et tests

    Il existe un certain nombre de tests disponibles qui peuvent aider à diagnostiquer un anévrisme.

    Examen physique

    Lorsque votre professionnel de la santé appuie sur votre abdomen pendant un examen physique, il peut être capable de ressentir un anévrisme de l’aorte abdominale. 

    Cependant, les anévrismes ne provoquent souvent pas de symptômes et ne peuvent être trouvés lors d’un examen physique. Des anévrismes «silencieux» sont parfois découverts lors d’une intervention chirurgicale ou lorsqu’une radiographie, une échographie, un scanner, une IRM ou une échocardiographie est réalisée pour une autre raison.

    Les preuves sont actuellement insuffisantes pour recommander aux femmes de subir une échographie abdominale de dépistage, indépendamment de leurs antécédents de tabagisme.

    Ultrason

    Cette procédure utilise des ondes sonores pour créer une image de l’intérieur de votre corps et peut révéler un anévrisme et sa taille. 

    En fonction de vos symptômes, votre médecin peut recommander d’autres tests, notamment:

    CT scan

    Ceux-ci utilisent des rayons X pour prendre des photos de vos organes internes. Le technicien injectera un colorant dans votre veine qui apparaîtra sur les images radiographiques, révélant la taille et la forme de l’anévrisme. Un scanner fournit une image plus détaillée qu’une échographie.

    IRM

    Ce test est très précis pour détecter les anévrismes et identifier leur taille et leur emplacement exact.

    Angiographie

    Lors d’une angiographie, le technicien injecte un colorant spécial dans un vaisseau sanguin afin qu’il puisse être vu et examiné pour des problèmes.

    Soin et traitement de l’anévrisme

    Si un anévrisme est détecté, votre professionnel de la santé peut le surveiller de près pour voir s’il s’agrandit avec le temps. C’est ce qu’on appelle «l’attente vigilante». Votre fournisseur commandera des échographies régulières tous les 3 à 12 mois, selon la taille et l’emplacement de l’anévrisme. Un très gros anévrisme peut devoir être réparé immédiatement avant sa fuite ou sa rupture.

    Médicaments

    Pendant l’attente vigilante, votre professionnel de la santé peut vous prescrire des médicaments contre l’hypertension artérielle pour empêcher votre anévrisme de grossir. Les médicaments diminueront la force du sang circulant contre les parois des artères. Ceux-ci incluent des médicaments qui aident à détendre les vaisseaux sanguins, tels que:

    • Vasodilatateurs
    • Inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine
    • Bloqueurs des récepteurs de l’angiotensine II
    • Bloqueurs de canaux calciques

    Votre professionnel de la santé peut également vous prescrire des anticoagulants (parfois appelés «anticoagulants») pour aider à prévenir la formation de caillots sanguins dans la partie affectée de l’artère.

    Chirurgie

    Une fois qu’un anévrisme atteint une certaine taille, ou s’il se développe trop rapidement, ou s’il exerce une pression sur d’autres parties importantes de votre corps et provoque des symptômes, votre médecin peut recommander une intervention chirurgicale pour réparer l’anévrisme et l’empêcher de se rompre. Plusieurs nouvelles techniques moins invasives ont été développées pour réparer les anévrismes.

    La chirurgie consiste à retirer la partie endommagée de votre artère et à la remplacer par un tube synthétique (artificiel) appelé greffon. Cela peut être fait par chirurgie ouverte ou en enfilant le greffon à travers une petite incision dans votre artère et en le fixant sur le site de l’anévrisme (c’est ce qu’on appelle la chirurgie endovasculaire).

    Le type de chirurgie recommandé par votre professionnel de la santé dépendra:

    • L’emplacement et la taille de l’anévrisme
    • Autres maladies qui peuvent affecter votre tolérance à la chirurgie et toute complication pouvant survenir pendant ou après la chirurgie

    Votre professionnel de la santé peut effectuer une intervention chirurgicale d’urgence en cas de rupture d’un anévrisme, mais les risques chirurgicaux sont beaucoup plus élevés et le taux de survie est plus faible.

    Mode de vie et gestion de l’anévrisme

    Vous pouvez réduire votre risque de développer un anévrisme en apportant des changements de mode de vie judicieux, notamment:

    • Cesser de fumer ou d’utiliser des produits du tabac
    • Perdre du poids si nécessaire
    • Réduire le cholestérol et les graisses dans votre alimentation
    • Se faire dépister par échographie, si cela convient à votre âge et à votre sexe
  2. Activité physique et maladies cardiovasculaires

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    Il est acquis que l’activité physique réduit le risque de souffrier de maladies cardiovasculaires, favorise la capacité de marcher et la force musculaire (en particulier dans les bras) chez les patients victimes d’un accident vasculaire cérébral.

    L’exercice pourrait également améliorer l’humeur, la fonction cognitive et la qualité de vie.

    Peu de professionnels de la santé conseillent l’exercice comme forme de thérapie. Après un accident vasculaire cérébral (AVC), les patients restent inactifs, entraînant des troubles de l’humeur ainsi qu’une mauvaise santé physique. Différentes obstacles les empêchent de pratiquer une activité physique : la sévérité de l’AVC, la fatigue, un manque de soutien et de motivation.

    « Les patients n’imaginent pas les bénéfices qu’ils pourraient tirer d’un programme d’entraînement. Ou bien ils éprouvent de la gêne à fréquenter une salle de gymnastique », déclare l’auteur de l’étude.

    Ce programme inclut des exercices d’aérobie et d’entraînement visant à renforcer la musculation. Il s’accompagne d’exercices d’assouplissement et d’équilibre.

    Il est généralement recommandé de pratiquer une activité au mois trois jours par semaine avec des séances d’entraînement de 20 à 60 minutes.

    Des séances plus courtes (10-15 minutes) ET d’intensité modérée peuvent cependant s’avérer suffisants.

    Sources :

    The Happy Antics programme: Holistic exercise for people with dementia. Journal of Bodywork and Movement Therapies, 2014.

    Physical Activity and Exercise Recommendations for Stroke Survivors: A Statement for Healthcare Professionals From the American Heart Association/American Stroke Association. Stroke, 2014.

    L’activité physique efficace pour prévenir les maladies cardiovasculaires

    L’exercice est aussi efficace que les médicaments pour prévenir les maladies cardiovasculaires et le diabète

    Les chercheurs ont analysé les résultats de 305 essais cliniques portant sur plus 300 000 personnes ayant subi un AVC ou souffrant d’insuffisance cardiaque.

    Ils ont comparé l’efficacité de l’exercice et celle des médicaments pour réduire la mortalité dans 4 cas :

    1. le traitement précoce des maladies coronariennes,
    2. la réadaptation suite à un AVC,
    3. le traitement de l’insuffisance cardiaque,
    4. la prévention du diabète.

    Résultats                                    

    • Concernant la réadaptation suite à un AVC, l’exercice est plus efficace que les médicaments.
    • L’activité physique et les médicaments sont aussi efficaces pour prévenir les maladies cardiovasculaires et le diabète. 
    • Concernant l’insuffisance cardiaque, les médicaments diurétiques sont plus efficaces que l’exercice.

    Source: Comparative effectiveness of exercise and drug interventions on mortality outcomes: metaepidemiological study. British Medical Journal. 2013.

  3. Certains jeux en ligne peuvent développer le cerveau

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    De nombreuses personnes âgées apprécient les jeux de réflexion qui peuvent aider à maintenir leur cerveau en santé.

    Ces jeux de réflexions potentiellement bénéfiques pour le cerveau sont devenus de plus en plus populaires ces dernières années grâce à la présence de plus en plus importante des ordinateurs et téléphones intelligents dans la vie quotidienne. Ils peuvent prendre la forme de jeux de cartes ou de jeux conçus plus spécifiquement pour exercer la mémoire, l’attention et la vitesse d’exécution.

    En vieillissant, vous pouvez commencer à oublier certains événements ou à perdre des effets personnels.

    Si des oublis fréquents ou des pertes de mémoire sévères peuvent être un signe de la maladie d’Alzheimer, certains oublis font partie du vieillissement normal.

    Bien que les maladies neurologiques liées sont à ce inévitables, vous pouvez adopter certaines habitudes pour ralentir le processus de vieillissement cérébral.

    Garder votre cerveau actif, tout comme votre corps, est très important à tout moment de la vie.

    Les jeux sont-ils bénéfiques pour le cerveau ?

    Ces différents jeux aident-ils à la bonne santé du cerveau, en particulier pour se protéger contre la perte de mémoire? 

    Les travaux de recherche n’ont pas révélé que la participation à des jeux cérébraux réduirait à elle seule le risque de maladies neurodégénératives liées à l’âge, telles que la maladie d’Alzheimer.

    Cependant, ils peuvent améliorer certaines fonctions cognitives (p. ex les fonctions exécutives et la mémoire de travail) et peuvent donc jouer un rôle important dans le maintien de la santé du cerveau.

    Les jeux peuvent stimuler certaines parties du cerveau

    Les jeux cérébraux incluent celles impliquant la manipulation de mots tels que les mots croisés et le Scrabble, mais aussi des jeux traditionnels tels que les échecs, le Sudoku et le bridge. Plus récemment, des études ont rapporté les effets des jeux video dans le cerveau. Certains sites Web proposent de plus en plus une sélection complète de jeux en réponse à l’intérêt croissant des vieux et des jeunes.

    Par exemple, des scientifiques berlinois (Max Planck Institute) ont constaté que le jeu vidéo Super Mario peut stimuler les zones du cerveau responsables d’un bon fonctionnement cognitif. Ils ont demandé à des adultes de jouer pendant 30 minutes durant 2 mois puis ont analysé l’activité de leur cerveau par la technique de résonance magnétique. Ainsi, les zones responsables de l’orientation spatiale, de la formation de mémoire, de la planification stratégique, en particulier l’hippocampe et le cortex préfrontal, présentent un nombre plus important de connexions entre neurones. Cette étude suggère un lien entre le jeu visuel et ont l’augmentation du volume de certaines zones du cerveau (Source: Playing Super Mario induces structural brain plasticity: gray matter changes resulting from training with a commercial video game. Molecular Psychiatry, 2013).

    Une autre étude a montré que des jeux de plate-forme 3D pourraient éviter les troubles du cerveau, notamment les troubles cognitifs légers et peut-être même prévenir la maladie d’Alzheimer. L’équipe de recherche à l’origine de cette étude a recruté 33 personnes, âgées de 55 à 75 ans. Les participants ont été invités pendant six mois à jouer à Super Mario 64 durant 30 minutes par jour, cinq jours par semaine, à prendre des cours de piano (pour la première fois de leur vie) avec la même fréquence ou à ne pas effectuer de tâche particulière. Selon les résultats du test IRM, seuls les participants de la cohorte du jeu vidéo ont vu des augmentations du volume de matière grise dans l’hippocampe et le cervelet. Leur mémoire à court terme s’est également améliorée.

    Enfin, une étude publiée dans la revue scientifique Neurology en 2019 a révélé que les activités mentalement stimulantes telles que l’utilisation d’un ordinateur, les jeux et la participation à des activités sociales sont liées à un risque plus faible ou à un ralentissement du trouble léger cognitif, un état considéré comme précurseur de la démence, y compris la maladie d’Alzheimer.

    Les jeux peuvent stimuler la réserve cognitive dans le cerveau

    Une autre façon dont les jeux permettraient de conserver notre mémoire est de constituer une réserve cognitive, qui est la capacité du cerveau à trouver d’autres moyens à effectuer une tâche ou à mieux combattre la perte de mémoire et la démence liées à l’âge. Sur la base des recherches actuelles, la meilleure façon de créer plus de réserve cognitive est de faire de l’exercice régulièrement. Cependant les jeux cérébraux peuvent accroître les effets bénéfiques de l’exercice. En fait, la recherche a révélé que la combinaison d’exercice et de jeux cérébraux a plus efficace pour construire une réserve cognitive que l’exercice seul.

    Varier les types de jeux

    Si vous êtes déjà doué pour un type de jeu, tel les mots croisés ou le bridge, votre cerveau ne sera pas autant stimulé. Vous devez faire autre chose qui force votre cerveau à travailler et à apprendre. Il est donc important de pratiquer une variété de jeux.

    De nombreuses personnes n’utilisent pas leurs compétences aussi activement au fur et à mesure qu’elles vieillissent, surtout si elles ont quitté le marché du travail. Par conséquent, exposer son cerveau à d’autres formes de stimulation telles que les jeux traditionnels ou en ligne peut aider à renforcer leurs facultés cognitives et préserver leur santé cérébrale.

  4. Anémie

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    L’anémie est un trouble au cours duquel le nombre de globules rouges ou la concentration d’hémoglobine dans les globules rouges est inférieur à la normale. 

    L’hémoglobine est nécessaire pour transporter l’oxygène et si vous avez trop peu de globules rouges ou pas assez d’hémoglobine, il y aura une diminution de la capacité du sang à transporter l’oxygène vers les tissus du corps.  

    L’anémie peut être temporaire ou à long terme, et elle peut aller de légère à sévère. 

    Les patients anémiques peuvent paraître pâles, ressentir du froid, se fatiguer, se fatiguer facilement, peuvent avoir une faiblesse, des étourdissements ou des étourdissements, peuvent avoir un équilibre altéré et un risque de chute accru, développer des battements cardiaques rapides et devenir essoufflé. 

    L’anémie est associée à une diminution de la vitesse de marche ou de la capacité à se lever d’une chaise, à des capacités mentales altérées comme la réflexion, la mémoire et l’apprentissage (performances cognitives), des symptômes dépressifs et une qualité de vie diminuée. 

    L’anémie est une affection courante chez les personnes âgées, bien qu’elle ne soit pas causée par un vieillissement normal. 

    Il a de nombreuses causes, dont certaines que vous pouvez contrôler. Par exemple, chez les personnes âgées, une mauvaise alimentation peut entraîner une anémie.

    L’anémie est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes, mais à partir de 65 ans, elle survient plus souvent chez les hommes. Elle est diagnostiquée chez environ 20% des hommes et 15% des femmes de plus de 80 ans.

    Types d’anémie

    Déficience en fer

    Le fer est l’un des principaux éléments constitutifs de la production de globules rouges. Le taux de fer dans le corps peut être trop faible si votre corps n’absorbe pas le fer provenant de vos aliments, si vous ne mangez pas suffisamment d’aliments contenant du fer ou si vous saignez et perdez du fer plus rapidement que vous ne pouvez en consommer. Un faible taux de fer est une cause très courante d’un faible nombre de globules rouges.

    Anémie associée aux maladies chroniques

    L’anémie associée aux maladies chroniques est le résultat d’une inflammation chronique causée par des infections en cours, des lésions tissulaires, diverses formes d’arthrite, des tumeurs bénignes ou malignes ou une variété de conditions médicales chroniques.  

    Anémie pernicieuse

    Elle survient lorsque vous n’avez pas suffisamment de vitamine B12 ou d’acide folique. 

    L’anémie hémolytique

    Ce type d’anémie survient lorsque vos globules rouges sont détruits par une maladie.

    Les causes

    Les trois principales raisons pour lesquelles une anémie peut survenir sont décrites ci-dessous. Chez les personnes âgées, l’anémie est souvent le résultat de plusieurs affections en même temps. Ces conditions peuvent inclure:

    • Diminution de la production de globules rouges causée par:
      • Problèmes de fonction de la moelle osseuse
      • Maladies chroniques ou inflammation, telles que cancer ou infections
      • Problèmes hormonaux
      • Maladie du rein
      • Malnutrition et carences alimentaires en fer, en vitamine B12 ou en acide folique (folate)
      • Troubles héréditaires
      • Médicaments
      • Dépendance à l’alcool
    • Perte de sang due à:
      • irritation de l’estomac causée par des médicaments, de l’alcool ou un ulcère
      • polypes ou tumeurs dans les intestins
      • calculs rénaux ou tumeurs
      • cancers
      • chirurgie 
    • Augmentation de la destruction des globules rouges causée par:
      • Médicaments
      • Un trouble héréditaire
      • Une maladie de votre système immunitaire
      • Problèmes de valve cardiaque (qui endommagent vos globules rouges)
      • Une tumeur
      • Des infections

    Symptômes

    Les symptômes de l’anémie peuvent inclure

    • Fatigue
    • faiblesse
    • Essoufflement
    • Vertiges
    • Couleur de peau pâle
    • Avoir froid
    • Changements de comportement, tels que le manque d’intérêt, la confusion, l’agitation ou la dépression
    • Si vous avez une maladie cardiaque et une anémie, vous remarquerez peut-être une augmentation des douleurs thoraciques ou un gonflement des chevilles.

    Diagnostic et tests

    La ou les causes de l’anémie chez les personnes âgées peuvent être difficiles à diagnostiquer. De nombreuses affections peuvent provoquer une anémie chez les personnes âgées, et plusieurs d’entre elles peuvent survenir en même temps. 

    Même avec une évaluation approfondie, dans 20% des cas, la cause sous-jacente de l’anémie n’est pas trouvée. Si vous présentez des symptômes d’anémie, votre professionnel de la santé effectuera une anamnèse complète, un examen physique et prélèvera un échantillon sanguin pour une numération sanguine complète.

    L’anémie est diagnostiquée si la quantité d’hémoglobine (la partie de la cellule sanguine qui transporte l’oxygène) est inférieure à la normale (moins de 13 g / dL chez l’homme et moins de 12 g / dL chez la femme). Votre professionnel de la santé peut également tester votre sang pour mesurer vos taux de fer, de vitamine B12 et de folate, et peut recommander des tests sanguins spéciaux pour déterminer dans quelle mesure votre corps stocke et utilise le fer.

    Votre professionnel de la santé peut effectuer des tests supplémentaires pour déterminer si vous avez une maladie sous-jacente ou des problèmes tels que des ulcères ou des polypes, qui pourraient causer des saignements internes chroniques. Ces tests peuvent inclure:

    • tests sanguins supplémentaires
    • rayons X
    • endoscopie.
    • biopsie de la moelle osseuse.

    Soin et traitement de l’anémie

    Le traitement de l’anémie dépendra du type avec lequel vous avez été diagnostiqué.

    Si vous recevez un diagnostic d’anémie ferriprive, votre professionnel de la santé peut vous prescrire des suppléments de fer par voie orale (généralement du sulfate ferreux ou du gluconate ferreux). Le traitement peut devoir se poursuivre pendant 6 mois ou plus. Un programme de traitement courant est de 325 mg de sulfate ferreux 1 à 2 fois par jour, 1 heure avant ou 2 heures après un repas. Le jus d’orange ou les suppléments oraux de vitamine C peuvent vous aider à absorber le fer. Les antiacides, les inhibiteurs des récepteurs H2, les inhibiteurs de la pompe à protons, les suppléments de calcium et certains antibiotiques (tétracycline, quinolones) peuvent interférer avec l’absorption du fer.

    Les effets secondaires les plus courants des suppléments de fer oraux sont l’indigestion, les nausées et les vomissements, la constipation, la diarrhée et les selles foncées. Si vous ressentez des effets secondaires inconfortables, votre professionnel de la santé peut suggérer une posologie ou une fréquence plus faible, ou vous pouvez essayer une formulation différente. Il n’y a pas de différence significative entre les préparations orales de fer, mais une préparation peut être mieux tolérée qu’une autre par un patient individuel. Les gouttes de fer liquide peuvent être mieux absorbées, mais leurs effets secondaires sont similaires à ceux des comprimés de fer.

    Si vous recevez un diagnostic d’anémie due à une carence en vitamine B12 ou en folate, votre professionnel de la santé peut vous prescrire des injections périodiques ou des suppléments oraux de vitamine B12 ou d’acide folique (la version synthétique du folate).

    Si vous souffrez d’anémie hémolytique, votre professionnel de la santé pourrait vous prescrire des stéroïdes ou même recommander une intervention chirurgicale pour retirer votre rate, si elle est hypertrophiée.

    L’anémie causée par une maladie rénale ou une chimiothérapie peut nécessiter des traitements par injection (appelés agents stimulant l’érythropoïétine) pour augmenter la production de globules rouges dans la moelle osseuse.

    Vous pourriez avoir besoin d’une transfusion sanguine si votre numération globulaire est très basse ou si vous présentez des symptômes sévères de votre anémie.

    Mode de vie et gestion

    Certains types d’anémie peuvent être gérés avec une alimentation saine et équilibrée, riche en fer, en vitamine B12, en acide folique et en vitamine C, qui aide votre corps à absorber le fer. Parce que la viande est une source principale de certains de ces nutriments, les végétariens stricts devraient subir des tests sanguins périodiques et discuter de la nécessité de suppléments avec leur fournisseur de soins de santé.  

    • Le fer  se trouve dans la viande rouge, la volaille et certains poissons (comme le saumon, le thon, les crevettes). Les autres aliments riches en fer comprennent les haricots, les lentilles, les légumes à feuilles vert foncé, les fruits secs, les noix, le soja et les céréales et pains enrichis en fer.
    • Le folate  se trouve dans les céréales enrichies, la viande, les épinards, les haricots, les agrumes et les jus, le cantaloup, la papaye et les bananes.
    • La vitamine B12  est la plus abondante dans la viande, le poisson et les produits laitiers, ainsi que dans les céréales enrichies.
    • La vitamine C  se trouve dans les agrumes, les melons et les baies, les poivrons, le brocoli, les choux de Bruxelles et le chou frisé.
  5. Muguet buccal

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    Le muguet buccal – également appelé candidose buccale – est une maladie au cours de laquelle le champignon Candida albicans s’accumule sur la muqueuse de votre bouche. Candida est un organisme normal dans votre bouche, mais il peut parfois proliférer et provoquer des symptômes.

    Le muguet buccal provoque des lésions blanches d’aspect crémeux, généralement sur la langue ou à l’intérieur des joues. Parfois, le muguet buccal peut se propager vers vos gencives ou amygdales, ou à l’arrière de votre gorge.

    Le muguet buccal est un problème mineur si vous êtes en bonne santé, mais si vous avez un système immunitaire affaibli, les symptômes peuvent être plus graves et difficiles à contrôler.

    La candidose est une infection fongique, le plus souvent causée par Candida Albicans , un champignon qui peut vivre dans le tube digestif, sur la peau et les muqueuses.

    Symptômes du muguet buccal

    Les signes et symptômes peuvent inclure:

    • Lésions blanches crémeuses sur la langue, l’intérieur des joues et parfois les gencives et les amygdales.
    • Rougeur, sensation de brûlure ou douleur pouvant être suffisamment grave pour causer des difficultés à manger ou à avaler.
    • Légers saignements.
    • Rougeurs aux coins de la bouche.
    • Une sensation de coton dans la bouche.
    • Perte de goût.
    • Rougeur, irritation et douleur sous la prothèse dentaire (stomatite dentaire).

    Dans les cas graves, généralement liés au cancer ou à un système immunitaire affaibli par le VIH / sida, les lésions peuvent se propager vers le bas dans votre œsophage. Si cela se produit, vous pouvez éprouver des difficultés à avaler.

    Si vous développez des lésions blanches à l’intérieur de la bouche, consultez votre médecin ou votre dentiste.

    Les causes

    Normalement, votre système immunitaire travaille pour repousser les organismes nuisibles envahisseurs, tels que les virus, les bactéries et les champignons, tout en maintenant un équilibre entre les «bons» et «mauvais» microbes qui habitent normalement votre corps. Mais parfois, ces mécanismes de protection échouent, augmentant le nombre de champignons candida et permettant à une infection par le muguet buccal de s’installer.

    Le type le plus courant de champignon candida est Candida albicans. Plusieurs facteurs, tels qu’un système immunitaire affaibli, peuvent augmenter votre risque de muguet buccal.

    Facteurs de risque du muguet buccal

    Vous pouvez avoir un risque accru d’infection par le muguet buccal si l’un de ces problèmes survient:

    • Immunité affaiblie. Le muguet buccal est plus susceptible de se produire chez les nourrissons et les adultes plus âgés en raison d’une immunité réduite. 
    • Diabète. Si vous avez un diabète non traité ou si la maladie n’est pas bien contrôlée, votre salive peut contenir de grandes quantités de sucre, ce qui favorise la croissance du candida.
    • Infections vaginales à levures. Les mycoses vaginales sont causées par le même champignon qui cause le muguet buccal. 
    • Médicaments. Des médicaments tels que la prednisone, les corticostéroïdes inhalés ou les antibiotiques qui perturbent l’équilibre naturel des micro-organismes dans votre corps peuvent augmenter votre risque de muguet buccal.
    • Autres conditions buccales. Le port de prothèses dentaires, en particulier les prothèses supérieures, ou les conditiond qui provoquent une sécheresse de la bouche peuvent augmenter le risque de muguet buccal.

    Complications

    Le muguet buccal est rarement un problème pour les enfants et les adultes en bonne santé.

    Pour les personnes dont l’immunité est affaiblie, comme le traitement du cancer ou le VIH / SIDA, le muguet peut être plus grave.

    La prévention

    Ces mesures peuvent aider à réduire votre risque de développer des infections à candida:

    • Rincez-vous la bouche. Si vous devez utiliser un inhalateur corticostéroïde, assurez-vous de vous rincer la bouche avec de l’eau ou de vous brosser les dents après avoir pris votre médicament.
    • Brossez-vous les dents au moins deux fois par jour et utilisez la soie dentaire tous les jours.
    • Vérifiez vos prothèses. Retirez vos prothèses la nuit. 
    • Consultez régulièrement votre dentiste.
    • Regardez ce que vous mangez.
    • Maintenez un bon contrôle de la glycémie si vous êtes diabétique. 
    • Traitez une mycose vaginale dès que possible.
    • Traitez la bouche sèche. 

    Diagnostic du muguet buccal

    Le diagnostic du muguet dépend de l’emplacement et de l’identification d’une cause sous-jacente.

    Si le muguet est limité à votre bouche

    Pour diagnostiquer le muguet buccal, votre médecin ou votre dentiste peut:

    • Examinez votre bouche pour regarder les lésions.
    • Prenez un petit grattage des lésions pour les examiner au microscope.
    • Si nécessaire, effectuez un examen physique et certaines analyses de sang pour identifier toute affection médicale sous-jacente pouvant être à l’origine du muguet buccal.

    Si le muguet est dans votre œsophage

    Pour aider à diagnostiquer le muguet dans votre œsophage, votre médecin peut vous recommander les examens suivants :

    • Biopsie. L’échantillon de tissu est cultivé sur un milieu spécial pour aider à déterminer quelles bactéries ou champignons, le cas échéant, sont à l’origine de vos symptômes.
    • Examen endoscopique. Dans cette procédure, votre médecin examine votre œsophage, votre estomac et la partie supérieure de votre intestin grêle (duodénum) à l’aide d’un tube flexible éclairé avec une caméra à l’extrémité (endoscope).
    • Examen physique.

    Traitement

    Le but de tout traitement oral du muguet est d’arrêter la propagation rapide du champignon, mais la meilleure approche peut dépendre de votre âge, de votre état de santé général et de la cause de l’infection. L’élimination des causes sous-jacentes, lorsque cela est possible, peut empêcher la récidive.

    • Adultes et enfants en bonne santé. Votre médecin peut recommander des médicaments antifongiques. 
    • Adultes dont le système immunitaire est affaibli. Le plus souvent, votre médecin vous recommandera des médicaments antifongiques.

    Le muguet peut revenir même après avoir été traité si la cause sous-jacente, telle que des prothèses mal désinfectées ou l’utilisation de stéroïdes inhalés, n’est pas traitée.

    Remèdes maison et mode de vie

    • Ayez une bonne hygiène bucco-dentaire. 
    • Désinfectez les prothèses dentaires. 
    • Essayez les rinçages à l’eau salée chaude. 
  6. Maladie de Binswanger

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    La maladie de Binswanger, également appelée  démence vasculaire sous-corticale, est un type de démence causée par des dommages microscopiques dans les couches profondes de substance blanche dans le cerveau. 

    Les dommages sont le résultat de l’épaississement et du rétrécissement (athérosclérose) des artères qui alimentent les zones sous-corticales du cerveau. 

    L’athérosclérose commence généralement à la fin de la quarantaine et augmente en gravité avec l’âge. À mesure que les artères se rétrécissent de plus en plus, le sang fourni par ces artères diminue et le tissu cérébral meurt. 

    Un modèle caractéristique de tissu cérébral endommagé dans la  maladie de Binswanger peut être observé avec des techniques modernes d’imagerie cérébrale telles que la tomodensitométrie ou l’imagerie par résonance magnétique (IRM).

    La maladie de Binswanger se traduit par des lésions de la substance blanche dans les régions sous-corticales

    Symptômes

    La caractéristique la plus caractéristique de la maladie de Binswanger est la lenteur psychomotrice – une augmentation du temps nécessaire, par exemple, aux doigts pour transcrire la pensée d’une lettre en lettre sur un morceau de papier. 

    D’autres symptômes incluent l’oubli (mais pas aussi grave que la perte de mémoire dans la maladie d’Alzheimer), des changements d’élocution, une démarche instable, des chutes fréquentes, des changements de personnalité ou d’humeur (très probablement sous forme d’apathie, d’irritabilité et de dépression), et les symptômes urinaires qui ne sont pas causés par une maladie urologique. 

    L’imagerie cérébrale, qui révèle les lésions cérébrales caractéristiques de la maladie de Binswanger, est essentielle pour un diagnostic positif.

    Traitement de la maladie de Binswanger

    Il n’y a pas de traitement spécifique pour la maladie de Binswanger. Le traitement est symptomatique. Les personnes souffrant de dépression ou d’anxiété peuvent avoir besoin de médicaments antidépresseurs. Les médicaments antipsychotiques atypiques peuvent être utiles chez les individus présentant une agitation et un comportement perturbateur. 

    Des essais cliniques récents avec le médicament mémantine ont montré une amélioration de la cognition et une stabilisation du fonctionnement et du comportement global. 

    La gestion réussie de l’hypertension et du diabète peut ralentir la progression de l’athérosclérose, et par la suite ralentir la progression de la maladie de Binswanger. Parce qu’il n’y a pas de remède, le meilleur traitement est préventif, en contrôlant les facteurs de risque tels que l’hypertension, le diabète et le tabagisme.

    La maladie de Binswanger est une maladie évolutive; il n’y a pas de remède. Les changements peuvent être soudains ou progressifs, puis progresser par étapes. Elle peut souvent coexister avec la maladie d’Alzheimer. Les comportements qui ralentissent la progression de l’hypertension artérielle, du diabète et de l’athérosclérose – comme manger sainement et garder des horaires sains de veille / sommeil, faire de l’exercice et ne pas fumer ou boire trop d’alcool – peuvent également ralentir la progression de la maladie de Binswanger.

  7. Quels jeux vidéo proposer à des séniors ?

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    Pour les personnes âgées, le jeu est un excellent d’entretenir les fonctions cérébrales de manière ludique et agréable. C’est un passe-temps judicieux qui stimule l’esprit et aide à rester plus vif et alerte. Et pour compléter les versions physiques, il existe désormais d’excellentes versions digitales. Bien sûr, il convient de sélectionner les jeux vidéo les plus adaptés, tant au niveau des mécanismes que du design et de la difficulté. Voici donc quelques suggestions à proposer à des séniors:

    Les jeux de cartes

    De nombreuses personnes âgées aiment jouer aux cartes. Mais certaines ont des difficultés à les manipuler, du fait de leurs problèmes articulaires entre autres. De même, lorsque leur vue faiblit, il peut être plus compliqué de bien distinguer les cartes. On peut alors envisager de proposer des versions électriques aux séniors amateurs de jeux de cartes.

    Craps, réussite, belote, bridge, tarot, Uno, etc. il en existe pour tous les goûts! Vous pouvez aussi vous tourner vers des jeux de cartes en ligne, du type blackjack ou baccara. Dans ce cas, veillez à choisir un site fiable qui offre des conditions avantageuses – cherchez notamment la mention « free spins no deposit ». Privilégiez aussi un design adapté aux séniors, avec des cartes et du texte suffisamment lisibles et un système de jeu accessible.

    Les jeux de société

    Dans la même idée, les jeux de société sont très appréciés par le troisième âge. Trivial Pursuit, Monopoly, Triominos, Qwirkle, Reversi, Scrabble, dominos… Il en existe une telle variété que chacun peut trouver son bonheur. Mais comme pour les cartes, les jeux de société physiques ne sont pas forcément adaptés à des joueurs ayant des capacités motrices réduites. Arthrose, tremblements, vue diminuée, etc. sont autant de freins qui peuvent entraver le plaisir de jouer.

    Ici encore, les jeux de société adaptés en version électronique sont une formidable alternative. Afin d’en conserver l’aspect social, préférez des éditions multi-joueurs. Elles vont non seulement stimuler les fonctions cognitives, mais aussi limiter le sentiment d’isolement – trop souvent présent chez les séniors.

    Le casse-tête

    Troisièmement, les jeux vidéo de type casse-tête sont excellents pour les séniors. Il peut s’agit de mots-croisés, de puzzles ou encore de casse-tête géométriques ou à chiffres. Ces jeux de logique sont divertissants, tout en améliorant la santé mentale et en développant / entretenant diverses compétences. Ils apportent des défis au joueur, le poussant à trouver des solutions à des problèmes.

    En plus de favoriser la réflexion, la concentration et la logique, un casse-tête aide également à stimuler la mémoire. C’est un atout important chez des personnes âgées qui peuvent parfois souffrir de pertes de mémoire. Une étude menée par le New England Journal of Medicine a même révélé que les jeux de stimulation mentale réduisait les risques de démence chez les joueurs âgés.

    Des jeux artistiques et créatifs

    Enfin, vous pouvez aussi vous orienter vers des jeux vidéo plus artistiques et créatifs. On pense par exemple aux coloriages numériques, qui permettent de combiner les couleurs et les textures, sans pour autant nécessiter beaucoup de matériel.

    Dans l’idéal, mieux vaut utiliser une tablette graphique plutôt qu’une souris, pour offrir une meilleure expérience. De cette façon, une personne âgée parviendra également à mieux s’approprier le jeu.

  8. Bêta-carotène

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    Le bêta-carotène est un pigment végétal qui donne aux légumes rouges, orange et jaunes leur couleur.

    Le bêta-carotène est considéré comme un caroténoïde provitamine A, ce qui signifie que le corps peut le convertir en vitamine A (rétinol).

    De plus, il possède de puissantes propriétés antioxydantes.

    Le nom est dérivé du mot latin pour la carotte. Il a été découvert par le scientifique Heinrich Wilhelm Ferdinand Wackenroder, qui l’a cristallisé à partir de carottes en 1831.

    Quels sont les bénéfices du bêta-carotène ?

    En plus de servir de source alimentaire de provitamine A, le bêta-carotène fonctionne comme un antioxydant.

    Les antioxydants sont des composés qui neutralisent les molécules instables appelées radicaux libres. 

    En réduisant le stress oxydatif dans le corps, les antioxydants peuvent aider à se protéger contre des maladies telles que:

    La recherche a établi un lien entre la consommation d’aliments riches en bêta-carotène ou la prise de suppléments de bêta-carotène avec l’amélioration de certains troubles ou maladies.

    Amélioration de la fonction cognitive par le bêta-carotène

    Le bêta-carotène pourrait améliorer votre fonction cognitive, selon certaines études, en raison de ses effets antioxydants.

    Une revue Cochrane de 2018 qui comprenait huit études axées sur les antioxydants, y compris le bêta-carotène, a révélé de petits avantages associés à la supplémentation en bêta-carotène sur la fonction cognitive et la mémoire.

    Ces effets bénéfiques n’étaient associés qu’à une supplémentation à long terme – en moyenne 18 ans.

    Cela dit, les chercheurs n’ont pas trouvé d’effet significatif à court terme et ont conclu que des recherches supplémentaires étaient nécessaires.

    Bonne santé de la peau

    Le bêta-carotène peut également aider à améliorer la santé de votre peau. Cela est probablement dû à ses effets antioxydants.

    Les chercheurs notent, cependant, que la protection solaire apportée par de caroténoïdes d’origine alimentaire est considérablement inférieure à celle d’un écran solaire topique.

    Santé des poumons

    Les recherches sur l’effet du bêta-carotène sur la santé des poumons sont mitigées.

    La vitamine A aide les poumons à fonctionner correctement.

    De plus, les personnes qui mangent beaucoup d’aliments contenant du bêta-carotène pourraient avoir un risque plus faible de certains types de cancer, y compris le cancer du poumon.

    Une étude de 2017 portant sur plus de 2500 personnes a suggéré que la consommation de fruits et de légumes riches en caroténoïdes, tels que le bêta-carotène, avait un effet protecteur contre le cancer du poumon.

    Cela dit, les études n’ont pas montré que les suppléments avaient le même effet que la consommation de légumes frais.

    En fait, la prise de suppléments de bêta-carotène pourrait en fait augmenter le risque de développer un cancer du poumon chez les personnes qui fument.

    Santé des yeux

    Les régimes riches en caroténoïdes peuvent aider à promouvoir la santé oculaire et à protéger contre les maladies qui affectent les yeux, y compris la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Une étude a montré qu’avoir des taux sanguins élevés de caroténoïdes – y compris le bêta-carotène – peut réduire le risque de développer une dégénérescence maculaire avancée liée à l’âge jusqu’à 35%.

    Réduction du risque de certains cancers

    Une étude suggère que les régimes riches en antioxydants peuvent aider à protéger contre le développement de certains cancers (cancers du sein, du poumon, du pancréas)

    En général, les experts en santé recommandent généralement une alimentation riche en fruits et légumes, comprenant des taux élevés de vitamines et de minéraux.

    Les aliments riches en bêta-carotène

    Le bêta-carotène est concentré dans les fruits et légumes de couleur rouge, orange ou jaune.

    C’est un composé liposoluble, c’est pourquoi la consommation de ce nutriment avec une graisse améliore son absorption.

    Les aliments les plus riches incluent :

    • légumes à feuilles foncés, comme le chou frisé et les épinards
    • patates douces
    • carottes
    • brocoli
    • melon cantaloup
    • poivrons rouges et jaunes
    • abricots
    • brocoli
    • pois
    • laitue romaine

    Le bêta-carotène se trouve également dans les herbes et les épices telles que:

    • paprika
    • poivre de cayenne
    • le chili
    • persil
    • coriandre
    • marjolaine
    • sauge
    • coriandre

    À titre de référence,

    • 100 grammes de carottes cuites fournissent 8279 microgrammes (mcg)  de bêta-carotène.
    • 100 grammes d’épinards cuits sans graisse ajoutée en fournissent environ 6103 mcg.
    • 100 grammes de patate douce bouillie en contiennent 9406 mcg.
  9. Mémantine

    Commentaires fermés sur Mémantine

    La mémantine est indiquée dans le traitement symptomatique des formes modérées à sévères de la maladie d’Alzheimer (score au MMSE inférieur à 15). La mémantine est à ce jour le seul médicament indiqué au stade sévère de la maladie.

    Comment fonctionne la mémantine ?

    Certaines régions du cerveau de patients Alzheimer contiennent de l’amyloïde qui se dépose et s’agrège pour former des plaques insolubles.

    Les dépôts d’amyloïde provoquent la mort des neurones et, en partie, le déclin des troubles cognitifs qui en découlent.

    memantine

    Plusieurs mécanismes ont été avancés pour expliquer cette mort des neurones: une des explications est que l’amyloïde entraîne une augmentation anormale de glutamate [1] dans le cerveau provoquant ainsi une stimulation excessive de ses récepteurs [2].

    Par conséquent, les molécules visant à inhiber la stimulation excessive des recepteurs NMDA constituent une voie thérapeutique intéressante pour traiter la maladie d’Alzheimer.

    La mémantine a la propriété de corriger l’hyperactivité des récepteurs NMDA qui est toxique pour les neurones en bloquant ces derniers: on dit qu’elle est un antagoniste des récepteurs NMDA.

    De plus, elle pourrait: 

       – Promouvoir la plasticité synaptique (la capacité du cerveau à former et façonner de nouveaux contacts entre les neurones (synapses) et, 

    – Freiner la production d’amyloïde.

    Le mécanisme d’action de la mémantine est différent de celui des inhibteurs de la cholinestérase (c’est-à-dire le donépézil, la galantamine et la rivastigmine) qui sont actuellement sur le marché pour traiter la maladie d’Alzheimer. 

    Efficacité thérapeutique

    Les effets de la mémantine sont résumés dans le tableau ci-dessous.

    MaladiesDomaines étudiésEfficacité
    Alzheimer* (stades léger à modéré et modérément sévère à sévère) • Fonctionnement global
    • Performance cognitive
    • Activités de la vie quotidienne
    • Comportement
    Modeste
    Modeste
    Modeste
    Modeste
    Démence vasculaire***(forme légère à modérée)• Impression clinique globale
    • Performance cognitive
    • Comportement
    Aucun
    Modeste
    Modeste

    Actualités sur la mémantine et la maladie d’Alzheimer

    Décision de la Haute Autorité de la Santé

    En octobre 2016, la Haute Autorité de la Santé a considéré que la « mémantine considérait que la mémantine avait un intérêt clinique insuffisant  et qu’elle n’avait plus sa  place dans le traitement de la maladie d’Alzheimer ».

    Auparavant les experts estimaient que l’effet bénéfique de la mémantine était modeste, avec une Amélioration du Service Médical Rendu (ASMR) de niveau 4, mais considérait que le Service Médical Rendu (SMR) par la mémantine reste important (niveau 2).

    Alzheimer: aucune preuve que la mémantine soit efficace

    Selon l’Institut for Quality and Efficiency in Health Care (IQWiG; http://www.iqwig.de), il n’existe aucune preuve scientifique indiquant que la mémantine, médicament prescrit depuis 2002 dans la maladie d’Alzheimer, présente un bénéfice thérapeutique.

    L’IQWiG a pris en compte 7 études incluant un total de 1913 patients souffrant de la maladie d’Alzheimer et traités sur une période de 16 à 28 semaines. Dans 5 de ces 7 études, les sujets ont reçu la mémantine en monothérapie, alors que dans les 2 autres, ce médicament a été administré avec un inhibiteur de cholinestérase (par exemple le donépezil).

    Les chercheurs ont pris en compte les paramètres suivantes pour étudier l’efficacité du médicament: la performance cognitive, les activités de la vie quotidienne (par ex. l’hygiène personnelle), le comportement et la qualité de vie.

    Performance cognitive et activités de la vie quotidienne. L’effet bénéfique de la mémantine est modeste et il est peu probable que les patients et leurs familles puissent en voir les avantages.

    Comportement. Il n’y a aucune différence entre les groupes placebo et ceux traités à la mémantine concernant la sévérité des symptômes psychologiques et comportementaux (dépression, troubles du sommeil, agitation sévère).

    Mortalité. Aucun résultat ne permet de déterminer si la mémantine réduit la mortalité chez les patients.

    Effets secondaires. La fréquence des effets secondaires indésirables des patients traités à la mémantine n’est pas supérieure à celle du groupe placebo. Cependant, aucune étude n’a évalué les effets du médicament sur une durée supérieure à 28 semaines.

    Fardeau des aidants et soignants. Aucune étude clinique n’indique que la mémantine réduit le fardeau des aidants, en diminuant par exemple la charge de travail nécessaire pour prodiguer les soins au patient. De plus, les résultats concernant les effets de ce médicament chez les patients en institution ne sont pas fiables.

    Conclusion de l’IQWiG. Les résultats actuels sont incomplets. Il est par exemple nécessaire de connaître les effets de la mémantine sur une plus longue période, ainsi que son efficacité chez les patients vivant en institution et souffrant d’une autre maladie. 

    Alzheimer : comment améliorer l’efficacité de la mémantine

    La mémantine, combinée avec un programme de gestion de soins personnalisés, est plus efficace pour améliorer les activités de la vie quotidienne chez les patients Alzheimer, comparée au médicament seul.

    Cet essai randomisé incluait un programme de 28 semaines avec la formation des soignants, l’évaluation de l’aménagement de la résidence du patient, les visites à domicile thérapeutiques et les groupes de soutien aux aidants.

    La formation des soignants consistait à enseigner aux patients à retrouver les compétences qu’ils avaient perdues.

    Les activités de la vie quotidiennes étaient évaluées à l’aide du Functional Assessment Staging.

    Source: Comprehensive, Individualized, Person-Centered Management of Community-Residing Persons with Moderate-to-Severe Alzheimer Disease: A Randomized Controlled Trial. Dementia and Geriatric Cognitive Disorders July 2017.

    En 2008, une méta-analyse publiée révèle que les quatre médicaments – dont la mémantine – prescrits dans le traitement des symptômes de la maladie d’Alzheimer n’améliorent pas la performance cognitive des patients et présentent une efficacité limitée sur leur fonctionnement global.

    En 2011, une nouvelle méta-analyse a évalué l’efficacité de la mémantine dans la maladie d’Alzheimer avec démence légère (MMSE =20) et en cas de démence modérée à sévère (MMSE <20). Les auteurs concluent que la mémantine est inefficace dans la forme légère de la maladie d’Alzheimer et confirment l’absence de preuve d’une efficacité cliniquement pertinente en cas de démence modérée à sévère (c’est-à-dire avec un score au MMSE <20).

    Voici les résultats obtenus avec le groupe mémantine versus placebo :
    – échelle ADAS-cog (échelle qui évalue la performance cognitive): la différence est de -1,33. Il est admis qu’une différence minimale de 7 points est considérée comme significative;
    – échelle CIBIC-plus (échelle d’appréciation subjective du changement clinique) : la différence est à la limite de la signification statistique;
    – échelle AVQ (activité de la vie quotidienne) : pas de différence significative.

    Source : Schneider LS et coll. Lack of evidence for the efficacy of memantine in mild Alzheimer disease. Arch Neurol 2011;68:991-8.

    Alzheimer: la mémantine n’aurait qu’une efficacité limitée

    Une méta-analyse publiée en 2008 révèle que les quatre médicaments – dont la mémantine – prescrits dans le traitement des symptômes de la maladie d’Alzheimer n’améliorent pas la performance cognitive des patients et présentent une efficacité limitée sur leur fonctionnement global.

    En 2011, une nouvelle méta-analyse a évalué l’efficacité de la mémantine dans la maladie d’Alzheimer avec démence légère (MMSE =20) et en cas de démence modérée à sévère (MMSE <20). Les auteurs concluent que la mémantine est inefficace dans la forme légère de la maladie d’Alzheimer et confirment l’absence de preuve d’une efficacité cliniquement pertinente en cas de démence modérée à sévère (c’est-à-dire avec un score au MMSE <20).

    Voici les résultats obtenus avec le groupe mémantine versus placebo :
    – échelle ADAS-cog (échelle qui évalue la performance cognitive): la différence est de -1,33. Il est admis qu’une différence minimale de 7 points est considérée comme significative;
    – échelle CIBIC-plus (échelle d’appréciation subjective du changement clinique) : la différence est à la limite de la signification statistique;
    – échelle AVQ (activité de la vie quotidienne) : pas de différence significative.

    Source : Schneider LS et coll. Lack of evidence for the efficacy of memantine in mild Alzheimer disease. Arch Neurol 2011;68:991-8.

    Traitement Alzheimer : la combinaison mémantine / donépézil acceptée aux États-Unis

    La Food and Drug Administration américaine (FDA, agence de santé américaine) a approuvé en 2015 une combinaison (appelée Namzaric) à dose fixe de mémantine à libération prolongée (XR) et de donépézil dans le traitement symptomatique de la maladie d’Alzheimer, aux stades modérés à sévères, chez les patients recevant des doses stables des deux médicaments.

    La mémantine XR (Namenda XR, Teva) est un inhibiteur du récepteur N-méthyl-D-aspartate, et le donépézil (Aricept, Pfizer) est un inhibiteur de l’acétylcholinestérase (AChEI).

    « Namzaric combine, dans une capsule, deux agents thérapeutiques complémentaires qui sont souvent co-prescrits chez environ 70% des patients », déclare l’un des responsables en charge du développement.

    « Namenda XR et le donépézil ont prouvé leur efficacité et leur innocuité dans le traitement de la forme modérée à sévère de la maladie d’Alzheimer. En outre, les données ont montré que la combinaison des deux médicaments est plus efficace sur les fonctions cognitives et la fonction globale que la prescription d’un AChEI en monothérapie », poursuit-il.

    Namzaric (anciennement MDX-8704) est une capsule qui est donnée une fois par jour aux patients qui prennent actuellement la mémantine (10 mg deux fois par jour ou 28 mg XR une fois par jour) combinée au donépézil (10 mg). Les capsules peuvent être ouvertes et mélangées à la nourriture pour les patients qui ont de la difficulté à avaler.

    Namzaric sera disponible en deux dosages: 28/10 mg (mémantine / donépézil) et 14/10 mg (mémantine / donépézil) pour les patients atteints d’insuffisance rénale sévère.

    « Lorsque je dois choisir la thérapie pour mes patients qui se trouvent aux stades modérés à sévères de la maladie d’Alzheimer, je considère l’efficacité, le profil d’innocuité de la thérapie et sa facilité d’administration, » explique Gustavo Alva,  neuropsychiatre et directeur médical de la recherche clinique  à Costa Mesa, en Californie.

    « L’approbation par la FDA de Namzaric offre une nouvelle option thérapeutique qui propose aux patients une combinaison à doses fixes de deux traitements souvent prescrits ensemble, et cela dans une capsule, » at-il ajouté.

    Mémantine et Trisomie 21

    Dix pour cent des patients atteints de trisomie 21 développent une maladie
    d’Alzheimer, une complication ayant pour origine l’augmentation de l’espérance de vie.

    Des cliniciens ont testé, sur 173 patients trisomiques de plus de 40 ans,
    l’efficacité de la mémantine.

    Les résultent ne rapporte aucun effet bénéfique sur la cognition et le
    comportement après un an de traitement.

    Posologie et mode d’administration

    La dose efficace recommandée de la mémantine varie de 10 à 20 mg/jour.

    La dose initiale (5 mg/jour) est graduellement augmentée à 20 mg/jour après un mois de traitement. Les patients doivent être surveillés (pour déceler les effets indésirables éventuels) lorsque l’on démarre le traitement et l’on augmente la dose. 

    Contre-indications – mises en garde

    La mémantine est contre-indiquée chez les personnes ayant une hypersensibilité connue à la mémantine. 

    Effets indésirables

    La mémantine est globalement bien tolérée. le risque d’effets indésirables est faible.

    Les effets indésirables (moins de 10%) les plus courants observés chez les patients traités à la memantine sont l’agitation, des états confusionnels, l’incontinence, la constipation, la diarrhée, l’insomnie, les vertiges et les maux de tête. 

    Publications

    Winblad B. et alii.Memantine in Moderate to Severe Alzheimer’s Disease: a Meta-Analysis of Randomised Clinical Trials. Dementia and Geriatric Cognitive Disorders 2007;24:20-27

    Kavirajan H, Schneider LS. Lancet Neurol. 2007 Sep;6(9):782-92. Efficacy and adverse effects of cholinesterase inhibitors and memantine in vascular dementia: a meta-analysis of randomised controlled trials.

    Kishi T. et coll. The effects of memantine on behavioral disturbances in patients with Alzheimer’s disease: a meta-analysis. Neuropsychiatr Dis Treat. 2017 Jul 20;13:1909-1928.

    Matsunaga S, Kishi T, Iwata N. Memantine monotherapy for Alzheimer’s disease:  a systematic review and meta-analysis. PLoS One. 2015 Apr 10;10(4):e0123289.

    McKeage K. Memantine: a review of its use in moderate to severe Alzheimer’s disease. CNS Drugs. 2009 Oct 1;23(10):881-97.

    McShane R, Areosa Sastre A, Minakaran N. Memantine for dementia. Cochrane Database Syst Rev. 2006 Apr 19;(2):CD003154.

    Kavirajan H. Memantine: a comprehensive review of safety and efficacy. Expert Opin Drug Saf. 2009 Jan;8(1):89-109. Courriel: hkaviraj@gmail.com

    Notes

    1 Le glutamate est le principal neurotransmetteur excitateur dans le système nerveux central. Il se lie à des récepteurs appelés récepteurs glutamatergiques. L’une des trois familles de récepteurs glutamatergiques est le récepteur NMDA (N-Methyl-D-Aspartate).

    2 L’hyperactivité des récepteurs NMDA entraîne un dysfonctionnement (et vraisemblablement la mort) des neurones de l’hippocampe, une région du cerveau jouant un rôle pivot dans l’apprentissage et la mémoire, particulièrement touchée dans la maladie d’Alzheimer.

    Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.

    Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays.

  10. Névrite optique

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    Une névrite optique est une inflammation du nerf optique qui envoie des messages de votre œil à votre cerveau.

    Elle peut survenir d’un coup. Votre vision devient faible ou floue. Vous ne pouvez pas voir les couleurs. 

    C’est un problème courant chez les personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP). Les symptômes peuvent sembler graves, mais la plupart des gens se rétablissent complètement, souvent sans traitement.

    Qu’est-ce que la névrite optique?

    Le système immunitaire peut parfois attaquer la myéline qui recouvre et protège le nerf optique. Lorsque la myéline est endommagée, votre nerf optique ne peut pas envoyer les bons signaux à votre cerveau. Cela peut entraîner des changements dans votre vision .

    La névrite optique est l’un des symptômes les plus courants de la forme récurrente-rémittente de la SEP. Mais cela peut également arriver lorsque vous prenez certains médicaments ou si vous êtes diabétique . 

    Il est également lié à la neuromyélite optique, ou maladie de Devic. Cette maladie auto-immune pousse les cellules du système immunitaire et les anticorps à attaquer votre nerf optique, la moelle épinière et, parfois, votre cerveau.

    Symptômes de la névrite optique

    Cette condition survient généralement rapidement, en quelques heures ou quelques jours. 

    • Douleur quand on bouge les yeux
    • Vision floue
    • Perte de la vision des couleurs
    • Difficulté à voir sur le côté
    • Un trou au centre de votre vision
    • Cécité dans de rares cas
    • Maux de tête

    Les adultes ont généralement une névrite optique dans un seul œil, mais les enfants peuvent en souffrir dans les deux.

    Certaines personnes vont mieux en quelques semaines, même sans traitement. Pour d’autres, cela peut prendre jusqu’à un an. Et quelques personnes ne retrouvent jamais complètement la vue. 

    Même lorsque dessymptômes disparaissent, ils peuvent encore avoir des problèmes de vision nocturne ou de vision des couleurs.

    Causes de la névrite optique

    Nous ne savons pas exactement quelle en est la cause. Les médecins pensent que cela se produit lorsque le système immunitaire est défaillante et qu’il attaque la myéline qui recouvre et protège le nerf optique. La myéline s’enflamme et provoque des douleurs. Une fois qu’il est endommagé, il ne peut pas transmettre de messages de vos yeux à votre cerveau.

    La névrite optique a des liens étroits avec la sclérose en plaques. Environ la moitié des personnes atteintes de SP en souffriront. C’est aussi un signe précoce de la maladie.

    Les autres causes comprennent:

    • Infections bactériennes comme la maladie de Lyme.
    • Les infections virales comme la rougeole et les oreillons.
    • Maladies auto-immunes comme la sarcoïdose, le lupus et la neuromyélite optique.
    • Médicaments, y compris la quinine et certains antibiotiques.

    Facteurs de risque

    Vous pourriez être plus susceptible de développer une névrite optique si vous:

    • Avoir la sclérose en plaques
    • Vivre à haute altitude
    • Être de race blanche
    • Être une femme
    • Avoir entre 20 et 40 ans
    • Avoir certains gènes qui augmentent votre risque

    Complications de la névrite optique

    Même si les symptômes de névrite optique disparaissent, vous aurez probablement:

    • Certaines lésions du nerf optique : elles peuvent ou non provoquer des symptômes.
    • Changements de vision: votre vue est aussi nette qu’elle l’était avant la névrite optique, mais vous pouvez ne pas voir les couleurs.
    • Effets secondaires des médicaments: les stéroïdes les plus souvent utilisés pour traiter la névrite optique atténuent le système immunitaire. Vous pouvez contracter des infections plus facilement. Ces médicaments peuvent également provoquer des changements d’humeur et une prise de poids.

    Tests diagnostiques

    Si votre médecin pense que vous avez une névrite optique, il vous référera à un ophtalmologiste.

    • Un examen d’imagerie par résonance magnétique (IRM) pourra être fait, de même qu’un test de réaction pupillaire.
    • Analyses sanguines : elles peuvent trouver des protéines dans votre sang qui montrent que vous pourriez être susceptible de contracter ou que vous souffrez de neuromyélite optique.
    • Ponction lombaire 
    • Tomographie en cohérence optique : elle mesure la couche de fibres de votre nerf rétinien. 

    Traitement de la névrite optique

    La maladie disparaît souvent d’elle-même. Pour vous aider à guérir plus rapidement, votre médecin vous administrera probablement des stéroïdes à forte dose par voie intraveineuse. 

    Dans des cas particuliers, votre médecin peut suggérer d’autres traitements, tels que:

    • Immunoglobuline intraveineuse.
    • Suppléments de vitamine B12.

    Quelle est la perspective?

    Une fois que votre vision est revenue à la normale, vous pouvez à nouveau avoir une névrite optique, surtout si vous avez la sclérose en plaques.